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DISPOSITIF DE SFCURITE CONTRE L'INCENDIE
EMI1.1
PTOUR PR<D31GT±g±S Onr1fMATOGRAPHIQDES ---Faisant l'objet d'une.première.demande de brevet déposée en France le 13 Mai 1939 (n 446.104) ---- ..
L'infant ion, système Mathieu, concerne la réalisa- tion et le mode d'entraînement des voleta de sécurité des projecteurs cinématographiques.
Ellea pour objet d'accroître la sécurité contre l'incendie des projecteurs, en asservissant le volet à une double commande,, de telle façon que ce volet masque le faisceau lumineux éclairant le film, non seulement en cas de ralentissement du mécanisme du projecteur, mais encore en cas d'arrêt ou de rupture du film.
Suivant l'indication, on effectuera cette double commande au moyen d'un organe mécanique soumis à deux
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actions, chacune de ces actions se transmettant de préférence par un moyen différent, par voie mécanique par exemple d'une part et par voie électrique de l'autre, de façon à profiter en les combinant, des avantages de rapidité, de souplesse ou de sécurité inhérents à chacun de ces modes de transmission particuliers.
Par voie mécanique on doit entendre aussi bien commande par un mécanisme proprement dit que commande hydraulique, par glycérine, par huile sous pression, etc ...
L'invention sera décrite ci-dessous d'une façon plus détaillée dans le cas d'une double commande oléomagnétique en se référant à la figure ci-jointe qui en représente schématique-ment, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation particulier.
Sur cette figure on voit en 1 le volet protecteur, porté par la pièce 8, mobile elle-même autour d'un axe fixe 2. Le volet est représenté dans la position de sécurité, c'est-à-dire dans celle où il masque la fenêtre de projection 3 en arrière de laquelle se déplace, de haut en bas, le film 4. L'ensemble du volet et de la tige qui le porte est sensiblement équilibré par le contre-poids 5. Une butée 6 définit exactement la position de repos. Dans cette position le volet intercepte le faisceau lumineux qui vient de la source de lumière supposéeen avant de la figure.
Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention le volet 1 sera réalisé sous la tonne d'une coquille légèrement concave en acier Inoxydable, poli comme un miroir, dont la concavité est tournée vers la source de lumière. C@s dispositions ont pour objet d'éviter un échauffement excessif du volet sous l'action
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du faisceau lumineux, qu'il réfléchit vers la source an même temps qu'il renvoie vers celle-ci la plus grande partie de la chaleur qui le frappe. Sa forme concave lui assure d'ailleurs une plus grande rigidité,,
Lorsque les conditions de sécurité requises seront satisfaites ce volet se déplacera vers le haut sous l'action de la biellette 7, de façon à démasquer la fe- nêtre 3.
La biellette 7 est attaquée par l'axe 9 qui coulisse.entre les deux extrémités d'un logement allon- gé 10. L'axe 9 est porté lui-même par une tige 11 com- portant deux autres axes 12 et 13, parallèles à l'axe 9.
L'axe 12 et l'axe 13 sont soumis chacun à l'action indépendante d'un des dispositifs de sécurité dont l'effet combiné agira, comme il sera indiqué ci-dessous, sur le volet 1 par l'intermédiaire de la biellette évi- dée 7.
L'axe 12 reçoit ici des pressions verticales résul- tant de la différence d'action d'un ressort 14 et d'une capsule manométrique à huile 15, montée par exemple sur la sortie de la pompe de graissage du mécanisme du pro- jecteur,
Comme il est connu, la pression d'huile baisse si la pompe ralentit, c'est-à-dire si le mécanisme tend à s'arrêter. Le ressort 14 l'emporte alors sur la capsule 15 et l'axe 12 tend à descendre, entraînant dans son mouvement la biellette 7 et le volet 1 vers la position de sécurité, sur la butée 6. Le mécanisme reprend-il au contraire sa vitesse normale, la capsule 15 l'emporte sur le ressort 14 et le doigt 12 monte jusqu'à ceque le plateau supérieur 16 de la capsule vienne au con- tact de la butée réglable 17 qui limite son mouvement
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vers le haut.
Cette butée est réglée de façonà agir au moment où l'axe 9, ayant parcouru la rainure 10 de la biellette 7, tendraià pousser celle-ci vers le ha ut et à soulever le volet 1. Dans ce mouvement la tige 11 tourne autour de l'axe 13 supposé fixe.
Or cet axe 13 est soumis d'autre part, conformément à l'invention,à l'action indépendante d'un autre dispositif de sécurité, par exemple à un dispositif élec- tromagnétique comme celui qui est indiqué sur la figure.
Sur celle-ci un électro-aimant 18 portant un bobinage 19 attire, lorsque le courant est établi, une armature 20 portée par une pièce 21 qui est mobile autour de l'axe 22. Mobile également autour de cet axe, mais ri- gidement assemblée avec la pièce 21, est une autre pièce 24 qui s'élève lorsque l'armature s'éloigne de l'électro-aimant et inversement.
