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PERFECTIONNEMENTS AUX PPAREILS DE MESURE ET AUX BELAIS.
La présente invention est relative à des perfectionnements ap- portés aux appareils électrques de mesure, aux relais et aux dispositifs analogues du type électrodynamique* Elle a pour objet de prévoir des dispo- sitifs de ce genre dont l'armature effectue de très larges déviations, l'é- chelle de ces déviations étant relativement uniforme sur toute sa longueur.
Les moyens de l'invention ont pour but notamment d'obtenir des couples élevés grâce à l'application appropriée de circuits magnétiques en fer ; ils ont également pour objet de réaliser des dispositifs nouveaux fonc- tionnant avec du courant continu ou avec du courant alternatif et comportant des électro-aimants; de mesurer avec de tels dispositifs non seulement des
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courants ou des tensions électriques, mais aussi des fréquences ou bien des produits vectoriels de deux grandeurs électriques quelconques en tenant comp- te de leur déphasage.
D'autres moyens sont relatifs notamment à l'agencement tel du circuit magnétique que l'armature se trouvant dans la position de zéro ne soit sollicitée par aucun couple lorsque la ou les bobines statoriques ne sont pas excitées, ce qui permet de ne pas utiliser des bobines de compensa- tion ; ils concernent également l'élimination de différentes erreurs, comme par exemple celles qui sont dues aux variations de la forme d'onde,
Les autres caractéristiques et avantages de l'invention résulte- ront de la description suivante qui se réfère aux dessins Joints, donnés à titre d'exemples non limitatifs, et dans lesquels!
Les Fig. 1, 2 et 3 représentent l'agencement d'un appareil con- forme à l'invention.
La Fig.3 est un schéma montrant les moyens pour compenser le facteur de puissance.
La Fig.4 représente la réalisation d'un instrument prévu pour les courants polyphasés.
Les Fig. 5-6-7 sont relatives à une variante offrant une plus grande précision et dont la Fig.8 explique le fonctionnement.
Les Fig. 9 et 10 concernent l'application de l'invention à des fréquencemètres dont les Fig, 11 à 14 exposent le principe et le fonctionne- ment.
Suivant une forme préférée de réalisation de l'invention, on fait appel à une structure magnétique comportant une pièce polaire extérieure entourant une pièce polaire intérieure suivant un angle de l'ordre de 250 ; on obtient ainsi un entrefer annulaire dans lequel est montée une bobine mobile fixée excentriquement. La pièce polaire intérieure comporte une ouver- ture centrale à travers laquelle passent un côté de la bobine mobile ainsi que l'arbre qui la supporte. Le noyau constituant la pièce polaire intérieure présente de préférence la forme d'un U dont les branches complètent le cir- cuit magnétique en allant rejoindre les extrémités du noyau extérieur.
Toutefois, le circuit magnétique comporte des entrefers appro- priés interposés entre la pièce polaire intérieure et les bras de la pièce polaire extérieure, en vue d'augmenter la réluctance opposée au flux magné- tique dû à la bobine mobile.
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Une ou plusieurs bobines fixes sont enroulées autour du col de la pièce polaire extérieure ; le cas de l'application du nouveau dispo- sitif comme wattmètre par exemple, une telle bobine peut jouer le rôle de l'élément ampèremêtrique, tandis que la bobine mobile peut constituer un élément voltmétrique.
Sur les Fig, 1 et 2, on voit la bobine mobile 11 qui se déplace dans l'entrefer annulaire 12 offrant une longueur considérable suivant une grande partie du cercle, partie qui correspond, par exemple, à un angle de 270 , ou de 250 au moins. La bobine fixe (ou statorique) 13 produit un flux magnétique qui traverse l'entrefer 12 dans lequel se déplace la bobine mobi- le. Cette disposition peut s'appliquer à des appareils de mesure pour le courant alternatif ou continu, fonctionnant comme des voltmètres et des am- pèremètres par exemple, mais elle* est particulièrement avantageuse dans le cas de wattmètres :c'est cette application particulière qui sera décrite à titre de premier exemple de réalisation.
