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Instrument de musique.
La présente invention est relative aux instruments de musique comportant des éléments distincts déterminant en substance le ton, en ce qui concerne l'instrument, et le tim- bre caractéristique, tels que beaucoup d'instruments à cordes et d'instruments à percussion et aussi quelques instruments à vent, en général des instruments de musique dans lesquels le timbre est aussi déterminé par un élément autre que celui qui est mis en vibrations par le joueur et détermine le ton.
Les instruments de ce genre possèdent souvent un élément volumineux déterminant le timbre, appelé le plus sou- vent résonateur ou caisse, qui est construit en une seule pièce
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avec l'élément ou groupe d'éléments déterminant le ton et qui doit également être supporté par le joueur ou installé dans l'espace d'orchestre, ce qui rend souvent difficile de jouer de l'instrument et demande beaucoup d'espace.
L'invention a pour objet d'éviter ces inconvénients et consiste en ce qu'au moins une partie des éléments déter- minant le timbre caractéristique de l'instrument,est séparée spelialement des éléments à jouer, qui déterminent en substance le ton, et que des moyens électriques sont présents qui relient exclusivement les éléments déterminants en substance le ton à une partie au moins des éléments déterminant le timbre carac- téristique.
Il est déjà connu de munir des instruments de musi- que d'un dispositif électrique d'enregistrement sonore, qui transforme les vibrations mécaniques de l'instrument direc- tement en oscillations électriques, Ceci toutefois n'a rien à faire avec l'idée de la présente invention.
On comprendra mieux l'invention en se référant aux dessins annexés, qui en représentent,à titre d'exemple, quelques modes de réalisation. Comme exemple de réalisation on a choisi un instrument à cordes ; toutefois l'invention peut être appliquée aussi bien aux instruments de musique, dont les éléments déterminant le ton sont mis en vibration d'une autre manière.
Les figures 1 et 2 représentent quelques applica- tions de l'invention, tandis que les figures 3-6 montrent en détail la fixation du dispositif de reproduction sonore et du dispositif d'enregistrement sonore au chevalet de l'instrument à cordes.
Sur la Fig. 1, 10 désigne les cordes de l'instrument à cordes, lesquelles sont fixées sur un support simple élasti-- n
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que, par exemple sur une planche 11,et sont supportées par un chevalet 12 comme dans un instrument à cordes normal. Un musicien joue de cet instrument à l'aide d'un archet 13. Un dispositif d'enregistrement sonore 14 est fixé au chevalet 12 d'une façon qui sera expliquée en détail en se référant aux Figs. 5 et 6..Ce dispositif d'enregistrement sonore est relié à l'entrée de l'installation amplificatrice 16 à l'aide du fil conducteur 15.
La sortie du dit amplificateur est reliée au moyen des fils conducteurs 17 et 18, aux dispositifs de reproduction sonore 19 et 20 dont les induits entraînent res- pectivement les chevalets 21 et 22 des résonateurs 23 et 24, qui sont séparés spatialement des cordes 10 déterminant le ton.
La fixation des dispositifs de reproduction sonore au cheva- let du résonateur sera expliqué plus loin en se référant aux figures 3 et 4.
Lorsque les cordes 10 déterminant le ton sont mises en vibrations de façon normale, le chevalet 12 vibrera de la même manière que dans un instrument à cordes complet avec son résonateur. Ces vibrations sont transformées en oscilla- tions électriques par le dispositif d'enregistrement sonore 14 et transmises électriquement, câpres amplification, aux dispositifs de reproduction sonore 19 et 20. Bien que le des- sin montre une connexion par câble, il est évident que la nature de la connexion n'a rien à faire avec l'esprit de l'in- vention ; dans le cas présent, par exemple, on pourra utiliser aussi bien une connexion par T.S.F.
Les induits des dispositifs de reproduction sonore 19 et 20 font vibrer les chevalets 21 et 22 de la même maniè- re que le chevalet 12, de sorte que les résonateurs 23 et 24 sont mis en vibrations de la même manière que dans l'instru- ment de musique comportant à la fois les cordes et le résona-
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teur, lorsqu'on en joue d'une façon normale. Ceci est très important pour la production des mêmes résonances dans les résonateurs que dans un instrument qui comporte les deux éléments. L'avantage de la séparation spatiale des cordes et des résonateurs est que les cordes peuvent être maniées et mi- ses en jeu plus facilement, tandis que le résonateur volumineux peut être installé séparément.
Il est aussi possible de faire coopérer plusieurs résonateurs avec un seul groupe de cordes, ce qui a pour résultat de rendre le son plus fort et plus riche. On peut encore appliquer l'invention avantageusement pour faciliter le jeu des instruments lourds et volumineux, tels que, par exemple, le violoncelle. On munit un petit instrument, qui peut être manié facilement, de cordes cour- tes et épaisses pouvant produire les mêmes toniques que des cordes de violoncelle ordinaires, et ensuite on joue de ce petit instrument, tandis que le résonateur du violoncelle est installé séparément et mis en vibration de manière à produire le ton de basse normal.
La Fig. 2 représente un ensemble d'instruments de musique, où deux groupes de cordes coopèrent avec huit résona- teurs. De ces derniers, les résonateurs 25 et 26 sont accou- prés directement avec les cordes et constituent donc des ins- truments à cordes normaux, tandis que les instruments 40, bien qu'ils soient munis de cordes, ne peuvent être mis en vibrations que conjointement,par voie électrique. Dans le cas preént les cordes ne jouent donc pas le rôle d'éléments déterminant le ton, parce .qu'elles ne sont pas mises en vibra- tions de la façon usuelle, mais peuvent être assourdies au contraire, en appliquant de l'ouate en-dessous des cordes.
