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" Perfectionnements relatifs aux procédés pour augmenter -- la résistance des objets métalliques aux effets des agents corrosifs ou rendant les métaux cassants, et ob- jets métalliques fabriqués suivant ce procédé ",
Cette invention se rapporte d'une façon générale à la protection des métaux tels que ceux employés dans les arts industriels, oontre les effets des agents qui causent la corrosion ou rendent les métaux cassants.
La corrosion pose un problème sérieux dans les arts industriels et., elle occasionne d'immenses pertes écono- miques. On emploie ici le mot "oorrosion" dans son sens large da façon à comprendre l'action ordinaire de l'air atmosphérique et de l'humilitê sures métaux, notamment sur les métaux ferreux, et aussi les actions qui sont ou qui simulent des réactions chimiques ou électroohimi- ques et qui sont occasionnées par des agents actifs tels que par exemple des acides et.des alcalis. C'est-à-dire que, la corrosion qui sera prise ici en considération,pro- vient ordinairement du contact entre une surface mêtalli-
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que et un agent corrodant, indépendant de la forme sous laquelle se présente cet agent.
Dans la technique, il y a eu d'innombrables tenta- tives pour protéger les objets métalliques des détériora- tions causées par les agents auxquels leurs surfaces sont soumises durant l'utilisation ; mais, on n'a jusqu'ici trou- vé aucune solution entièrement satisfaisante du problème, à un prix raisonnable et dans des conditions telles qu'on puisse utilement l'utiliser dans l'industrie.
L'un des buts de cette invention réside dans la réa- lisation d'un état de surface pour les objets métalliques, tel qu'il résiste aux détériorations occasionnées par les effets actifs des agents en contact;
L'invention a encore pour butde réaliser un recouvre- ment superficiel pour objets métalliques qui donne une surface de fonctionnement satisfaisante,par exemple pour les portées ou surface.s d'usure, tout en résistant en même temps aux détériorations occasionnées par l'action des agents auxquels les objets peuvent être exposés durant leur utilisation.
Un autre objet de l'invention réside dans l'obtention de produits métalliques comme, par exemple, une tige, un récipient, une conduite de distribution,un fil, une pièce de forge, de fonderie, une barre, une tôle, ou un objet d'autre forme, qui soit constitué avec un métal de base tel que l'acier,le fer, ou bien un alliage ferreux ou un alliage non ferreux, tout en étant pourvu d'une surface ou d'un état de surface tel qu'il procure une résistance efficace aux effets nuisibles des agents lorsque l'objet est soumis à ces agents pendant sa durée normale.
Un but particulier de l'invention consiste à réaliser un état de surface sur des objets ordinaires de fer et d'acier, qui résiste aux détériorations occasionnées par les agents tels que l'hydrogène, le sulfure d'hydrogène, etc...
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Conformément à cette invention, on a conçu un procé- dé perfectionné pour augmenter la résistance, d'un objet métallique aux effets des agents détériorants suivant lequel, on prévoit sur l'objet, un recouvrement de métal résistant à la oorrosion, on soumet l'objet ainsi recou- vert à un traitement calorifique en présence d'un métal d'imprégnation, et dans des conditions de température et de temps telles que le métal d'imprégnation pénètre les pores et les fissures du métal de recouvrement.
L'expression "objet" est utilisée dans un sens large et pour désigner toutes pièces de métal,mais il doit être bien entendu que les avantages commerciaux de l'invention peuvent s'appliquer aux objets du commerce et de l'indus- trie qui sont soumis durant l'usage à l'action des agents corrosifs ou détériorants.
Bien que l'on ne désire pas limiter l'invention de ce côté, il apparaitra que le métal de base dont sont fabri- gués les objets envisagés sera ordinairement un métal fer- reux tel que le fer, l'acier ou l'un des alliages fer- reux commerciaux. Le premier recouvrement sera crdinaire- ment déposé sur le métal ferreux par un procédé électroly- tique ou un procédé analogue et, il consistera généralement en une pellicule relativement mince d'un métal tel que par exemple le nickel, qui sera noble par rapport au métal de base. Des examens microscopiques ettautres, de tels re- couvrements, ont permis de découvrir que malgré tout le soin apporté, ils sont impénétrables.
