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" Perfectionnements au dispositif de suspension élastique des automotrices sur voie ferrée, montées sur bandages pneumatiques "
On a utilisé, jusque présent, dans la construction des automotrices montées sur bandages pneumatiques, des boggies dont la suspension est analogue à celle des boggies des wagons de chemins de fer, c'est-à-dire que la liaison entre les roues et le châssis de chaque boggie, d'une part; et la liaison entre la caisse et le châssis,'
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d'autre part, sont assurées par des ressorts.
La présence de ressorts entre les roues ( ou les essieux) et le châssis d'un boggie monté sur pneumatique, a pour conséquence que, si la pression diminue dans une enveloppe, le ressort relatif à cette roue se détend quelque peu, mais la roue est toujours appliquée avec une très grande pression sur le rail et l'enveloppe continue à supporter sensiblement la même charge que lorsqu'elle est gonflée à sa pression normale. La pression de l'air étant insuffisante, l'enveloppe s'écrase davantage, le boudin de guidage de la roue descend plus bas le long du rail et peut venir frapper les boulons des éclisses et les appareils de voie.
Pour limiter à une valeur acceptable cet abaissement de la roue en cas de chute de la pression dans l'enveloppe, on a déjà imaginé divers dispositifs de sécurité placés à l'intérieur de l'enveloppe, ou encore un dispositif destiné à reporter sur une ou plusieurs autres rouesla charge primitivement portée par l'enveloppe dans laquelle la pression a diminué. Ce dernier dispositif est d'une réalisation compliquée et ne permet pas de supprimer les autres dispositifs de sécurité actuellement prévus.
On a même proposé une roue auxiliaire qui rem- place provisoirement et automatiquement la roue dégonflée.
Les dispositifs placés à l'intérieur de l'enve- loppe remplissent bien leur rôle, mais ils présentent cependant les inconvénients suivants!
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On ne peut parcourir/une distance relativement -/t'' courte et ! faible vitesse avant ae remplacer l'enve- ¯¯-= loppe dégonflée, sans quoi il y a échauffement consiaérable et destruction de l'enveloppe et du dispositif de sécurité*
La roue s'abaisse alors et son boudin est dété-
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rioré ainsi que les appareils de voie quiii peut rencontrer. ld&t:M/.,a.(-1' Le poids/est assez grand et, comme ils sont éloignés de l'axe de rotation, ils augmentent considérable- ment l'inertie de la roue et rendent son équilibrage statique et dynamique plus délicat et instable.
Ils compliquent et rendent plus pénible le montage de l'enveloppe sur sa jante,.
Ils augmentent le prix de revient kilométrique.
L'invention a pour but d'éviter ces inconvénients et elle a pour objet un dispositif qui permet, à la fois; d'empêcher l'abaissement d'une roue dont l'enveloppe est dégonflée et de continuer à rouler à grande vitesse et suffisamment longtemps pour atteindra une gare ou tout autre endroit où l'on pourra s'arrêter pour changer l'en* veloppe dégonflée,en toute sécurité et sans apporter de perturbation au trafic*
Ce dispositif consiste à supprimer les ressorts disposés entre les roues ou les essieux et le châssis
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des boggies et à les remplacer par des {anneaux amortisseur)
en caoutchouc$ ces amortisseurs étant disposés pour réduire à quelques millimètres les mouvements verticaux relatifs
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des roues par rapport au châssis des boggies et pour laisser aux essieux toute la liberté transversale néces- saire pour l'inscription des boggies en courbe, tout en amortissant les chocs.
De plus, pour conserver le même confort aux voyageurs, on intercale entre les boggies et la caisse une suspension à ressorts d'un type connu en modifiant, comme il convient, le@@ caractéristiques des ressorts.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on a représenté, à titre d'exemples, deux modes de réalisa- tion du dispositif conforme à l'invention appliqué à un boggie, sur les dessins joints dans lesquels:
La figure 1, qui se rapporte au premier mode @ de réalisation, est une coupe longitudinale par l'axe du boggie.
La figure 2 est une coupe suivant la ligne a-b de la figure 1.
La figure 3 est une vue en perspective, à plus grande échelle, du dispositif de suspension du boggie ' de la figure 1.
La figure 4, qui se rapporte, au deuxième mode de réalisation, est une coupe longitudinale par l'axe du boggie.
La figure 5 est une coupe prise, d'une part, sur la gauche de la figure, suivant la ligne c-d de la figure 4 et d'autre part, sur la droite de la figure, suivant la ligne e-f de cette figure.
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La figure 6 est une vue en perspective, à plus grande échelle, au dispositif de suspension de boggie de la figure 4.