La pièce 24 elle-même entraîne dans son mouvement l'axe 13 par l'intermédiaire de la tige 25. Deux systèmes d'écrou et de contre-écrou permettent de régler la position de l'axe 13 par rapport à celle de l'armature 20. Il doit être compris d'ailleurs que la pièce 24 conserve un certain jeu par rapport à la tige 15 de façon à permettre un petit déplacement angulaire,
Pour rendre la figure plus claire, l'armature 20 a été représentée dans la position où elle- est écartée de l'électro-aimant 18,
En fait, le poids des pièces articulées autour de l'axe 22 tend à maintenir l'armature au collage même en l'absence de courant et celle-ci ne vient en pratique dans la position représentée que si le courant vient à manquer, même si la pression d'huile demeure
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alorsen 15.
Dans ce cas, comme il a été expliqué ci-dessus, l'axe 13 étant dans sa position la plus haute (position représentée sur la figure), l'axe 9 vient en haut de la glissière 10 et le volet ne se lève pas.
Dans cette position il doit être entendu que c'est en fai t le poids du volet 3, non tout à fait équilibré par le contre-poids 5, qui l'emporte sur le poids des pièces 24 et 25,et qui provoque l'écartement de l'armature 20.
Si, au contraire, le courant est établi dans la bobine 19, l'armature 20 revient dans sa position de collage et l'axe 13 desoend. S'il n'y a pas alorsde pression d'huile en 15, c'est-à-dire si l'axe 12 est dans la position représentée sur la figure, la tige 11 pivote autour de l'axe 12 et l'axe 9 monte simplement dans la glissière. L'appareil est réglé de telle façon que l'axe 9 atteigne alors le haut de la glissière 10 mais ne soulève pas le volet. Celui-ci demeure donc encore fermé.
Par suite du jeu que donne la glissière 10, la volet ne se lèvera donc que s'il y a simultanément courant en 19 c'est-à-dire collage de l'armature et pression d'huile en 15.
On aura donc bien une double sécurité, comme il étaitdésiré.
En pratique, la sécurité assurée par la pression d'huile de la pompe de graissage du mécanisme du projecteur pourra, conformément à l'invention et en utilisant le dispositif précédemment décrit, être doublée d'une sécurité électrique qui permettra de faire retomber le volet ou de l'empêcher de se lever dans un certain
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nombre de cas où la pompe de graissage continuant à tourner le film pourrait venir à manquer ou, ce quei serait beaucoup plus grave, à s'immobiliser dans l'appareil (rupture du film, destruction des perforations, etc,..).
Pour faire immédiatement tomber le volet dans ces derniers cas, il suffira par exemple de disposer sur le trajet du film, en dessous de la fenêtre de projection, un doigt appuyant sur le film et commandant un interrupteur électrique, ou encore un galet entraîné par le film seul et portant un interrupteur à force centrifuge (système à r--ssort, à contact assuré par du mercure, etc...) et de disposer cet interrupteur en série dans l'alimentation de la bobine 19 de l'électro-aimant.
Le courant qui alimente cette bobine sera pris de préférence non pas directement sur le secteur mais plutôt aux bornes mêmes du moteur qui entraîne le mécanisme du projecteur, c'est-à-dire au-delà de l'interrupteur de mise en route de ce dernier, de ses fusibles, e tc...
Ainsi l'explosion d'un fusible, une ouverture in- tempestive de l'interrupteur du moteur, couperait encore automatiquement le courant de la bobine 19 et ferait tomber immédiatement le volet de sécurité.
C tte action double donc la sécurité donnée par le manque depression de l'huile de graissage. Elle a d'ailleurs l'avantage d'être trèsrapide.
Le circuit de sécurité supplémentaire constitué par la bobine 19 pourra également être utilisé dans les installations comportant deux projecteurs pour assurer, sans accident possible, le passage rapide d'un projecteur à l'autre (enchaînement à la fin d'une bobine de film)'.
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Il suffira pour cela, si l'on a équipé les deux projecteurs avec un volet de sécurité conforme à l'invention, de disposer dans le oircuit de la bobine de chacun d'eux un interrupteur et de lier mécaniquement par exemple ces deux interrupteurs pour que l'un se ferme quand l'autre s'ouvre, et inversement. L'un des volets ne pourra ainsi se lever sans que l'autre s'abaisse en même temps.
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R É S U M E 1 - Dispositif de sécurité contre l'incendie pour projecteurs cinématographiques, avec volet obtu- rant le faisceau lumineux sous l'action d'un mé- canisme à double commande, assurant le maintien ou ie retour du volet dans la position de sécurité sous l'action indépendante de chacune des deux commandes.
2 - Application à la réalisation de ces deux commandes de moyens mécaniques, hydrauliques ou électriques différents, notamment d'un système de sécurité à capsule d'huile sous pression et d'un système à électro-aimant.
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