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" Perfectionnements relatifs aux régulateurs électriques à empilage de carbone ".
Cette invention se rapporte aux régulateurs électro- magnétiques et plus spécialement aux régulateurs de tension et d'intensité peur les génératrices dynamos électriques et d'une façon générale pour les circuits électriques. Elle a pour but de réaliser un régulateur de construction sim- ple, d'encombrement faible, léger, et consommant peu d'é- nergie, qui donne un réglage très sensible dans une large gamme autour de la valeur déterminée de la grandeur à ré- gler.
Ce régulateur comprend un rhéostat à empilage de carbone ou pile de charbons, à insérer dnas le circuit à régler ou par l'intermédiaire duquel la commande est exercée ; la pile est soumise à la différence entre deux forces dont l'intensité est grande par rapport à la pres- sion nécessaire pour faire varier la résistance de la pile dans sa gamme utile ; ces forces proviennent d'un ressort antagoniste et de l'attraction d'un électro-aimant dont l'excitation dépend de l'effet régulateur.
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Comme il est bien connu, pour une excitation constante, l'attraction d'un électro-aimant de conception usuelle.., sur son armature, dépend de la longueur de l'entrefer en- tre ces parties et, sous réserve de la variation du champ de dispersion et d'autres facteurs perturbateurs, elle va- rie en raison inverse du carré de la longueur de l'entre- fer. L'invention repose sur l'application d'une force com- pensatrice qui suit en principe la même loi de variation que l'attraction magnétique, et aussi sur l'usage de la diffé- rence entre ces deux forces importantes,de caractéristiques analogues, pour donner une force régulatrice différentielle relativement petite.
Cette force compensatrice est fournie par un ressort ou une poutre qui repose tangentiellement contre une butée fixée à l'électro-aimant, butée sur la surface de laquelle le ressort est entra/eîné dans un mouvement de roulement lorsque l'armature se meut vers l'électro-aimant. La partie du ressort soumise à une tension se raccourcit ainsi et devient plus rigide lorsque la longueur de l'entrefer di- minu ; par une construction appropriée du ressort et de la surface de butée, sa résistance est amenée facilement à varier en sens inverse du carré de la distance entre le point d'application de l'attraction de l'électro-aimant sur le ressort (appelé ci-après le point de charge) et un certain point fixe donné qui correspond à une longueur d'entrefer nulle. Ainsi, on obtient une correspondance de principe avec l'attraction magnétique variable.
En effe, dans le cas simple d'une poutre de section transversale uniforme, rectiligne en l'absence d'effort, reposant tangen- tiellement sur des surfaces rectilignes inclinées l'une vers l'autre dont l'intersection correspond à une longueur d'en-
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trefer nulle, en réglant trois paramétres, c '(ost-8-:,'.ire l'attraction magnétique pour une position donnée du point de charge, l'inclinaison des surfaces de butée par rapport
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à un plan perpendiculaire à la trajectoire du point de charge, et la position relative de l'intersection des sur- faces de butée par rapport à la position de l'armature @ pour l'entrefer nul,la courbe "charge-flèche" du rapport peut être amenée sensiblement à coîncider avec la courbe "course-attraction" de l'électro-aimant;
ou bien, on peut lui donner une plus ou moins grande courbure; et les deux courbes peuvent être prévues pour se toucher en tout point désiré, ou pour se couper en un point quelconque ou en deux points, ou pour s'étendre côte à côté. Ainsi, la dif- férence entre la traction du ressort et l'attraction de l'électro-aimant peut être réglée à la valeur requise pour actionner les dispositifs de régulation en tous points de la gamme, et une tolérance convenable peut être prévue pour la dispersion magnétique et autres causes perturbatrices.
Pour une trajectoire donnée du point de charge, déter- minée, par exemple, par sa liaison à l'armature magnétique et le guidage de cette dernière, le roulement du ressort sera en général accompagné de quelque glissement relatif et l'interposition d'un dispositif supprimant le frottement peut être désirable. Mais le glissement relatif peut être supprimé en disposant le ressort ét la surface de butée avec des inclinaisons opposées convenables par rapport à un plan perpendiculaire à la trajectoire du point de charge.
