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Perfectionnements aux bougies d'allumage
La présente invention concerne une bougie d'allumage et porte sur un mode de construction perfectionné d'une bougie de ce genre, qui plus précisément, peut être une bougie d'un type général connu, en vue d'augmenter l'efficacité de
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fonctionnement de la bougie dans des conditions variées d'utilisation.
Un autre objet plus précis de l'invention porte sur un perfectionnement de la construction de l'extrémité de la bougie où se produit l'étincelle, non seulement en ce qui concerne son efficacité de fonctionnement dans des conditions variées d'utilisation, mais aussi en vue d'augmenter sa durée et de permettre en particulier d'obtenir une bougie dont l'extrémité d'allumage soit établie de manière à résister pendant de longues périodes de temps à la corrosion et à l'usure résultant de la production continue des étincelles durant le temps d'utilisation de la bougie.
Un autre point de l'invention porte sur une bougie d'allumage perfectionnée, du genre ci-dessus indiqué, et dont la construction soit telle que la fabrication du corps de la bougie en soit facilitée, et que soit réduite au minimum la possibilité de se briser que peut présenter l'organe isolant de la bougie, tout en permettant en même temps de construire une bougie d'un fonctionnement très efficace, particulièrement dans les conditions sévères d'utilisation qui se rencontrent dans un moteur trop graissé.
Les particularités qui viennent d'être indiquées, et d'autres caraotéristiques, constituent l'invention qui porte également sur les divers modes de réalisation, disposition et combinaison d'organes constituant la bougie, telle qu'elle va être décrite dans la description qui va suivre en regard des dessins donnés' à titre d'exemple.
Sur les dessins,: .
La fig. 1 représente en élévation, et partiellement coupé, un mode de réalisation préféré de la bougie, objet de l'invention.
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La fige 2 représente à plus grande échelle une coupe partielle de l'extrémité d'allumage de la bougie indiquée fig. 1.
La fige 3 est une vue analogue montrant une variante de réalisation de la fig. 1.
La fig. 4 est également une vue analogue, relative à une autre variante de réalisation de la bougie.
Les différentes caractéristiques de la bougie objet de l'invention sont de préférence, mais non nécessairement, incorporées à une bougie d'allumage d'un type général connu, et, comme on l'a représenté sur les dessins, la bougie compor- te un manchon métallique extérieur 10, traversé longitudina- lement par un canal ou évidement 12, et une électrode interne 13, disposée au centre, et consistant en une tige ou un fil métallique. L'électrode interne peut être, et il sera préférable qu'elle soit, constituée de façon à contenir un élément résistant à la corrosion, tel qu'on l'utilise communément maintenant dans la fabrication des bougies, et qui peut, par exemple, consister en un alliage de nickel-manganèse.
Les électrodes externe et interne 10, 13 sont de préférence isolées par un organe isolant 14, de forme tubulaire, et constitué de préférence par une matière réfractaire, mince ; l'organe tubulaire 14, ainsi que l'électrode interne 13 étant disposés de façon à faire saillie au delà de l'extrémité du manchon métallique 10. Les autres organes de la bougie peuvent être des organes de type connu.
Selon la présente invention, l'extrémité d'allumage de la bougie est constituée en montant un organe distinct, ou bout 20 sur l'extrémité du manchon métallique 10, pour constituer une extension de ce-manchon, et l'organe 20 est
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de préférence de forme tubulaire et disposé de façon à entourer l'extrémité faisant saillie de l'organe isolant 14, de façon à constituer ainsi l'extrémité d'allumage de la bougie. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, l'organe 20 est de préférence en un alliage résistant à la corrosion, tel qu'un alliage nickel-manganèse, ou il peut être constitué par d'autres alliages à haute teneur en nickel, y compris un alliage de nickel-chrome, ou tout autre alliage convenable résistant à la corrosion que l'on trouve maintenant dans le commerce.
Dans le mode de réalisation préféré, l'organe 20, prolongeant l'électrode extérieure, est constitué par des parois minces, d'une dimension telle que ledit organe s'applique très étroitement sur l'extrémité faisant saillie de l'organe isolant 14, de façon à réduire à un minimum l'éventualité d'une accumulation d'huile entre l'organe isolant 14 et l'organe 20, formant bout. L(organe 20 peut être fixé de différentes façons à l'extrémité du manchon métallique 10, par exemple il peut être soudé à la manière représentée fig. 3, ou ledit organe peut comporter un rebord et un prolongement 22 d'une dimension telle qu'il puisse s'insérer dans l'extrémité du canal axial 12 du manchon 10.
Il est préférable que l'organe 20 et les portions en saillie de l'organe isolant 14 et de l'électrode interne 13 soient en relations les uns avec les autres, de telle sorte que leurs extrémités se trouvent à peu près dans un même plan pour constituer l'extrémité d'allumage de la bougie et que, lors du fonctionnement, l'étincelle jaillisse d'une électrode à l'autre paessus l'extrémité de l'isolant.
