Freins de bouche et dispositif de dérivation des gaz pour armes
se chargeant automatiquement.
L'objet de la présente invention consiste en un frein de
bouche et en un dispositif servant à faire dévier ou à faire
évacuer des gaz dans les armes se chargeant automatiquement,
avec une chambre de fonctionnement, exécutée en forme de cône parabolique, devant la bouche du canon, cette chambre se décomposant au moyen du prolongement évasé du canon, et dans le sens
de la longueur, en deux parties principales, tandis que dans la partie la plus voisine de la bouche, on recueille dans le sens
où ils s'écoulent les gaz propulseurs à la sortie du canon sous
la forme d'un courant clos, tandis que dans la partie de la chambre de fonctionnement située par devant, on sépare d'une façon régulière l'anneau extérieur large du courant gazeux, utilisé
pour le freinage du recul, des gaz qui suivent le projectile, au moyen de l'arête ou tranche avant circulaire du prolongement du canon, à la suite de quoi on le décompose en deux courants grâce à la forme, semblable à un coin, de la paroi avant de la chambre de fonctionnement. Grâce à la forme courbe des parois du coin, on conduit ensuite le courant de gaz, par un changement progressif de direction et avec un freinage correspondant du recul, à travers un coude dans lequel sa déviation angulaire augmente progressivement et d'une manière connue jusqu'à 180[deg.], à la suite de quoi on le dirige sur un piston à gaz pour actionner l'arme.
D'après la présente invention, on dirige d'autre part les gaz propulseurs, utilisés pour le freinage du recul, contre une paroi avant du piston propulseur, alésée en forme .d'aube de turbine, où ils commencent par être écartés dans toutes les directions à la façon de rayons, tandis qu'ils sont ensuite déviés progressivement vers l'avant et s'écoulent ou s'échappent directement à l'air libre.
On connaît déjà des buses de bouche pour armes se chargeant automatiquement, avec deux conduits à gaz, et où les gaz propulseurs sont progressivement déviés de leur sens d'écoulement. Mais le but poursuivi et atteint avec ces buses consiste à améliorer le nettoyage. Par suite de la moindre quantité des gaz qui y sont déviés et du fait qu'on dispose un cylindre à gaz clos, il ne peut se produire, avec ce dispositif, un freinage appréciable du recul.
Sur le dessin joint, la présente invention est représentée
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tant le premier mode d'exécution en une coupe longitudinale verticale, en une coupe longitudinale horizontale suivant la ligne
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l'âme et à travers la buse. Les figures 4 et 5 représentent chacune en une coupe longitudinale la seconde et la troisième formes d'exécution.
Le canon 1 porte à son embouchure le boîtier 2 pour le frein de bouche et la buse. Dans ce boîtier, on a vissé par l'avant le prolongement 4 du canon, qui est évasé par rapport au calibre du canon. Contre la face inférieure du boîtier a été disposé le coude 16, d'une forme connue. Il est monté de façon fixe, au moyen de deux prolongements 30 (figures 2 et 3), sur une partie en
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place par l'arrière. La saillie 23 (figures 1 et 3) du canon empêche son déplacement vers l'avant. Sur la même queue d'aronde du canon a été montée de façon fixe la bague de maintien 20, dans laquelle on fait glisser, lors du remplacement du canon, la partie avant 10 évasée du tube 11 du boîtier.
Sur le prolongement 4 du canon (figures 1 et 2), on a fait passer une douille 5 de forme conique, dite cône de déviation, dont la paroi 6 vue d'en haut, qui est adjacente à la chambre 8 de fonctionnement (figure 2) forme un coin à faces latérales courbes à pente augmentant progressivement, pour le nettoyage
du dispositif, on peut facilement retirer la douille, y compris le prolongement du canon, de l'arme.
Le prolongement 4 du canon s'avance, par son bord avant 19,
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vers la bouche du canon 1 (figure 1).
Les gaz propulseurs qui s'échappent du canon commencent .par entrer dans là chambre 7, formant un cône parabolique, du boîtier 2 et sont recueillis par ce dernier dans le sens de leur écoulement. Ils s'écoulent ensuite dans le prolongement 8 de cette chambre, qui est décomposé dans le sens de la longueur en deux parties principales par le prolongement 4 du canon. Au moyen de la paroi avant 19, de forme annulaire, du-prolongement du canon, les gaz qui sortent de la bouche du canon sont décom- <EMI ID=5.1>
rants partiels, qui sont constitués par un anneau extérieur large qui pénètre dans la chambre 8, et par une partie intérieure cylindrique qui pénètre dans l'âme du prolongement du canon et qui suit le projectile.
