<Desc/Clms Page number 1>
un système harmonieux de procédés et dispositifs consistant en ballasts gazeux,permettant de maintenir en'flottaison les navires et sous-marins sinistrés et de faciliter les travaux de renflouement des bâtiments échoués.
La présente demande de brevet a pour objet de parer rapidement aux voies d'eau ec d'empêcher l'immersion et la perte des na- vires, au moyen de "ballasts gazeux"formés: I )par des ballonnets fixes ou transportables,à fonctionnement automatique ou commandé,gonflés par un gaz quelqonque et se déployant à l'intérieur même des doubles coques,soutes,compar- timents étanches,cabines,etc...
2 )par des bâches de toile imperméabilisées et en partie élas- tique,épousant la forme des grands compartiments,ouverte seule- ment vers le bas, déployées par la pression intérieure d'un gaz quelconque,produit dans des conditions de rapidité et de faci- lité exceptionnelles.L'invention est d'application pratique : 1.pour maintenir en flottaison les navires sinistrés; 2.pour ramener en surface,par ses propres moyens,le submersible dont les ballasts sont crevés à la partie supérieure,ce qui a pour effet de rendre illusoire l'emploi d'air comprimé; 5,pour alléger les navires échoués et faciliter leur relevage par les moyens habituels.
Les avantages de ce système sont,en résumé:une plus grande sé- curité à bord,une limitation des désastres maritimes,-Elle per- met d'envisager une plus gradée sécurité de la navigation sous- marine et d'autre part, en cas de guerre,elle réduirait,dans une mesure sensible,la destruction des vaisseaux de guerre ou de commerce et rendrait inopérante la guerre sous-marine.
Les appareils ci-après cités et décrits sont d'une grande sim- plicité de fonctionnement et de manoeuvre,d'un coût peu élevé d'une réalisation industrielle aisée et d'une adaptation com- mode,non seulement à tous les types de vaisseaux mais encore aux différents compartiments d'un même vaisseau.
<Desc/Clms Page number 2>
FORMES PARTICULIERES DE REALISATION.
A.POUR LES NAVIRES DE SURFACE.
En partant de la coque vers les compartiments centraux, on rencontre successivement la coque, de petites cabines,des couloirs de circulation de grands compartiments;de bas en haut :des et enfin des saperstuctures,ponts supérieurs,etc...
Les moyens de protection doivent être adaptés à chacun de ces comparti- ments;certains peuvent toutefois être construits en série.Nous exami- nirons l'application pratique dans les divers cas.
I.Double coque ou compartiment étanche-assez exigu(navires de guerre ou autres ):La figrê I représente en coupe, une double coque vide ser- vant uniquement à la protection du vaisseau.Une baudruche I est,en cas d'immersion, déployée comme l'indique la figure,en remplissant une par- tie notable de- la capacité,mais sans épouser la forme de la coque ex- térieure 2.Si nous supposons que les deux parois du navire(2 et 3)sont percées,la baudruche quiest normalsmant repliée dans le fond du com- partiment, se gonfle lentement ;
elle occupe l'espace,au détriment de l'eau.Elle ne se brise pas contre les bavures de la paroi extérieure car la pression de l'eau la refoule vers l'intérieur.Cette disposition permet à la baudruche(couveste vers l'intérieur de plaquettes de mousse de caoutchouc 4, de s'appliquer sur la déchirure de la coque intérieure (dont les bavures sont orientées vers l'intérieur)et d'aveugler ou d'atténuer la voie d'eau.Le fonctionnement est automatique. L'organisatin des secours bénéficie d'un temps précieux.Le gazéificateur 5 pour le gonflement de la baudruche est placé,soit dans le compartiment de des- sous,soit à la. partie inférieure de la double coque ou à l'intérieur du vaisseau.Le dispositif fonctionne dès que l'eau,envahissant la dou- 51e coque,pénètre dans le gazéificateur.
