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Eclateur.
Cette invention est relative aux éclateurs en général et elle concerne plus particulièrement un éclateur perfectionné qui possède, à la fois, une tension de dis- rupture peu élevée et constante aux fréquences de pertur- bations, et un faible rapport d'impulsions, et qui est notamment utile pour des parafoudres ou autres dispositifs protecteurs à décharges.
Les parafoudres pour la protection des lignes de transport d'électricité et autres dispositifs électriques sont habituellement constitués par un éclateur connecté en série à une résistance ayant la propriété de fonctionner
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comme une soupape en se convertissant d'un presque non conduc- teur, ou au moins d'une haute résistance, en un conducteur quand une surtension prédéterminée lui est -appliquée. Par conséquent, cette résistance permet le passage de courants in- tenses quand une perturbation à haute tension, comme un coup de foudre,se produit, maisréduit le courant à unetrès faible intensité quand la tension tombe sensiblement à la tension normale de .La ligne.
L'éclateur en série, connecté entre la résistance et la ligne, remplit trois fonctions. Premièrement, il sert à isoler la résistance de la ligne dans les conditions nor- males et empêche le passage d'un courant de fuite à la terre.
Deuxièmement, quand un coup de foudre ou une autre perturba- tion à haute tension se produit, l'éclateur fonctionne et connecte le parafoudre à la ligne de manière à permettre à la perturbation de se décharger à la terre. Quand la per- turbation a disparu, 1-'éclateur remplit sa troisième fonction, qui consiste à couper l'arrière-courant relativement peu in- tense qui circule dans le parafoudre du fait que la tension normale de la ligne lui est appliquée, et isole à nouveau le parafoudre de la ligne jusqu'à ce qu'une nouvelle perturba- tion se produise.
Il est évident que pour assurer le plus haut degré de protection possible, l'éclateur du parafoudre doit -avoir une tension de disrupture peu élevée et constamment réité- rable quand une tension perturbatrice lui est appliquée, et il doit avoir une tension de disrupture élevée à 60 périodes ou à la fréquence normale pour éviter la possibilité d'une disrupture dans des conditions normales. Le rapport entre la tension de disrupture à la fréquence des perturbations et la tension de disrupture à la fréquence normale est appelé rap- port d'impulsions de l'éclateur.
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Etant donné que la tension de disrupture de l'écla- teur varie avec le taux d'accroissement de la tension, le rap- port d'impulsions n'a guère de signification déterminée à moins qu'on ne spécifie le taux d'accroissement. L'Institut
Américain des Ingénieurs Electriciens recommande un taux d'accroissement standard de 50 kilovolts par microseconde pour comparer des éclateurs différents et cette grandeur est sous-entendue pour les rapports d'impulsions cités ci- après dans la présente description. Il est clair que ce rapport doit être aussi voisin que possible de l'unité.
Le nouvel éclateur est aussi utile pour d'autres types de dispositifs protecteurs, comme les dispositifs pro- tecteurs interrompant le transport de puissance. Avec ce type de dispositifs, l'éclateur ne doit fonctionner rapidement que dans des conditions de surtension. L'élément interrupteur connecté en série avec l'éclateur peut être du type à dégage- ment de gaz desionisant ou de tout autre type dont la fonction est de faire cesser le court-circuit du consommateur de puis- sance après un bref laps de temps prédéterminé, habituellement à l'instant du courant nul suivant.
Les éclateurs pour parafoudres et autres dispositifs protecteurs, tels qu'ils sont construits habituellement, sont constitués par des électrodes en laiton ou autre matière con- ductrice, ayant des propriétés d'étouffement d'arc appropriées, c'est-à-dire capables d'étouffer rapidement l'arc pour inter- rompre la circulation de l'arrière-courant ou courant de fuite de puissance, et par une pièce d'espacement ayant la forme d'une bague de porcelaine ou autre matière isolante inter- calée entre les électrodes pour les maintenir espacées de la distance correcte. Un nombre suffisant de ces éclateurs sont connectés en série entre la ligne, ou autre dispositif à protéger, et la résistance, pour assurer au parafoudre le
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voltage voulu.
Toutefois, dans la pratique, on a trouvé que les éclateurs construits de cette manière ont une tension de disrupture élevée et peu constante aux fréquences de pertur- bations, ce qui donne un rapport d'impulsions inadmissible- ment élevé et rend difficiles des estimations préliminaires sur le comportement de l'éclateur dans des conditions données.
