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"Perfectionnements dans la filature de fibres textiles"
La présente invention se rapporte à la filature des fibres de lin, jute, chanvre, coton, etc., et a pour but d'obvier à la nécessite de 1=emploi de bance à broches.
De la suppression de l'emploi des bancs à broghes doit résulter une considérable économie de main d oeuvre et une , plus grande régularité du fil obtenue
La présente invention n'e donc pas pour but de supprimer l'étirage supplémentaire auquel sont soumises les fibres ou mèches de fibres à leur passage aux bancs à broches, mais de supprimer leur enroulement sur bobines, dites bobines de bancs à broches.
Il est de coutume en filature de soumettre les fibres à des étirages et doublages successifs, dont le dernier s"opère au passage des fibres aux bancs à broches, à la sortie desquels 'bancs les fibres ou mèches sont soumises à faible torsion et
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enroulées sur grosses bobines.
Cette torsion a pour but de donner plus de résistance aux mèches dont le poids est devenu relativement faible par suite d'étirages successifs et de permettre un meilleur étirage de ces mèches à leur passage aux métiers à filer.
La présente invention a donc pour but de permettre d'alimenter les métiers à filer non plus par des bobines de mèches mais par des pots de mèches provenant d'étirages quelconques, par exemple d'un troisième étirage.
Parmi les bénéfices à retirer de cette façon de procéder,, il convient de citer les suivants! l. Suppression du banc à broches et de toute ea main-d'oeuvre.
2. Suppression de la main-d'oeuvre nécessaire au placement et à enlèvement des bobines de bancs à broches aux métiers à filer.
3. Plus grande réserve de mèches ou fibres à l'alimentation des métiers et meilleure conservation d'ensimage de ces fibres.
4. Suppression de l'entretien de la partie du mécanisme de rotation pour l'enroulement des bobines de bance à broches*
L'invention se résume donc à alimenter les Cylindrée d'introduction des fileuses au moyen de mèches, provenant d'un dernier étirage au poids déterminé, contenues dans des pots de dimensions convenables, et soumettre ses pots à un mouvement de rotation destiné à donner à ces mèches la torsion qu'elles auraient obtenue par leur enroulement sur bobines au banc à broches.
Ce mouvement de rotation sera donc de faible vitesse .
En effet, supposons que noua désirions filer à une vitesse -de délivraison relativement grande de 24 -mètres de fil par minute et un étirage de 10 par exemple, les cylindres d'introduction du métier à filer devront introduire 2 mètres 40 de mèche,
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Si cette mèche doit avoir une torsion de 7 dizièmes de tour par pouce anglais, la vitesse de rotation des pots sera de
2,4 X 36 X 0,7- 60,4 tours par minute,
Il existe évidemment plusieurs moyens de soumettre ces pots de méches à un mouvement de rotation
De ces moyens et afin de donner plus de clarté à la description de cette invention, nous décrirons sommairement deux de ces moyens.
L'un de ces moyens est de placer le pot de mèches dans un étrier. Ces étriers se trouveront placés à l'arrière ou à l'avant des métiers à filer et en quinconce ou toute autre façon, afin de permettre l'emploi des pots de plus grande capacité possible pour une mesure déterminée du pas des broches.
Ces étriers, qui seront construits le plus légèrement possible et le plus solidement possible, permettront l'emploi de crapaudines à leur base afin d'en obtenir la rotation avec un minimum de force motrice nécessaire* la figure 1 représente une vue de profil d'un métier à filer du type ordinaire,à l'arrière duquel nous représentons un étrier (A). Cet étrier se composera par exemple d'une armature ou étrier proprement dit, et dont la base est formée d'un plateau muni à sa partie inférieure d'un tourillon pointu reposant dans une crapaudine,comme il était d'usage de procéder dans l'emploi des broches de filature.
La partie supérieure de cet $trier se compose d'une petite poulie fixée sur un tube devant servir d'axe au coussinet (B).
Il va de soi que cet étrier pourra/se mouvoir très aisément et que la force nécessaire à le mouvoir sera très minime,,
Soue la poulie (C) de commande de l'étrier se trouvent montés deux galets libres qui serviront à guider la mèche et empêcher la torsion de s'introduire dans le pot (F).
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Si nous plaçons dans cet étrier un pot contenant une mèche provenant d'un étirage déterminé et que nous introduisons cette mèche entre les galets (D), puis à travers l'ouvertureprévue dans la poulie et l'axe supérieur, et que nous imprimons un mouvement de rotation à cet étrier tout en retirant la/mèche, nous donnerons à cette partie de la mèche ainsi retirée une torsion en rapport avec le nombre de tours de l'étrier et la vitesse à laquelle sera retirée la mèche.
