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" PROOEDE ET APPAREIL A TRAVAILLER LES MATIERES DURES, TELLES LES
PIERRES, MARBRES ET SEMBLABLES ".
L'invention est relative au travail des matières dures, telles les pierres, granit, marbres et semblables, et concerne en particulier un procédé et un appareil permettant d'exécuter pareil travail d'une manière à la fois plus rapide, plus simple et plus parfaite qu'à l'aide des appareils proposés jusqu'à présent..
A cet effet, suivant une caractéristique de'l'invention, on déplace sur l'ouvrage.un oußil constitué par un corps de révo-' lution conique en contact avec l'ouvrage par une ou un très petit nombre de génératrices voisinas, suivant des lignes en principe parallèles, le déplacement le long de chacune de ces lignes s'effectuant en progression continue,
Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'ou- til est de préférence constitué par une meule abrasive du type Diamant Boart ou semblable, c'est-à-dire dont l'usure est extrè- mement faible, voire négligeable, même vis à vis des roches les
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plus dures connues.
Suivant une autre caractéristique encorede l'invention,le travail est exécuté par bandes parallèles à une ou plusieurs directions principales, en particulier parallèles aux bords de la surface à travailler.
D'autres caractéristiques encore de l'invention ressorti- ront de la description qui vuivre, d'un mode de réalisation pé- féré du procédé et de l'appareil, donné à titre d'exemple et illus- . tré d'une manière plus mu moins schématique par le dessin annex6, dans lequel: Fig.l est une vue en élévation latérale d'un appareil à travailler les matières dures, suivant l'invention;
Fig.2 est une vue partielle, en plan, de cet appareil;
Fig. 3 est une vue partielle, en élévation, se rapportant à une autre modalité de réalisation.
En se référant aux figures 1 et 2, 1 désigne une base, sur laquelle est monté, par l'intermédiaire de galets 2 reposant sur des rails ou autres guides 3, un porte-ouvrage 4, qui reçoit la pierre ou autre ouvrage à travailler 5.
Le porte-ouvrage 4 peut dès lors se déplacer parallèlement à lui-même, et ce déplacement peut être commandé de toute manière appropriée, à la main ou mécaniquement, notamment à l'aide d'un système hydraulique comme illustré exemplativement en 6.
Sur la base 1 est montée d'autre part une colonne 7 suppor- tant un chariot 8, déplaçable verticalement, à l'aide de tout mécanisme convenable, notamment à l'aide d'un mécanisme à vis tel qu'illustré exemplativement en 9.
Le chariot 8 est solidaire d'un bras 10, supportant sur des guides 11 un autre chariot 12, dont le déplacement le long du bras peut être assuré d'une manière quelconque appropriée, par exemple à l'aide d'un mécanisme à crémaillère 13, mis en mouvement
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par le système de commande général de l'appareil, et l'intermé diaire d'une transmission convenable désignée dans l'ensemble par 14, tel le système hydraulique 60 Le chariot 12 peut ainsi aller et venir le long du bras 10.
Le chariot 12 est équipé d'un porteoutil, avantageuses .ment orientable, ainsi que de moyens pour faire tourner l'outil à une vitesse plus ou moins élevée.
Dans l'exemple, le chariot 12 porte un moteur électrique
15 monté sur un plateau 16 tournant dans un guidecirculaire 17 du chariot, l'axe du moteur 15 comportant des moyens d'un type quelconque connu pour y fixer l'outil proprement dit 18.
Ce dernier est constitué par une meule abrasive d'un . degré de dureté très élevé, en particulier une meule du type
Diamant Boart qui, ainsi qu'on le sait, ne prend qu'une usure très faible, voire négligeable, même lorsqu'on travaille les roches les plus dures.
Dans l'exemple, la meule abrasive 18 a reçu une conforma- tion conique, mais elle pourrait également recevoir une autre conformation analogue formant un corps de révolution. Dans tous les cas, toutefois, le contact de la meule avec l'ouvrage 5 se réduit à une génératrice ou à quelques génératrices très voisin nes, la conformation conique de la meule utilisée de préférence réalisant pareil contact en même temps qu'elle procure le déga gement aisé des matières détachées de l'ouvrage par la meule en travailo
Pour exécuter une opération de dressage, de planissage ou de palissage de l'ouvrage 5, suivant l'invention, l'outil est déplacé suivant un trajet ne comportant en principe qué des por- tions rectilignes;
parallèles à une ou plusieurs directions principales données, en particulier à un ou plusieurs des côtés de l'ouvrage.
Le travail s'exécute donc par bandes, et avantageusement par bandas parallèles juxtaposées, l'outil décrivant le trajet
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sinueux tracé en traits interrompus en I dans la figure 2, bien que l'on pourrait aussi bien lui faire décrire le trajet tracé en traits déliés en II.
