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Monsieur JEAN BAPTISTE - Gaston, Albert, 10, rue Belgrand, PARIS. France.
La présente invention a pour objet d'une part un procédé de montage des lignes de pêche et, d'autre part, thés lignes montées d'après ce procédé.
La méfiance sans cesse croissante des poissons a incité les fabricants à perfectionner leurs lignes en adoptant des bas de ligne, de plus en plus ténus et souples et des plombées judicieusement réparties ; mais il est des cas où le poisson touche fréquemment ainsi qu'en témoigne le flotteur, sans qu'il soit possible à un pêcheur woyen de réussir même quelques captures. Cela est dû à plusieurs causes : d'une part aux vibrations que la ligne, tendue par la plombée, reçoit du courant et transmet à l'esche et, d'autre part, à la résistance offerte au poisson qui engame l'esche, cette résistance provenant des résistances de fortement de la plume de la ligne et de la plombée dans l'élément liquide dans lequel ils se trouvent immergés.
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La présente invention obvie à ces divers inconvénients, elle a pour objet un procédé de montage consistant à insérer, entre la plombée et l'hameçon destiné à recevoir l'esche, au moins un flotteur de dimensions convenables et destiné à rester immergé sensiblement à hauteur du plomb inférieur qu'il tend à soulever légèrement; la plombée est calculée dans le cas d'une ligne flottante de telle sorte que la plume émerge d'une quantité juste suffisante pour en assurer une bonne visibilité.
Ces flotteurs immergés, qui, en raison de leur flottabilité, se trouvent entraînés à une vitesse légèrement supérieure à celle de la ligne, déterminent une ligne brisée sensiblement à hauteur du dernier plomb, le bas de ligne occupant une position sensiblement verticale en aval du corps de ligne c'est-à-dire dans une position favroable pour la présentation de l'esche du poisson. De plus, grâce à cette ligne brisée, les vibrations subies sous l'effet du courant par le corps de ligne ne se transmettent plus à l'esche et ne risquent plus de mettre le poisson en défiance. Dès que celui-ci saisit l'esche il effectue une légère traction sur le bas de ligne, sollicitant vers le bas uniquement le flotteur et non, comme dans les lignes actuelles, le corps de ligne tout entier avec la plombée et la plume.
La résistance résultant du frottement se trouve donc limitée à la longueur relativement faible du bas de ligne et au flotteur inférieur et le poisson n'est pas mis en défiance et engame franchement l'esche. Cependant, dèq qu'il exerce la légère traction, dont il aété parlé plus haut, le plomb inférieur cesse d'être soulevé et redevient prépondérant ; exerce son action de pesanteur sur le corps de ligne et provoque l'enfoncement immédiat de la plume, sans que le poisson ait exercé une traction quelconque sur le corps de ligne.
En résumé la plume ne se maintient en surface que grâce au flotteur immergé; dès que celui-ci cesse d'exercer intégralement son action sustentatrice sous l'effet de la légère traction du poisson, l'équilibre est rompu et la plume s'enfonce sollicitée par la plombée et non par le poisson.
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Il est, bien entendu, nécessaire de tenir compte du poids de l'esche qui peut être variable suivant sa nature ; le but de permettre un réglage rapide de la ligne, le ou les flotteurs immergés peuvent être éloignés ou rapprochés du plomb inférieur de manière à augmenter ou à raccourcir le bras de levier. D'ailleurs cette disposition permet également d'augmenter le décalage du bas de ligne vers l'aval et d'améliorer la présentation de l'esche au poisson. Le procédé selon l'invention prévoit également la disposition coulissante du ou des flotteurs immergés sur un fil d'acier par exemple de longueur déterminée et entre les deux extrémités duquel le pêcheur peut leur faire occuper la position convenant au poids de l'esche.
Le procédé s'applique non seulement aux lignes flottantes ordinaires utilisées pour pêcher à la coulée mais également aux lignes à vif et aux lignes à poser.