Ces éclateurs ont une tensionde disrupture constante et appro- priée à 60 périodes, mais sous une tension perturbatrice rapidement croissante il se produit un retard faisant dépasser la tension de disrupture correspondant à l'état stationnaire .avant que 1.' éclateur fonctionne effectivement, et la durée de ce retard peut varier au cours d'essais différents du même éclateur, donnant ainsi des résultats peu constants. Par suite, il est trèsdésirable de procurer un éclateur dans lequel le retard soit notablement réduit et qui fonctionne plus rapidemen-t sous une tension rapidement croissante, de façon qu'on obtienne une plus faible tension de disrupture aux fréquences de perturbations.
Toutefois,si un éclateur de ce type général est construit de manière qu'une décharge se produise dans la région du joint entre l'isolateur et les électrodes, et si cette région est "visible" de la région d'éclatement de l'étincelle, l'éclateur à un rapport d'impulsions peu éle- vé et constant. Par "visible" on entend qu'il n'y a pas de barrières entre les régions de décharge et d'éclatement de l'étincelle. La théorie y relative est que ces décharges sont dues .au passage d'un courant de déplacement diélectrique d'une électrode à l'isolateur ou par-dessus l'isolateur.
Cette décharge par-dessus l'isolateur se produit dans le mi- lieu gazeux de l'éclateur et excite le spectre caractéristique du gaz. Le spectre caractéristique de l'air peut être divisé
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en trois régions., (1) la région visible, (2) la région ultra- violette et (3) la région des rayons X. Dans les décharges susmentionnées, les radiations comprises dans la région des rayons X doux sont extrêmement efficaces pour abaisser la tension de disrupture impulsive d'un éclateur. La longueur d'onde de cette radiation efficace est comprise entre les limites de 13A et 1000A. Les radiations comprises entre ces limites sont absorbées rapidement dans l'air sur une courte distance, d'environ 6 centimètres.
Quand cette radiation est absorbée par l'air il se forme des ions, et les électrons nouvellement formés, qui sont ainsi engendrés dans la région d'éclatement de l'étincelle, fournissent un débit abondant d'électrons, de manière à assurer à la disrupture un très faible retard. Des effets secondaires bien connus, tels une émission photo-électrique de la cathode, sont également produits par cette radiation, par des longueurs d'onde su- périeures à 1900A. L'intensité de cette radiation est une fonction de la fréquence de la tension appliquée à l'éclateur et de la constante diélectrique (capacité inductive spécifique) de l'isolateur pour une forme donnée de l'isolateur séparant les électrodes. La décharge provoquant cette radiation ne peut pas toujours être vue dans un local obscur.
Cela étant, le principal but de l'invention est de procurer un éclateur en série pour parafoudres et autres dispositifs protecteurs à décharges, qui ait une tension de disrupture peu élevée et constante aux fréquences des pertur- bations, et un rapport d'impulsions peu élevé et constant.
L'invention consiste essentiellement en un éclateur constitué par deux électrodes espacées entre elles pour former un intervalle d'éclatement et par un dispositif pour provoquer dans des régions localisées des efforts à haute tension quand une tension rapidement croissante est appliquée à l'éclateur,-
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de manière que l'air contenu dans ces régions soit surtendu et qu'il se produise une radiation qui aide à amorcer la disrupture de l'éclateur, ce dispositif étant constitué par une pièce d'espacement isolante qui sépare les électrodes et qui entoure et contient l'éclateur.
On comprendra mieux l'invention à l'aide de la description détaillée suivante de plusieurs formes cons- tructives représentées à titre d'exemple sur les dessins .annexés.
L'éclateur représenté sur les figs. 1 et 2 est constitué par des électrodes 1 et 2 de forme générale dis- coïde, en laiton ou autre matière appropriée, qui sont sé- parés par une pièce d'espacement 3 de forme générale annu- laire. Comme d'ordinaire il est avantageux que les bords périphériques des électrodes soient espacés d'une distance plus grande que la distance d'éclatement proprement dite de l'éclateur, l'électrode supérieure 1 est faite creuse ou est conformée de manière que sa partie centrale .approche plus près de l'électrode 2 de manière à constituer un intervalle d'éclatement ou région d'étincelles annulaire, indiqué en 4.
Lorsque l'éclateur est employé pour un parafoudre, l'électrode supérieure 1 est connectée à une ligne de trans- port de force motrice 5 ou à un autre dispositif électrique à protéger, et l'électrode inférieure 2 est connectée à une résistance de parafoudre 6 qui, à son tour, est mise à la terre, comme c'est indiqué en 7. Il doit être entendu, naturellement, que dans une construction réelle on monte en série autant d'éclateurs qu'il en faut pour obtenir le voltage désiré.