La fig.2 montre la coupe verticale d'un tel gazéificateur produisant du gaz acétylène:Il comprend essentiellement:un récipient I contenant une charge déterminée 2 de carbure de calcium (CaC2). Celle-ci est propor-
<Desc/Clms Page number 3>
tionnelle au volume et à la pression du ballonnet ;la variant entre IKo033 absolu et 1.033K en plus par 10 mètres de hauteur d'eau.
Un K de CaC2 donne 300 litres d'acétylène gazeux(C2H2)à la pression atmosphérique et à la température ordinaire,.Le carbure de calcium est contenu dans un sac conçu spécialement pour assurer une immersion rapide.
Lorsque l'eau envahit le compartiment, elle fond la pastille 3 soluble dans l'eau,pastille munie d'un tamis protecteur4 et descend vers le ré- servoir par le tube 6.La partie extérieure de ce tube dait être malléa- ble, flexible et résistante afin de ne pas se briser sous le choc.Le tuyau en plomb peut subir des déformations importantes sans se déchirer; mais le tube annelé en acier présente plus de garantie.Il est préférable de ne pas fixer l'ouverture de la prise d'eau près de la paroi extérieu- re du navire,mais plutôt vers l'intérieur .Le tule flexible est raccordé au tube intérieur en fer 7, muni à sa base d'une soupape 8, de grande sur- face, très légère(en aluminium ou en caoutchouc vulcanisé).
L'eau monte alors jusqu'au niveau 9.Elle atteint alors la charge de CaC2 fixée autour du tube par des liens en caoutchouc entourée d'un papier buvard épais.Le contact de l'eau a une double influence :le bourrageinté- rieur en coton 10 s'imbibe fortement par capillarité et du gaz se produit; le papier buvard subitement amolli par l'immersion se déchire sous la pression intérieure et toute la charge de CaC2 s'écroule dans l'eau en produisant un rapide flux gazeux.La pression agissant sur la surface de l'eau referme la soupape automatique dont le fonctionnement est parfait à cause de sa surface,de sa légèreté, de son guidage parfait et aussi du fait que la pression est transmise par un corps à la fois lourd et fluide:
l'eau.Le gaz s'acheminera vers le ballonet par une canalisation II,flexi- ble et assez large.La quantité d'eau s'établit simplement:! K de CaC1 absorbe 560 grammes d'eau.C'est le volume de la capacité de hauteur 9.
Mais il y a lùeu de forcer à la fois le dosage en CaC2 et en HOpour te- nir compte des pertes et de la pression de l'eau qui envahit le compar-,, timent. Par suite du roulés ou du tangage, 1'eau absorbée par l'appareil
<Desc/Clms Page number 4>
est en mouvement et elle beut atteindre prématurément la charge.C'est pourquoi celle-ci a été placée au centre,le mouvement de l'eau atteignant surtout les parois.Ilfaut ajouter que le roulis facilitera la gazéifica. tion par la suite en secouant les éléments en présence.Il n'y a pas lieu de prévoir de trop grands ballonnets;il est pférable de les multiplier.
Chacun d'eux,déployé,doit atteindre la voûte, pour éviter l'effort de tra- tion à la base..Les pressions extérieurex et intérieure s'équilibrent à chaque instant.Le caoutchouc résiste aisément à ce travail d'écrasement.
La mousse extérieure est faite de plaquettes,collées sur leur bord supé- rieur seulement,pour éviter un trop grand effort d'extension.
Dans le cas de navires de guerre blindés,la double coque et les comparti- ments exigus extérieurs seront pourvus de soufflets repliés en toile épais - se caoutchoutée ou en empeigne.Le gonflement serait réalisé par l'air com- primé.Un flotteur placé dans le compartiment ouvrirait le robinet d'air lorsque l'eau envahirait le compartiment.Ily a lieu de noter l'énorme importance de ces ballasts gazeux pour le maintien en équilibre d'un vais- seau lourd.
2.Petits compartiments périphériques.vaisseaux légers.