Dans le cas de la ligne à brochet, le ou les flotteurs immergés sont situés en dessous du plomb inférieur limitant le coulissement de l'olive; ils fonctionnenet exactement comme dans le cas de la ligne à la coulée, le brochet exerçant sa traction uniquement sur le flotteur inférieur et non sur le corps de ligne et sur le bouchon. Cette disposition présente, par rapport aux flotteurs à water-ballast, l'avantage de permettre'au bouchon dereser immergé entre deux eaux et de remonter en surface en cas d'abandon du vif par le brochet, tandis qu'avec le water-ballast, le flotteur s'enfonce dès que l'attaque et risque de venir effrayer le brochet et qu'en cas d'abandon il oblige le pêcheur,à sortir complètement sa ligne de'l'eau pour réarmer son flotteur.
Dans le cas de la ligne à poser, le ou les flotteurs disposés semblalement après de dernier plomb soulèvent du fond la partie du bas de ligne voisine de ce plomb et lui font occuper une position en forme d'arc tandis que l'extrémité du bas de ligne continue à reposer sur le fond. Dans ces conditions, le bas de ligne et l'esche se trouvent entièrement
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soustraits aux vibrations qui s'exercent sur le corps de ligne et le poisson peut engamer librement l'esche sans avoir à vaincre aucune résistance notable ; lorsqu'il démarre l'esche est complètement engamée et il se ferre de lui- même grâce à l'olive sans qu'il y ait à craindre aucun risque de décrochage.
L'invention a également pour objet un procédé d'équilibrage applicable aux lignes flottantes ; procédé consiste à arrêter le corps de ligne porteur de la plume à une faible distance du fond (correspondant sensiblement à la longueur du bas de ligne) et à équilibrer la partie inférieure par une plombée dont l'importance est telle qu'elle laisse émerger la plume d'une quantité juste suffisante pour en assurer une bonne visibilité ; le bas de ligne avec son hameçon est muni au voisinage de son extrémité de raccordement d'un flotteur conforme à l'invention et une cendrée est disposée provisoirement entre l'hameçon et le flotteur, l'importance de cette cendrée étant telle que l'ensemble parfaitement équilibré reste immergé entre deux eaux sans aucune tendance à monter ni à descendre.
Puis l'extrémité du bas de ligne et celle du corps de ligne sont attachées ensemble et la cendrée est retirée du bas de ligne et placée définitivement entre le flotteur et le plomb inférieur de la plombée. L'ensemble se trouve parfai- tement équilibré et fonctionne conformément aux explications précédentes.
Il est bien entendu que le mot "flotteur" utilisé dans le cours de la description doit être pris dans son sens le plus large; conformément à l'invention, il pourra être fait usage soit de corps naturels ou artificiels homogènes, lièges par exemple, dont la densité est inférieure à celle de l'eau, soit de corps creux telles que boules en celluloïd, en aluminium emplies d'air et douées dans l'eau d'une force ascensionnelle leur permettant de jouer le rôle sustentateur qui leur est affecté dans le procédé selon l'invention.
Ces corps seront naturellement de dimensions très restreintes de façon à ne pas
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effrayer le poisson; en particulier l'invention prévoit la constitution de ces flotteurs au moyen de fils ou soies insub- mersibles intercalés entre le corps de ligne et le bas de ligne et qui joueront exactement le même rôle que les flotteurs naturels homogènes de densité inférieure à celle de l'eau.
L'invention comporte, en outre, d'autres caractéristiques qui ressortent tant de la description,qui va suivre que du dessin annexé dans lequel :
La figure 1 montre en élévation une ligne flottante conforme à l'invention, immergée dans l'eau.
La figure 2 représente schématiquement le procédé d'équili- brage.
Les figures 3 et 4 sont deux vues analogues à la figure 1 de deux variantes de lignes flottantes.
La figure 5 représente une ligne à vif dont orme à l'invention. et les figures 6 et 7 montrent deux modes de réalisation d'une ligne à poser.
La ligne représentée à la figure 1 se compose essentiellement d'un corps de ligne 2 avec plume 1, dont la partie inférieure comporte une plombée 3 et une cendrée 6, tandis que le bas de ligne 4 avec hameçon 5 porte un flotteur F pouvant avantageusement être constitué par un bloc de liège de faibles dimensions.
