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Parafoudre
On a déjà proposé, dans des installations de pro- tection contre les surtensions, de monter un élément résis- tant en série avec un ou plusieurs éclateurs, ou avec un dis- positif à décharge luminescente. De tels parafoudres ont pour fonction de dériver en toute certitude des surtensions qui se produisent dans des installations électriques, et qui peuvent par exemple être d'origine atmosphérique, et de déuper le
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courant résiduel qui continue à passer après le fonctionnement du parafoudre en raison de la tension de service normale. La possibilité de cette coupure du courant résiduel n'existe pas par elle-même dans le cas d'installations à courant continu, car dans celles-ci on ne dispose pas de l'annulation naturel- le du courant qui existe dans le cas du courant alternatif.
La présente invention a trait à un parafoudre à sur- tension fonctionnant en toute certitude, aussi bien pour du courant alternatif que pour du courant continu, et assurant notamment l'interruption certaine du courant qui passe, après le fonctionnement de l'appareil, depuis le réseau vers la ter- re, dans le cas de la dérivation de tensions continues. Con- formément à l'invention, un parafoudre constitué par une en- veloppe, de préférence en matière céramique et contenant au moins ùn dispositif à décharge luminescente, comporte au moins une électrode, entièrement ou en partie en matière ferroma- gnétique et, de plus, mobile, de sorte que sa posi tion par rapport à l'électrode opposée peut être modifiée par unecac- tion magnétique, en vue d'interrompre la décharge luminescem- te, après la dérivation d'une surtension.
L'enveloppe du parafoudre conforme à l'invention est, de préférence, réalisée en matières céramiques, celles- ci présentant une plus grande solidité mécanique et thermi- que que le verre. Les liaisons entre les parties métalliques et les parties céramiques pourront de préférence s'effectuer au moyen d'une brasure, et de préférence d'une brasure à l' argent,si, avant la brasure, les points de jonction des par- ties céramiques ont été revêtues d'une couche d'un métal non prédieux à point de fusion élevé. A cet effet, on peut appli-
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quer sur les points de jonction en matière céramique une pâte de poudre de fer, de préférence en fer carbonyle, cet- te pâte étant fixée par une opération de cuisson subséquen- te.
Les dessins annexés représentent, schématiquement et à titre d'exemple aucunement limitatif, divers modes de mise en oeuvre de l'invention.
La fig. 1 montre un parafoudre dont l'enveloppe cylindrique 1 est en substance céramique. Les faces fronta- les du cylindre sont obturées par des capuchons métalliques 2 et 3 fixées par brasure. Dans ces capuchons métalliques sont fixées les amenées de courant 4 et 5, étanches au vide, maintenues par brasure ou par soudure autogène. Ces entrées de courant peuvent pénétrer dans l'enveloppe du parafoudre sansminution de leur section transversale et peuvent se continuer par les électrodes. Les électrodes du parafoudre sont désignées par 6, 7 et 8. Conformément à l'invention, le corps d'électrode 8 est réalisé, tout au moins à son extré- mité supérieure, en une substance ferranagnétique.
Les réfé- rences 9 et 10 désignent des pièces rapportées en substance céramique dans les alésages centraux desquels est guidée 1' électrode 8, La référence 11 dés gne une bobine qui entoure concentriquement le parafoudre et soulève l'électrode 8 lorsqu'un courant passe dans la bobine. Lors de ce déplace- ment de l'électrode 8, son extrémité inférieure est attirée dans l'alésage de la pièce rapportée 10 en substance céra- mique, de sorte que la décharge luminescente dans la partie inférieure du parafoudre s'éteint. Pour garantir cette ex- tinction, la partie inférieure de l'électrode 8 peut encore être pourvue d'un embout isolant 12 en substance céramique par exemple.
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La fig, 2 représente l'électrode 8 dans la posi- tion qu'elle occupe dès que la bobine 11 est parcourue par le courant. Comme le montre clairement cette figure, la par- tie inférieure de l'électrode est, dans cette position, en- gagée d'une certaine quantité dans l'alésage de la pièce rap- portée en substance céramique, de sorte que l'on obtient une extinction certaine de la décharge luminescente, notamment en raison de la présence de l'embout isolant 12.
La fig. 3 montre un autre exemple de réalisation dans lequel l'enveloppe céramique 21 ne comporte qu'une cham- bre de décharge luminescente, et ce dans sa partie inférieu- re. L'étanchéité des faces frontales de l'enveloppe est as- surée au moyen de deux capuchons métalliques 22 et 23. Le corps de l'électrode est désigné par 28 et son extrémité si- tuée en regard de l'électrode 27 peut également comporter un embout 32. Lorsque, dans ce dispositif, l'enroulement 31 est parcouru par le courant, l'électrode 28 est soulevée en sur- montant l'effort antagoniste du ressort 30, de manière à as- surer l'extinction de la décharge luminescente entre les é- lectrodes 28 et 27 pour des parafoudres de ce genre.
La fig. 4 montre un montage pour des parafoudres confondes à l'invention. Dans cette figure, la ligne à hau- te tension à protéger est désignée par 40; en série avec le parafoudre 42 se trouve un élément de résistance 43; la bo- bine entourant concentriquement le parafoudre est désignée par 41 et est reliée par des conducteurs 44 et 45 aux ex- trémités de la résistance 43. Lors de la dérivation d'une surtension prenant naissance dans la ligne 40, il se pro- duit une chute de tension aux bornes de la résistance 43, et un courant passe dans la bobine 41, en provoquant un
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déplacement de l'électrode 8, ou 18, tel que la déoharge lu- minescente soit interrompue. Le courant résiduel, qui reste passible en raison de la tension de fonctionnement régnant dans la ligne 40, ne peut donc continuer à passer.
Pour tenir compte du fait qu'il arrive quelquefois des décharges multiples, il est désirable que le parafoudre ne rouvre le circuit qu'après environ 1/10 à 1/5 de seconde.
Dans le parafoudre conforme à l'invention, on peut obtenir tout retard voulu dans ce but. On peut par exemple donner à la masse de la partie ferromagnétique de l'électrode une va- leur appropriée, ou réaliser cette partie il en une substance de propriété magnétique convenable. Enfin, il est également possible d'atteindre le but précité en prévoyant des enroulements en court-circuit sur la bobine.
Les parafoudres conformes à l'invention sont ex- trèmement solides et garantissent un fonctionnement certain, même lors de la dérivation de tensions continues élevées.
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