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"Dispositif pour manoeuvrer les ouvrants de toutes installations thermiques ou frigorifiques ".
La présente invention concerne des perfectionnements ayant pour but de faciliter la manoeuvre d'ouverture et de fermeture de tout obturateur d'appareils calorifiques ou frigorifiques et de toute machine ou appareil ou installation en général, dans lesquels il est avantageux, à un titre quelconque, de garder les mains libres ou de pouvoir réduire au minimum la durée pendant laquelle les obturateurs sont ouverts. A titre d'exemple, on peut citer des installations des industries alimentaires et notamment de la boulangerie.
Cette dernière constitue un exemple typique, puisqu'il importe à la fois d'éviter les refroidissements trop brusques et trop prolongés de l'intérieur du four, d'épargner les mains de l'ouvrier contre les brûlures, étant donné que son métier est essentiellement un travail manuel et que, d'autre part, cet
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ouvrier a souvent les mains encombrées de pâte ou de farine ou d'autres ingrédients utilisés en boulangerie, ce qui provoque la souillure des organes de manoeuvre manuelle des portes actuelles.
C'est donc à ce titre que cette industrie est prise ci-après à titre d'exemple, cependant que cela ne constitue aucune limitation dans les applications de l'objet de la présente invention.
En effet, toutes les considérations développées pour la boulangerie seront valables à des titres divers pour les autres industries et pour les autres appareils.
Actuellement, les portes des fours, et particulièrement Celles des fours de boulangers, doivent être manipulées par l'ouvrier, manuellement, de sorte que l'on constate très souvent que le travail s'effectue dans des conditions désavantageuses, aussi bien au point de vue du rendement du four que de la perte de temps occasionnée par cette pratique.
En effet, la commande manuelle des portes de fours entraîne la souillure des mains du boulanger qui manipule constamment les pâtons et les pains chauds pendant leur fabrication.
Le risque de se brûler les doigts n'est nullement théorique car, l'atmosphère à l'intérieur du four étant saturée de vapeur d'eau, celle-ci sort constamment, par les interstices, et surtout à l'ouverture et à la fermeture de la porte du four, en créant ainsi le danger de brûlures.
Enfin, le grand inconvénient au point de vue du rendement, résulte du fait que le boulanger doit d'abord ouvrir la porte, s'éloigner du four pour chercher les pâtons et puis revenir pour disposer ces derniers à l'intérieur du four en vue de la cuisson.
Les quelques instants d'ouverture de la porte pour permettre cette opération, suffisent pour provoquer une perte considérable de chaleur, un départ inadmissible de vapeur d'eau avec abaissement du degré d'humidité à l'intérieur du four.
La présente invention tend à éliminer complètement les dif-
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férents inconvénients signalés ci-dessus, lequel but est atteint par le simple fait que les portes ou autres éléments similaires des fours ou machines de boulangerie sont manoeuvrés par un dispositif actionné par le pied de l'ouvrier desservant le dit four ou la dite machine.
L'invention se caractérise essentiellement par le fait que l'on prévoit un moyen de commande des portes des fours et au- tres éléments similaires qui, par l'intermédiaire d'une transmis- sion mécanique, hydraulique, électrique ou autre équivalente, réalise la manoeuvre d'ouverture, respectivement de fermeture, par une simple pression sur une pédale ou bouton aménagé au ni- veau du sol à proximité de l'élément à commander.
Par le fait que la commande s'effectue indirectement par une simple pression du pied, le boulanger garde les deux mains libres pour apporter les pâtons, plateaux et autres objets qu'il veut in- ou retirer troduire/dans le four et ce n'est que lorsqu'il se trouve devant le four, au moment du chargement, qu'une simple pression du pied suf- fit pour ouvrir la porte du four, et pour la refermer après intro- duction des partons.
Du même coup, tous les désavantages signalés disparaissent, car le boulanger ne touche plus au four proprement dit etla porte de celui-ci n'est ouverte que pendant le temps strictement néces- saire pour l'introduction ou le retrait des produits traités. Il est clair que l'on gagne non seulement un temps considérable, mais que le rendement du four et la qualité des produits (pains, pâtis- serie, etc.) sont ainsi réellement améliorés.
