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Procédé pour la fabrication d'un éleotrolyte sec pour accumulateurs.
La technique s'efforce de procurer pour les'accumula- teurs des électrolytes secs vu que les aoides non épaissis -nécessitent un remplissage toujours répéta, du liquide qui s'évapore et que le liquide peut sortir en cas de manipula- tions brutales, ce qui peut se produire dans beaucoup de ces facilement par exemple dans les batteries de lampes de poche.
On a proposé maintes fois des électrolytes secs dans lesquels l'acide est rendu. épais par un agent de remplissage approprié. On observe alors non seulement une diminution rapide de la tension mais toujours sans exception linconvê- nient que la capaoité de l'accumulateur souffre dans une for- te mesure. Lorsqu'on agrandit les plaques fortement pour re- médier à cet inconvénient, il en résulte une augmentation notable de poids, qui est de nouveau un inconvénient-,.
L'état de la question est donc tel que dans les élec- @ trolytes secs davantage de la suppression du liquide doit
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toujours être acheté par une forte perte de capacité ou par une élévation de poids empêchant l'utilisation en pratique.
La suppression des deux inoonvénients doit toujours nécessai- rement signifier un renoncement à l'épaississement de l'aoide.
On comprend qu'avec de semblables électrolytes secs on ne peut obtenir des accumulateurs utilisables, en particu- lier du petit format à envisager le plus souvent, c'est à di- re des accumulateurs qui possèdent une capacité élevée et malgré cela conservent leur tension aussi longtemps que pos- sible. La conséquence en est que dans la pratique, il n'y a pas d'accumulateur sec utilisable dans une forte mesure. En- core actuellement on emploie habituellement pour les lampes de poche uniquement des batteries sèches, c'est à dire des éléments secs ordinaires qui ne peuvent pas être rechargés.
On voit immédiatement que ceci constitue actuellement surtout un grand inconvénient car il ne répond pas aux désirs actuels de l'économie d'employer des éléments qui après avoir cédé le courant qu'ils contiennent ne sont plus utilisables. Les inconvénients mentionnés ci-dessus ont en outre rendu impos- sible l'emploi, poursuivi jusqu'à présent, d'accumulateurs secs dans les récepteurs radiophoniques en valise.
L'objet de la présente invention a pour but de procurer un éleotrolyte sec qui ne présente aucun des inconvénients usuels dans les autres électrolytes, c'est à dire qui ne pro- voque pas de perte de capacité et n'implique pas pour la production d'une puissance normale un agrandissement des plaques. Grâce à un procédé spécialement établi, on obtient que l'électrolyte sec procuré suivant la présente invention ne contient aucun liquide non combiné, mais assure une capa- cité d'accumulateur correspondant aux conditions de grandeur normale et surpasse même cette capacité. Ce résultat est ob- tenu par le fait qu'on ajoute à la solution de verre soluble,
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aveo agitation continuelle, du talc, et à ce mélange de l'a- cide dtaccumulateur avec la composition nécessaire pour le mélange final.
On obtient ainsi un électrolyte sec analogues à une pâte ayant les propriétés désirées.
Dans ce mélange le tala peut présenter sa propriété, due à sa composition chimique, d'une conductibilité remarqua- ble sans que les matières ajoutées empêchent celle-ci. Il rentre dans le cadre de la présente invention d'effectuer le procédé décrit avec une subdivision toute spéciale des matières employées, pour éviter l'inconvénient connu que par une addition trop brusque de Itacide sulfurique à la solution. de verre soluble et de talc, il se forme des précipitations compactes de nature grossière qui élèvent évidemment forte- ment la résistance intérieure dans l'accumulateur.
Suivant la présente invention le procédé est réalisé de telle manière que la moitié du talc est mélangée à la moi- tié de l'acide à employer. L'autre moitié du tlo doit être mélangée à la solution de verre soluble, ensuite les deux parties sont rassemblées et finalement le reste de l'acide est ajouté. Il est important que les solutions sont mainte- nues froides pendant les opérations de mélange.
Grâce à ce procédé de fabrication, on obtient en outre qu'il ne se forme pas prématurément un gel avant qu'un mélan- ge du talc au verre soluble ait été produit partiellement.
On obtient en outre l'avantage que les particules essentielles de l'agent d'épaississement sont saturées d'acide depuis le début, c'est à dire avant que la formation de gel empêche l'arrivée de l'acide sur l'agent d'épaississement.
Par ces opérations, on obtient une pâte et ensuite fi- nalement - en .particulier après l'introduction entre les pla- ques d'accumulateur et après la charge - une masse spongieuse qui est poreuse de part en part. Les fins intervalles exis- tant dans le système obtenu suivant dans la présente inven-
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tion permettent à l'acide de s'emmagasiner de telle manière qu'il ne cède en aucune façon du liquide. D'autre part la structure du système mentionné est de nouveau tellement infi- niment fine qu'elle n'implique aucun obstacle même le plus pe- tit à la décharge électrique ni à la charge.