Des cylindres d'entraînement ou des conduits (G) ou tout autre moyen pourront alors être employéspour conduire et guider la mèche tordue à l'entrée des cylindrée d'introduc- tion des fileuses.
Il est évident qu'il ne pourra être considéré comme invention concurrente à la présente toute autre application de détail, soit en ce qui concerne la forme de l'étrier ou son mode d'entraînement ou le mécanisme destiné à empêcher la torsion de se propager à la mèche contenue dans le pot, ni du mode de conduite de la mèche ainsi tordue vers les cylindres de la fileuse.
Bour l'application aux métiers à filer ou le pas entre les centres des broches est de faibles dimensions, les étriere pourront être placée en quinconce ou de toute autre façon.
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(Voir figure I A',13 ',0' ,D' ,F' ,G', etc.)
Le second de ces moyens, plus connus et dont le principe est parfois appliqué à la rotation des pots de mèches en étirage, est décrit à la figure Il*
La figure II représente une vue de côté ou profil d'un métier à filer le jute du type de filature à anneaux, mais dont la partie supérieure ou l'étirage est du type classique de métiers ordinaires.
A l'arrière de ce métier se trouvent représentés deux pots placés en quinconce et que nous supposerons remplie de mèche de fibres provenant d'un troisième étirage comme décrit
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plus haut. ces pots (A) reposent sur des plateaux tournants (B) entraînés dans un mouvement de rotation de mécanisme quelconque, mais que pour plus de clarté nous représenterons comme étant mus au moyen de vis sans fin et de roues à vis sans fin.
A l'arrière et sur la longueur totale du métier est creusé une tranchée. Des ponts (D) enjambent cette tranchée suivant un angle déterminé par le placement en quinconce des pots (voir Fig.III). Ces ponts forment les coussinets des roues à vis et de l'arbre de commande des vis sans fin.
Les roues à vis (E) sont montées sur tubulures dans'lesquelles reposent les tourillons centraux des plateaux (B).
Les plateaux sont entraînés par les buselures au moyen de dents, (voir Fig.2).
Les roues à vis et les vis sont alternativement au pas à droite et au pas à gauche, de façon à obtenir le même sens de rotation pour tous plateaux.
Ce mécanisme est donc des plus simples,et la vitesse de rotation de l'arbre de commande des vis (C ) déterminera la torsion que recevra la mèche à sa sortie du pot comme décrit plus haut*
Afin de permettre l'arrêt de ces plateaux, on pourra par exemple munir les ponts de pédales dont une extrémité soulèvera: le tourillon du plateau et,en dégageant les dents de la buse- lure de celles du tourillon,provoquer a l'arrêt du plateau.
En vue d'éviter que la torsion obtenue par la rotation des pots ne communique cette torsion à la mèche contenue dans le pot même, on placera à l'extrémité supérieure du pot, soit un couvercle perforé, soit un dispositif quelconque qui ne permettra au ruban ou à la mèche de se tordre qu'après sa sortie du pot.
Supposons par exemple Figure II que le pot soit coiffé à sa partie supérieure par un couvercle en forme d'entonnoir
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portant à son extrémité supérieure une courte tubulure allongée ou de section rectangulaire. Cette tubulure est fermée par deux légers cylindres entièrement libres de tourner mais légèrement comprimés entrteux paille faibles ressorts.
Si l'extrémité de la mèche contenue dans le pot est introduite par la petite tubulure et placée entreles deux cylindres, il est évident que si le pot est mis en mouvement et que l'extrémité de la mèche est retenue en même tempe que retirée du pot, cette mèche recevra une torsions Cette mèche ne subira de torsion qu'à sa partie se trouvanthors du pot et non à l'intérieur de ce dernier.
Des conduits (F) ou tout autre moyen, télé que galets, rubans sans fin ou tout autre, serviront à transporter la mèche ainsi tordue jusqu'aux cylindres d'introduction des fileuses.
Il va de soi que ne pourra être considérée comme invention eoncurrente à la présente toute application de détail, soit en ce qui concerne le mode d'entraînement des pots, soit toute autre application de détail concernant la façon d'empêcher la torsion des mèches dans les pots mêmes, soit concernant le mode de transport de la mèche de la sortie des pote aux cylindres des fileuses, etc.
Revend ica t ions.
1. Un procédé de filature, caractérisé par ltalmentation des métiers à filer en mèches provenant d'étirages convenables contenues dans des pots tournant à une vitesse déterminée et propre à donner à ces mèches la torsion nécessaire à leur filature.
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