C'est-à-dire, qu'ils ne constituent pas une couche uniforme ininterrompue qui recouvre toute l'étendue de la surface de l'objet,D'autre part, ces examens ont montré que la perméabilité pouvait résulter en totalité, ou au moins en partie, de la porosi- té, assez en tout cas pour rendre le métal de base sujet à .être attaqué en différents points de sa surfaoa et même susoe.ptible d'une attaque par un agent corrosif aussi doux que l'air humide.
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Pour réaliser l'invention, on pourvoit la surface du métal de base , d'un recouvrement qui est impénétrable aux agents corrosifs. Comme indiqué plus haut, ceci est prévoyant réalisé en @ sur la surface du métal de base un reoouvrement de métal résistant à la corrosion, puis en imprégnant le métal de recouvrement avec un métal qui, au moins dans son état final résiste à l'action corrosive des agents qui peuvent être rencontrés par l'objet durant son usage commercial ou industriel.
Sous un aspect particulier, l'invention consiste à/réaliser un objet, tel que par exemple une colonne d'as- piration qui soit immunisée ou au moins, fortement résis- tante à l'action des agents corrosifs ou détériorants qui peuvent être rencontrés normalement dans le pompage des puits . Les colonnes d'aspiration sont constituées exclusivement d'un métal ferreux et au cours de leur usa- ge, elles sont fréquemment soumises aux effets détério- rants de liquides qui se rapprochent au moins de l'action d'une solution combinée de ohlorure de sodium et de sulfu- re d'hydrogène .
Pour réaliser une colonne d'aspiration conforme à cet te invention, on fabrique une colonne ayant la forme, les dimensions, etc.., voulues, avec un métal de base tel que l'acier; puis, on la soumet aux opérations de nettoyage et de préparation qui sont nécessaires ou désirables comme préliminaires au recouvrement électrolytique. Ces opéra- tions peuvent comprendre, par exemple, un sablage, une attaque et un lavage. La colonne est alors recouverte électrolytiquement d'une manière oonvenable et dans des conditions propres à l'obtention d'un reoouvrement dense et uniforme d'un métal résistant à la corrosion tel que le nickel pur.
Bien que l'épaisseur de la couche puisse va- rier considérablement et quoiqu'une couche d'environ
0,1 M/m ait donné d'excellents résultats, néanmoins,il est désirable d'employer des couches minces d'une épais-
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seur allant d'environ 0,0025 m/m à environ 0,1 m/m.
Le nickel.est un métal dur sensiblement résistant à la corrosion, ayant des caractéristiques au moins légè- rement plus nobles que le mêtal ferreux qui forme la base de la colonne et; le recouvrement ainsi réalisé est en lui-même une protection pour la surface de la colonne d'aspiration.
La porosité propre à Jette couche, et la po- rosité ainsi que les fissures et interstices superficiels du métal de base sous-jaoent favorisent l'attaque par les agents auxquels la colonne est ordinairement soumise du- rant son usage. C'est-à-dire, que l'état de la colonne d'aspiration, même après qu'elle a été garnie d'une couche résistant à la corrosion telle que du nickel pur, est pro- pre à permettre une rapiale détérioration en raison de la oorrosion, lorsque la colonne est soumise aux agents cor- rosifs et détériorants. Par suite.
la colonne ainsi re= couverte est imprégnée aveo un deuxième métal résistant à la oorrosion qui est de préférence moins noble que le métal de base (métal ferreux) et qui est de préférence capable d'avoir une pression de vapeur appréciable lors- qu'il est soumis à un degré de chauffage déterminé;même à une température sensiblement inférieure à son point de fusion.
On a trouvé que l'imprégnation pouvait être réalisée en employant des métaux résistants à la corrosion tels que le zinc, le calmium, le cuivre , l'étain, le plomb, l'a- luminium, l'arsenic, l'antimoine et l'iode, chacun d'eux ayant un point de fusion inférieur à celui du nickel et tous étant caractérisés comme ayant une pression de va- peur appréciable lorsqu'ils sont soumis à des températu- res sensiblement inférieures à. leur température de fusion.