Les petits compartiments extérieurs,en cas d'immersion,seront remplis par un ballast gazeux consistant en une simule baudruche sans gazéificatieur métallique,acrochée à la muraille(voir fig.3:coupe en élévation et profil).
La baudruche I est repliée contre la muraille 2;des orifices supérieurs 3, munis de soupapes légères,permettent à l'eau d'aboutir à une charge de CaC2 pulvérisé,encollé dans des feuilles de buvard ou de toile,de faible épais- seur et de grande surface.Lorsqu'une quantité suffisante d'eau est intro- duite pour provoquer le flux gazeux, la soupape se referme.La quantité d'eau admise varie avec la hauteur H,le diamètre de l'orifice 3 etla ré- sistance de l'enveloppe contenant le @ le faible encombrement, ce type de baudruche serait d'application également dans les embarcations légères, yachts,bateaux de pêche,etc...Ce dispositif fonctionne automatique- ment et sans surveillance.On pourrait lui reprocher la nécessité de
<Desc/Clms Page number 5>
.
multiplier de telles baudruches dans les différents compartiments.
Mais on peut prévoir égalment un type d'appreil transporta'ole,à fonc- tionnementégalement automatique.En ce cas,ces appareils sont rangés dans les superstructures centrales et le personel, on cas de danger,les trams- porte aux lieux immergés.Ce dispositif(voir fig.5)comprend un large réci- pient à fond plat I contenant une caisse métallique 2 avec charade CaC2 recouverte d'une couche assez épaisse de buvard.Un goulot avec pastille fondante 3 et soupape 4 permet l'admission d'eau qui entourera la charge et finira par atteindre le niveau supérieur du récipient 2.La grande sur- face d'immersion aura pour effet une admission d'eau suffisante et une gazéification rapidé provoquera le gonflement de la baudruche 5 repliée sur elle-même. Pour transporter l'appareil on saisira les manettes 6.
3.Pour les couloirs d'accès,on pourra disposer devant la marche envahiss sante de l'eau de tels engins de distance en distance.
4. Les soutes seront protégées spécialement ,c'est un point particulière= ment exposé aux voes d'eau.Les soutes contenant des marchandises du combustible etc.., il convient de prévoir une disposition spéciale cette fin (fig 4),une baudruche repliée est enrôlée et suspendue au plafond,retenue par de simples liaisons de papier gommé.
Le gzificataur 2 est disposé, au niveau leplus bas et un tube flexible 3 en caoutchouc le relie à la baudruche,laquelle se gonfle en cas d'im= mersion,d'une manière automatique (voir traits ponctués 4 ).Cette automaticité revêt une importance spéciale,lorsqu'il s'agit de soutes dont l'envahissement est rapidevu la hauteur d'eau.De plus,ces baddruches déployées à certaines distances,laissent entrélles un espace suffisant, pour les matelots chargés d'aveugler la voie d'eau.
La figure 6 représente une baudruche 1 fonctionnant par l'air comprimé
Une bouteille d'aircomprimé 2 débouche dans unes série 0.'ajutages 3 formant un éjecteur à plusieurs étages .C'est éjecteur permet,par la loi des quantités de mouvements,de réaliser un grand volume sousfaible pression.Une soupape de retenue 4 et un robinet de sù reté 5 évite l'échappement de l'air lorsque lax bouteille est épuisée .
<Desc/Clms Page number 6>
bProtection des compartiments -plus vastes .Utilisation de bâches ouvertes
L'emploi de ballonnets dans les vastes appartements des grands paquebots quoiqu'il ne soit pas exclu,offre des difficultés de réalisation, vu le grand volume de balasts gazeux à produire.C'est pourquoi, il est prévu un système de bâches ouvertes,à la partie inférieure,présentant, en prin= cipe ,une certaine analogie avec la cloche à plongeurs. Différents modes de réalisation sont prévus,selon que l'on emploie le gaz ou l'air comprimé, selon que le gaz est envoyé par le dessous ou par le dessus etc...
