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" Procédé et dispositif pour humidifier le papier, les étoffes et les matières analogues sous forme de bandes ".
Dans l'industrie du papier il est souvent nécessaire d'humidifier le papier après le glaçage, de façon à lui donner une teneur en humidité convenable pour l'impression.
Suivant la technique antérieure, des dispositifs pré- vus à cette fin consistent habituellement en une enveloppe ou caisson de type quelconque à travers lequel la bande de papier à humidifier est déplacée et est soumise àl'action d'air humide actif provenant d'un appareil de conditionne- ment. L'air employé pour l'humidification étant de préféren- ce saturé, mais la teneur en humidité n'étant souvent pas supérieure à 80 %, ces dispositifs connus impliquent,tou- tefois, l'inconvénient de requérir un grand espace et, en outre, un grand effet à cause de la nécessité de maintenir de très grandes quantités d'air en circulation afin d'ob- tenir l'effet d'humidification désiré.
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La présente invention est relative à un procédé et à un dispositif pour supprimer ces inconvénients. Le procé- dé est essentiellement caractérisé par l'emploi, dans une enveloppe ou caisson pour l'humidifàoation de papier, étoffes ou autre matière sous forme de bande, d'air qui a été sursaturé avant d'entrer dans le caisson, c'est-à-dire que l'air a été amené à absorber de l'eau flottant dans l'air sous forme de brouillard, l'air sursaturé étant déli- sous forme de bande vré à une extrémité du caisson où la matière @ est enlevée, de sorte que la matière est soumise à l'action de l'air sursaturé au moins pendant la dernière ,phase .stade d'humidification . Il en résulte l'avantage que le volume du caisson d'humidification et la quantité d'air circulant peuvent être réduits.
Un autre avantage obtenu est aussi que la température dans le caisson est maintenue constamment basse à cause de l'évaporation d'eau dans le caisson en dépit de la chaleur émise quand le papier absor- be de la vapeur de l'air.
L'invention est illustrée sur le dessin ci-annexé, qui représente schématiquement une forme de réalisation d'un dispositif pour la réalisation du procédé décrit ci-avant. La fig. 1 est une coupe longitudinale verticale; et la fig. 2 , une coupe transversale verticale suivant la ligne II-II de la fig, 1.
Sur le dessin, le chiffre de référence 1 désigne un caisson fermé à travers lequel la bande de papier 2 est déplacée en boucles sur une série de rouleaux 3 dans la direction de la flèche a à contre-courant par rapport à l'air humide, de sorte que le papier le plus humide et l'air le plus humide entrent en contact l'un avec l'autre, l'effet d'humidification maximum étant ainsi obtenu . Il est apparu que, grâce à la méthode à contre- courant, le glaçage du papier n'est pas détruit par l'ame- née d'air sursaturé. Grâce à la moindre teneur en humidité
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à l'extrémité d'entrée, la papier est traité avec ménage- ment au commencement du processus, la teneur en humidité plus élevée de l'air à l'extrémité de sortie n'ayant alors aucune influence défavorable sur le glaçage .
Les rou- leaux 3 sont entraînés par sections afin de neutraliser des changements de la longueur du papier qui pourrait être oauséspar l'humidification.
Le caisson est divisé par un certain nombre de cloi- sons 4 de telle manière qu'une chenal en zigzag sait formé des deux côtés de la bande de papier. A l'extrémité de sortie de la bande , des ouvertures 5 et 6 sont ménagées au-dessus et au-dessous de la bande de papier , ouvertures à travers lesquelles de l'air sursaturé est fourni à l'appareil, et à l'extrémité d'entrée de la bande il est prévu des ouvertures correspondantes 7 et 8, à travers lesquelles l'air est aspiré hors de l'appareil et est renvoyé à la chambre d'humidification 9, dans laquelle l'air est d'abord refroidi par lavage à l'eau froide prove- nant despulvérisateurs d'eau 10 et est ensuite humidifié jusqu'à sursaturation par condensation de vapeur d'un pulvérisateur de vapeur 11.
Ce dernier peut être remplacé par des dispositifs mécaniques pour distribuer l'eau fine- ment, par exemple des ajutages ou tuyères centrifuges ou des ajutages à air comprimé. L'eau peut aussi être distri- buée finement par voie électrique par des moyens électros- statiques produisant une fine distribution. Dans l'ouvertu- re 7 il peut être prévu des jalousies verticales ou des moyens analogues (non représentés) afin d'empêcher l'eau de refroidissement d'éclabousser la bande de papier 2 à l'intérieur du caisson 1 ensens inversé par rapport au cou- rant d'air. En outre, il est prévu un collecteur de gout- tes 13 qui ramène l'eau, s'il y en a, dans un bassin 14, que l'eau quitte par une sortie d'évacuation 15.
L'air est mis en circulation à travers l'appareil au moyen d'un ven- tilateur 16 qui est entraîné au moyen d'un moteur 17 situé
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à l'extérieur de l'appareil. En avant du ventilateur il est prévu un crible d'égouttage 18, qui empêche les grosses gouttes d'eau d'être entraînées par le courant d'air,mais qui laisse passer les gouttes d'eau plus fines.
Immédiatement après le crible d'égouttage, il est prévu une batterie de chauffage 19, au moyen de laquelle, si c'est nécessaire , la teneur en eau distri- buée finement par voie mécanique dans l'air peut être ré- glée à la valeur voulue . De la batterie de chauffage, l'air est conduit à travers un chenal 20, jusqu'aux ouvertures 5 et 6. Ici également il est prévu un collec- teur de gouttes 130, un bassin 14a et une sortie de drai- nage 15a, comme à l'ouverture 7. Pour la simplicité les tuyaux de vapeur, les tuyaux d'eau etc. ne sont pas indi- qués, ces éléments ne faisant pas partie de l'invention.
Etant donné que l'eau distribuée finement dans l'air pendant le passage à travers l'appareil disparaît graduel- lement par évaporation et du fait qu'elle est absorbée directement par le papier, le dispositif peut être modifié de telle manière que de l'air contenant de l'eau distribuée finement est fourni non seulement à l'extrémité de sortie, mais est aussi fourni pendant le passage à travers l'ap- pareil.
Ceci peut être accompli par la connexion du chenal
20, en des points convenables, aux passages formés par la bande et les parois , par exemple comme cela se trouve indiqué par l'ouverture 21, le chenal 22 et les ouvertures 23 et 24. On peut multiplier les dispositifs décrits ci- dessus soit en les plaçant les uns après les autres, soit en en plaçant deux ou davantage côte à c8te .
L'invention n'est évidemment limitée à aucun pro- cédé spécial ni à aucun dispositif spécial pour l'avance- ment de l'objet à humidifier,