Le procédé d'équilibrage est représenté schématiquement à la figure 2. Le corps de ligne avant sa réunion au bas de ligne est immergé dans l'eau, sa plombée µ étant calculée de telle sorte que l'extrémité supérieure en forme d'antenne de la plvme 1 émerge d'une quantité juste suffisante pouassure sa bonne visibilité. Une très faible surcharge suffirait à provoquer l'immersion de la plume.
Puis le bas de ligne 4 muni de son hameçon 5 est pourvu du petit flotteur F au voisinage de son extrémité L1 et une cendrée 6 est placée provisoirement entre ce flotteur et l'hame- çon. Le poids de cette cendrée est calculée de façon à équilibrer exactement le pouvoir ascensionnel du flotteur F, de sorte que l'ensemble teste entre deux eaux, sans aucune tendance à séléver,
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ni à descendre.
Les deux extrémités L, L1 sont aors attachées ensemble au moyen d'un noeud de pêche quelconque appropriépuis la cendrée 6 est retirée du bas de ligne et placée à demeure entre la plombée 3 et le flotteur F.
L'ensemble fonctionne comme il a déjà été décrit, le bas de ligne avec l'hameçon se présentant toujours en aval du corps de ligne, c'est-à-dire dans la position correcte par rapport au poisson.
Dans le mode de réalisation représenté à la figure 3 trois flotteurs Fil F2, F3 sont intercalés entre la plombée et l'hameçon ; ces flotteurs sont de préférence,montée coulissant sur le bas de ligne de façon qu'il soit possible de faire varier la distance du premier flotteur à la plombée et celle qui sépare les différents flotteurs.
Dans le mode de réalisation représenté,à la figure 4, le flotteur F est monté coulissant sur une tige 7 constituée en un corps doué d'une certaine rigidité, fil d'acier inoxydables par''exemple; cette tige se termine à chaque extrémité par deux boucles permettant son accrochage au bas de ligne et au corps de ligne. Le pêcheur aura la possibilité de déplacer le flotteur F sur la tige 7 de façon a, tenir compte du poids de l'esche utilisée. Bien entendu, cette réalisation n'est nullement limitée à l'emploi d'un seul flotteur.
La figure 5 représente une ligne à vif pourvue de trois flotteurs F4, F5, F6 disposés en dessous du plomb inférieur'9 limitant la course de l'olive 0 qui se déplace entre ce plomb 9 et un plomb supérieur 8. A la première attaque du brochet, le bouchon la s'enfonce, d'après le principe qui a été exposé précédemment, et reste entre deux eaux. La distance par rapport au brochet reste constante, ce qui présente un gros avantage par rapport au flotteur à water ballast qui coule et risque d'effrayer le brochet.
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La figure 6 représente l'application du montage selon l'invention à une ligne à poser en position d'utilisation ; unflotteur est disposé sur le bas de ligne en dessous du plomb inférieur 9 limitant le coulissement de l'olive 0 dont le coulissement dans l'autre direction est limité par un plomb 8. L'olive 0 et l'esche E reposent sur le, fond S, tandis que le flotteur F sollicitant le bas de ligne vers la surface, soulève la partie intermédiaire'et lui fait occuper la position en forme d'arc représentée' à la figure 6. Bien entendu, il est possible d'utiliser plus d'un flotteur.
Le poisson engame l'esche en toute sécurité sans ressentir les vibrations provenant du corps de ligne et se ferre de lui-même comme avec les,lignes à poser habituelles.
Les flotteurs peuvent être remplacés par 'toute disposition équivalente et en particulier figure 7) par une ou plusieurs soies flottantes 10 intercalées entre le corps et le bas de ligne et qui viennent occuper la position en forme d'arc repré- sentée sur le dessin.
Les formes et les dispositions accessoires des diverses parties des lignes décrites, leurs dimensions, leurs matières constitutives, leurs détails et moyens d'exécution peuvent varier sans s'écarter de la présente inv e ntion.
REVENDICATIONS.
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1 ) Procédé de montage des lignes de pêche consistant à insérer entre la plombée et l'hameçon au moins un flotteur de dimensions convenables et destiné à rester immergé sensible- ment à hauteur du plomb inférieur, la plombée, étant calculée de telle sorte que la plume émerge d'une quantité juste suffisante pour en assurer une bonne visibilité.