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"DISPOSITIF DE FERMETURE POUR CORNETS DE PAPIER OU CARTON POUR
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CONFISEURS ET ANALOGUES".- les sacs coniques ou cornets utilises en confiserie pour renfermer les dragées ou autres sont en général fermés par fepliage de languettes prévues à cet effet et serrage de celles-et par un ruban ou une cordelette.,
L'opération de fermeture des oornets ralentit considérable-
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ment la préparation de ceux-ci et influe donc défavorablement sur le prix de revient des oornets garnis. On s'est donc préoo- cupé de trouver d'autres dispositifsde fermeture de manoeuvre plus rapide.
On a imaginé dans ce but des systèmes à boutos- pressions, agrafes ou similaires, qui, s'ils simplifient la manutention, compliquent par contre la fabrication du cornet nu et en augmentent le prix. En outre l'ouverture de ces dispositifs n'est pas toujours pratique.
La présente invention permet au contraire d'assurer une bonne fermeture des cornets coniques, pointus ou non, ainsi que de tous récipients de forme analogue (cylindrique, par exemple), sans addition à ceux-ci d'aucun organe accessoire quelconque, sans emploi de ruban, faveur ou autre lien rapporté. Le dispositif qui en fait l'objet est essentiellement constitue par des languettes, de préférence au nombre de deux, repliées l'une par dessus l'autre au dessus de l'ouverture du cornet autour d'une ligne de pliage correspondant à l'intersection de la surface représentée par le cornet, par une surface développable convenablement choisie.
Dans la pratique, le dispositif suivant l'invention est constitué par deux languettes opposées et la ligne de pliage de chacune est une courbe,incurvée vers la pointe du oornet, de telle sorte que les languettes rabattues prennent une forme concave pour un observateur regardant le cornet par dessus, La forme des languettes est telle que chacune obture en grande partie l'ouverture et la languette supérieure est munie d'une oreille de manoeuvre redressée autour d'une ligne de pliage sensiblement de même forme que la ligne correspondant à la languette ellemême.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera mieux
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.comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantagea qu'elle est susceptible de procurer:
Fig. 1 est une vue en perspective d'un cornet avec fermeture établie conformément à l'invention.
Fig. 2 est une vue en perspective de la face opposée.
Fig. 3 repréaenta le développement du cornet suivant fige 1 et 2.
Fig. 4 est un schéma exposant à quoi correspond la ligne de pliage d'une languette*
Fig. 5 est un schéma Indiquant l'Inclinaison respective des axas des surfaces déterminant l'une et l'autre languettes.
Fig. 6 à 8 sont des coupes longitudinales schématiques de la partie supérieure du cornet suivant fige 1 et 2, respectivement à la position ouverte, avec une seule languette rabattue -et à la position totalement fermée.
Le cornet 1 représenté en fig. 1 et 2 est un cornet pointu 4n genre utilisé par les confiseurs pour emballer les dragées en petites quantités, cornets généralement décorés de motifs non figurés, imprimés, emboutis ou rapportés par collage. De tels cornets sont très difficiles à fermer et il est notamment impos- aible de lea entourer directement d'un ruban ou faveur en raison de leur forme pointue. On doit donc, dans les dispositions connues, recourir à divers artifices tels que des agrafes ou boutons-pressions rapportée, des rubans collée sur les cotés, etc* *
Le cornet suivant l'invention est simplement fermé par deux languettes rabattues l'une sur l'autre.
Celle de dessous 2, se présente extérieurement, à la position fermée, sous la forme d'une surface concave cylindrique ou conique et elle comporte une entaille visible en 3 dans le développement de fig.. 3. la
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.. seconde languette 4 vient ae superposer sur la précédente et présente une forme analogue, mais au lieu d'une entaille termi- nale, elle comporte une oreille relevée 5. Chaque languette est découpée de manière à obturer presque entièrement l'ouverture du cornet 1.
Les deux languettes 2 et 4 ainsi que l'oreille 5 sont réa- lisées par simple pliage de la feuille de carton mince servant à la confection du cornet. Cette feuille est découpée suivant la forme indiquée en fige 3 et la machine servant au découpage (ou éventuellement une machine particulière) y imprime des plia ABC, ODE et FGH, incurvés vers la pointe du cône.
On conçoit qu'après enroulement en cône et oollage de la bande marginale habituelle EIJK, le cornet 1 se présente comme indiqué dans la coupe schématique de fig. 6, les deux languettes 2 et 4 relevées.
Pour fermer le cornet ainsi réalisé, on commence par rabat- tre la languette inférieure 2 autour de sa ligne de pliage CDE.
Ce rabattement implique nécessairement une déformation élastique du carton, la ligne CDE n'étant pas une droite. Mais on oonçoit, et l'expérience le confirme, qu'une fois le rabattement terminé, la languette 2 prenne une position d'équilibre, comme l'indique la coupe de fig. 7, et, moyennant un découpage approprié, vienne obturer complètement l'ouverture du cornet. Ladite languette reste d'ailleurs retenue à cette position par son élasticité propre qui s'oppose à la déformation nécessaire pour repasser à la posi- tion de fig. 6 ou à toute position intermédiaire; en d'autres termes, la position de fig. 7 est une position d'équilibre stable.
On rabat de même la languette 4 qui prend elle aussi une forme incurvée recouvrant la languette 2, ladite forme correspon- dant une position d'équilibre stable. En raison de la courbure,
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l'oreille 5 sa relève en se bombant en sens inverse, c'est-à- @ dire que, la surface de la languette 4 étant concave pour un observateur regardant le cornet par dessus, celle de l'oreille 5 est convexe*
Le oornet se présente alora comme indiqué en fige 1 et 2 et dans la coupe de fig. 8. L'expérience démontre qu'avec le oarton mince généralement employé pour la confection des cornets usuels. la fermeture ainsi réalisée est extrêmement énergique.