Pour avoir une tension de disrupture peu élevée et constante, on conforme la pièce d'espacement 3 de manière
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à produire un gradient de tension élevé dans des régions lo- calisées de l'intervalle entre les électrodes, afin de pro- voquer la décharge décrite ci-dessus. Ce but peut être atteint de la façon la plus avantageuse et commode en éta- blissant la pièce d'espacement ennune matière ayant une constante diélectrique très élevée, et pour cette raison il est préférable de faire la pièce d'espacement en une matière céramique au rutile, bien qu'il doive être entendu que toute autre matière appropriée ayant une constante dié- lectrique suffisamment grande puisse aussi être employée.
On obtient un avantage supplémentaire par l'emploi de pièces d'espacement à constante diélectrique élevée quand on utilise une série de ces éclateurs. La tension de disrupture à 60 périodes est alors plus élevée que lorsqu'on emploie des pièces d'espacement à plus faible constante diélectrique, en raison de la meilleure répartition de la tension, assurée par la plus grande capacité.
Le rutile est une matière minérale naturelle se composant principalement de bioxyde de titane, habituellement avec de faibles quantités d'impuretés. Pour utiliser le rutile comme isolent électrique on le purifie de préférence préala- blement pour éliminer les impuretés, en laissant du bioxyde de titane sensiblement pur, que l'on broie ensuite et qu'on mélange à environ 10% d'eau. On moule ce mélange sous une forte pression à la forme voulue et on le cuit au feu pour produire une matière céramique. Cette matière a de trèsbonnes qualités isolantes et présente la caractéristique plutôt rare d'avoir une constante diélectrique extrêmement élevée, qui est de l'ordre de 20 à 110 selon le procédé de fabrication.
Quand une pièce d'espacement faite en cette matière est employée dans un éclateur, la constante diélectrique éle- vée provoque une très forte concentration d' efforts de tension-
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électrique dans le champ comprisentre les électrodes. Comme le champ n'est pas parfaitement uniforme, notamment aux li- mites entre l'électrode métallique, le diélectrique solide et l'air, l'air de ces régions est surtendu et il se produit une radiation qui est très efficace pour provoquer une dis- rupture de l'éclateur sous une tension perturbatrice. Comme on 1-la expliqué ci-dessus, l'effet des efforts à haute tension est de provoquer des décharges qui produisent dans ces régions de l'éclateur une radiation qui a pour effet de former des électrons et des ions de gaz positifs.
Les électrons ainsi formés sont trèsefficaces pour amorcer une disrupture de l'éclateur et pour l'obliger à se produire avec un très faible retard,ce qui donne une tension de disrupture trèspeu élevée et constante. Des rapports d'impulsions aussi faibles que 1,03 furent obtenus avec des éclateurs de ce type, en compa- raison de rapports d'impulsions de 1,6 à 2,0 obtenus habituel- lement avec les pièces d'espacement ordinaires en porcelaine.
De ce qui précède il ressort que la caractéristique essentielle de cet éclateur est la production d'efforts de tension concentrés dans des régions localisées de l'éclateur, ce qui provoque une surtension de 1-'air et la production de la radiation décrite ci-dessus. Aussi est-il évident que cet effet peut être produit par divers moyens dont un vient d'être décrit.
La fig. 3 montre une autre manière de produire cet effet, qui elle aussi s'est avérée très efficace. Les élec- trodes 1 et 2 représentées sur cette figure sont séparées par une pièce d'espacement annulaire 3 en porcelaine ou autre matière isolante .appropriée. Afin de produire la con- centration voulue de l'effort de tension, il est prévu sur la pièce d'espacement 3 un enrobage mince 13 en métal ou autre matière conductrice. Comme le montre clairement la figure, cet-
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enrobage recouvre la surface inférieure de la pièce d'espa- cement et est en contact avec l'électrode inférieure 2.
L'enrobage s'étend aussi de bas en haut depuis la surface inférieure dans l'intervalle sur une partie de la surface intérieure de la pièce d'espacement 3. De préférence cet enrobage est très mince, il peut être fait en métal ou en toute matière conductrice ou même semi-conductrice et il peut être appliqué sur la pièce d'espacement de toute manière appropriée, par exemple par projection.