A l'effet de mieux faire comprendre les possibilités de réa- lisation du principe selon l'invention, quelques exemples de comman- de de portes sont décrits en détail ci-après, sans limiter aucune- ment la portée de l'invention, les dessins'annexés illustrant sché- matiquement les dites réalisations.
Dans ces dessins: la figure 1 est une coupe Verticale du dispositif de commande par pédale d'une porte de four ;
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la figure est une vue latérale d'une variante illustrant la transmission cinématique du mouvement à la porte même; la figure 3 est une vue en élévation indiquant schématiquement la construction dans le cas d'une commande hydraulique de la porte ; la figure 4 est un détail de construction montrant la liaison entre l'élément moteur et la porte dans l'exemple de la figure 3; la figure 5 est une vue en perspective montrant la disposition générale d'une transmission mécanique de mouvement par pédale, pour commander la porte d'un four.
Référant à la figure 1, celle-ci montre la construction d'une transmission mécanique au moyen de leviers fonctionnant au moyen d'une pression du pied, capable de soulever la porte d'un four, respectivement de l'abaisser. Sur un bâti en forme de cuve 1, logé dans le sol, devant le four 2, est monté un balancier 3 formant levier du premier genre et articulé librement autour du pivot 4. Ce pivot 4 est supporté par une paire de coussinets 5 à position ajustable longitudinalement, ce qui permet de monter le pivot 4 dans un des nombreux trous prévus sur la longueur du balancier 3, dans le but de modifier le bras de levier et d'adapter par là le mécanisme à tous les genres de fours existants. Une des extrémités du balancier 3 est recourbée vers le haut et supporte une pédale 6 articulée autour du point 7.
La partie intérieure de la pédale 6 comporte un support 8 commandant un levier coudé 9, articulé en 10 et dont l'extrémité libre comporte un talon 11 pouvant coopérer avec l'encoche 12 de la paroi arrière du bac-bâti 1. Le levier coudé 9 est normalement maintenu dans la position inactive par un ressort 13. L'autre extrémité du balancier 3 est reliée à une tringle verticale 14 à mouvement longitudinal, supportée au moins en deux endroits par des coussinets 15, 16 et commandant, au droit de la porte du four 17, une biellette 18, dont l'extrémité oscillante est montée à pivotement 19 sur la porte 17 près du point d'articulation 20 de cette dernière.
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Le fonctionnement de ce mécanisme à pédale est très simple, car il se résume en une transmission mécanique par levier d'une pression capable de soulever la porte battante 17, avec la faculté de laisser cette porte verrouillée dans cette position ou la refermer aussitôt que la pression du pied cesse. On voit immédiatement qu'une'pression du pied sur la pédale 6 entraîne un basculement du balancier 5 dans la position indiquée et un soulèvement de la tringle 14 et conséquemment une rotation du pivot 19 autour du pivot 20, avec soulèvement et ouverture de la porte 17. il est parfois utile de maintenir la porte dans cette position ouverte pendant que le boulanger se déplace pour s'occuper d'autres manipulations. Dans ce cas, il suffit de faire basculer vers l'avant la pédale 6 tout en appuyant, comme décrit ci-dessus.
Le basculement vers l'avant, par l'intermédiaire du support 8, provoque l'accrochage du talon 11 dans l'encoche 12, et la pédale reste ainsi enfoncée et est maintenue dans la position d'ouverture.
Le poids de la porte soulevée appliquée au talon 11, empêche celui-ci de se déverrouiller sous l'action du ressort 13. Seule une seconde pression du pied sur la pédale 6 avec basculement vers l'arrière, permet de surmonter l'action de verrouillage du talon 11, et la pédale revient dans la position initiale.
La figure 2 montre schématiquement une autre transmission cinématique du mouvement de la tringle 14 et la porte 17. Dans ce cas, un tenon 21 s'appuie sur le profil d'une came 22.