L'électro-aimant sera ordinairement du type cuirassé, c'est-à-dire avec des noyaux ou pôles concentriques; et dans un but d'allègement, l'armature pourra avoir une fai- ble longueur magnétique radiale. Bien que le ressort puisse être du type cantilever, réuni mécaniquement de toute ma- nière appropriée à l'armature magnétique et au dispositif régulateur, une disposition simple consiste à réaliser une poutre supportée en deux points et chargée au centre par liaison directe à la structure de l'armature,par exemple à une tige axiale d'armature ; bien encore le ressort
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peut être en forme d'étoile possédant un certain nombre de branches rayonnant à partir de la tige d'armature, avec les extrémités incurvées reposant sur une surface de butée ayant une forme conique.
Cette combinaison symétrique du ressort et de 1'électro-aimant, peut exercer sa pression soit sur une pile ou empilage unique ayant même axe que l'électro-aimant, soit sur un certain nombre de piles dis- posées symétriquement autour de l'axe de l'aimant.
L'armature peut être limitée au mouvement dans la di- rection de l'axe de l'électro-aimant,sans opposer de ré- sistance de frottement à ce mouvement, au moyen d'un dia- phragme fixé sur sa tige. La résistance offerte par le dia- phragme suit une loi linéaire ; le rapport pression-com pression d'une pile de charbons ressemble à la forme de la courbe B (H) d'aimantation du fer; pour effectuer un régla- ge quelconque du rhéostat, la combinaison ressort-électro- aimant doit surmonter ces forces. La variation de la pres- sion nécessaire pour régler la pile sur toute sa gamme mesurée en pourcentage de la pression totale détermine le pourcentage de régulation.
Pour commander la tension ou l'intensité dans le cir- cuit d'une génératrice , le rhéostat est utilisé pour com- mander le circuit de champ ou inducteur ou un circuit de champ ou inducteur de la génératrice .
Dans le cas d'un régulateur de tension, si l'enroule- ment de l'électroaimant est conçu avec une saine attention à l'économie de cuivre, une erreur sera introduite par les variations de température qui tout en étant susceptibles d'être réduites par une résistance de charge, peut demeu- rer importante pour certaines applications.
Peur l'éliminer on peut avoir secours à une variation automatique des para- mètres de réglage Une méthode appropriée consiste à constuire la butée du ressort en bi-métal de telle sorte que l'inclinaison de la surface des butées varie avec la
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température, les points d'appui du ressort se déplaçant dans la direction de la pression du ressort et réduisant par suite cette pression lorsque la température s'élève; une beaucoup plus petite résistance de charge convient alors.
L'économie dans la conception est aussi limitée par l'échauffement de la pile elle-même, qui est suscepti- ble de la détériorer si l'on atteint une température trop élevée; l'invention comprend des dispositifs pour refroidir la pile dans son ensemble et pour maintenir sa température égale afin d'empêcher une surchauffe locale.
L'invention est décrite plus complètement ci-après en se référant à diverses constructions de régulateurs à empilage de carbone qui réalisent cette invention et qui ont été représentées aux dessins annexés.
Sur ces dessins :
Les figures 1 et 2 sont des schémas destinés à montrer le principe de l'invention ;
La figure 3 est une coupe axiale suivant la ligne III-III de la figure 4;
La figure 4 est une vue en plan;
La figure 5 est une vue en élévation et la figure 6 une vue en plan par dessous, d'une construction de régula- teur à empilage de carbone .
Les figures 7 et 8 représentent le schéma des connexions pour des applications typiques du régulateur ;
La figure 9 est une vue partiellement en coupe axiale et partiellement en élévation, d'un régulateur à empilages multiples ;
La figure 10 est une vue en élévation , en bout) des dispositifs utilisés dans cet appareil pour répartir égale- ment la pression sur les divers empilages;
Les figures 11 à 13 sont des coupes axiales de régula- teurs à empilage unique et elles montrent les dispositifs pour la compensation thermométrique ainsi que des disposi-
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tions pour refroidir l'empilage et maintenir sa températu- re égale.
La figure 1 représente schématiquement une poutre a chargée en son centre et supportée par des surfaces de butée b inclinées l'une vers l'autre. On supposera que la charge w sur la poutre est réalisée en reliant le point milieu de la poutre à l'armature ± d'un électro-aimant e représenté séparément à côté de la poutre.
Comme il est bien connu l'angle d'inclinaison j'une poutre uniforme ainsi chargée est, pour de petites flèches: i=w12
16 E i dans cette formule 1 est la distance entre les points d'ap- pui. Lorsque la poutre est chargée davantage, les points d'appui se déplacent l'un vers 1'autre et, comme l'inclinai- son aux pointb d'appui est toujours i , le roulement de là poutre sur son support est tel que w12 reste constant, c'est-à-dire que l'est inversement proportionnel à la ra- cine carrée de w.
