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" JAMBIERE POUR PROTEGER LES BAS DE DAMES DES ECLABOUSSURES " .
Cette invention a pour objet un dispositif perfectionné en forme de jambière destiné à protéger les bas des dames des éclaboussures de boue, eau sale ou autres matières capables de les souiller ou même de les abîmer irrémédiablement.
L'expérience montre que, dans la plupart des cas où les bas sont salis par des éclaboussures de boue ou d'eau sale, la partie souillée est plus ou moins confinée au derrière de la jambe, ce qui est dû probablement à la manière dont les talons des souliers portés par la personne sont amenés en contact avec le sol pendant quelle marche.
Ce dispositif de protection formant jambière est spécialement étudié pour que les parties des bas qui risquent le plus d'être salies par les éclaboussures soient effectivement protégées; il est agencé pour pouvoir être appliqué et mis en place
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aisément sur la partie du bas à protéger chaque fois qu'on le délire et enlevé avec la même facilité quand il n'est plus utile.
Ce dispositif est étudié en outre pour pouvoir être replié sous un faible volume en vue d'être rangé commodément dans un sac à main tel que ceux que portent généralement les dames ou même fourré dans la poche d'un imperméable ou autre vêtement.
La jambière de proteotion, objet de l'invention, comprend grosso modo une partie rétentrice constituée par une étoffe semirigide capable, quand cette jambière doit être portée, d'être engagée instantanément par-dessus ou par-dessuus le talon de la personne et après cette mise en place et l'introduction du talon dans le soulier de se placer entre le talon de la personne et le derrière de la partie du soulier adjacente au talon, ladite partie talonnière de la jambière étant combinée avec un morceau de matière imperméable mince constituée, de préférence mais pas nécessairement, par une étoffe transparente, la longueur de cette étoffe mince étant calculée pour lui permettre de s'étendre vers le haut le long de la partie arrière de la jambe de la personne jusqu'au sommet du mollet c'est-à-dire jusqu'un peu au-dessous du genou,
tandis que sa largeur est calculée pour lui permettre de faire complètement ou partiellement le tour de la jambe vers sa partie avant, des moyens étant prévus pour que l'étoffe soit maintenue dans sa position déployée c'est-à-dire protectrice sur la jambe de la personne.
L'invention va d'ailleurs être plus particulièrement décrite en regard du dessin annexé qui, étant donnée la nature de l'objet en question et des matières entrant dans sa construction, est schématisé.
La figure 1 est une vue en perspective d'une jambière de protection constituant une réalisation convenable de l'invention.
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La figure 2 en est une vue en coupe longitudinale verticale.
La figure 3 en est une vue en coupe fragmentaire dessinée à plus grande échelle.
La figure 4 est une vue montrant la jambe d'une personne pourvue de la jambière de protection montée en place sur elle.
La figure 5 est une vue montrant de quelle façon la jambière peut être mise en place quand il en est besoin sans qu'il faille dégager complètement le pied du soulier.
La figure 6 est une vue en perspective montrant la jambière de protection partiellement repliée pour le but qui sera indiqué ci-après.
La figure 7 est une vue montrant très schématiquement la façon dont cette jambière peut être repliée encore davantage pour ne plus occuper qu'un très faible volume et pouvoir être rangée dans un sac à main ou une poche de vêtement.
La figure 8 est une vue à échelle réduite schématisant une variante de construction.
Les mêmes numéros de référence s'appliquent aux mêmes parties dans les diverses figures.
Suivant la réalisation de l'invention qui est représentée dans le dessin, chaque jambière de protection du bas comprend une partie s'appliquant contre le talon et dont la forme est semblable à celle des articles bien connus qui sont dans le commerce mais qui sont communément introduits dans le cas de souliers non ajustés dans leur partie adjacente au talon pour empêcher tout glissement entre le talon de la personne et le soulier. La jambière comprend une embase 9 pourvue sur le coté et à l'arrière d'un rebord vertical 9a sensiblement conforme au contour de la face interne de la partie verticale des souliers qui est adjacente au talon.
Ce dispositif est établi en étoffe semi-rigide mais flexible ou ployable telle qu'une étoffe à plusieurs épaisseurs comportant une ou plusieurs couches d'une matière telle que de la grosse toile caoutchoutée qui sert à
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contrecarrer toute tendance au glissement du talon du soulier par rapport au talon du pied.