Dans cette application, on peut constituer la bobine 11 par un enroulement à fil fin relié en série avec un multiplicateur de tension ap- proprié ou avec une résistance, de sorte que cette bobine doue le rôle de la partie voltmétrique du wattmètre, tandis que la bobine 13 oomporte'un nombre approprié de spires ampèremétriques,
Pour obtenir un grand angle de rotation de la bobine mobile, la pièce polaire 14 est entourée étroitement par la pièce polaire 15, Un. côté de la bobine 11 ainsi que l'arbre 16 auquel elle est fixée, passent par le centre de la pièce polaire annulaire 14.
La pièce polaire extérieure 15 est solidaire de la culasse 17 qui, dans l'exemple :représenté, a la forme -d'un c, la pièce 15 constituant une saillie disposée à son milieu et compor- tant une échancrure circulaire à l'intérieur de laquelle se place le p8le 14.
Le circuit magnétique est complété par le noyau radial 18 cons- titué par les deux branches 19 et 20. Les extrémités 21 et 22 de la culasse 17 en c, se rapprochent de très près des dites branches 19 et 20, mais de préférence, elles ne les atteignent pas complètement et laissent subsister des entrefers 23 et 24 afin de réduire la saturation magnétique et de sup- primer les erreurs dues à la forme d'onde, comme il sera exposé plus loin.
Dans la forme de réalisation représentée sur la fig.1. les entrefers 23 et 24 sont relativement petits et inférieurs à l'entrefer 12
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dans lequel se déplace la bobine mobile 11. D'autre part, l'entrefer 12 est de préférence plus petit que l'entrefer 25 prévu entre les deux branches 19 et 20 du noyau 18.
Il va de soi que la forme exacte des pièces décrites à titre d'exemple peut être très différente et qu'on peut utiliser tout autre cireuit magnétique fournissant le flux magnétique entre les pièces polaires. Toutefois en vue d'éviter l'apparition de forces agissant sur la bobine 11 et dues uni- quement à l'effet du courant qui la traverse, il est préférable d'avoir un noyau 18 de forme plus ou moins analogue à celle représentée et comportant notamment deux parties séparées par l'entrefer 25 ; il est d'autre part préfé- rable que le noyau 18 ait une configuration plus ou moins symétrique, tout eu moins en ce qui concerne sa partie voisine de la pièce polaire 14.
Dans le dispositif représenté, toute la structure magnétique est assez symétrique, de sorte que le flux produit par la bobine fixe 13, dans le col 26 de la pièce polaire 15, se divise en deux parties égales qui traversent respectivement les branches 27 et 28, ainsi que les branches 19 et 20 de la pièce polaire centrale dans laquelle les deux flux se réunissent pour traver- ser l'entrefer 12 avec une densité sensiblement uniforme.
La pièce polaire annulaire 14 peut être considérée comme ayant un entrefer 25' de chaque côté auquel sont disposées les branches 19 et 20.
La présente invention n'est toutefois pas limitée à cet arrangement précis, car l'entrefer 12 est constant et, de ce fait, le flux se répartit de lui-même assez uniformément sur toute l'étendue entre les pièces polaires,
Bien qu'on ait signalé plus haut que le circuit magnétique est en fer, il va de soi qu'on peut utiliser d'autres substances magnétiques ayant une perméabilité relativement faible de l'ordre de celle du fer doux : on peut par exemple employer un alliage comportant 47% environ de nickel, le reste étant du fer. Dans le cas du courant alternatif, il est bien entendu, avanta- geux de constituer le circuit magnétique par des tôles superposées.
En donnant à l'entrefer 12 un angle de l'ordre de 270 , on con- çoit que, même avec une bobine mobile offrant une largeur finie non négligea- ble, on puisse obtenir une rotation dépassant 250 .
