<Desc/Clms Page number 1>
"LAMPE A DECHARGE ELECTRIQUE OU LUMINESCENTE" ayant fait l'objet d'une demande de brevet déposée en France, le 2 MARS 1939, non encore accordée à ce jour.-
La présente invention se rapporte aux lampes lu;- minescentes ou à décharge électrique, fonctionnant à des tensions ordinaires de réseau sans recours préalable à un appareil dtélé- vation de tension ou d'excitation de décharge.
Il est connu que pour obtenir de tels résultats, certains inventeurs rapprochent les- électrodes de façon à ne ménager entre elles qu'un espace minime permettant d'obtenirµ , aux tensions ordinaires de seoteur, une luminescence cathodique.
Dans certains cas, les électrodes sont composées de fils homo- gènes d'une certaine épaisseur enroulés en spirales parallèles.
<Desc/Clms Page number 2>
à des distances déterminées ou d'un disque et d'une spirale ou d'un disque et d'un anneau ; dans d'autres cas, l'anode a la forme d'un plateau et la cathode la forme d'ure cloche ou enfin les électrodes sont composées de fils homogènes d'une certaine épaisseur parallèles formant une lettre de l'alphabet ou un mot complet.
Dans tous ces dispositifs les fils, plaques ou cloches formant électrodes ont des dimensions relativement grandes, sont homnes et opaques, ce qui créé des régions obscures ou empêche la luminescence d'avoir son développement complet.
La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient par la réalisation de supports de décharge, anode et cathode, formant un tout lumineux sans régions obscures et permettant de donner à la luminescence son maximum de rendement, en employant des électrodes pratiquement transparentes.
Les électrodes sont composées de corps creux ou plans, maillés, juxtaposés à des distances minimes formant, dans un gaz rare, un tout lumineux, le matériau des supports étant pratiquement invisible.
L'une ou les deux électrodes sont constituées, par exemple, par des tubes, chaque tube pouvant être réalisé soit à l'aide d'une tôle métallique perforée, soit au moyen de fils élémentaires fort minces, tressés, entrecroisés ou superposés en hélices, constituant des mailles de dimensions appropriées.
Chaque fil élémentaire a un diamètre très petit, de telle sorte que la luminescence de décharge l'enrobe complètement et le rend pratiquement invisible à l'oeil à une distance relativement faible.
La section des fils élémentaires est généralement quelconque: circulaire, ovale, plate, etc....
Dans le cas tubulaire les électrodes peuvent être concentriques, l'anode entourant la cathode à une distance en rapport avec la tension employée.
La décharge se produit dans l'espace libre; chaque élément d'une maille de chacun des tubes étant enrobé par la
<Desc/Clms Page number 3>
luminescence de décharge; l'ensemble orée ainsi l'illusion d'un tube complètement lumineux ne laissant pas percevoir, à une minime distante, le matériau des électrodes,
Chaque maille ou trou de l'anade constitue une lu- nette électronique qui concentre l'émission cathodique et forme un ensemble d'axes d'ionisation et de points lumineux.
Les deux tubes maillés transparents, concentriques par exemple comme ci-dessus, étant l'un la oathode et l'autre l'anode, peuvent être longs et minces et prendre, dans ce cas, l'allure d'un fil creux. L'ensemble forme supports de décharges.
Placé dans un tube ou une ampoule en verre dans lequel a été fait le vide et introduit un gaz rare déterminé, le fil creux précité est complètement lumineux et peut être comparé au corps lumineux d'une lampe à incandescence.
Tout comme le filament d'une lampe à incandescence, il peut être, par exemple, boudiné en spires lâches ou serrées.
On peut de telle façon concentrer une longueur appréciable de fil luminescent dans un petit espace, par exemple dans une ampoule ordinaire de lampe à incandescence.
Cette concentration ne doit pas nécessairement prendre la forme d'un boudin, elle peut être réalisée par de nombreux jambages rapprochés, du fil luminescent ou encore par l'enroulement en boule de ce dernier, sous forme le sphère par exem- ple.