Un aocumulateur qui est transformé en accumulateur sec au moyen d'une pâte fabriquée de cette manière remplit d'une manière complète et irréprochable toutes les conditions qui sont imposées à un accumulateur et à un élément sec. La ré- sistance de la pâte suivant'la présente invention est telle- ment petite que l'on peut obtenir la pleine capacité d'un acoumulateur ordinaire rempli d'acide liquide. La possibi- @ lité pour un accumulateur sec fabriqué suivant la présente invention de conserver aussi longtemps que possible la ten- sion, à l'état non employé, dépasse toutefois celle des accu- mulateurs usuels à liquide dans une forte mesure.
Alors que ceux-ci se déchargent lorsqu'ils restent longtemps hors d'emploi, cet inconvénient ne se produit pas dans les accumu- lateurs suivant la présente invention ou seulement après un temps beaucoup plus long. On peut les lasser reposer sans les utiliser pendant six mois et plus sans que leur tension s'abaisse notablement ou que les plaques négatives se sulfa- tent. Ceci s'explique par le fait que dans le cas des accu- mulateurs usuels fonctionnant seulement avec du liquide, il se produit un démélange de l'acide petit à petit, ce qui con- duit à une décharge spontanée des plaques, et que cet incon- vénient est évité dans les accumulateurs suivant la présente invention par le mélange homogène qui y est contenu, ce qui est indiqué par les additions.
Malgré qu'un accumulateur fabriqué suivant la présente invention possède toutes les propriétés d'un accumulateur or- dinaire et même des propriétés meilleures suivant ce qui
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précède, il possède aussi tous les avantages des éléments' secs. La pâte reste en effet constamment sous la forme de gel. Il ne se produit jamais de séparation, si petite soit elle, d'un sérum quelconque ou d'une quantité de liquide sur la pâte ; au contraire lorsqu'on ajoute du liquide sur la.pâte, celle-ci a la propriété d'absorber le liquide.
Il résulte de ce qui précède qu'il était réservé à l'ob- jet de l'invention de procurer un accumulateur sec dans le)-' quel l'avantage de l'épaississement de l'acide n'est pas com- pensé, pour la première fois, par un inconvénient provoqué en même temps-perte de capacité ou augmentation de poids-. L'ac- cumulateur sec suivant l'invention possède au contraire sans qu'on doive modifier son rapport de grandeur par rapport aux mesures ordinaires, les avantages d'une capacité élevée, d'une possibilité de charge sans peine, exactement comme, pour un accumulateur au plomb fonctionnant aveo un acide liquide, .et d'une perte à peine notable de la tension malgré un long emmagasinement sans utilisation.
Pour cette raison, l'objet de la présente invention pro- cure pour la première fois de façon irréprochable la possibi- lité de fabriquer en particulier de petits accumulateurs uti- lisables pour la forme à mettre en poche et de les procurer aux consommateurs, bien que naturellement de grands aocumu- lateurs puissent aussi être fabriqués de cette manière. Par exemple tout propriétaire d'une lampe de poche peut faire fonctionner celle-ci avec une seule et même batterie pendant un temps presque illimité. Lorsqu'elle est épuisée il suffit de la reoharger d'une manière oonnue comme n'importe quel accumulateur au plomb. Il y a à cet effet dans le commerce des appareils usuels et peu coûteux également, qui permettent la charge par exemple directement au moyen d'une boîte de prise de courant à la ligne électrique.
La présente inven- tion procure donc effectivement une batterie de lampe de
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poche ou d'une manière générale une batterie sèche de durée éternelle.
On donnera ci-dessous un exemple de réalisation pour la préparation de la pâte destinée au remplissage de l'accumu- lateur : Dans une solution de 75 gr. d'eau et de 50 gr. de verre soluble, on ajoute 125 gr. de talc et on mélange inti- mement. Indépendamment de ceci on mélange également, avec agitation intense, 250 gr. d'acide d'accumulateur d'un poids spécifique de 1,32 et 125 gr. de talc. Ensuite les deux mé- langes sont réunis et agités intimement, après quoi on ajou- te encore finalement 250 gr. d'acide. Le mâlange qui est d'abord un liquide épais peut alors être chargé dans le lo- gement de l'accumulateur entre les plaques de plomb et il devient dense après peu de temps (environ 1 heure) pour for- mer une masse homogène fortement poreuse.
Il est à mentionner que peu après la fabrication de la pâte suivant la présente invention, il se sépare au-dessus de celle-ci une petite quantité de sérum ou de liquide.
Sous l'effet de la charge de l'accumulateur, celle-ci dispa- rait toutefois de nouveau à l'intérieur de la pâte. Ceci est un signe de la grande porosité et de la grande capacité d'absorption du mélange fabriqué suivant la présente inven- tion.
Il est encore à mentionner pour finir que l'objet de la présente invention ouvre des perspectives insoupçonnées, car la structure particulière de la masse obtenue suivant la présente invention, qui procure un soutien aux plaques de plomb sans nuire à leur capacité de travail, permet dans certaines circonstances une modification des plaques de plomb et par conséquent une diminution de leur poids.