En fait on peut prendre par la pointe un carnet rempli de dragées et le secouer fortement sans que les languettes s'ouvrent.
Pour ouvrir, il suffit de tirer l'oreille 5, ce qui ouvre la languette 4, puis de relever la languette 2 par l'encoche de manoeuvre 3.
On a donc finalement réalisé une fermeture robuste, n'exigeant aucun organe rapporté et pouvant se réaliser entièrement lors du découpage de la feuille devant servir à fabriquer le comète ce qui n'entraîne aucune dépense supplémentaire de matière ou de main découvre* On peut expliquer géométriquement comme suit le dispositif de fermeture sus-décrit.
Soit 1 (fig. 4) un oône géométrique, circulaire ou elliptique. Ce cône est une surface développable, puisqu'en pratique il est réalisé par enroulement d'une feuille de oarton. Imaginons qu'il soit coupé transversalement par une autre surface géométrique développable telle, par exemple, qu'un cylindre 6, ce dernier étant de section suffisante pour être entièrement traversé par le cône 1.
Traçons celle des deux courbes d'intersection qui se trouve le plus près de la pointe du cône, soit MNOP la courbe en question, Imaginons sur la surface du cône 1 une languette ayant
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pomme base l'une des moitiés incurvées vers le bas de la courbe précitée et présentant un bord extérieur quelconque MQO Cette languette, si on la suppose entièrement détachée de la surface conique 1, pourra évidemment s'enrouler sur la surface cylindrique 6, comme indiqué en MQ'O. On conçoit en outre que si les surfaces 1 et 6 présentent entre elles des relations déterminées, la base de la languette repliée suivant Q' et celle de la languette non repliée en Q pourront coïncider, comme on l'a d'ailleurs supposé sur le dessin.
Quand cette condition sera remplie, la languette pourra passer de la position Q à la position Q' par simple déformation élastique et les deux positions Q et Q' seront des positions d'équilibre élastique stable.
Bien entendu la languette représentée est trop longue et devrait être découpée pour ne pas sortir du cane 1 à la position repliée. Mais cela ne change rien aux explications géométriques.
La condition à remplir pour que les bases des languettes Q et Q' soient identiques est évidemment que les deux surfaces soient identiques, la courbe d'intersection étant alors dans le plan de symétrie. Le cylindre 6 doit donc être en réalité un cône de même angle que le cône 1 et l'intersection des deux axes doit se faire à même distance de la pointe. En pratique, toutefois, l'élasticité du carton permet de ne remplir cette condition qu'avec une approximation assez grossière, la paroi du cône se déformant légèrement pour compenser la différence entre la théorie et la réalité.
On a supposé en fig. 4 que les axes RR et TT du cône 1 et du cylindre 6 étaient perpendiculaires. :,lais cela n'a rien d'obligatoire et en fait, comme le montre la fig. 5, il est avantageux que le pli de chaque languette soit déterminé par un cylindre ou cône d'axe T ou R légèrement incliné, de telle sorte
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que la languette rabattue plonge en quelque sorte vers l'intérieur du cornet 1, ce qui renforce la fermeture.
La. position redressée de l'oreille 5 appellerait les mêmes explioations que celles qui précèdent, ou des explications similaires. Il est donc inutile de les répéter. On remarquera simplement que la présence de ladite oreille renforce encore la languette 4 en augmentant l'effort élastique nécessaire pour la faire passer d'une position à l'autre.
Il doit être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails de réalisation décrits par tous autres équivalente.
Bien que la fermeture par deux languettes paraisse de beaucoup la plus pratique et la plus robuste, on pourrait à la rigueur imaginer des fermetures à trois languettes ou davantage, se repliant les unes sur les autres en succession. L'oreille 5 n'est nullement indispensable, bien qu'elle constitue un moyen pratique de manoeuvre et augmente très sensiblement la robus- tasse; on peut d'ailleurs lui donner toutes formes désirées, comme on le comprendra aisément.
L'invention s'applique non seulement aux cornets pointus, mais encore à ceux en forme de trono de cône avec base plate, ou encore aux emballages développables analogues.
Enfin, et comme il va de soi, l'invention englobe non seulement les dispositifs de fermeture du genre sus-décrit, mais encore et cela à titre de produits industriels nouveaux, les cornets ou autres emballages similaires comportant de tels dispositifs utilisés seuls ou en combinaison avec d'autres les doublant ou les complétant.
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R é s u m é é
Dispositif de fermeture pour cornets de papier ou carton pour confiseurs et analogues, constitué par des languettes, de préférence au nombre de deux, repliées l'une par dessus l'autre au dessus de l'ouverture du cornet autour d'une ligne de pliage incurvée vers le bas convenablement ohoisie pour que les languettes tendent élastiquement à rester à la position fermée, lesdites languettes étant pourvues d'oreilles ou encoches pour en faciliter la manoeuvre.
R e v e n d i c a t ion s
1 - Dispositif de fermeture pour cornets de papier ou carton pour confiseurs ou analogues, caractérisé en ce qu'il est formé par des languettes découpées dans la feuille consti. tuant le cornet et repliées l'une par dessus l'autre au dessus de l'ouverture de celui-ci autour de lignes de pliage corres- pondant chacune à l'intersection de la surface représentée par le oornet, par une surface développable oonvenablement choisie.