La Fig.2 représente plus clairement le montage des parties mobi- les. On y voit l'enveloppe 29 dans laquelle se trouve le châssis 30 ayant la forme d'un E et supportant les différentes parties de l'instrument. Ce châssis comporte deux bras verticaux 31 et 32 dans lesquels sont disposés les paliers
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appropriés 35 et 34 constitués, à la manière connue, par des surfaces durcies creuses dans lesquelles pivotent les pointes 35 et 36 de l'arbre 16. Le bras intermédiaire 37 supporte le paquet de tôles 17 du circuit magnétique à l'aide de boulons appropriés 38. Les tôles du noyau 18 sont fixées sur le bras 37 dtune façon analogue par les boulons 39.
Une aiguille 40 et, si on le désire, un dispositif convenable d'amortissement (non représenté) sont fixée à l'arbre 16 et on peut également utiliser des moyens appropriés tels que des spirales conductrices (non repré- sentées) allant aux bornes de la bobine mobile 11, ainsi qu'un ressort de rap- pel. Le cadran (non représenté) est monté derrière le couvercle 41 du bâti 29 et peut être fixé au bras 31.
La construction décrite permet un montage commode et rapide; il peut être effectué par exemple de la façon suivante, Après avoir monté la bobine 11 sur l'arbre 16, ce dernier est monté entre les paliers 33 et 34 qu'on règle de façon appropriée. En mettant la bobine 11 dans une position horizontale, on met en place le noyau 18 au-dessus de l'arbre 16 en faisant passer sas une de ses branches à travers la bobine 11, après quoi ce noyau 18 est boulonné au bras 37 du châssis 30. Après mise en place de la bobine 13 sur la pièce polaire 15, on fait glisser le circuit magnétique 17 le long de l'ar- bre 16 et autour du bras 38, de sorte qu'il vient se fixer également sur le bras 37.
Les autres pièces non représentées, telles que le cadran, etc.. peu- vent être fixées sur le bras frontal 31 du châssis 30, et il va de soi que d'autres pièces de fixation telles que les tiges 42 peuvent être prévues pour supporter le cadran ainsi que la plaque de fermeture 43 du bâti 29, afin d'aug- menter la rigidité de la structure ainsi constituée.
Si l'appareil doit être utilisé comme voltmètre ou comme ampère- mètre, on peut relier les bobines 11 et 13 en série, tandis que s'il doit être utilisé comme wattmètre, la bobine 13 peut être mise en série avec la charge ou reliée à un transformateur approprié, et la bobine 11 peut être connectée entre les lignes du circuit à mesurer ou entre les bornes de sortie d'un transformateur de tension en série avec une résistance convenable.
Lorsque l'appareil est un wattmètre, le courant qui traverse la bobine 13 produit un flux magnétique dans l'entrefer 12, et le courant qui traverse le côté extérieur de la bobine 11 réagit sur ce flux en produisant un couple qui fait tourner l'arbre 16 et l'aiguille 40, en déformant un res-
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-sort de rappel, non représenté.
Etant donné que le noyau 18 est symétrique et que la réactance de la bobine 11 est sensiblement la même pour toutes ses positions, il n'y a pratiquement aucun couple lorsque la bobine fixe 13 n'est parcourue par aucun courant. Toutefois, le courant qui traverse la bobine 11 crée un flux passant par le circuit magnétique de l'appareil : ce flux monte par la branche 19 par exemple et descend par la branche 20 et passe par les branches 28 et 27, pour revenir au noyau 18 et vice-versa. Ce flux ne produit cependant aucun effet particulier, car seul un flux provenant de la bobine 11 et traversant l'entre- fer 12 peut produire un couple par réaction avec le flux de la bobine 13.
Mais on conqoit que si le flux à vide engendré par la bobine 11 est excessif, il peut augmenter la réactance et réduire le facteur de puissance du circuit voltmétrique; il peut également, comme on le verra plus loin, pro- duire des effets de saturation qui, à leur tour, donnent lieu à des erreurs dues à la forme des ondulations du courant, Pour éviter ces phénomènes, on prévoit des entrefers 23 et 24 entre les extrémités 21 et 22 de la pièce 17 et les extrémités 19 et 20 du noyau 18.