La hauteur du triangle formé par la corde de la poutre et les surfaces de butée b a pour valeur :
D 1/2 tang i
La flèche de la poutre en son point milieu est : d=13= (12)1
48 E 1 ( 48 E I )
Il en résulte que la distance g ( = D - d ) entre le point milieu de la poutre et le point de rencontre des surfaces de butée , est inversement proportionnelle à Úw.
La même loi relie la longueur de l'entrefer g de l'é- lectro-aimant àl'attraction exercée sur son armature .
La traction du ressort a pour toutes positions initiales données, telle que celle représentée, peut être
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choisie de façon à dépasser l'attraction de l'électro-iaimant de la valeur requise pour soutenir le dispositif régulateur, c'est-à-dire pour maintenir la pression maximum initiale sur un empilage de carbone, lorsque l'armature de l'électro- aimant est dans la position correspondante; l'intersection des surfaces de butée est représentée sur la figure comme correspondant à un entrefer g de valeur nulle mais on peut s'écarter de cette valeur ; il ressort des équations ci-dessus, l'augmentation de la traction du ressort avec la diminution de la longueur g, tout en suivant encore une loi inversement proportionnelle au carré, peut être modi- fiée en faisant varier la pente i des surfaces de butée.
Par un choix convenable de ces paramètres, le déplacement total nécessaire pour régler l'empilage sur toute sa marge de règlage, peut être prévu pour suivre toutes les varia- tions désirées du courant ou de la tension d'excitation. A l'exception de la force relativement petite nécessaire pour le réglage de l'empilage, l'attraction magnétique totale équilibre la pression du ressort ; en d'autres termes,l'ex- citation totale correspond à la pression totale du ressort; la variation admissible de la tension ou de l'intensité détermine la variation de l'excitation ainsi que de l'at- traction magnétique et, elle correspond è. la variation de pression nécessaire pour toute la marge de règlage de l'em- pilage.
Ainsi, le pourcentage de régulation désiré détermi- ne quelle variation du pourcentage de la pression totale doit suffire pour toute la marge de règlage de l'empilage.
Il est clair que lorsque le ressort de la figure 1 est davantage courbé, son roulement sur les surfacess de butée est accompagné d'un certain glissement vers l'inter- section de ces'surfaces. Des billes ou des galets peuvent être interposés pour réduire le frottement.
Mais le mouvement de glissement peut être prévenu en inclinant en sens opposé le ressort et les surfaces de
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butée par rapport à un plan faisant un angle droit avec la ligne de déplacement du pointcharge qui est ici le mi- lieu du ressort. A la figure 2, la ligne en trait interrom- pu indique un plan faisant un angle droit avec le déplace- ment du point charge; a est le ressort courbé mais non bandé dont les bords font un angle Ó avec le plan ; b b sont les surfaces de butée faisant un angless avec le plan sur sa face opposée .
Pour supprimer le glissement, dans des constructions de ce genre qui seront décrites plus loin, on a trouvé que l'angle doit être environ 2, 3 fois plus grand que l'angle ss
Dans le régulateur à empilage de carbone représenté aux figures 3 à 6, l'électro-aimant cuirassé e est formé avec, d'une part une plaque d'extrémité et un noyau cen- tral 1, d'autre part un corps et un noyau annulaire 2,ces pièces étant assemblées par des boulons 3 et entourant un enroulement 4. Les surfaces polaires sont taillé es de façon à faire partie de la même surface conique et leur circuit magnétique est fermé par une armature c à sec- tion en v de conicité correspondante, calée sur une bro- che 5.
La surface de butée b est la surface externe coni- que et polie d'un disque 6 qui s'ajuste à l'intérieur d'un prolongement du corps magnétique 2 reposant contre le noyau annulaire . Le ressort a est une plaque élastique à six rayons, bloquée entre deux rondelles qui sont assujetties sur l'armature par un écrou évasé 7 vissé sur l'extrémité filetée de la broche 5 et bloqué par un prisonnier 8. Le bord externe de la plaque élastique est rodé pour former un cercle dont la dimension est telle qu'il repose dans le prolongement du corps magnétique dans lequel s'ajuste le disque 6. Le guidage de l'armature est complété par un dia- phragme 9 dont la flexibilité peut être augmentée par des ouvertures incurvées.