Pour des conditions telles que celles rencontrées par les colonnes d'aspiration, le zinc s'est montré comme étant un métal d'imprégnation efficace.
L'imprégnation peut être réalisée d'un certain nom-
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bre de manières. Par exemple, on peut déposer une mince couche de zinc sur la colonne d'aspiration tecouverte de nickel après quoi, la colonne est chauffée dans des con- ditions propres à obtenir une imprégnation de la couche de nickel par le zinc et aussi de la surface sous-jacente du métal de base. L'épaisseur de la couche de zinc peut varier et peut être sujette à modifications pour s'adap- ter aux conditions particulières, mais une mince couche est préférable et des résultats tout à fait satisfaisants ont été obtenus avec une couche e zinc ayant une épais- seur inférieure à 0,0025 m/m.
Cette couche peut être déposée sur le nickel soit par dépôt électrolytique,soit par un procédé de trempage dans un bain chaud où la colon- ne d'aspiration recouverte de nickel est immergée dans un bain de zinc fondu et maintenue dedans pendant un temps appréciable, ou au moins assez long pour s'assurer qu'el- le reçoit une couche sensiblement uniforme de zinc. Lorsque la colonne d'aspiration est soumise à l'action du bain chaud, la couche de zinc est ordinairement plus épaisse que ce qui est nécessaire ou désirable, et l'excès de zinc peut ensuite être enlevée de toute manière convenable.
Quel que soit le mode particulier d'application du recouvrement de zinc, la colonne d'aspiration est ensuite soumise à un traitement par la chaleur réalisé dans des conditions telles qu'il assure une oomplète imprégnation de la couche de nickel par le zinc. Le chauffage est de préférence poussé dans une atmosphère non oxydante et, dans des conditions propres à assurer un chauffage uniforme de la colonne d'aspiration. Ceci peut être efficacement réalisé dans un four d'induction où les objets nickelés sont placés de telle sorte qu'ils se trouvent dans le champs magnétique engendrés par les enroulements induc- teurs.
Le temps nécessaire pour amener les colonnes ou ob- jets reaouverts, jusqu'à la température désirée, varie,
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avec la dimension des objets et aussi avec la fréquence des courants alimentant les enroulements inducteurs.Par exemple une fréquence de 100.000 périodes par seconde réalise le chauffage dans un temps extrêmement court, mais, des fréquences de l'ordre de 800 à 1. 000 périodes par seconde donnent le chauffage désiré dans des conditions ordinaires bien que le temps.de chauffage soit quelque peu allongé.
On a constaté que l'imprégnation se fait dans une gamme de température relativement étendue qui dépendi bien entendu, du métal particulier d'imprégnation envisa- gé, et, dans une certaine proportion du métal employé comme recouvrement primaire, ainsi que du caractère du recouvrement obtenu. Lorsqu'on emploie le nickel comme recouvrement primaire et la zinc comme métal d'imprégna- tion, la température de ce traitement calorifique peut varier depuis des températures aussi basses que 150 C. jusqu'à des températures sensiblement supérieures au point de fusion du zinc et, il doit être noté ici qu'il y a, entre la température et le temps, une relation qui est essentielle pour obtenir une oomplète imprégnation.
Par exemple, lorsqu'un objet tel qu'une colonne d'aspiration nickelée est uniformément chauffé dans un four d'induc- tion et dans une atmosphère non oxydante ou neutre, on peut obtenir une imprégnation satisfaisante dans un temps d'environ 10 minutes lorsque la température de la colonne approche de 1.000 0. Lorsque les températures plus basses sont employées , la durée du chauffage est nécesairement augmentée et, pour des températures approchant de 175 c à 200 c la durée du chauffage doit être portée à environ
3 heures.
Il est cependant, bien entendu, que cette rela- tion entre la température et le temps dépend aussi,par exemple, du genre de l'objet considéré, du genre du chauf- fage, de l'usage auquel l'objet est destiné,de la dimen-
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sion de l'objet, de l'épaisseur du recouvrement primaire, ainsi que du métal employé pour le recouvrement et pour l'imprégnation. Alors aussi, lorsque l'objet est tel que l'on atteint rapidement la température désirée, les con- ditions peuvent conduire à une durée de chauffage matériel- lement plus courte que la durée indiquée ci-dessus , mais d'autre part, certains objets et certains usages peuvent imposer un temps de chauffage plus long, particulièrement lorsqu'on utilise des températures basses.