L'emploi de noyaux de fer dans les appareils de précision tels que les wattmètres, peut introduire certaines erreurs dans la mesure du fac- teur de puissance dues à un décalage de phase introduit par l'effet d'vstéresis entre le courant réel qui traverse les bobines et sa composante magnétisante.
Si l'on désire compenser ces erreurs, on peut utiliser le condensateur 44 re- présenté Fig.3. Dans cette figure, l'inductance 45 est celle de la bobine voltmétrique 11, sa résistance est représentée en 46; les résistances 47 et 48 correspondent à deux sections du rhéostat relié en série afin de limiter le courant à une valeur appropriée, et les inductances 49 et 50 correspondent aux réactances inévitables des dites sections 47 et 48, On voit que le condensateur de compensation 44 est relié entre une borne de la bobine 45 et un point situé entre les deux résistances 47 et 48.
Dans l'exemple décrit plus haut, on avait admis qu'il s'agissait d'un instrument utilisé comme wattmètre monophasé; il va de soi que l'invention n'est pas limitée à cette disposition particulière et qu'en groupant plusieurs unités de ce genre dont les bobines mobiles sont montées sur un arbre commun, et en prévoyant, s'il y a lieu, des écrans magnétiques entre les bobines fixes adjacentes, on peut appliquer l'invention à des courants polyphasés.
Dans la Fig. 4, on voit deux telles unités pouvant constitue* à la
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manière connue un wattmètre diphasé ou triphasé, Les circuits magnétiques 17 et 17' sont associés en tandem et Ils coopèrent avec un arbre commun 16. Un écran 51 de séparation magnétique destiné à éviter le couplage entre les deux bobines fixes peut être constitué par une plaque ou un paquet de tôles en ma- tière magnétique relativement perméable.
Afin d'élargir la gamme des courants pouvant être mesurés avec les appareils conformes à l'invention et afin de réduire davantage la tendance de la bobine voltmétrique à dévier lorsque la bobine 13 n'est pas excitée, il est préférable de modifier la forme de certaines tôles qui constituent le noyau magnétique, comme le représente la Fig.S et plus en détail les Fig. 6 et 7; dans ce but, on arrondit fortement les oornes 15' de la pièce polaire 15.
La Société demanderesse a trouvé d'autre part qu'on obtient de bons résultats en donnant par exemple à chaque troisième tôle du noyau 18, la forme indiquée en A sur la Fig.7 : ces tôles comportent un épaulement B au lieu d'avoir la forme représentée en C sur la Fig.6. Ces épaulements B sont pratiquement en contact avec les extrémités D des pièces polaires 15',
Lorsqu'on utilise uniquement des,tôles de la Fig,l offrant la forme représentée en C sur la Fig.6, elles sont nettement séparées de la pièce polaire 15 et on rencontre certaines difficultés dues à la saturation aux fortes intensités;
cette saturation peut se produire lorsque la tension d'ali- mentation est faible ou lorsque le facteur de puissance est bas dans le cas de mesurées wattmétriques, Or, il est important qu'un wattmètre, ayant par exem- ple une bobine à gros fil prévues pour cinq ampères, puisse effectuer sans grande erreur la mesure de la pleine puissance, à dix ampères par exemple.
Avec la forme particulière des tôles 18, représentées sur la figure 1, c'est-à-dire en admettant que l'on utilise uniquement les tôles de la forme c de la Fig.6 on peut constater à 10 ampères, une erreur de l'ordre de 1,5% lorsque la bobine à gros fil est prévue pour 5 ampères. Il n'est pas Indiqué de réduire cette erreur en réduisant le flux ampèremétrique et en augmentant le flux voltmétrique, car cette méthode pourrait introduire de nou- velles erreurs dans la mesure de la tension. Bien que les erreurs voltmétriques soint rendues relativement faibles grâce à l'étude symétrique représentée; la bobine mobile aura toujours une certaine tendance à se déplacer vers le milieu de l'éehelle, où les réluctances des parties de l'entrefer de chaque côté de la bobine sont équilibrées.
