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Couche protectrice pour les paroie intérieures de corps creux, de préférence de tuyaux et procédé pour la fabrication d'une telle couche protectrice.
En dehors des couches protectrices intérieures des tuyaux, connues en soi, et constituées de préférence par du goudron ou du bitume, on a déjà proposé de produire des couches protectri- ces à résistance supérieure en appliquant à l'intérieur des tuyaux une couche de ciment.
Poursuivant 1'idée de réaliser une couche protectrice encore plus solide et plus compacte pour les parois intérieures de corps creux, de préférence de tuyaux, la présente invention propose de produire des couches protectrices intérieures sur la base d'un mélange de matières prenant et durcissant en présence d'un liqui- de et de matières fibreuses de manière telle que la couche pro- tectrice est constituée par le mélange d'un liant hydraulique par exemple du ciment avec de la laine minérale artificielle, de préférence de la laine de scorie.
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Le rapport du mélange des deux matières de base peut varier entre de larges limites suivant les efforts auxquels la couche protectrice est exposée. Ainsi par exemple le mélange peut être effectué à 30 parties de laines de scorie mélangées à 100 parties de ciment. La protection est élastique, son module d'élasticité est situé à environ 200.000 kg/cm2. Suivant la composition, il peut varier entre 100.000 et 300.000 kg/cm2. En même temps la résistance à la traction d'un tel mélange, composé de ciment et de laine minérale artificielle, peut être de 400 kg/cm2 environ.
Le module d'élasticité et la résistance à la traction complètent heureusement les valeurs correspondant surtout au fer, la matière qui doit être protégée le plus souvent. L'exemple ci-dessous donnera les explications nécessaires.
Un tuyau protégé par un mélange de ciment et de laine miné- rale artificielle, placé dans la terre, par suite d'une pose iné- gale est soumis à des efforts de flexion provoquant des efforts de tension dans des parties déterminées du tuyau, celles-ci aug- mentent encore par suite de la pression intérieure de la conduite sous charge. Les parties de tuyau sous traction se dilatent.
Tandis qu'un enduit cassant a tendance à se fendiller sous l'ef- fet de la traction, permettant ainsi l'accès des'moyens destruc- teurs à la paroi du tuyau, la couche protectrice appliquée sui- vant l'invention reste sans fêlures, sa résistance à la traction ne pouvant être dépassée. Cette couche protectrice reste encore inchangée, si les efforts de traction dans la paroi métallique sont de beaucoup plus grands qu'il convient à la résistance propre inhérente à la couche protectrice suivant l'invention, ce phéno- mène peut être expliqué du fait que le module d'élasticité du fer est sensiblement élevé et que par conséquent sous des efforts très considérables le tuyau est dilaté beaucoup moins que le se- rait la couche protectrice seule. Les forces spécifiques absorbées par la couche protectrice sont proportionnelles à celles agissant dans le métal.
Supposons par exemple le cas d'un tuyau en fonte
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avec un module l'élasticité de 1.000.000 kg/cm2, alors la résis- tance à la traction de la couche protectrice avec un module d'é- lasticité de'200.000 n'est que 1/5 de la résistance dans la fonte.
Si la résistance de la couche protectrice est de 400 kg/cm2, la limite de cette résistance est dépassée seulement, si la résis- tance à la traction dans la fonte atteint la grandeur de 400 x 5 = 2000 kg/cm2. pratiquement la fonte des tuyaux de conduite n'est pas soumise à des efforts supérieurs. Dans les tuyaux en acier avec un module d'élasticité de 2.000.000 les efforts agissant dans la couche protectrice ne sont que 1/10 des forces agissant dans l'acier.
Suivant l'invention, la résistance de la couche protectrice peut être utilisée pour former une couche solide en soi. Si par exemple un tuyau en fonte d'une épaisseur de paroi déterminée est revêtu d'une couche protectrice composée d'un mélange de ci- ment et de laine minérale'artificielle et de même épaisseur, cette couche absorbe environ 17 % des forces de traction, provoquées par les pressions intérieures. Par suite de son rapport élasti- que vis-à-vis de la fonte, la couche protectrice cède le reste des forces à la paroi métallique du tuyau. De cette manière, il est possible de réaliser des économies en fer, la proportion de ces économies étant fonction de l'épaisseur de la couche protec- trice.
Avec l'épaisseur croissante de celle-ci, la protection déjà existante contre la corrosion est assurée d'une manière plus parfaite par l'épaisseur croissante de la couche protectrice.
Comme procédé pour l'application de ces couches protectrices dans les corps creux, de préférence dans les tuyaux, la coulée par centrifugation est proposée comme le mieux approprié. Suivant ce procédé et selon les besoins, la densité parfaite en soi de la couche peut encore être augmentée, en mettant sous pression 1'intérieur du tuyau après la coulée centrifuge de la couche pro- tectrice, On procède de préférence de manière telle qu'un corps rotatif, avec chemise correspondant au diamètre désiré du tuyau, est passé à travers le tuyau avec une force convenable.
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Suivant les besoins, on peut ajouter encore aes moyens d'eti- rage et d'autres moyens pour augmenter la densité, par exemple sous forme de trass ou de pierre pulvérisée, de même que des ma- tières augmentant le pouvoir résistant à la corrosion, par exem- ple la farine d'asphalte ou d'autres.
Le cas échéant, la couche protectrice proposée, constituée par un liant hydraulique, par exemple du ciment et de la laine minérale artificielle, par exemple la laine de scorie peut servir de même à la protection des surfaces extérieures de corps, de pré- férence de corps creux, par exemple de tuyaux. Quoiqu'il soit gé- néralement connu d'employer à ces fins des couches en ciment d'amiante, l'avantage de la présente invention consiste surtout en ce que des matières originaires du pays peuvent y être emplo- yées, qui possèdent en partie des qualités de grande valeur. Il s'y ajoute que la manipulation est plus facile, les procédés de cabotage, de pilonnage et de compression y pouvant être employés, l'application des couches en ciment d'amiante par contre étant liée pratiquement à la technique de la fabrication du papier.
REVENDICATIONS.
1. Couche protectrice pour les parois intérieures de corps creux, de préférence de tuyaux, caractérisée en ce que cette cou- che est constituée par un mélange composé d'un liant hydraulique, par exemple du ciment, et de la laine minérale artificielle, de préférence de la laine de scorie.