Les objets fabriqués suivant un processus tel que celui ici esquissé, sont sensiblement à l'abri des tété- riorations, ou au moins, de détériorations à un degré dangereux, pendant une longue durée, et xxxxxxxx ceci même lorsqu'ils sont soumis aux agents de détérioration tels que ceux rencontrés dans le pompage des puits de pétrole.
Après le traitement calorifique, l'objet peut être refroidi à la température atmosphérique et il peut alors recevoir une deuxième couche de nickel si les conditions d'emploi conseillent une telle couche. Cette couche est de préférence appliquée après que l'excès de zinc a été enlevé de la surface de l'objet.
Bien qu'il soit difficile de déterminer avec pré- cision ce qui se passe pendant le traitement d'imprégna- tion à chaud, les réactions qui peuvent être déduites d'un examen subséquent de l'objet ainsi traité, résultent appa- remment d'une condition d'affinité entre le recouvrement et le métal d'imprégnation durant une partie au moins de la période de chauffage. On est convaincu que l'imprégna- tion résultante est occasionnée par une affinité mécanique et une affinité chimique entre les deux métaux envisagés.
L'expression "affinité mécanique" est employée pour dési- gner une action comparable à l'effet capillaire ordinaire qui se produit lorsque le métal d'imprégnation se trouve dans un état ou une condition tel qu'il est capable d'être
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soumis à un tel effet. On pense que ceci se produit dans des conditions simulant l'attraction capillaire et, de telle sorte que la surface imprégnée par le métal d'im- prêgnation oonstitue la structure capillaire. Dans ces conditions,il semble visible qu'il y a aussi une forte affinité chimique entre le recouvrement et les métaux à'imprégnation , ou bien que, xxxxx durant la période de chauffage, on est arrivé à un état d'où résulte une combinaison des actions mécaniques et chimique.
Il se peut que l'un des facteurs de cette action combinée soit un alliage des deux métaux envisagés, ou bien il se peut qu'une modification carburée du métal de base se fasse en présence de deux métaux non corrosifs et dans les condi- tions considérées, ceci contribuant à une action chimique ou métallurgique et favorisent, en même temps le remplis- sage par le métal imprégnant des portes, interstices ete... du métal de recouvrement primaire, et même des pores su- perficiels, fissures, eto.. du métal de base.
Une colonne d'aspiration ainsi traitée c'est-à-dire revêtue d'une première couche de nickel et ensuite soumise à un traitement d'imprégnation à chaud en présence de zinc métallique, est rendue fortement résistante à la fois aux effets corrosifset détériorants des solutions de chlorure de-sodium et de sulfure d'hydrogène dans l'eau auxquelles elle est normalement soumise à l'usage. On a aussi trouvé que même lorsque le métal de base dont l'objet est fabri- qué, est métallurgiquement fortement sujet à la détériora- tion par les agents extérieurs, le procédé donne un résul- tat important et avantageux.
Lorsque le métal de base est mêtallurgiquement tel que normalement il résiste quelque peu aux détériorations, le procédé ioiexposé protège contre les détériorations telles que celles ordinairement occasionnées par les usages industriels dans lesquels l'ob- jet est continuellement ou d'une façon intermittente,sou- mis à un agent de détérioration très actif.
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Après le traitement calorifique d'un objet nickelé revêtu de zinc, tel que la colonne d'aspiration,on trouve que la couche de zinc a matériellement diminué t'épaisseur et, suivant les conditions du chauffage, elle peut avoir diminué au point d'être presque coraplètement disparue.
Dans ce cas, il doit être aussi noté que, à moins que l'at- mosphère dans le four de chauffage soit sérieusement contrôlée, un peu d'oxyde de zinc peut apparaitre sur la colonne sous forme d'incrustation. Cependant , celui-ci ne présente pas d'inconvénient, à moins qu'il ne se forme en quantité excessive et, il peut être enlevé de toute manière convenable après que l'objet s'est refroidi. Ainsi, l'on voit qu'une atmosphère neutre ou réductrice n'est pas essentielle durant le traitement calorifique bien qu'elle soit très désirable.
