<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux mécanismes de commande de soupapes pour moteurs thermiques.
La présente invention concerne les mécanismes de commande de soupapes pour moteurs thermiques et, plus spécia- lement,pour les moteurs à explosion à grand régime utilisés en aviation, et dans lesquels les ressorts de rappel des soupapes sont constitués par des tiges de torsion.
L'invention a surtout pour buts:
1 - de soustraire la tige de torsion à toute composante transversale ou de flexion, de façon à n'en utiliser le métal que pour l'effet de rappel de la soupape, et de réaliser ainsi un gain de poids et d'encombrement.
<Desc/Clms Page number 2>
2 - d'amplifier, avec le minimum d'encombrement, les torsions élastiques de la tige pour obtenir, toutes choses égales d'ailleurs, des levées de soupape importantes.
3 - de soustraire la tige de soupape aux composan- tes transversales qui, dans les moteurs à grand régime, en provoquent la rupture.
Aux effets ci-dessus, l'invention se caractérise principalement par les points suivants applicables séparément et en combinaisons. a) le fourreau, par l'intermédiaire duquel la tige de torsion prend appui au point fixe (culasse du cylindre par exemple) est établi pour se déformer lui-même élastique- ment en torsion. b) la tige de torsion transmet ses efforts de rappel à la soupape par un levier dont la tête, co-axiale à la tige qui en est solidaire angulairement, est tourillonnée dans des portées de la culasse ou autre bâti. c) la soupape est commandée par un culbuteur sur lequel agit le levier suivant b), en un point choisi, pour amplifier au maximum les déformations angulaires du système élastique de rappel.
d) le culbuteur attaque la tige de soupape par l'in- termédiaire d'un grain pourvu de deux portées par des touril- lons prévus aux extrémités du culbuteur, de part et d'autre de la tige, le grain étant épaulé entre deux surfaces planes ou glissières transverles de la tige.
@ e) la tige de soupape est guidée de part et d'autre du point d'attaque du culbuteur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seu- lement, une forme de réalisation d'une commande de soupape à laquelle sont simultanément appliquées toutes les caractéristi-
<Desc/Clms Page number 3>
ques principales énoncées ci-dessus.
La fig. 1 est une coupe verticale partielle d'une culasse de cylindre, par l'axe de la tige de soupape.
La figure 2 est une section transversale suivant la ligne A - B - C de la figure 1.
La figure 3 est une coupe transversale suivant la ligne D-E de la figure 2.
La tige de torsion 1 est, à ses extrémités, solidarisée angulairement, par le mode de liaison habituel à cannelures 2, d'une part, avec un fourreau 3, et, d'autre part, avec la tête d'un levier 4. Le fourreau 3 s'engage, par une partie cylindrique 5, dans une portée de la culasse 6 et se fixe sur celle-ci par une embase 7, au moyen de vis non représentées. Conformément à une caractéristique de l'invention, le 'fourreau 3 est établi et traité thermiquement pour se dfor- mer élastiquement en torsion, ajoutant ainsi ses déformations angulaires propres à celles de la tige 1. Les déplacements angulaires du levier 4 peuvent ainsi être sensibles avec une longueur relativement réduite de la tige 1.
Il y a lieu de noter que l'invention n'est pas limitée à un seul fourreau 3. Elle comprend évidemment dans son cadre des fourreaux multiples co-axiaux reliés angulairement d'une extrémité à l'autre, et finalement à la culasse 6. Cette réalisation, qui peut être avantageuse dans certains cas, n'est qu'une mise en oeuvre du principe de base, en vue de l'obtention des mêmes effets techniques.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention, la tête du levier 4 est tourillonnée dans des portées de la culasse 6 ou autre bâti.
Dans l'exemple de réalisation envisagé, cette tête est montée, à une extrémité, dans une bague coussinet 8 por- tée par un chapeau 9 centré sur la culasse, et, à l'autre
<Desc/Clms Page number 4>
extrémité, par une bague analogue 8a portée par le fourreau 3. Les limites d'encombrement dont on dispose permettent toujours d'espacer sensiblement les bagues 8 et 8a pour que la tête du levier 4 soit parfaitement maintenue et ne transmette à la tige 1 aucune réaction transversale.
La tige de soupape 9a évidée en 10, au forgeage, par les procédés connus, est guidée dans deux bagues 11 et 12, de part et d'autre du point d'attaque du mécanisme de commande. Elle présente en ce point une partie décolletée 14 et deux surfaces ou glissières annulaires planes 15 perpendiculaires à son axe. Entre les glissières 15 s'ajuste un coulisseau 16 qui présente, de part et d'autre de la partie 14, deux portées cylindriques 17 pour les extrémités 18 du culbuteur 19 tourillonné sur l'axe fixe 20. Le culbuteur 19 est commandé, à la façon connue, par une tige 21 dont la tête 22 s'appuie sur un grain sphérique réglable 23.
Les tourillons d'extrémité 18 du culbuteur s'ajustent dans des coussinets des portées 17 du coulisseau, le développement de ces coussinets s'étendant sur plus de 180 degrés afin d'assu- rer la liaison avec le culbuteur dans le sens transversal à l'axe de la soupape. Le montage a lieu, avant mise en place du levier 4, ce qui permet de placer le coulisseau 16 dans l'espace réservé à la tête de ce levier et d'engager le culbuteur 19, évidé sur une profondeur convenable en 24, pour qu'il puisse recevoir le coulisseau par engagement dans le sens axial des tourillons 18. Après quoi le basculeur 19 est ramené en arrière pour engager le coulisseau sur la tige de soupape, et l'axe 20 est mis en place. Il est alors possible de monter le levier 4 évidé en 25 pour le passage de la tige de soupape.
Des conduits appropriés sont ménagés dans le culbuteur 19 pour amener l'huile de graissage jusqu'aux portées 17 et 15. Avec la disposition qu'on vient de décrire,
<Desc/Clms Page number 5>
les composantes transversales qui s'exercent sur la tige de soupape 9a sont réduites aux efforts de friction mis en jeu sur les portées 15.
Conformément à une caractéristique importante de l'invention, les réactions élastiques de l'ensemble tige 1 et fourreau 3 sont transmises au culbuteur 19 de façon à obtenir un rapport important, par un encombrement réduit, entre les déformations angulaires élastiques et les déplacements de la soupape. La liaison entre l'extrémité du levier 4 et le culbuteur 19 est assurée par un large couteau 26 qui s'appuie d'une part dans une gorge 27 du culbuteur 19, au-delà et près de l'axe de pivotement 20 et, d'autre part, dans une saignée 28 du levier 4. Le réglage de la tension initiale du système élastique a lieu en substituant au couteau 26, une cale de hauteur déterminée et en réglant, au moyen des dentures d'accouplement 2, les positions angulaires respectives de la tête du levier 4, de la tige 1 et du fourreau 3.
La cale de réglage est ensuite remplacée par le couteau 26 pendant que le levier 4 est maintenu relevé, au moyen d'un outillage approprié.
REVENDICATIONS
1.- Mécanisme de commande de soupapes pour moteurs thermiques dans lequel les ressorts de rappel des soupapes sont constitués par des tiges de torsion, caractérisé en ce que le fourreau, par l'intermédiaire duquel la tige de torsion prend appui au point fixe (culasse du cylindre par exemple) est établi pour se déformer lui-même élastiquement en torsion.