Sur les figures 1 à 3, on voit en 1 les longerons, en 2 les traverses et en 3 les essieux du boggie qui comporte cinq essieux* chaque essieu 3 est solidaire d'un organe, 4, qui est constitué par deux bagues, 5 & 7,' en acier, entre lesquelles est disposé un anneau de caoutchouc., 6, collé à ces bagues pendant sa vulcanisation*
La bague intérieure 5 est fixée à l'essieu 3; d'une façon quelconque, par exemple au moyen de vis, que l'on visse dans des trous taraudés 10 et dans une bride dont est muni l'essieu à cet effet. La bague extérieure 7 est renforcée à sa partie inférieure par une nervure, 8, et est munie de deux pattes, 9; percées de trous;11, pour' le passage des boulons qui la fixent au longeron 1.
L'es- sien 3 est ainsi relié à chacune de ses extrémités au châssis par un anneau de caoutchouc s'écrasant peu sous la charge supportée par l'essieu, mais pouvant se déformer pour permettre à l'essieu de se déplacer comme il convient pour l'inscription en courbe. Cet anneau de caoutchouc amortit également les chocs transversaux sur les roues et empêche que ceux-ci se transmettent aux longerons 1. Il amortit également les chocs au moment du freinage, en permettant à l'essieu de tourner légèrement par rapport au
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châssis lorsque les mâchoires sont serrées contre le tambour.
Dans le second mode de réalisation représenté sur les figures 4,5 et 6, un organe 12 est fixé à l'extrémité de chaque essieu. Cet organe comporte, pour sa fixation à l'essieu 3, une bague, 13, qui est fixée au milieu d'un levier, 14, à section en double T comportant, à chacune de ses extrémités, une bague extérieure, 15, et une bague intérieure, 16, séparées par un anneau de caoutchouc, 17, qui leur est collé pendant la vulcanisation. La fixation aux longerons de cet organe se fait d'une façon quelconque; par exemple les pattes, 18, montées sur le longeron et munies d'un axe horizontal, 19, sur lequel on monte la bague intérieure 16.
Dans ce dispositif, l'essieu est, à chacune de ses extrémités, réuni au châssis du boggie par l'intermé-
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Il-e4 ,¯- diaire de deux anneaux de caoutchouc 17 qui ne lui permet- ,/ -ee4er tent -de fie ce â6pl&eer que/très faible!"aans le ¯¯¯- ' sens vertical, tout en lui laissant une liberté suffisante suivant son axe; en outre, l'amplitude des mouvements de rotation de l'essieu sous l'action des couples de freinage ou autres est beaucoup plus faible qu'avec le dispositif précédent, ce qui est avantageux dans le cas d'essieux moteurs.
On voit immédiatement que, quel que soit le dispositif adopté, si la pression diminue dans un bandage
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pneumatique, la roue correspondante sera déchargée et restera suspendue au longeron sans pouvoir descendre d'une quantité importante.
Les principaux avantages que présente le dispositif conforme à l'invention sont les suivants :
La suppression des ressorts entre les essieux et le châssis de boggie permet de beaucoup simplifier et alléger ce châssis, ainsi que les essieux; par la suppression des pièces nécessaires à la fixation des ressorts et des plaques de garde.
La suppression du dispositif de sécurité intérieur au bandage facilite rééquilibrage statique et dynamique des ensemble tournants et les allège, ce qui réduit les forces d'inertie
Les boggies sont allégés et leur construction ainsi que celle des essieux sont simplifiées.
De plus grandes flexions verticales sont permises au pneu, son écrasement n'étant plus limité par le dispositif de sécurité intérieur. Par suite; les chocs fatiguent moins l'enveloppe qui n'est plus martelée entre le rail et le dispositif' de sécurité.
Les ensembles tournants sont allégés et leur équilibrage est amélioré.
Le montage du bandage pneumatique sur sa jante est très facilité.
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L'entretien et le graissage sont très simplifiés du fait de l'absence de ressorts et de plaques de garde s'usant rapidement et exigeant un graissage fréquent.
Le montage des organes(telsque les frotteurs de court-circuitage pour la signalisation, et les chasse- pierres ), qui doivent rester constamment en contact des rails ou rester à une hauteur sensiblement constante par rapport à la voie, s'effectue très facilement parce que la distance verticale entre le rail et le longeron reste sensiblement constante.
Il est entendu que les modes de réalisation ci- dessus décrits et représentés ne l'ont été qu'à titre d'exemples et que l'on pourrait, sans s'écarter de l'es- prit de l'invention, y apporter des modifications. Le dispositif conforme à l'invention, peut, en particulier, s'appliquer à des châssis de véhicules non montés sur boggies.