Des résultats hautement satisfaisants ont été obte- nus en imprégnant des tôles d'acier nickelé avec du zino, les tôles étant en paquets ou piles avec des feuilles de zinc interposées entre les tôles d'acier nickelé. Ces paquets sont, de préférence, chauffés dans une atmosphère réductrice et, de préférence, à une température quelque peu inférieure au point de fusion du zinc et, pendant une durée non seulement suffisante pour donner un chauf- fage uniforme au paquet, mais encore, pour donner le ré- sultat. C'est-à-dire que le rapport de la température au temps, qui a été mentionné plus haut, doit être pris en considération et l'intervalle de temps doit être tel qu'il compense la basse température employée.
Ce qui précède montre que, bien qu'il ne soit pas essentiel pour le métal d'imprégnation d'être en contact intime avec l'objet recouvert, au début du traitement calo- rifique, il est essentiel, par contre, pour le traitement calorifique qu'il soit réalisé dans des conditions telles que l'objet soit soumis à un contact direct avec le.métal ('imprégnation et que le métal passe par un état appro-
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chant ou très voisin de l'état colloïdal.
Une autre considération dans le traitement de paquets de tôles nickelées est que les tôles de zinc du paquet peuvent être utilisées encore et toujours, et que l'im- prégnation désirée des tôles de métal ferreux nickelé, est obtenu même si les tôles de zinc ne diminuent pas maté- riellement en poids et même si elles ne sont pas en con- taot intime avec les tôles nickelées sur toute la surface de ces tôles. De ceci il ressort que pendant le traitement calorifique, une partie du zinc soumis au traitement calo- rifique passe par un état approximativement gazeux et, dans cette condition, est très active comme milieu d'im- prégnation pour les tôles de métal ferreux recouvertes de nickel.
Tenant oompte de ceci, il apparaît que des objets.' tels que des colonnes d'aspiration nickelées n'ont pas besoin d'être recouvertes de zinc avant le traitement oalorifique d'imprégnation. Le zinc peut être introduit dans le four d'induction sous forme de poudre métallique de zinc et oette poudre peut être oonvenablement supportée sur la colonne grâoe à un revêtement adhésif qui est dissipé par la ohaleur engendrée. Dans de telles condi- tions, la poudre de zinc passe indubitablement par un état analogue à l'état gazeux et, pour cette raison,elle agit efficacement comme milieu d'imprégnation.
Le processus conforme à l'invention peut aussi être modifié sur d'autres particularités ; par exemple,le métal de base d'un objet tel qu'une colonne d'aspiration, peut être imprégné par un métal d'imprégnation tel que le zino, avant d'être recouvert du métal à haut point de fusion tel que le niokel. Lorsqu'on procède ainsi, le zinc peut être appliqué à la colonne par un procédé éleotrolyti- que xx ou par une galvanisation , et le premier traitement calorifique peut être fait comme décrit précédemment, c'est-à-dire dans un four d'induction et avec une atmos- phère neutre ou réductrice . ..
Après ce traitement calorifi- que, le zinc restant sur la colonne sous forme d'une couche,
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est de préférence enlevé et la colonne est préparée pour un recouvrement de nickel pur. Ce recouvrement est fait électrolytiquement et la colonne est à nouveau soumise à un traitement calorifique d'imprégnation dans le but d'imprégner et de boucher les pores du recouvrement de nickel.
Une autre variante du processus, comprend le fait de soumettre un objet métallique précédemment recouvert et imprégné, à un traitement calorifique d'imprégnation dans lequel un métal additionnel d'imprégnation est amené à pénétrer le recouvrement imprégné. Par exemple, on a soumis un objet ferreux à un processus dans lequel il est recouvert de nickel et imprégné de zino, tout ceci somme précédemment décrit, et alors, on a soumis l'objet à un deuxième traitement calorifique d'imprégnation en présence de plomb à une température un peu inférieure au point de fusion du plomb. Ce processus a causé une diffu- sien du plomb dans l'objet recouvert de nickel et impré- gné de zinc.