Elles ne sont maintenues qu'en vue de la construction du violon et de la fixation du dispositif de reproduction sonore
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sur le chevalet; si désiré, elles peuvent être remplacées par des liens qui exercent la même force.
Deux musiciens jouent des instruments 25 et 26 au moyen des archets 27 et 28, de manière à transformer les vi- brations produites en vibrations électriques au moyen des dispositifs d'enregistrement sonore 31 et 32, qui sont montés sur les chevalets 29 et 30, vibrations qui sont conduites à l'installation ,amplificatrice 35 par les conducteurs 33 et 34.
A la sortie de cet amplificateur sont reliés les conducteurs 36 et 37,qui conduisent de l'énergie électrique aux disposi- tifs de reproduction sonore 38 fixés. sur les chevalets 39 des instruments 40. De ce fait, ces résonateurs sont mis en vibrations de la même manière que les résonateurs 25 et 26.
Les musiciens qui jouent directement des instruments 25 et 26, peuvent ainsi jouer pleinement de plusieurs instruments en même temps par voie indirecte. Il est évident qu'ils n'ont pas besoin d'exécuter la même partie de musique. Lorsqu'on joue, par exemple, la première'partie de violon sur l'instru- ment 25 et la deuxième partie sur l'instrument 26, les résona- teurs 40 reproduiront les deux parties conjointement.
La fig. 3 est une vue de côté et les figs. 4a et 4b sont chacune une vue de face de la fixation du dispositif de reproduction sonore sur le chevalet de l'instrument à cordes, la fig. 4a pour le cas où les cordes sont encore présentes et la fig. 4b pour un résonateur sans cordes. Le dispositif de reproduction sonore est constitué d'un enregistreur sonore; le boftier 41 contient les bobines, les pièces polaires et l'induit, tandis que l'aimant permanent 42 est appliqué con- tre ce bottier. Un cordon flexible 43 sert à la connexion électrique avec l'installation amplificatrice. L'induit est prolongé vers l'extérieur par une pièce 44 ou 45, qui est fixée au chevalet 46 et fait vibrer ce dernier de la même
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manière que l'induit. Dans la construction suivant la fig.
4a, c'est-à-dire lorsque les cordes sont encore présentes, la fixation de l'induit 44 s'effectue à l'aide des cordes 47.
La pièce 44 a une forme bifurquée et ses dents s'adaptent aux encoches 48 du chevalet, destinées à recevoir des cordes.
Du coté opposé à ces dents il y a deux encoches 49, dans lesquelles sont disposées les cordes 47, qui serrent cette piè- ce bifurquée sur le chevalet. Lorsqu'il n'y a pas de cordes, conformément à la fig. 4b, l'induit 45 est élargi en forme de plaquette et est fixé au chevalet au moyen de boulons 50.
L'impédance de mouvement de l'induit dans la zone de fréquen- ces à transmettre est du même ordre de grandeur que celle du chevalet 46 c'est-à-dire au plus huit fois ou plus élevée qu' une huitième partie de celle du chevalet, afin d'obtenir une transmission convenable des mouvements de l'induit au chevalet.
Le bortier 41 est muni encore d'un bouton 51, qui est entouré d'un fil 52 fixé à la crosse de l'instrument.
Tous moyens de support sont superflus, parce que la masse du boftier 41 avec l'aimant 42 est si considérable que leur propre résonance est au-dessous de la plus basse fréquence sonore à reproduire, de sorte que l'impédance de mouvement du bortier avec l'aimant dans la zone de fréquences à reproduire est si grande que ces parties n'exécutent que de faibles mou- vements par rapport à l'induit.
La fig. 5 est une vue de face et la fig. 6 une vue de côté, à plus grande échelle, de la fixation du dispositif d'enregistrement sonore au chevalet de l'instrument à jouer.
Ce dispositif d'enregistrement sonore est constitué d'un pick- up 53 de très faibles dimensions, qui peut être appliqué fa- cilement contre le chevalet 54 en-dessous des cordes 55. Ce pick-up est supporté par un bras 56 qui est fixé à pivot en 57 au bord du résonateur. Un cordon flexible 58 destiné à
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conduire le courant passe par ce bras 56.
La masse du pick-up
53 et du bras 56 ensemble est si considérable, que leur pro- pre fréquence de vibrations est en-dessous de la plus basse fréquence à reproduire, de sorte que leur impédance de mouver ment dans la zone de fréquences utilisée est si élevée, que ces pièces n'exécutent que des vibrations de très faible ampli- tude par rapport à l'induit et que, par conséquent, presque toute l'énergie de vibration du chevalet 54 est transmise direc: tement à l'induit 59 fixé à ce dernier.
L'impédance de mouv.e- ment de l'induit 59 dans la zone de fréquences à transmettre est faible par rapport à celle du chevalet 54, c'est-à-dire au moins dix fois plus faible que celle du chevalet, auquel est fixé l'induit, afin d'éviter tout effet amortissant appré- ciable sur les vibrations du chevalet, de sorte que l'instru- ment ne produit pas de son autre que dans les cas normaux où ce pick-up n'existe pas.