Au rebord vertical 9a de la partie de la jambière venant porter contre le talon est piqué un des bords les plus étroits d'un morceau rectangulaire ou sensiblement rectangulaire d'une étoffe de soie huilée ou d'une autre matière mince et imperméable à l'eau; ce morceau d'étoffe qui est désigné par 10 a une longueur calculée pour s'étendre vers le haut le long de la partie arrière de la jambe de la personne jusqu'à un endroit ou jusqu'au voisinage d'un endroit situé au-dessus du mollet (comme le met en évidence la fig.4) et une largeur telle que, quand il est étendu ainsi sur la jambe, ses bords longitudinaux c'est-àdire verticaux 10a puissent être ramenés vers ou en contiguité plus ou moins étroite sur la partie avant de la jambe.
D'une façon générale, les jambières protectrices se révèlent comme étant satisfaisantes pour le but auquel elles sont destinées si elles s'étendent vers le haut le long de la partie arrière et en partie seulement autour des côtés de la jambe comme représenté. Mais, si désiré, on peut prévoir sur l'un ou sur les deux bords longitudinaux 10a un morceau ou pan supplémentaire de la matière imperméable mince, comme indiqué par le pointillé 10b dans la fig.2, ce ou ces morceaux d'étoffe supplémentaires étant ramenés par-dessus la partie avant de la jambe et maintenus en position par les moyens mêmes qui servent à retenir en position la partie principale 10 comme décrit ci-après.
Le morceau d'étoffe de soie huilée ou autre matière 10 peut (comme représenté) être d'une seule pièce mais si l'on désire que cette partie de la jambière protectrice soit confectionnée pour se conformer plus étroitement à la forme de la partie arrière de la jambe, elle peut être constituée par deux pièces symétriques dont les bords postérieurs soient établis ou conformés de la manière représentée en fig.8, ces pièces ainsi
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confectionnées étant solidarisées en imbriquant leurs bords postérieurs et en les piquant l'un à l'autre.
Le morceau d'étoffe 10 est assujetti au bord supérieur du rebord 9a de la partie qui Vient porter contre le talon par des piqûres 11. De préférence, ce morceau d'étoffe 10 est prolongé au-dessous de la ligne de points 11 soit à l'intérieur du rebord 9a, soit encore (comme représenté) à l'extérieur de ce rebord et est fixé, en outre, au bord inférieur de la partie venant porter contre le talon par une piqûre 9b. Oette piqûre sert également à maintenir réunis l'embase 9 et le rebord 9a de la partie de la jambière qui vient enclaver le talon.
Les organes prévus pour la rétention de la jambière de protection en position déployée sur la jambe peuvent être cons- titués par des tubans ou cordons tels que 12 dont l'un est disposé à l'extrémité supérieure de l'étoffe 10 et l'autre à un endroit intermédiaire entre cette extrémité supérieure et le rebord de la partie venant porter contre le talon à son extrémité inférieure. Ou encore, si on le désire, plus d'un ruban ou cordon peut être prévu entre les extrémités supérieure et inférieure du morceau d'étoffe 10.
Ces rubans peuvent être élastiques et placés aux endroits requis sur l'étoffe 10 en prévoyant sur celle-ci des gaines ou passants tubulaires horizontaux ou transversaux 13 et 14 à travers lesquels on peut engager les rubans, de façon que leurs extrémités respectives fassent saillie par rapport aux bords verticaux 10a de l'étoffe.
Le passant tubulaire 13 qui se trouve à l'extrémité supérieure de l'étoffe 10 peut faire corps avec celle-ci grâce à un repli ou ourlet et à une piqûre de cette étoffe. Quant au passant tubulaire intermédiaire 14, il a avantage à être constitué en piquant sur l'étoffe 10 une bandelette rapportée 14a comme le montre la fig.3.
Les extrémités saillantes des rubans 12 sont garnies
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respectivement des parties mâle et femelle ou complémentaires 15 et 15a d'un bouton à pression, d'une agrafe à ressort ou d'une attache équivalente, de façon qu'on puisse les fixer l'une à l'autre pour maintenir la jambière protectrice à l'état déplié, c'est-à-dire étendue contre la jambe.
Les rubans 12 peuvent être capables de coulisser librement dans les gaines ou passants tubulaires 13 et 14 ou encore une de leurs extrémités peut être fixée à l'étoffe 10 pour empêcher qu'on ne tire trop le ruban dans ces gaines tubulaires, auquel cas l'extrémité fixée fait saillie, de préférence, par rapport au bord 10a auquel il est adjacent d'une quantité juste suffisante pour recevoir la partie du bouton ou de l'agrage qui est montée sur cette même extrémité.