Il y a un rapport entre la température et le temps, et la diffusion du plomb se fait après une longue durée de traitement calorifique (4 heures) durant laquel- le la température engendrée est quelque peu inférieure au point de fusion du plomb. On a obtenu les mêmes résultats lorsque l'on employait l'étain comme deuxième métal d'im- prégnation, et dans chaque cas l'objet doublement impré- gné se révélait très efficace pour résister à l'action des agents corrosifs actifs et rendant cassant. On peut effectivement employer l'arsenic, l'antimoine et l'alumi- nium comme métaux d'imprégnation.
On a aussi employé l'arsenic comme métal d'imprégna- tion avec des objets en métal ferreux. L'objet était re- couvert de nickel pur par un procédé électrolytique comme précédemment décrit et l'imprégnation d'arsenic était réa- lisée en chauffant l'objet recouvert de nickel pendant un temps prolongé (environ 3 heures), à une température
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inférieures au point de fusion de l'arsenic, et en pré- sence d'arsenic.
Tous les procédés de recouvrement électrolytique oonviennent mal pour protéger de la corrosion ou recou- vrir les surfaces métalliques brutes non polies des métaux tels que l'acier. La difficulté provient de ce-que la surface métallique brute contient des saillies, des cavi- tés, des piqûres, des criques, des veines et des inclusions non métalliques, lesquelles ont toutes tendance à rom- pre l'intégrité de la couche protectrice. Alors aussi le procédé électrolytique lui-même favorise la production d'une couche de grande porosité et qui, par suite, n'est pas imperméable à certains agents. Précisément aucun procédé ancien pour protéger ou produire une couche pro- tectrice n'approche des résultats obtenus avec ce nouveau procédé par rapport aux agents corrosifs et détériorants.
Un bon recouvrement Continu de zinc sur le fer pro- tège le fer xxxx contre de nombreuses formes de corro- sion par l'humidité jusqu'à ce que le zinc métallique s'en aille ou que l'intégrité disparaisse . Dans certains cas la protection assurée par le zino subsiste jusqu'à ce que le zinc disparaisse totalement , au moins en tant que recouvrement d'épaisseur appréciable. Le zinc métallique est considérablement moins xxxxxx noble et plus anodique que les métaux ferreux tels que le fer ou l'acier. En fait, il est beaucoup plus anodique qu'il n'est nécessaire en vue de la protection et à cause de ceci il disparaît fort rapidement.
En outre, un recouvrement direct de zinc sur le fer ou l'acier, ou même un recouvrement direct de zinc appliqué sur un reoouvrement de nickel prévu sur le fer ou l'acier, permet aux agents extérieurs de dété- riorer le fer ou l'acier à travers le ou les recouvrements.
Non seulement, c'est le cas, mais l'application d'un re- couvrement direct de zinc sur le fer ou l'acier nickelé semble diminuer la résistance à l'action des agents dété-
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riorants et cause en lui-même la détérioration du fer ou de l'acier dans de nombreuses solutions aqueuses.
Dans ce qui précède, l'expression "recouvrement di- rect de zinc" est utilisée pour faire une distinction avec l'application de zinc sur l'objet en métal conformément au processus qui est envisagé dans la présente invention.
Le composé nickel-zinc ou composé analogue qui résulte de l'application de l'invention à un objet métallique est électrolytiquement passif et doux , mais il est néanmoins suffisamment anodique et énergétique par rapport à des mé- taux de base tels que les métaux ferreux, pour, former un recouvrement protecteur sensiblement permanent sur ces métaux. Il résiste bien des fois plus longtemps que les recouvrements directs de zinc et il est bien des fois plus efficace que les recouvrements de nickel pur.
Dans certaines conditions d'application,les résul- tats avantageux de l'invention peuvent être précisés en fonction de l'action électrolytique. C'est-à-dire que le métal (par exemple le nickel) employé pour le recouvrement primaire, est de préférence plus noble (et de préférence seulement légèrement plus noble) que le métal de base (fer ou tel autre métal de base utilisé), et le métal d'imprégnation (zinc) est sensiblement moins noble que le métal de base, et moins noble que le métal du recouvrement primaire. Le traitement calorifique donne une combinaison telle qu'il en résulte dans la surface de l'objet traité un degré de noblesse du métal et un potentiel électrique qui est approximativement égal à celui du métal de base dans au moins certains rapports et pour de nombreux cas de circonstances corrosives.