Il va de soi que cet effet aurait été augmenté si on modifiait la réalisation en renforçant le flux voltmétrique.
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Par contre l'emploi de tôles ayant des saillies B réduit les erreurs ampèremétriques de la façon suivante : En procurant une déviation magné- tique parallèle à l'entrefer, les saillies B réduisent le flux dans ce dernier, mais lorsque le courant est augmenté et atteint une valeur voisine de 10 ampè- res (dans l'hypothèse que la bobine 13 est prévue pour 5 ampères), la densité du flux devient tellement forte que les dites saillies sont saturées et l'effet de la dérivation magnétique devient moins prononcé : on compense ainsi les er- reurs ampèremétriques qui autrement auraient lieu consécutivement à la satura- tion augmentée du circuit magnétique dans son ensemble; d'autre part, on dimi- nue le rapport entre le flux magnétique et le courant aux fortes intensités.
L'emploi de tôles ayant la forme A de la Fig.7 produit donc une bonne compensation à 10 ampères et une réduction de l'erreur voltmétrique à moins de 1% jusqu'à des courants de 12 ampères,toujours dans l'exemple choisi plus haut où l'instrument comporte une bobine de 5 ampères. La diminution de la réluctance de l'entrefer, aux extrémités du cadran diminue également la tendance de la bobine 11 à revenir vers sa position médiane.
De cette façon, on réduit sensiblement aussi bien l'erreur ampèremétrique que l'erreur volt- métrique par une simple modification de quelques tôles du noyau,,
La Fig.8 illustre le principe suivant lequel on réduit les erreurs ampèremétriques, La forme paticulière et la construction des tôles représen- tées Fig. 6 et 7 donnent des résultats satisfaisants dans le cas d'alliages en fer et nickel ayant approximativement 47% de nickel. Cet alliage a une courbe d'aimantation correspondant approximativement à la courbe E de la Fig.8; sa partie supérieure F s'écarte sensiblement de la ligne droite pointillée qui prolonge sa partie inférieure, Dans le cas d'un appareil de 5 ampères, le point de séparation K est situé approximativement vers 8 ampères.
La courbe G repré- sente le flux qui est dérivé par les saillies B des tôles ayant la forme A, et on voit que ces tôles commencent à se saturer aussi vers 8 ampères, ce que l'on obtient par le choix approprié du nombre et de la forme de ces tôles. En des- sous de ce point de saturation, le flux dérivé devient de plus en plus faible et le flux résultant, qui traverse l'entrefer, est représenté par la courbe H qui a une partie rectiligne allant plus loin que celle de la courbe E : cette partie rectiligne atteint par exemple le point J situé vers 12 ampères.
Les dispositifs du genre décrits peuvent être utilisés également comme fréquencemètres, à condition qu'on y introduise quelques modifications peu importantes. Suivant la forme de réalisation préférée, on peut appliquer
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deux circuits résonnants du type habituel et accordés à des fréquences en dessous de la gamme des fréquences que l'on désire mesurer avec l'appareil.
Ce dernier a donc la forme d'un instrument à deux circuits résonnants, l'effet des courants d'un de ces circuits s'opposant à celui de l'autre l'action résultante dépend dans ces conditions du rapport entre les deux courants et par conséquent de la fréquence.
L'appareil lui-même peut être analogue à ceux décrits plus haut, mais il doit comporter une partie additionnelle produisant un couple de rappel et constituée par un appareil également dynamométrique que l'on décrira ci- après.
Un tel instrument est représenté sur la Fig.9: il se compose de la partie principale 62 et de la partie additionnelle 63 fournissant un couple de rappel. Pour mesurer la fréquence du circuit 61, on utilise deux circuits résonnants 64 et 65 qui alimentent les deux enroulements fixes 71 et 72 de la partie 62.