Ce diaphragme est bloqué par un écrou contre un épaulement de la broche 5 de l'armature ; il s'a- juste à l'intérieur d'une cavité prévue dans la face exter-
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ne de la plaque d'extrémité 1 ét il est maintenu là par une plaque 11 vissée à la plaque d'extrémité 1.
La plaque 11 est la plaque de base d'un rhéostat à empilage de carbone formé par deux piles de rondelles de carbone 12, ou charbons, enfilées sur les douilles isolan- tes 13 entourant les vis 14 qui traversent la plaque de base 11 et une plaque de pression bridée 15 . La plaque de pres- sion est fixée à la broche d'armature par les écrous 16 à surfaces sphériques portant sur des rondelles à surfaces sphériques entre lesquelles la plaque est bloquée.
Il est clair que les piles sont soumises à la diffé- rence entre la traction du ressort et l'attraction magnéti- que, laquelle est également répartie entre ces piles.
Ltemploi d'un tel régulateur à empilage de carbone comme régulateur de tension pour maintenir constante la tension dans un circuit est représenté à la figure 7. La génératrice 17 comporte un enroulement d'inducteur shunt 18 en série avec l'empilage de carbone 12. L'enroulement 4 de l'électro-aimant commandant le rhéostat est connecté en série avec une résistance de charge réglable 19 aux bor- nes de la génératrice .Si la tension augmente, la pres- sion sur l'empilage 12 est diminuée et le champ est ré- duit.
De nombreuses variantes et développements de ce circuit sont possibles. L'un d'eux est représenté à la figure 7, @ Si la génératrice a pour fonction de charger une batterie 21 qui peut avoir été déchargée'après une longue période d'inaction, ou de débiter en cas d'une autre forte charge occasionnelle, uri enroulement 22 prévu sur l'électro-aimant commandant le rhéostat, peut être inséré dans le circuit de charge de la batterie ou seulement sur le circuit de a forte charge. Ceci réduit la tension jusqu'à ce que la bat- terie prenne seulement uncourant de charge normal ou que la forte charge ait été absorbée , après quoi ,la condition de tension constante est rétablie.
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Ou bien encore les charges de service normales peu- vent être alimentées par un circuit branché aux bornes de la génératrice 17 tandis que les charges anormales intermittentes peuvent être raccordées directement sur la batterie 21 de sorte que la chute de tension résultante aux bornes de la batterie met en action sans aucune modifi- cation des connexions, l'enroulement de commande 22, et la génératrice ainsi que la batterie se partaient toutes deux l'augmentation de charge.
Si l'on désire une intensité constante au lieu d'une tension constante, 1'enroulement d'électro-aimant 4 conçu dans ce but sera monté en série avec la génératrise, Une seule et même machine peut avoir à la fois des régulateurs de tension et d'intensité, les deux empilages de carbone étantplacés en série dans le circuit inducteur; ou bien l'on peut réaliser un régulateur double en plaçant une pile unique entre deux groupes de ressort et électro-ai- mant, les électro-aimants étant naintenus à distance fixe par boulons et entretoises, tandis que les deux ressorts compriment la pile entre eux.
Dans le cas d'un ré pulateure pour alternateur, l'en- roulement d'excitation 4 sera bien entendu alimenté à tra- vers un circuit redresseur approprié, comme indiqué, par exemple à la figure 8, Dans le cas de basses fréquences qui pourraient co muniquer des vibrations à l'armature, le courant d'excitation est'égalisé soit par un condensa- teur en shunt dans le circuit d'excitation,soit par une bague de cour-circuit sur le'noyau magnétique.
Il est possible qu'il se produise un défaut dans la régulation, dans le cas d'un alternateur, si la forme d'onde de l'alter- nateur se modifie pour des valeurs variables de la charge; car/Si le rapport du carré de la moyenne des racines à la valeur moyenne de la tension ou du courant suivant les cas, ne demeure pas constant, la régulation peut être touchée. Pour éliminer ce genre de dérangement,l'électro-
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aimant peut être alimenté à travers un circuit compensateur comprenant, par exemple, un condensateur 23 avec une résistan- ce ohmique 25 en série ou en dérivation.
Le ressort et l'armature de l'électro-aimant peuvent actionner une plaque de pression placée au milieu d'une pile de carbone ou de deux piles de carbone. Par exemple, les ex- trémités de deux piles ainsi commandées peuvent être raccor- dées transversalement et les conducteurs transversaux reliés à une source d'excitation à courant continu, tandis que les points médians des piles où la pression est appliquée, sont connectés. à un enroulement inducteur de réglage sur la généra- trice à commander, de façon à réaliser un réglage automatique qui s'inverse; les piles peuvent, sans instabilité, être ame- nées dans la position de résistance très élevée avant qu'il se produise une inversion du courant dans l'enroulement de réglage.