Ainsi, il est apparent que le recouvrement au lieu d'être plus noble et cathodique que le métal de base (par exemple le fer) est légèrement moins noble et anodique par rapport au métal de baee (fer) qui est maintenant cathodique, avec pour résultat que la légère différence de potentiel qui existe à la surface de
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l'objet traité est telle que le recouvrement protecteur est légèrement anodique par rapport au métal recouvert.
Pour de nombreuses applications commerciales) il est désirable de traiter les recouvrements résultants après le traitement calorifique d'imprégnation, par des agents chimiques dans le but d'enlever les oxydes de zinc ou autres et surtout, si ce n'est tout, du zino de 7,si surfa- ce libre, ou un autre métal d'imprégnation. Ceci peut être fait avec des acides ainsi que des solutions acides, et des sels d'acide phosphorique ainsi que d'acide aoêti- que sont recommandés dans ce but.
Cependant, on peut noter' qu'on peut aussi employer une solution de cyanures (tel NaCN) des solutions de parkêrisation et de bondérisation, Ce procédé d'enlèvement des oxydes et de l'excès de métal d'imprégnation améliore l'aspect de l'objet traité et, en outre, augmente, dans une certaine proportion, les proprié- tés de résistance à la corrosion et à la détérioration.
Il doit être entendu que le choix des métaux pour le recouvrement xx et l'imprégnation; dépend des condi- tions d'emploi des objets envisagés, c'est-à-dire des agents auxquels les objets traités peuvent être soumis du- rant l'usage. Pour cette raison, il est entendu pour les gens du métier, que le recouvrement primaire peut être modifia suivant les propriétés actuellement connues du ou des métaux de recouvrement tels que l'étain, le plomb,le cuivre, le nickel, le chrome, eto., et d'une manière ana- logue, les métaux d'imprégnation seront choisis, au moins dans une certaine mesure selon leurs propriétés actuelle- ment connues.
Par exemple, on peut signaler ici qu'un mé- tal ferreux recouvert de nickel et imprégné de zinc, ne sup- porte par d'une façon satisfaisante l'action oorrosive d'une base active et, ceci est principalement dû au fait que le zinc métallique est fortement actif en présence d'une tel- le*base. Il est par suite évident, que dans de tels cas, le métal d'imprégnation sera choisi suivant ses propriétés
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et que le nickel pourra être choisi comme métal d'impré- gnation, ceoi même dans les cas où le premier recouvre- ment est en nickel. C'est-à-dire qu'un objet en métal fer- reux recouvert de nickel peut être soumis à un traitement calorifique d'imprégnation dans un four d'induction et dans des conditions telles que le nickel métallique est amené à imprégner le recouvrement de nickel et la surface sous-jacente du métal ferreux.
Ce qui précède montre que pour autant que l'invention nécessite un processus, une importante caractéristique de ce processus réside dans le traitement calorifique d'im- prégnation et le rapport de la température au temps néces- saires pour ce traitement. Bien qu'il soit difficile de donner une règle pour déterminer avec précision le rapport de la température au temps, on peut dire que le traitement calorifique doit être poursuivi pendant un temps tel que les objets traités soient uniformément chauffés sensible- ment à la température du traitement calorifique et que le métal d'imprégnation soit amené à passer par un état ap- chant pro@ ou voisin de l'état colloïdal. Si oette règle est suivie, on constate.que l'imprégnation se fait d'une façon satisfaisante.
REVENDICATIONS.
1. Un procédé pour augmenter la résistance d'un objet métallique aux effets'des agents susceptibles de le détériorer, caractérisé par le fait que l'on munit l'objet d'un recouvrement de métal résistant à la corrosion,on soumet l'objet ainsi recouvert à un traitement calorifique en présence d'un métal d'imprégnation et dans des condi- tions de température et de durée propres à faire que le métal d'imprégnation pénètre dans les pores et fissures du métal de recouvrement.