Le schéma de la figure 7 met en relief,le principe même de ce procédé.
Une bâche I est jetée par dessus les meubles. Ses dimensions épousent celles du compartiment.Un sac de CaC2 (2) jeté au milieu de la place , dégage du gaz qui gonfle progressivement,la bâche elle-même,et la colle en quelque sorte,contre les murs.
Lax bâche est formée de panneaux en toile imperméabilisée, que séparent dans les deux sens, des bandes de xxxx caoutchouc très extensiblex,3
Grâce à cette disposition,la bâche peut,sans se déchirer,pénétrer dans les replis des parois. L'eau reste, en dessous; à un certain niveau,déterminé par la pression du gaz, comme dans un gazomètre. Certaines parties de la bâche sont protégées, par un matelassage,ou par de la mousse de caoutchouc,par exemple en dessous des candélabres, ou en faee des lucarnes,etc... C'eci implique la nécessité de combiner exactement la bâche selon l'appartement à protéger.On peut évo- demment prévoir que la bâche sera hissée vers le plafond,manoeuvrée et ali- mentée en gaz ou air pa.r le haut.
On remarquara que si l'effort de déploie- ment doit être fourni par le gazéificateur, celui-ci devra débiter I)un volu- me de gaz à la pression atmosphérique égal sensiblement au volume à immuniser
2)un volume supplémentaire destiné à réaliser une pression suffisante pour équilibrer la hauteur d'eau à refouler. Des dispositifs de réglage automati- que peuvent être réalisés très simplement. Nous envisagerons (fig. 8) un système mixte (air et CaC2) pouvant être manoeuvré par le dessous ou par le dessus,indifféremment , selon les circonstances.
La béche I, entourée de ses matelassages 2 et 3 est élevée vers le plafond
EMI6.1
avant d'alimenter en gaz ou air. Elle- est hissée par des perches en bambou 4 A.at'1""'" u
<Desc/Clms Page number 7>
EMI7.1
-L -9 " '.m. ou tirée vers le haut par des câbles 5. Le câble 6 est constitué par un tuyau de caoutchouc ouvert à l'air libre provisoitement.L'air atmosphérique pénètre aussi dans la bâche par le dessous.L'échancrure avec repli est ouverte par la poussée de l'eaa.L'air vient par la porte de sortie 8 qui est maintenue ouverte quelques instants,Lorsque la bâche est hissée . elle s'est remplie d'air atmosphérique.ce aui eonstitue une notable économie de de gaz ou d'air comprimé.
Avant de fermer la porte 8 on a placé des sacs 9 et 10 avec le CA c2;ou on a amené un tuyau d'air comprimé avec un flotteur II (une ouverture est réservée dans la porte 8 pour ce tuyau) Le CaC2 ou l'air comprimé fournissent le supplément de pression nécessaire pour maintenir l'eau à un niveau de 2 ou 3 dm du plancher. La bâche est repoussée contre la porte ar la pression. La manoeuvre est accélérée par le dispositif supérieur On réunit le tuyau 6 une bouche d'air comprimé.
Ajoutons que des poids 12 servent de lest pour maintenir les bords de la bâche au niveau du parquet. Dans certains cas,la disposition du bâtiment oblige à recourir à la commande par l'étage supérieur, Le CaC2 (charge inférieure) permet un certain automatisme:tout se produit comme dans un gazomètre; lorsque l'eau se retire suffisamment, le CaC2 n'est plus inondé.
La fig. 9 offre un schéma d'une bâche maniée par le dessus caractérisée : l)par le niveau maintenu automatiquement;2) par la production d'air faible pression au moyen d'un éjectair à vapeur.