L'effet de l'enrobage conducteur 13 quand une ten- sion est appliquée à l'éclateur est de déformer le champ entre les électrodes et de provoquer une forte concentration d'effort de tension au bord de l'enrobage. Cetteconcentration d'effort produit des gradients de tension locaux qui sont suffisamment grands pour surtendre l'air et provoquer la production d'une radiation dans l'éclateur, de la manière décrite ci-dessus, assurant ainsi une disrupture rapide de l'éclateur, de sorte qu'on obtient une tension de disrupture peu élevée et constante aux fréquences de perturbations.
Dans cette forme d'exécution particulière de l'in- vention, la. radiation est concentrée près du bord de l'enro- bage conducteur au lieu d'être produite principalement près des surfaces de l'électrode comme dans la forme d'exécution de la fig.l. Pour cette raison, la radiation produite dans la forme d'exécution de la fig.3 est aussi efficace que celle produite dans la forme d'exécution de la fig.l, étant donné qu'elle est concentrée trèsprès de la région d'éclatement d'étincelles où elle est la. plus efficace pour amorcer une disrupture, et pour cette raison on obtient pratiquement des résultats également bons avec ces deux formes d'exécution de l'invention.
La fig. 4 montre une autre forme d'exécution de n
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l'invention, dans laquelle l'effort de tension local élevé près du joint entre les électrodes et la pièce d'espacement est produit par la forme de la pièce d'espacement isolante.
Les électrodes 1 et 2 de cette figure sont séparées par une pièce d'espacement 3 en porcelaine ou autre matière isolante appropriée, qui peut être garnie d'un enrobage mince 18 en métal ou autre matière conductrice sur ses surfaces supérieure et inférieure pour .améliorer le contact avec les électrodes.
Afin de provoquer une forte concentration de l'effort de tension près du joint avec l'électrode inférieure., le bord intérieur de la pièce intercalaire est arrondi comme c'est indiqué en 19. L'effet de cette forme est de provoquer une concentration de l'effort de tension dans l'isolateur et un gradient de potentiel élevé dans l'air entre le bord .arrondi et l'électrode. L'effort de tension élevé créé dans l'air a pour effet de produire de la manière décrite une radiation qui est très efficace poux-.provoquer une disrupture de l'éclateur avec un très faible retard, ce qui donne une tension de disrupture peu élevée aux fréquences de pertur- bations et un rapport d'impulsions peu élevé.
Les figs. 5 et 6 sont respectivement une coupe et une vue en plan d'une autre forme d'exécution d'un éclateur, dans laquelle les efforts de tension intenses voulus sont produits par une déformation du champ entre les électrodes, provoquée à l'aide d'une pièce en matière isolante à constante électrique relativement élevée, qui est .associée à une des électrodes très près de l'intervalle d'éclatement. Cette pièce provoque une déformation du champ, de sorte que des gradients de tension élevés apparaissent près de l'intervalle d'éclatement proprement dit et la radiation est émise en un endroit où-elle est le plus efficace pour produire une dis- rupture de l'éclateur.
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Sur ces figs. 5 et 6, les électrodes 5 et 6 sont aussi séparées par une pièce d'espacement 3 en porcelaine ou autre matière appropriée semi-conductrice ou à haute résistance.
La partie centrale de l'électrode 1 est relevée, comme indiqué en 20, pour constituer un trou central et former ainsi un in- tervalle d'éclatement annulaire 4.
Pour produire dans l'éclateur les gradients de tension élevés voulus, on insère dans le trou central de l'électrode supérieure un pilier ou bouton 21 en matière iso- lante ayant une grande constante diélectrique. Ce bouton tra- verse l'intervalle 4 et, de préférence, est en contact léger avec l'électrode 2 ou, si on le désire, son extrémité inférieu- re peut être espacée de l'électrode d'une faible distance.
Le bouton 21 est de préférence disposé de manière que la distance d'éclatement le long du bouton soit au moins deux fois plus grande que la largeur de l'intervalle 4. Si on le désire, un enrobage conducteur peut être appliqué sur les parties du bouton qui sont en contact avec les électrodes 1 et 2.
Le bouton 21 peut être fait en toute matière iso- lante appropriée ayant une constante électrique suffisamment grande, mais une matière qu'on a trouvé particulièrement ap- propriée est le produit céramique au rutile.