L'anneau extérieur du courant de gaz qui s'écoule dans la chambre 8 est ensuite divisé en deux parties par la pointe, en forme de coin, du cône b de déviation, après avoir été complètement séparé des gaz qui passent par le prolongement du canon, et il est écarté, avec un angle qui augmente d'une façon continue, du sens initial de son écoulement, et il est dirigé vers le coude
16 qui achève d'inverser complètement le sens d'écoulement des gaz propulseurs dérivés, de sorte qu'il freine fortement le recul. Cet effet est encore augmenté d'une façon particulière par le fait que la surface de la section de l'espace annulaire 8
est très grande par rapport à la section de l'âme du prolongement du canon, et par le fait d'autre part qu'on n'introduit pas les gaz propulseurs utilisés au freinage dans une enceinte close d'un cylindre à gaz, et qu'au contraire, à la fin du coude, ils viennent frapper une paroi avant 24 du piston à gaz, évidée en forme d'aube de turbine, cette paroi avant déviant à son tour ces gaz moteurs d'une façon progressive et les évacuant directement à l'air libre. Au cours de ce mouvement, les particules gazeuses s'écartent d'une manière rayonnante et sortent de l'arbre vers l'avant dans le sens du tir. Elles agissent à ce moment, d'une manière connue, par leur énergie cinétique sur le piston à gaz, et par conséquent, sur la tige motrice de l'arme.
Dans la nouvelle exécution, on n'arrête pas le courant de gaz car la chambre close de fonctionnement se trouve supprimée, ce qui a pour effet qu'on fait dévier davantage de gaz qu'autrement. Par ce moyen, l'effet sur le freinage du recul augmente, et l'ensemble du dispositif est nettoyé' automatiquement à chaque coup, et débarrassé des résidus ou dépôts du coup précédent.
L'exemple d'exécution de la figure 4 est destiné à des armes dans lesquelles la manoeuvre de la culasse et du dispositif faisant arriver les cartouches demande une force particulièrement grande. A cet effet, on munit le piston à gaz 9 (figure 4) dans sa partie cylindrique et à l'avant d'un renforcement annulaire et intérieur 27. Les gaz propulseurs commencent alors à agir, comme cela a été exposé ci-dessus, par leur énergie cinétique sur le piston à gaz 9 et le repoussent par ce moyen vers l'arrière à grande vitesse. Mais peu avant que les gaz aient fini de suivre le projectile, le renforcement 27 du piston à gaz vient
se placer sur le renforcement 28 du coude. Par ce moyen, il se forme pour quelque temps une chambre de fonctionnement close devant le piston à gaz, et les gaz peuvent par leur détente renforcer leur action sur ce piston. L'effet de ce nouveau dispositif est donc entièrement différent de celui qui comporte les rainures à impuretés des armes Hotchkiss.
Dans la troisième forme d'exécution, représentée sur la figure 5, du nouveau frein de bouche, l'effet des gaz est le mê- <EMI ID=6.1>
obtenir dans une arme close, donc par exemple, lorsqu'on la porte, une fermeture étanche à la bouche de la chambre de fonctionnement
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diatement devant l'arête extérieure du cône biseauté du renforcement 13 du coude lorsque la tige motrice est dans sa position la plus avant. Si, après le départ du coup, la partie avant du cou-
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be de turbine, du piston à gaz, ce dernier est mis en mouvement immédiatement, et de ce fait l'arête avant 26 du piston cesse immédiatement de s'appliquer contre le renforcement 13 du coude, et les gaz peuvent désormais s'échapper sans rencontrer aucun obstacle par la chambre 25 et par la chambre annulaire 29 vers l'avant et à l'air libre.
Si le piston à gaz continue alors de reculer avec la tige motrice après qu'a cessé le courant gazeux sortant du coude, les derniers restes très détendus des gaz peuvent s'échapper à l'extérieur en passant par de nombreux orifices ronds 14 prévus dans la partie avant évasée lo du tube 11 du boîtier, de sorte qu'on