Au lieu des rubans ou cordons élastiques 12 décrits, on peut utiliser d'autres organes d'attache tels que des ganses ou lacets qu'on enfile à travers les passants ou gaines tubulaires, de maniére que leurs extrémités respectives en sortent et puissent être rapprochées et nouées sur la partie avant de la jambe, les extrémités libres de ces ganses ou lacets pouvant être munies de glands ornementaux tel que celui que montre la fig.5.
Au lieu de prévoir des organes d'attache destinés à être enfilée dans des passants ou gaines tubulaires comme décrit, on peut supprimer ces derniers et donner aux organes d'attache la forme de rubans ou lacets courts assujettis à une extrémité à des endroits correspondants des bords longitudinaux respectifs 10a de l'étoffe. Ou encore, on peut prévoir des sangles élastiques repliées en forme de boucles sur un des bords longitudinaux de l'étoffe et conformées ou étudiées pour être engagées sur des bou- tons montés sur son bord longitudinal opposé.
Bien qu'il soit préférable de munir la partie de la jambière qui vient porter contre le talon d'un rebord vertical 9 puisqu'on évite ainsi que l'étoffe mince ne fasse des plis à l'intérieur du
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soulier et ne gêne la personne qui le porte tout en augmentant la durée d'usage de la jambière, on pourrait, dans certains cas, pour des buts d'économie de fabrication, supprimer ce rebord 9a.
L'étoffe qui constitue le panneau 10 de protection du bas est, de préférence, une étoffe transparente ou pratiquement transparente et incolore, de manière que le galbe de la jambe et la couleur du bas soient parfaitement visibles à travers elle et que la jambière protectrice ne soit pas inesthétique ou tout au moins le soit au minimum.
Une jambière pare-éclaboussures établie selon l'invention peut être mise en place très aisément quand il en est besoin et sans qu'il faille enlever le pied complètement hors du soulier désigné par 16 dans la fig.5. Il suffit, en effet, de presser la partie avant du pied vers le bas pour l'arcbouter dans le soulier et dégager son talon du soulier puis d'adapter la partie inférieure de la jambière de protection qui doit épouser le talon de la personne contre celui-ci, cette partie étant ensuite emprisonnée à l'endroit convenable dans le soulier quand cette personne y engage à nouveau son talon.
Le morceau d'étoffe 10 déployé est alors appliqué contre la jambe, il y est maintenu en amenant les extrémités des rubans 12 par-dessus la partie avant de la jambe et en les boutonnant ou agrafant ou plus généralement en attachant la jambière de protection à l'endroit convenable sur la jambe.
L'enlèvement de la jambière de protection s'effectue avec la même facilité; - Une fois dégagée, l'étoffe mince 10 est tout d'abord rabattue et repliée sur elle-même (comme le montre la fig<6) pour amener l'une contre l'autre les moitiés supérieures: et inférieure de sa surface externe, de manière que la boue qui peut avoir été projetée sur elle soit retenue entre les faces contiguës de ses parties repliées, après quoi on peut replier ou rouler l'étoffe autour de la partie correspondant au talon (comme
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le montre la fig.7) pour ranger la jambière sous le plus petit volume possible dans un sac de dame ou dans une poche de vêtement ou de manteau.
Seules les parties non souillées de l'étoffe se présentent alors à l'extérieur, de sorte que la jambière ainsi rangée ne risque pas de salir le sac ou la poche dans laquelle elle se trouve.
Il est facile ensuite de débarrasser la jambière de protec- tion de la boue ou autre saleté qui a pu l'éclabousser, par exemple à l'aide d'une éponge imbibée d'eau propre ou d'une brosse.
REVENDICATIONS.
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1.- Jambière de protection des bas de dames contre les écla- boussures, caractérisée en ce qu'elle comprend une partie réten- trice destinée, quand elle est en usage, à se placer à l'inté- rieur du soulier et à venir porter contre une partie du pied de la personne, cette partie rétentrice étant combinée avec une par- tie protectrice mettant le bas à l'abri et étudiée pour envelopper au moins partiellement la jambe de la personne, et des organes maintenant en position déployée sur la jambe cette partie protec- trice.