On peut aussi employer d'autres matières isolantes à constante diélectrique suffisamment grande. C'est ainsi qu'on a trouvé qu'un bouton de porcelaine ayant une constante diélectrique d'environ 6 donne un résultat satisfaisant, et il doit être entendu, par conséquent, que l'expression t'matière à constante diélectrique relativement grande", telle qu'on l'emploie ici, se rapporte à toute matière isolante ayant une constante diélectrique qui est sensiblement plus grande que celle de 3--':air.
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Quand une tension perturbatrice est appliquée à cet éclateur, la présence du bouton 21 provoque une forte concentration d'effort de tension près du joint entre le bouton et les électrodes. Les gradients de tension élevés provoqués par cet effort concentré .ont pour résultat une sur- tension locale de l'air dans ces r.égions et l'émission d'une radiation, comme c'est décrit ci-dessus. Cette radiation pro- voque 1-'ionisation de l'air et la production d'électrons qui sont très efficaces pour amorcer une disrupture de l'éclateur.
On voit qu'avec la disposition décrite la radiation est pro- duite prèsde l'intervalle 4, où elle est la plus efficace pour diminuer le retard à la di srupture de l'éclateur, et pour cette raison on peut obtenir de bons résultats même avec des matières à faible constante diélectrique d'environ 6, comme la porcelaine. Bien que la radiation puisse ne pas être aussi intense que si elle était produite par des matiè- res à plus grande constante,diélectrique, elle est concentrée dans les régions où elle est très efficace.pour provoquer la disrupture de l'éclateur. Pour cette raison on peut employer pour le bouton 21 toute matière isolante appropriée ayant une constante diélectrique raisonnablement grande, bien que l'effet soit meilleur avec des matières à constante diélectri- que plus grande.
Le bouton isolant 21 peut avoir toute forme voulue et peut être associé- soit à l'électrode supérieure, soit à l'électrode inférieure, dans toute position relative voulue.
En outre, dans le cas d'un éclateur à intervalle multiple, le bouton 21 peut être suffisamment long pour traverser deux intervalles d'éclate.ment distincts ou davantage.
La déformation du champ électrique entre les élec- trodes, 'créant les fortes concentrations locales d'effort de tension, peut être produite en réduisant à une très petite
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surface le contact entre les électrodes et la pièce d'espace- ment. Comme le montrent les figs. 7 et 8, ce but est atteint en formant plusieurs saillies sur la surface d'une des élec- trodes pour l'espacer d'une faible distance de la pièce d'es- pacement, ces saillies ayant une très petite surface de con- tact avec la pièce d'espacement. Les saillies peuvent être constituées avantageusement en fixant par soudure ou par un autre moyen approprié de courts tronçons de fil métal- lique 22 sur la surface supérieure de l'électrode, comme le montre la fig.8.
On peut aussi former des saillies sur l'élec- trode en la conformant avec une nervure annulaire 23, comme le montre la fig.9, ou en la conformant avec des parties saillantes de tout profil approprié, qui l'espacent d'une faible distance de la pièce d'espacement 3 et qui ont avec elle une très petite surface de contact.
L'effet de cette construction est de créer une forte concentration d'effort de tension près des petites surfaces de contact, de manière que des gradients de tension élevés existent le long de la pièce d'espacement et dans l'air au voisinage de ces points. Comme on l'a expliqué ci- dessus, ces gradients de tension locaux élevés donnent lieu à des décharges qui ont pour résultat d'ioniser l'air dans l'éclateur et d'obliger la disrupture à se produire avec un retard minimum.
Des essais ont montré que l'amélioration de l'effet utile est, dans une large mesure, fonction de la hauteur des saillies, et on obtint avec des éclateurs de ce type des rapports d'impulsions aussi faibles que 1,00 à 1,05. Il est évident que ces saillies pourraient être pro- duites, si on le désire, sur l'électrode supérieure, mais l'effet obtenu ne serait probablement pas aussi bon, étant donné que l'ionisation de l'air aurait lieu en des points plus éloignés de l'intervalle d'éclatement proprement dit.
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Une autre forme d'exécution est représentée sur les figs. 10 et 11. Ici la déformation du champ est produite en introduisant dans l'éclateur des éléments conducteurs qui provoquent une déformation locale près de l'électrode.
Ces figures montrent un éclateur à intervalle double, bien qu'il doive être entendu que la disposition représentée peut aussi bien être employée avec un éclateur à intervalle simple.