La figure 3 montre schématiquement l'installation de principe dans le cas d'une commande hydraulique. Les fours de boulangerie modernes sont @ munis d'une canalisation d'eau ou de vapeur destinée à maintenir l'atmosphère des fours au degré d'humidité voulu. On peut avantageusement emprunter la pression du fluide dans cette canalisation pour actionner les portes du four. Une telle installation comporte simplement un cylindre moteur 23, une canalisation d'eau ou de vapeur 24 alimentant le dit cylindre, une vanne d'admission 25 à bouton poussoir 26, montée au niveau
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du sol et une seconde vanne de décharge 27, également munie d'un bouton poussoir 28 permettant l'évacuation du fluide contenu dans le cylindre 23, en provoquant l'abaissement et le. fermeture de la porte 17.
La liaison cinématique entre la tige de piston coulissant dans le cylindre 23 et l'axe de la porte 17 peut être réalisée de toute manière connue, mais préférablement par l'intermédiaire d'une coulisse à crémaillère 29 coopérant avec un pignon 30, calé sur l'axe de la porte. Ce mécanisme est d'ailleurs représenté en coupe, en vue partielle, dans la figure 4. Le bout d'axe 31 est prolongé et sert ainsi de guidage au coulisseau 29, qui possède une fente longitudinale 32 dans laquelle se déplace le bout d'axe 31. Les dents de la crémaillère 29 sont tournées du côté du four et l'ensemhle du mécanisme est protégé contre l'introduction de déchets de boulangerie et autres matières de nature à entraver le fonctionnement.
Enfin, la figure 5 est une vue en perspective de l'application du mécanisme selon l'invention à un four comportant une seule porte du type pivotant. Dans cette figure, les mêmes références que celles indiquées ci-dessus représentent des élémentânalogues du mécanisme pour la commande de la porte. Il est entendu que ce mécanisme peut être établi à plusieurs pédales, dans le but de commander autant de portes ou d'éléments similaires du four, des moyens mécaniques étant prévus susceptibles de se grouper et permettre le fonctionnement individuel de chaque porte. De même, la commande selon les principes de l'invention peut être appliquée aux portes coulissantes ou de tout autre type actuellement en usage.
L'invention n'est d'ailleurs pas limitée aux seules portes de fours, mais également à la commande de tout élément de machines ou de constructions, particulièrement dans le domaine de l'industrie alimentaire, dans tous les cas où il est avantageux de disposer des deux mains pour desservir la machine ou la construction envisagée.
D'une manière générale, on pourra donc utiliser comme moyen moteur des obturateurs et ouvrants de toute nature, des dispositifs
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mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques ou électro- magnétiques, suivant la nature des portes, la rapidité nécessaire dans les opérations et aussi suivant le genre d'appareils, la dépense qui peut être envisagée pour l'installation et l'utilité réelle et pratique de cette application. On peut également jumeler plusieurs pédales de commande d'un même obturateur, à l'effet de réduire encore si nécessaire les déplacements du préposé pour l'ou- verture des portes.
On peut parfaitement imaginer l'application du dispositif, objet de l'invention, à @ tous genres d'ouvrants se déplaçant suivant un mouvement de rotation autour d'un axe horizontal vertical, ou disposé dans une direction quelconque, ou bien encore à des obturateurs glissant dans un plan vertical, horizontal ou dans un plan quelconque. On peut envisager la même application de commande parpédale à des obturateurs quelconques se déplaçant suivant des mouvements mixtes quelconques, et comportant ou non des opérations de verrouillage, déverrouillage ou autres.
On peut aussi utiliser la pédale uniquement pour fermer le circuit électrique d'une installation à distance pouvant provoquer la manoeuvre de ces obturateurs. Enfin, il est prévu de pouvoir ouvrir partiellement, d'une manière variable,les ouvrahts manoeuvrés par pédale, dans lequel but celle-ci peut être à plusieurs positions, ou bien encore commander à distance un dispositif permettant d'im- mobiliser la porte instantanément dans la position qu'elle occupe lorsque l'on cesse la poussée sur la pédale.
REVENDICATIONS.
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