En supposant l'exécution suivant le tracé 1, pendant que l'outil est animé d'un mouvement rapide de rotation, le chariot 4 est déplacé le long de la base 1, en formant une bande travaillée
19, puis le chariot 12 est déplacé le long du bras 10 de la lar- geur de la bande 19 après quoi le déplacement du chariot est repris, mais en sens inverse du préc6dent, pour former une nouvelle bande travaillée 20, à l'achèvement de laquelle le chariot 12 est à nouveau déplacé de la largeur d'une bande, et ainsi de suite, jusqu'à avoir recouvert de bandes juxtaposées l'ensemble de la surface de l'ouvrage.
En raison de l'usure négligeable de la moule 18, la position en hauteur initialement communiquée à la meule peut être maintenue sans modification, tout en obtenant un raccordement parfait des différentes bandes travaillées en sorte de réaliser une surface parfaitement plane et unie.
Au lieu de juxtaposer les bandes successivement travaillées telles que 19 et 20, après avoir formé la bande 19 suivant l'un des bords de l'ouvrage, la bande suivante 201 peut être exécutée suivant le bord opposé, la bande suivante juxtaposée à la bande 19 et celle qui suit juxtaposée à la bande 201, et ainsi de suite, le chariot
4 exécutant dans chacun de ces cas des déplacements de grandeur sensiblement constante. chariot --sensiblement constante.
du chariot 12
Bien entendu, le porte-outil/au lieu d'être monté de maniée' re à exécuter des rotations dans un plan, pourrait l'être pour exécuter des mouvements dits de rotules, ou bien le bras 10 pourrait être monté pour exécuter des rotations autour de son axe par rap- port à son chariot porteur 8, ceci afin de pouvoir communiquer à la meule 18 une inclinaison transversale, c'est-à-dire dans un plan perpendiculaire au plan de figure.
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Si ces conditions sont réalisées, l'exécution des bandes parallèles pourra se faire en communiquant au chariot porte-- outil 12 les déplacements de grandeur sensiblement constante, les déplacements du chariot 4 étant limités à ceux correspondants
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() 2nl à la largeur d'une bande telle que 19 ou 20, ou a ceux correspon dant à la longueur de l'ouvrage diminuée de la somme des largeurs des bandes déja formées, le résultat étant en substance le même que précédemment.
Dans la figure 3, le travail est exécuté sur une face verticale de l'ouvrage, en amenant le chariot 12 en bout du bras 10, après quoi on peut, ou bien déplacer en long le chariot 4, en communiquant au bras 10,des déplacements verticaux correspond dant chaque fois à la largeur d'une bande (ou à la hauteur de l'ouvrage diminuée de la somme des largeurs des bandes déja exécutées), ou bien déplacer le chariot 8 chaque fois de la hauteur de l'ouvrage et communiquer au chariot 4 des déplacements correspondant à la largeur d'une bande (ou à la longueur de l'ouvrage diminuée de la somme des largeurs des bandes déja exécutées.)
On se rend compte que comparativement au travail actuel de.dressage ou de polissage, notamment à l'aide d'outils frot tants tournants,
déplacés circulairement d'une manière simulta- née,, dans lequel' l'outil passe un grand nombre de fois au même emplacement de l'ouvrage, le gain de temps est considérable, la perfection du travail étant d'autre part aussi ou plus grande du fait que chaque emplaoement de l'ouvrage reçoit pratiquement la même quantité de travail.
Comme il va de soi et comme on l'a laissé entendre, il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux dé- tails du procédé ni à l'appareil plus spécialement décrite et illustré, mais qu'elle englobe également les variantes et les équivalents.
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0'est ainsi qu'au lieu d'être parallèles à l'un ou à plu- sieurs des bords de 1'ouvrage; les bandes pourraient être obli" ques par rapport à ce ou ces bords. Encore, le déplacement de l'outil pour-passer d'une bande à l'autre pourrait s'exécuter en dehors de la surface de l'ouvrage, toutes ces variantes ren- trant naturellement dans le cadre de l'invention. En outre, les divers déplacements communiqués à l'outil ainsi que ses change , ments de position peuvent être assurés d'une façon automatique, à l'aide de dispositifs appropriés, en eux mêmes connus.
REVENDICATIONS.
1.- Un procédé pour travailler, en particulier dresser' ou polir les surfaces des matières dures, telles que les pierres, granit, marbres et semblables, qui consiste à déplacer sur l'ouvrage un outil constitué par un corps de révolution conique, ( en contact avec l'ouvrage par une ou un petit nombre de généra- trices voisines, suivant des lignes en principe parallèles, le déplacement le long de chacune de ces lignes s'effectuant en progression continue.