L'éclateur est constitué par une électrode supérieure 30, une électrode intermédiaire ou plaque intercalaire 32 sé- parée de l'électrode 30 par une pièce d'espacement annulaire 63, et une électrode inférieure 31 séparée de l'électrode 32 par une pièce d'espacement annulaire 34. Les pièces d'es- pacement sont faites en porcelaine ou autre matière isolante, tandis que les électrodes sont de préférence faites en laiton,, et les électrodes supérieure et inférieure sont faites creu- ses de la manière usuelle pour permettre d'espacer les péri- phéries extérieures d'une distance plus grande que 1-linter- valle d'éclatement proprement dit.
Dans cette forme d'exé- cution de l'invention, les gradients de tension locaux éle- vés sont produits en introduisant un élément conducteur dans l'intervalle d'éclatement afin de déformer le champ électrique entre les électrodes. . cette fin des ressorts 35 sont placés dans l'intervalle en des points diamétralement opposés, de manière à être en contact avec l'électrode intermédiaire et avec les surfaces intérieures des pièces d'espacement. Les ressorts 35 peuvent être faits en laiton, bronze phosphoreux ou autre métal approprié et, comme le montre plus clairement la fig.12, ils ont une forme générale en H. Une encoche 36 est ménagée dans l'électrode 52 en des points diamétralement opposés, pour recevoir les ressorts.
En montant l'éclateur, on introduit les ressorts dans les encoches de l'électrode 52, comme le montre la fig.12, et on place ensuite en position les
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pièces d'espacement 33 et 34 qui obligent ainsi les ressorts à prendre la position montrée sur la fig.11, où leurs extré- mités extérieures sont en contact intime avec les surfaces intérieures des pièces d'espacement.
Quand une tension est appliquée aux bornes de l' é- clateur, la présence de ces ressorts a pour effet de déformer considérablement le champ électrique dans les régions entou- rant les points de contact entre les ressorts et les pièces d'espacement, qui sont adjacentes à l'électrode intermédiaire 32. Cette déformation crée dans ces régions des gradients de tension élevés, ce qui produit l'ionisation de l'air dans l'intervalle d'éclatement, de la manière décrite ci-dessus, et cette ionisation est trèsefficace pour obliger la dis- rupture de l'éclateur à se produire avec un retard minimum.
On voit ainsi que les formes d'exécution de l'inven- tion procurent un moyen de créer de fortes concentrations d'effort de tension électrique dans des régions localisées de l'éclateur près des points de contact entre une électrode et la pièce d'espacement. Ces efforts intenses provoquent des décharges électriques genre corona qui créent l'ionisation du gaz et qui peuvent aussi provoquer l'émission d'une radiation amenant une ionisation plus poussée et la production d'élec- trons libres dans l'intervalle d'éclatement. L'effet de cette ionisation est de faciliter notablement la disrupture de l'éclateur et de l'obliger à se produire avec un retard minimum, assurant ainsi des tensions de disrupture peu éle- vées et constantes.
Il tombe sous le sens que les gradients de tension élevés requis pour produire cet effet peuvent être créés par des moyens autres que les montages spéciaux représentés, et que tout autre moyen approprié de provoquer une déformation du champ dans l'éclateur pour produire des gra.dients de tension locaux élevés peut être employé sans
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sortir du cadre de l'invention.
Par ailleurs il doit être entendu que, bien qu'on ait décrit certaines formes d'exécution spéciales de l'in- vention, celle-ci peut être exécutée sous d'autres formes sans que pour cela on sorte de son cadre. Aussi tout montage approprié pourrait être employé pour produire une concentra- tion locale d'effort de tension dans l'éclateur ou pour provoquer autrement une surtension de l'air en vue de produire la radiation décrite ci-dessus et d'assurer ainsi une disrup- ture rapide de l'éclateur.
Il doit être entendu aussi que, bien que l'invention ait été décrite principalement dans son application -aux éclateurs employés pour des dispositifs à décharges protégeant contre les surtensions électriques, son utilité ne se limite point à ce domaine particulier et'qu'elle peut être utilisée dans tout .autre champ d'application des éclateurs., où ses qualités .avantageuses présentent de l'in- t ér t.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Eclateur comportant deux électrodes espacées l'une de l'autre pour constituer entre elles un intervalle d'éclatement d'étincelles, caractérisé par un dispositif pour créer des efforts de tension élevés dans des régions loca- lisées chaque fois qu'une tension rapidem.ent croissante est .appliquée à l'éclateur, de manière que 1-1:air de ces régions soit surtendu et qu'il se produise une radiation qui aide l'amorçage de la di srupture de l'éclateur, ce dispositif étant constitué par une pièce d'espacement isolante qui sépare les électrodes et qui les entoure et les contient.