Chacune des parties 62 et 63 comporte des éléments fixes et des éléments mobiles, ces derniers étant supportés par l'arbre commun 66. Les bo- bines fixes 71 et 72 sont alimentées en parallèle par les circuits résonnants 64 et 65 et elles sont toutes les deux en série avec la bobine mobile 73, ainsi qu'avec les enroulements de la partie 63 de l'ensemble, comme le représente la figure. Chacun des circuits résonnants 64 et 65 peut comporter une réactance et une capacité en série, à la manière habituelle. L'un de ces circuits est accordé à une fréquence supérieure à la gamme de fréquences à mesurer, tandis que l'autre est accordé à une fréquence inférieure à cette gamme. Les deux bobines 71 et 72 produisent des couples opposés agissant sur la bobine mobile 73.
La partie 63 produisant un couple de rappel ressemble à un ins- trument dynémométrique habituel ayant un cadran de 90 ; elle comporte une bo- bine fixe 74 montée de telle sorte qu'elle est divisée en deux parties sensi- blement égales par l'arbre 66; son axe magnétique est perpendiculaire à cet arbre.
Elle comporte d'autre part une bobine mobile 75 montée sur le dit arbre; son flux est également perpendiculaire à ce dernier. Le dispositif comporte en- fin une palette 76 solidaire de l'arbre 66 et montée pratiquement dans le plan de la bobine mobile 75, perpendiculairement à son axe magnétique, Les deux bobines 74 et 75 sont reliées en série, de sorte qu'elles sont traversées par le même courant que la bobine mobile 73 de la partie 62 de l'Instrumenta Dans
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ces conditions le rapport entre le couple principal et'le couple de rappel, ainsi que la déviation de l'instrument, sont indépendants des variations de la tension de la source 61, Pour mesurer ces déviations, on peut, bien entendu, prévoir une aiguille 77 fixée sur le même arbre et se déplaçant devant un ca- dran 78.
Ce cadran est disposé de telle façon que, lorsque l'aiguille 77 se trouve dans sa position médiane, la bobine 73 est sensiblement dans la po- sition représentée sur les Fig. 9 et 10, et la bobine mobile 75 est dans la position indiquée Fig.9; les axes magnétiques des bobines 74 et 75 sont alors parallèles. Les sens des enroulements sont tels que, lorsque l'aiguille 77 est déviée dans une direction quelconque de 90 au moins, le champ produit par la bobine 74 tend à faire tourner la bobine mobile 75 dans la direction opposée à celle dans laquelle le champ tend à faire tourner la palette 76.
L'appareil est également établi de telle manière que le couple produit par la réaction entre les bobines 74 et 75 est plus fort que celui qui est produit par la réaction entre la bobine fixe 74 et la palette 76, Enfin, l'arrangement est tel que le couple résultant de la partie 63 s'oppose à celui produit par l'instrument principal 62.
On comprendra mieux le fonctionnement de cet ensemble en se ré- férant à la Fig.ll qui est un diagramme représentant les couples fournis par les différents éléments de l'instrument pour une tension donnée en fonction de la position angulaire de l'aiguille. La position médiane de l'aiguille re- présentée sur les Fig.9 et 10 correspond à l'indice zéro de la fig.11
Les couples sont portés en ordonnées et les angles en abscisses.
Le couple de l'instrument principal 62 est relativement constant, quelle que soit la déviation, lorsque la fréquence est constante, c'est-à-dire la diffé- rence des courants qui traversent les bobines 71 et 72, car l'entrefer 70 est sensiblement constant. Les variations du couple consécutives aux variations de cette différence des courants c'est-à-dire aux changements de fréquence, sont pratiquement linéaires dans la gamme de fonctionnement de l'appareil ; et puis- qu'on désire réaliser une échelle linéaire, le couple de rappel doit également varier d'une façon approximativement linéaire en fonction de la déviation.
Dans ces conditions, le couple de la partie 62 de l'instrument est représenté par la ligne droite 79 qui coupe l'axe horizontal au point 0 de la Fig.ll.