A l'intérieur de la bâche une soupape I avec ressort 2 est attachée à un flotteur 3,par une tige 4. Lorsque l'eau atteint un certain niveau,le flot- teur en s'élevant permet à la soupape,sous l'effet de son ressort de s'ou- vrir. Elle se ferme lorsque l'eau est descendue suffisamment. L'admission d'air comprimé est donc réglée. De plus, il y a lieu de solutionner de la façon la plus correcte le problème de l'air comprimé. On peut envisager séparément ou cumuler des réserves d'air ou la production immédiate;mais l'un ou l'autre moyen peut être insuffisant. De plus il en résulterait une machinerie supplémentaire.
C'est pourquoi 1 'invention prévoit une
<Desc/Clms Page number 8>
production d'air ultra rapide, avec un minimum très réduit d'encombrement et une facilité de mise en train très grande.A cet effet,un éjecteur 5 avec ajutages en tandem reçoit la vapeur par un tuyau souple 6, en acier annelé,relié aux chaudières.Le rendement défectueuxde ces compresseurs à entraînement ne peut entrer en ligne de compte dans cette circonstance.
L'appareil est en aluminium ou en métal léger(sauf l'ajutage-vapeur),afin de rendre sa manoeuvre aisée. Lorsque l'eau est refoulée à un niveau suffi- samment bas,le flotteur provoque la, fermeture de la soupape I et la vapeur sort par les ajutages 5.Ce signal indique qu'il y a lieu de fermer ou de limiter l'injection de vapeur.Les avantages de ce système sont certains:
maniabilité,fonctionnement certain, production d'air à faible pression très rapide.Ainsi sont réalisées les conditions pour constituer efficacemen-t un ballast gazeux de grand volume.Dans tous les bâtiments müs par la va- peur, cette disposition aura la préférence.Enfin,les piliers ou colonnades de ces grands appartements ne sont pas un obstacle à l'adoption de la bâ- che ainsi que le montre la fig.IO.En ce cas on emploie des bâches adjacen- tes.La partie entourant les piliers I et 2 est essentiellement en caoutchouc très extensible.L'air retenu forme un feutrage autour des colonnes.
En général les bâches offrent l'avantage de se coller aux parois et d'ar- rêter l'infiltration de l'eau, quelle que soit la hauteur où celle-ci se produit. DE plus,elles offrent cet avantage sur les ballonnets de protéger les parois en bois contre l'immersion qui a pour effet de les disloquer.Sou- vent les parois de faible résistance gèdent sous la pression de l'eau.La pression créée dans la bâche équilibre la pression extérieure de l'eau.
On notera aussi que si deux compartiments contigus sont immunisés par ¯des bâches, les pressions sur les parois verticales s'équilibrent.
6.Bâches enroulées, pour soutes ou compartiments marchandmses(cargo)(fig.II) L'ensemble de cette bâche constitue un cylindre dont les bandes 3,5,6 sont en toile imperméabiliséex et les bandes 1,2,4 en caoutchouc.
La bâche est ensuite pliée, puis enroulée et accrochée à un tube d'air com- primé 7.Les bandelettes se prolongeant de la base aux génératrices, ce cylindre
<Desc/Clms Page number 9>
déjà important est encore extensible.
EMI9.1
9.Comuartiments étanches (marine de erre) lies cuirassés comportent des compartiments assez petits séparés par des cloisons avec fermeture hermétique, Dans ce cas, la bâche n'est pas toujours nécessaire. 11 suffit parfois de placer dans le compartiment des caisses de CaC2 recouvertes de papier buvard en cuche assez épaisse. Le poids de CaC2 est en proportion du volume à immuniser, Lorsqu'une voie d'eau se produit,le pèrsonnel se retire après avoir retiré le couvercle métallique qui protège CaC2, et lorsque les autooclaves sont fermés,le gaz se produit et le ballast gazeux se forme.
11 faut toutefois noter que is la voie d'eau est au niveau supérieur, le gaz s'échappe sans effet. On ne peut employer ce procédé que dans certains cas,pour des compartiments internes dont la voie d'eau ne peut,selon toutes prévisions s'ouvrir qu'à la partie inférieure seulement, et lorsque le compartiment est lui-même hermétique.