On n'a pas trouvé nécessaire de prévoir un amortissement du régulateur dans la plupart des cas, mais on peut le réaliser aisément avec un dash-pot. Par exemple, le diaphragme grâce auquel la broche d'armature est guidée (prévu sans perforation dans ce but) peut former l'un des deux fonds élastiques d'une chambre divisée par une cloison rigide dans laquelle se trou- ve une ouverture petite et de préférence réglable. La chambre peut être partiellement ou totalement remplie de liquide de façon que tout mouvement du diaphragme ou seulement les mouve- menth au-delà d'une limite déterminée, soient amortis par le passage du liquide à travers la cloison.
Un mouvement oscillatoire peut cependant se produire lorsque le régulateur commande le champ, non de la génératrice principale, mais de son excitatrice, en raison du fait que le champ de l'excitatrice augmente ou diminue plus rapidement que le champ de la génératrice. Pour remédier à ceci, le régu- lateur, tout en étant commandé par un enroulement d'excitation principal en dérivation sur la génératrice, peut avoir une bo-
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bine d'excitation additionne en dérivation sur l'excitatrice, équilibrant normalement une autre bobine d'excitation en série avec le circuit principal de champ. Ces enroulements shunt et série d'équilibrage peuvent être branchés en dérivation et en série sur toute excitation à régler ,pour stabiliser le fonctionnement .
Suivant une variante; la réponse du champ de l'excitatri- ce peut être retardée ou en d'autres termes sa constante de temps effective est fortement augmentée en branchant en déri- vation soit sur la pile de carbone, soit sur l'enroulement d'induction de l'excitatrice en série avec elle ( et en série si on le désire avec une autre résistance fixe supplémentaire) un moteur électrique qui peut être une machine à aimant perma- nent ou bien avoir un inducteur shunt, série, ou compound et qui peut volonté comporter un volant sur son arbre. Une telle Machine agit à la façon d'un condensateur de trs grande valeur en dérivation sur l'enroulement, son action peut être limitée à l'accroissement ou l'affaiblissement du champ en plaçant un redresseur sur son circuit .
Le régulateur dispos: comme représenté aux figures 3 à 6 ou réalisé comme décrit plus loin, peut être aisément obtenu avec une sensibilité élevée. Ou bien encore on peut en- ployer deux régulateurs de sensibilité moindre, montés en casca- de, un petit régulateur commande par la machine . régler con- trôlant le courant d'un plus gros régulateur qui rèle la ma- chine . De plus gros régulateurs peuvent être commodément réa- lisés avec un plus grand nombre d'empilages. Les figures 9 et 10 montrent un régulateur àsix empilages.
La construction de 1'électro-aimant de l'armature et du ressort, bien que différant dans ses détails de celle représentée aux figurées 36,sera suffisamment comprise) par l'emploi des mêmes lettres de réfé- rence pour désigner les organes correspondants. Mais un souci supplémentaire est nécessité par la répartition de la pression du ressort et de l'électro-aimant, également sur toutes les pi-
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les malgré les tolérances de fabrication.
On a;fixé sur la broche d'armature 5, au moyen d'écrous avides 26, un croisil- lon à trois bras 27. Chaque bras porte à son extrémité un bou- lon 28 auquel est assujetti d'une manière analogue entre des écrous évidés, une plaque de pression 29 par laquelle la pres- sion est appliquée à deux piles. Le centre de masse de chaque plaque de pression est très voisin de son point d'appui et,le centre de masse du croisillon avec les plaques de pression est très voisin du point d'appui de celui-là.
Les écrous évidés doivent avoir assez de liberté pour permettre les oscillations requises et, pour que ce jeu n'augmente pas la flèche requise pour le ressort, on peut introduire un ressort 31 entrg le croisillon et chaque plaque de pression ainsi qu'un ressort 32 entre le croisillon et un rebord sur l'un de ses écrous de support. Avec cette disposition une modification de la position du régulateur ne change pas la distribution des pressi ons.