Le couple dû à la réaction entre les bobines 74 et 75 de la partie 63 de l'appareil, varie conformément à l'équation
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T - E2sin x où E représente la tension appliquée et x la déflection angulaire à partir du milieu du cadran. Cette équation xx est représentée par la sinusoïde 80 de 'la Fig.ll.
Le couple produit par la réaction entre la bobine 74 et la palette 76 est proportionnel à E2sin 2x et il peut être représenté par la sinusoïde 81 de la fig.11 Pour des raisons exposées plus loin, il est prêté- rable que le couple maximum créa par les éléments 74 et 76 soit approximati- vement de 40% du couple produit entre les bobines 75 et 74* La courbe 81 représente donc l'équation :
T - 0.4E2sin 2x
Le couple résultant de la partie 63 de l'instrument est égal à la somme algébrique des courbes 80 et 81;
il est représenté par la courbe 82 en pointillée On voit que cette courbe 82 se rapproche beaucoup plus de la ligne droite que les sinusoïdes 80 et 81 et que ses ordonnées croissent pro- gressivement jusqu'aux déviations qui sont au-delà des maxima de la sinusoïde 80, En fait, la courbe 82 a des ordonnées croissantes en valeur absolue pour des déviations de l'ordre de 135 à droite et à gauche du point milieu du cadran, de sorte qu'on obtient un cadran de l'ordre de 270 ne présentant aucun point d'instabilité.
Bien que la présente invention ne soit pas limitée à la réali- sation du rapport entre les couples des différents éléments de l'appareil 63, on a trouvé que des résultats très satisfaisants étaient obtenus en utilisant le rapport indiqué plus haut et représenté sur la Fig.ll.
Dans les Fig. 12, 13 et 14, on a représenté, à une échelle plus grande, la moitié gauche de la Fig.ll pour les différentes valeurs du dit rapport entre les couples.
Dans la Fig. 12 par exemple ce rapport est égal à 0.25 On voit que dans ce cas la partie tombante de la sinusoïde 80a prédomine vers la partie Inférieure de l'échelle, c'est-à-dire vers l'extrémité de la droite 79, de sorte que la courbe résultante 82a atteint son maximum et commence à re- tomber pour une déviation angulaire inférieure à 120 mesurée à partir du milieu du cadran. Il en résulte que l'instrument devient instable aux extré- mités du cadran; pour une fréquence qui correspond à un point au-delà du sommet de la courbe 82a, l'aiguille peut occuper une position indéterminée et ne pas suivre les variations de la fréquence.
Les courbes de la Figl.13 représentent à titre d'exemple le résul-
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-tat que l'on obtient lorsque le rapport est de 0,5. Dans ce cas, la courbe résultante 82b augmente progressivement vers les extrémités du cadran, de sorte que le couple de rappel est satisfaisant vers les extrémités de l'échelle, mais il s'écarte sensiblement de la voie linéaire dans le voisinage du zéro : dans cette région la courbe 82b du couple résultant ne monte que très lentement. Il en résulte que l'instrument devient assez inerte au milieu du cadran et cette inertie peut être suffisante pour donner lieu à de l'instabilité.
En faisant le dit rapport égal à 0,4 environ, comme le représon- tent les Fig. 11 et 14, on obtient une courbe résultante 82 qui suit assez fidèlement la loi linéaire, de sorte qu'on obtient une échelle approximative- ment uniforme pour toutes les valeurs de la déviation, cette dernière pouvant, comme on l'a vu, atteindre 270 . Il est donc préférable de réaliser approxi- mativement ce rapport des couples comme il a été indiqué plus haut.
Bien qu'on ait représenté et décrit plusieurs formes de réalisa- tion de l'invention, il est évident qu'on ne désire pas se limiter à ces formes particulières données simplement à titre d'exemple et sans aucun caractère restrictif et que par conséquent toutes les variantes ayant même principe et même objet que les dispositions indiquées ci-dessus rentreraient comme elles dans le cadre de l'invention.