EMI9.2
Type de bâche hermétique compartimenté: Ce mode de réalisation comporte une bâche extérieure I,épousant les formes du compartiment (toile et bande- lettes de caoutchouc) contenêt une baudrmche intérieure 2, adaptée sur le robinet de prise d'air 3. L'espace entre les deux bâches est séparé par une série de cloisons en toile imperméable 4. Lors de la confection,on a laissé subsister un peu d'air entre ces cloisons étanches qui forment au- tant de matelas pneumatiques protégeant la baudruche intérieure.
Notes complémentaires;Il n'est pas possible de prévoir dans le cadre res- treint de ce mémoire, les différents modes d'emploi du ballast gazeux. Une observation s'impose:il faut que chaque bâtiment à protéger soit étudié à cette fin, dans une vue d'ensemble,et que chaque compartiment soit pourvu du meilleur-système.
Les ballasts automatiques seront réservés pour les compartiments les plus exposés;les ballasts commandés pour les grands compartiments intérieurs.Les transporteurs de combustibles inf ables (pétrole etc.) devront se borner à l'emploi de l'air comprimé,le gaz acé- tylène présentant certains dangers d'incendie.Le compartiment des machines
<Desc/Clms Page number 10>
ne peut être protégé davantage par ce même gaz qui pourrait s'allumer de façon ou d'autre.
Il est possible de réduire la dépense et de simplifier les bâches en les remplaçant,dans certains cas, par de simples panneaux en toile imperméabili - sée très solide. Des crochets sont prévus aux parois.Lorsqu'une paroi est menacée ou lorsqu'elle présente une ouverture,on accroche cette bâche aux endroits voulus;sous la pression du gaz,la bâche se colle contre la paroi menacée et le compartiment est immunisé.
Une dernière remarque: en période de tempête ou en temps de guerre lorsque existe en permanence la menace de torpillage, il y a lieu de placer les baudruches,de fixer les bâches et de raccorder les tuyauteries, à l'avance de sotte que la manoeuvre puisse s'effectuer sans perte de temps. Ces moyens sont mis en oeuvre si l'aveuglement de la voie d'eau s'avère im- possible. A l'exception des hommes chargés de la manoeuvre,l'équipage et les passagers se réfugient dans les superstructures.
B. PROTECTION DES SUBMERSIBLES.
Le sous-marin navigue souvent à l'aveuglette. Il est exposé,même en temps de paix,à de graves accidents tels que ceux que l'on eut à déplorer en 1939.Une voie d'eau peut donc sep produire,lorsque le sous-marin heurte un autre vaisseau en demi-plongée.Une manoeuvre maladroite des clapets ou des tubes lance-torpilles ou des soupapes d'air des ballasts peut aussi déterminer une voie d'eau dans les ballasts.En temps de guerre de graves blessures sont faites aux submersibles condamnant les équipages à une fin cruelle.Les sous-marins s'échouent ainsi à de grandes profondeurs. Lorsque la déchirure se produit à la partie supérieure d'un ballast,l'air compri- mé est impuissant à expulser l'eau.
Le sous-marin peut remonter à la sur- face ou descendre au fond parfois,pour une différence de poids peu consi- rable. Il n'est pas possible d'employer les ballonnets à CaC2 automatiques décrits ci-avant,car normalement, les ballasts doivent être remplis d'eau pour l'immersion et vidés pour la temontée.On peut toutefois prévoir un tel ballonnet commandé de l'intérieur du vaisseau.Il suffit de placer un robinet sur le goulot d'admission d'eau.En cas d'accident on ouvre ce
<Desc/Clms Page number 11>
robinet et la baudruche se gonfle.