Pour augmenter l'efficacité de fonctionnement de bougies d'allumage de type général connu, on a trouvé que la dimension
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réduite, ou épaisseur, des parois de l'organe 20 constitue , une contribution marquée à l'augmentation des limites de chaleur dans lesquelles la bougie objet de l'invention peut être utilisée et fonctionner efficacemento Selon l'inventeur, l'organe 20, à parois minces, éloigne une certaine quantité de chaleur du corps relativement important de l'isolateur 14, à une vitesse telle qu'il permet à l'extrémité de l'isolant 14 de rester dans une condition*de température des plus effi- caces, de telle sorte qùe la bougie peut fonctionner dans des limites relativement larges de températuredans différents moteurs,
tandis qu'une quantité suffisante de chaleur étant diffusée on empêche ainsi l'extrémité d'allumage de la bougie de devenir suffisamment brûlante pour produire une détonation.
Une autre explication réside en ce que le mode de construction de l'extrémité d'allumage de la bougie conforme à l'invention est tel que la bougie ne devienne pas excessivement brûlante durant le temps d'explosion du cycle de fonctionnement du mo- teur, mais ne devienne pas non plus excessivement froide lors du temps d'évacuation ou de balayage du cycle de fonctionnement du moteur, et qu'il en résulte un salissement minime de l'ex- trémité d'allumage de la bougie, même si celle-ci ewt utilisée dans des moteurs tournant à chaud et à froid et dans des condi- tions de fonctionnement où l'on fait usage d'un excès d'huile.
De manière à résister à l'action corrosive due à l'étin- celage continu, il est préférable de construire l'organe, ou bout, 20 de la bougie en alliage résistant à la corrosion, tel qu'un alliage à 95 % de nickel et 5 % de manganèse, ou en alliage nickel-chrome, et'en pratique,bien des alliages conve- nables résistant à la corrosion peuvent être trouvés dans le commerce. La minceur de la section de paroi de l'organe 20
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rend souhaitable que cet organe soit constitué dans un alliage de ce genre, résistant à la corrosion, de façon que la bougie puisse fonctionner pendant de longues périodes de temps.
On a trouvé, en faisant usage de la rougie, objet de l'invention, que des résultats très satisfaisants peuvent être obtenus en se servant d'une électrode centrale dont le diamètre est de 1, 125 mm, d'un tube en porcelaine isolante dont l'épaisseur de paroi est de 0,625 mm. à 0,650 mm. et d'un organe 20 dont l'épaisseur de paroi est de 0,25 mm., le diamètre interne de cet organe étant de 2,575 mm. L'organe 20 est de préférence disposé de façon à s'adapter étroitement autour de la partie faisant saillie du tube isolant 14 avec le minimum de jeu, et en pratique un ajustage à 0,025 mm. a constitué un joint satisfaisant.
Le mode de construction de la bougie, objet de l'invention, peut être utilisé pour faciliter la fabrication de la bougie et l'assemblage de l'organe isolant avec le manchon métallique. Il est préférable de prévoir un manchon métallique dont l'évidement ou canal central 12 soit d'une dimension telle qu'il assure un jeu suffisant entre les parois de l'évidement et le tube isolant 14, tel que par exemple un jeu de 0,125 mm. de telle sorte que le tube puisse être inséré facilement dans l'évidement central avec le minimum de risques d'efforts de flexion exercés sur le tube, et par suite le minimum de risques de voir se fissurer ce tube pendant l'assemblage des autres parties composantes de la bougie.
En construisant le bout 20 de façon qu'il s'adapte étroitement à la portion terminale du tube isolant 14, il en résulte que l'avantage ci-dessus indiqué peut être obtenu sans danger, tandis que les dépôts d'huile sont réduits à un minimum dans les conditions les plus variées d'utilisation. L'électrode
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interne 13 peut être cimentée avec l'isolant 14, et la portion de ce dernier qui se trouve au-dessus du bout 20 peut être cimentée avec l'électrode extérieure 10.
Dans la variante de réalisation représentée fig. 3, le bout 20 peut être simplement pourvu d'un rebord 24 et ce dernier est soudé à l'extrémité de l'électrode extérieure 10. Dans la variante de la fig. 4, l'organe 20 constituant l'extrémité d'allumage de l'électrode extérieure peut.être formé par le dépôt d'une pellicule, ou couche, mince 30 de métal, et de préférence de métal résistant à la corrosion, tel que du chrome ou du nickel, directement déposé sur l'extrémité faisant saillie du tube isolant 14.
En pratique, cette pellicule 30 peut être déposée au pistolet ou par plaquage à l'aide des méthodes connues de dépôt de ce genre, et la pellicule mince 30 sera déposée avec une épaisseur suffisante pour constituer un prolongement du manchon 10 et pour produire par suite un bout métallique tubulaire, mince, connecté électriquement avec le manchon 10, et fixé de façon certaine à la surface de la portion faisant saillie de l'isolant 14, tel qu'il est clairement représenté sur la 'fige 4.
Il va.de soi que, sans sortir du domaine de l'invention, on pourrait lui faire subir des modifications de détail.