D'un autre côté , pour les petits régulateurs, une seule pile suffit èt une réalisation appropriée de ceux-là a' été re- présentée à la figure 11 . La pile est dans l'axe de 1'électro- aimant, les rondelles de carbone étant assemblées sur une douille de porcelaine entourant la broche 5.de l'armature. A l'extrémité extérieure, la ,pression de la pile est supportée par une forte rondelle de carbone 33 portée par des étais contrecoudés 34 isolés de la dite rondelle, étais qui sont fixés sur un rebord du corps de l'électro-aimant. Les étais supportent la pile à une distance de l'électro-aimant, suffi- sante pour que l'enroulement de ce dernier ne soit pas endom- magé par la température relativement élevée de la pile .
Une compensation des variations de température est obtenue en constituant la surface de butée bpar la surface d'un disque conique bi-métallique 35, 36, fabriqué par exemple en alliage de fer et de nickel vendu sous la marque "Invar" et .en laiton.
Le bord du disque reposant sur le pôle de l'aimant détermine une ligne fixe donnée-,- tandis que tout point sur lequel le res- sort peut buter à une distance plus grande du centre se déplace
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vers le haut ou vers le bas lorsque la température s'abaisse ou s'élève . Cette compensation est nécessaire uniquement pour un régulateur de tension ; en la prévoyant, il suffit d'une plus petite résistance de charge.
L'empilage de carbone est constament traversé par le courant et un facteur limitatif dans son dimensionnement est son aptitude à dissiper la chaleur engendrée dans sa masse sans qu'aucun point atteigne une température telle qu'elle puisse désagréger les disques ou rondelles de car- bone qui le constituent. Lorsqu'un carter protecteur est em- ployé, commeà la figure 11, la masse d'air immobile entre celui-ci, et l'empilage joue le rôle d'isolement calorifique et entrave la dissipation de la chaleur engendrée, pour y remédier, l'espace entre l'empilage et le carter peut être enjambé comme représenté à la figure 13 par une pièce métal- lique de préférence en aluminium ayant une partie 37 qui entoure de très près l'empilage,
une autre partie 38 en bon contact thermique avec le carter,et entre ces parties un pont de liaison suffisant constitué par un disque 39 et des nervures 41 disposées radialement pour conduire la chaleur de la partie interne à la partie externe. Ce bloc métallique ne doit pas court-circuiter l'empilage et par suite il doit être émailléou isolé électriquement d'une autre façon sur sa surface interne. Mais entre ce bloc et l'empilage il doit y avoir un minimum de substance capable de supporter une forte différence de température . A la fi- gure 12, la pile ou empilage est représentée à l'intérieur d'une douille 42 de porcelaine conductrice de la chaleur telle que celle utilisée dans la fabrication des bougies d'allumage.
Ce dissipateur de chaleur non seulement abaisse la température de l'empilage dans son ensemble, mais encore, il égalise la température de cet empilage en supprimant les points chauds. Dans ce dernier but, il peut être souhai-
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table de supprimer la broche 5 et la douille 13 sur les- quelles sont enfilées les rondelles de carbone à la figure 11, car ils ne sont plus nécessités par la structure mécani- que de la pile et ils ne se trouvent pas sur la figure 12
Lorsqu'on peut se passer d'un carter protecteur, le dissipateur de chaleur peut comporter des ailettes venues avec lui ou montées sur lui en vue d'une meilleure dissipa- tion de la chaleur. Sur la figure 13 la pile est entourée d'un tube de quartz 43 sur lequel s'ajuste une douille métal- lique 44 avec des ailettes 45.
Celles-ci peuvent être en une pièce avec la douille comme représenté , ou elles peu- vent être formées de disques divisés en secteurs avec des bords internes recourbés sur lesquels on peut placer un ressort annulaire de retenue ou un ressort à boudin.
Il est clair que le régulateur peut être employé pour régler la tension ou l'intensité dans un circuit électrique quelle que soit la source d'alimentation , en faisant varier la résistance en série avec le circuit ou en dérivation sur celui-ci. On peut aussi-l'employer pour régler un relais en faisant entraîner par ce relais une génératrice électri- que alimentant l'électro-aimant de la combinaison électro- aimant-ressort. Un régulateur ainsi employé peut agir sur le réglage d'admission du moteur ou sur tout autre dispositif de règlage.
REVENDICATIONS.
1. Un régulateur électrique à empilage de carbone dans lequel une pression est appliquée à l'empilage par l'action différentielle d'un électro-aimant dont l'excitation dépend de la régulation effectuée, et d'une poutre ou ressort re- posant tangentiellement contre une surface de butée sur la- quelle il est entraîné graduellement dans un mouvement de xxx roulement par le déplacement de l'armature de l'électro-ai- mant sous l'effet de l'attraction magnétique.
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