EMI11.1
Oq1 L'avantage du Oa.2 c'est qu'il évite la dépense de l'air précieux pour lé- quipage.Il est vrai que l'on pourrait aussi utiliser l'air comprimé ,mais celui-ci doit exister en réserve;la dépense n'est pas considérable. jlle ne dépasse pas la consommation normale pour la vidange du ballast.On peut adap- ter au même goulot de la baudruche,un tuyau d'air comprimé et cumuler les deux moyens.On eut alement révoir à l'intérieur du ballast deux bâches complètement fermées et en-roulées,l'une reliée au 8:80:2 et l'autre à la prise d'air.C!es bâches épousant sensiblement la forme de la coque du ballast,se- ront faites de bandes de toile et de caautchouc disposés selon la fig.II.
On pourra en prévoir plusieurs. sur toute la longueur des ballasts.Ces bâchES occupent au repos un volume.restreint.Il est pour ainsi dire impossible que que la formation de ces ballast gazeux ne rétablissent la force asception- nelle du ldaieau, Dans le pire,le sous-marin sera ramené à une faible profon- deur.L'équipage se sauvera par le sas au moyen de l'appareil Davieq et 1e vaisseau sera remorqué vers le port le plus proche. La charge de CaC2 doit être suffisante pour créer une pression de 2 ou 3 atm.correspondant à 20 ou
30 m, d'immersion.Mais on se gardera de prévoir un développement du volume entier à la pression maximum cas,si la pression est inférieure,la bâche gon flée démesurément ira se crever contre les bavures de la tôle A 3atm. la bâche pourrait occuper par exemple la moitié du volume normal.
Dans la cons truction seront disposés des cordages de protection pour la bâche. La fig.
13 montr la bâche I au repos, le robinet 2 à 1'intérieur du vaisseau, le trait ponctué 3 marque la limite du développement du ballast gazeux;les cor des 4,en caoutchouc,servent à protéger la bâche contre les bavures de la tôle 5 du ballast extérieur,et à atténuer le ressac à l'intérieure de ce ballast.Avec l'air comprimera manoeuvre présente une plus grande rogres- sivité;on opère lentement,dès que la remontée commence on arrête l'injec- tion d'air.Ce mode d'emploi semble devoir s'imposer.Les compartiments in térieurs seront pourvus de ballonnets en baudruche,tels que ceux décrits pour les navires de surface.Les bâches ouvertes seront exclues.
Si le submersible n'atteint pas exactement la surface, les machines n'étant pas avariées,on regagnera la surface en agissant sur le gouvernail de profondeur.
<Desc/Clms Page number 12>
La possibilité d'attendare, dans le pire, une faible profondeur, permet aussi d'envisager de compléter la bouée fumigène et avertis= seuse ,d'une bouche d'air reliée au vaisseau par un tuyau protégé.
L'adoption de ce mode de sécurité peut modifier les conditions matérielles et psychologiques de la navigation sous-marine.
C RENFLOUREMTN DES NAVIRE:! Il Il y a lieu de cumuler avec les moyens ordinaires (caissons d'air, bâches extérieures formant cloches d'air, injection d'air comprimé) un Dispositif pouvant assurer la production à l'intésieur des coques inondées , des ballasta gazeux. Lorsque la voie d'eau est au-dessus d'un compartiment 1'air comprimé s'échappant, ne peut réaliser l'expulsion de l'eau, de plus ce procédé doit etre soutenu.il s'ac- compagne d'une rentrée continuelle d'eau par des parois disjointes a l'intérieur du vaisseau échoué, Il y a lieu d'employer l'un des deux procédés ci-après : 1 jeter par une échancrure de la coque ou par une écoutille, une baudruche portative avec son gazéificateur.
Le goulet de celui-ci sera fermé par un bouchon muni d'une corde que l'on retiendra à l'extérieur.
L'engin ainsi jeté dans le compartiment, il suffira de tirer sur la corde pout" arracher le bouchon et le gazéificateur fonctionnera comme il est indiqué (voir fig. 5) On peut également introduire par couverture de la coque, une bâche roulée avec bandes élastiques. (fig. 1.) Un tuyau d'air comprimé la déploie, à l'intérieur même du vaisseau à l'abri des remous extérieurs . De telles mesures peuvent contribuer à alléger l'épave et à faciliter son relevage.