Le fil lumineux,'peut également être placé d'une façon rectiligne dans un tube de verre droit ou courbé, son diamètre peut varier suivant le diamètre du tube de verre employé, de façon à obtenir de véritables tubes à gaz rares fonctionnant directement sur la tension des réseaux.
On peut, d'autre part, disposer le fil lumineux dans le tube ou l'ampoule de verre, de façon déterminée afin d' obtenir soit un signe, un mot ou une phrase.
Pour l'obtention de la luminescence la longueur du fil est indifférente, on peut par conséquent en employer une longueur très courte pour obtenir, par exemple, une lampe signal
<Desc/Clms Page number 4>
de consommation fort minime.
Les électrodes transparentes pouvant avoir une autre forme que la forme tubulaire, on peut par exemple, envisager une réalisation dans laquelle deux sphères concentriques constituent l'une la cathode et l'autre l'anode ou bien un autre mode de réalisation dans le quel des éléments plans ayant une forme généralement quelconque, sont alternativement anode ou cathode .
L'éclat de la luminescence varie avec la pression du gaz rare, c'est ainsi par exemple qu'avec du néon, sous une pression de 10 mm. de mercure environ, on obtient la luminescence cathodique jaune or, qui épouse à peu près le diamètre du fil creux. A des- pressions inférieures le diamètra de la luminescence augmente, pouvant atteindre jusqu'à six fois, et d'avantage, celui du fil creux formant électrodes.
La tente de la luminescence varie avec le gaz employé ou la couleur du tube ou de l'ampoule de verre, suivant des procédés connus.
Les électrodes-transparentes sont composées d'un métal à grand pouvoir émissif d'électrons tel que du tungstène thorié ou à oxydes ou du fer au baryum.
La fabrication du corps luminescent, en particulier dans le cas du tube ou du fil, peut se faire de la façon suivante : les fils élémentaires composés d'un métal à grand pouvoir émissif d'électrons, sont tressés, entrelacés ou superposés en spires alternatives'sur une âme de laiton, par exemple. L'ensemble estensuite perlé à l'aide d'un diélectrique, du verre par exemple, à des distances déterminées ou reçoit un tressage ou un boudinage à grand pas de diélectrique. Le tout est ensuite en robé sous une couche de laiton obtenue soit par boudinage jointif, soit par tressage serré, soit par galvanoplastie, soit de toute autre manière. L'épaisseur de cette dernière couche varie avec la tension désirée.
Enfin, sur l'ensemble ainsi obtenu, un nouveau maillage ou tressage de fils élémentaires est effectué,
<Desc/Clms Page number 5>
qui servira de deuxième électrode.
Le tout est plongé dans un produit dissolvant,ltâme et la couche intermédiaire, à l'exclusion des fils élémentaires servant d'électrodes. Ce produit peut être, par exemple, l'acide nitrique lorsque les métaux employés sont respectivement le laiton et'le tungstène.
Un procédé analogue est employé lorsqu'il s'agit d'électrodes transparentes ayant une autre forme que la forme tubulaire.
La fabrication d'électrodes transparentes peut d'ailleurs se faire directement sur âmes fictives.
Le montage-dans les tubes ou ampoules se fait d'une fa- çon analogue à celui du corps éclairant d'une lampe à incandescence, sur des supports de molybdènes par exemple. Chaque électrode, anode et cathode, étant pincée ou soudée aux électrodes d'entrée. Enfin une résistance de régularisation de courant peut être placée dans le culot de la lampe.
. Les exemples décrits.ci-dessus sont donnés à titre descriptif et non limitatif et-toutes variantes basées sur le même principe sont- comprises dans 'le cadre de la présente invention.
On-peut en particulier, dans le but de diminuer la chute de tension dans la colonne luminescente positive et négative de la cathode et de l'anode et d'augmenter l'émission d'électrons, prévoir le chauffage de l'une ou de l'autre ou des deux électrodes, par un courant électrique auxiliaire.