<Desc/Clms Page number 1>
"Procédé et dispositif pour l'épuration des gaz et notamment ceux issus des gazogènesalimentant les moteurs d'automobiles".
La présente invention concerne les installations de gazogènes en général, mais plus particulièrement les installations de gazogènes destinés à l'alimentation des moteurs d'automobiles. Ces installations comprennent en général le générateur proprement dit, le dépoussiéreur et le filtre. Les gaz issus du générateur sont filtrés avant leur admission au moteur. Le filtrage a en général uniquement pour résultat de débarrasser les gaz des matières solides en suspension. Dans ce but, on utilise des moyens divers, mais généralement basés sur le même principe, soit qu'il s'agisse de filtres secs ou de filtres humides.
On a constaté néanmoins que les gaz, pour être plus ou moins bien filtrés, ne présentent pas moins un danger réel pour le moteur, à raison des produits corrosifs qu'ils comportent et
<Desc/Clms Page number 2>
qui sont révélés par l'analyse. Ces produits corrosifs sont généralement l'acide sulfurique ou le soufre libre et l'ammoniaque. Les inventeurs estiment qu'il faut attribuer à la présence de ces deux agents de corrosion une grande partie des insuccès accusés par les générateurs actuels alimentant les moteurs d'automobiles.
S'il est exact qu'à la mise en marche d'une installation de gazogène alimentant un moteur d'automobile, on obtient en général un certain taux de satisfaction, on constate rapidement que les résultats initiaux baissent au fur et à mesure de l'utilisation et après un temps d'usage relativement réduit, on se trouve en présence de difficultés de fonctionnement, dont les causes n'apparaissent pas toujours au premier abord. Or il est certain que l'envoi dans les cylindres de certaines quantités d'acide sulfurique et/ou soufre libre et d'ammoniaque, détermine une corrosion pelliculaire qui fausse rapidement les conditions de fonctionnement du moteur. Il s'ensuit un encrassement et une ovalisation assez rapide des pistons.
Les inventeurs ont donc étudié la nature des gaz généralement admis dans les cylindres par les principaux gazogènes actuellement en usage. Les analyses ont révélé, suivant les genres de filtres et surtout la nature des combustibles utilisés, des quantités d'acide sulfurique et d'ammoniaque très variables, mais parfois très grandes. L'examen des cylindres et pistons, après un certain temps d'usage, accusait des détériorations qui ne pouvaient être imputables qu'à la présence des agents de corrosion.
Dès lors, il s'imposait de trouver le moyen d'obvier à ces inconvénients, indépendamment de l'installation, du genre de moteur et de la nature des combustibles employés.
Dans ce but, les inventeurs ont créé unproduit industriel nouveau sous la forme d'un purificateur universel applieable à toutes les installations de gazogènes en général et plus particulièrement aux installations destinées aux moteurs d'automobiles. Cet appareil est complet par lui-même et se présente sous la forme d'un réceptacle comportant les produits nécessaires à
<Desc/Clms Page number 3>
l'épuration cherchée conformément à l'invention. Ces produits ont pour but de retenir le soufre ou l'acide sulfurique et l'ammonia-
EMI3.1
,,t ,3 que, de manière à en débarrasser les gaz Xblmat avant l'admission de ceux-ci au moteur. Evidemment, cesproduits peuvent être insé- rés dans le circuit des gaz à des endroits très différents, suivant le genre d'installation, les facilités de montage ou pour tou- te autre raison.
L'appareil, objet de l'invention, peut se présenter sous des formes constructives très différentes. A l'effet de dé- gager le mieux possible les caractéristiques de cet appareil, certains modes d'exécution basés sur le même principe, sont dé- crits en détail ci-après et schématisés aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 est une coupe longitudinale par un appareil épurateur; la figure µ est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1 ; les figures 3, 4 et 5 sont des coupes longitudinales schématiques par trois variantes de construction.
Quelle que soit la forme sous laquelle l'appareil est présenté, il importe que le circuit des gaz soit établi en sorte qu'ils traversent successivement une couche de charbon de bois activé, une masse d'un liquide susceptible de retenir les matières solides en suspension et certains gaz dangereux, une couche de coke et, enfin, une couche de chlorure de sodium.
Bien entendu, ces différents produits sont cités comme exemple et peuvent 'être remplacés d'emblée par leurs équivalents chimiques ou par des produits ou groupes de produits, simples ou complexes capables de remplir la même fonction ou une fonction équivalente à celle des produits cités en exemple.
Dans l'exemple des figures 1 et 2, l'appareil est con- stitué substantiellement par une enveloppe 1, généralement métalli- que, divisée intérieurement en deux compartiments distincts par
<Desc/Clms Page number 4>
une paroi intermédiaire 2. Le compartiment supérieur est à son tour divisé en trois chambres 3,4 et 5. La cellule 3 est mise en relation avec le compartiment inférieur par un conduit 6, terminé par une crapaudine ? ou d'une manière quelconque. A son tour le compartiment inférieur est mis en relation avec la cellule cen- trale 4 par un espace libre , prévu entre le conduit 6 et un fond conique 9 et, d'autre part, par la présence d'une paroi ajourée 10 constituant le fond ou une partie du fond de la cellule centrale 4. Celle-ci communioue avec la troisième cellule par au moins un orifice supérieur 11.
La cellule 5 comporte à sa partie inférieure un départ 12 vers l'utilisation. Les gaz sont admis dans l'appareil par une entrée 13 se plaçant au bas dè la première cellule 3. Celle-ci est chargée d'une certaine quantité de charbon activé. La cellule 4 comporte une certaine quantité de coke, tan- dis que la cellule 5 loge une certaine masse de chlorure de so- dium. Les gaz entrant dans l'appareil par la tubulure 13, traversent donc de bas en haut la masse de charbon activé. Après cette première purification les gaz barbotent dans la masse d'eau préalablement admise dans le compartiment inférieur de l'appareil. Ce barbotage est facilité par l'adduction du gaz sous forme finement divisée. Ensuite, le gaz passe par l'orifice 8 et la paroi ajourée
10 et traverse ainsi la masse de coke prévue dans la cellule cen- trale 4.
Enfin, le gaz s'accumulant à la partie supérieure de cette cellule, passe dans la troisième cellule 5 où il traverse la masse de chlorure de sodium avant d'être dirigé vers l'utilisa- tion. L'appareil est évidemment complété par une admission d'eau 14 et une purge de vidange 15. De cette manière on a réalisé un appareil qui remplit toutes les conditions développées précédemment tout en offrant un minimum de freinage au déplacement de gaz entre le générateur et l'utilisateur.
On peut aisément comprendre que les différentes cham- bres et notamment les différentes masses de produits devant être traversées par les gaz, peuvent être disposées de manières extré-
<Desc/Clms Page number 5>
mement diverses et dans des conditions très différentes, tout en remplissant exactement le même office.
Dans les exemples des figures 3, 4 et 5, on retrouve exactement les mêmes éléments, mais avec des variantes de construction. Notamment dans la figure 3, les 'inventeurs ont cherché des facilités de fabrication et de montage. En effet, les différentes cellules sont concentriques et peuvent donc être réalisées par le simple emboîtement d'éléments cylindriques. Dans ce but, l'enveloppe 1 est pourvue d'une chambre tubulaire intérieure 16 et d'un manteau concentrique extérieur 17. La cellule axiale limitée par l'élément tubulaire 16, forme la chambre à charbon activé, dans laquelle le gaz est directement admis par l'entrée 13.
Cette chambre se prolonge par le conduit 6, terminé par la crapaudine 7. Le gaz débouché ainsi dans la partie inférieure de l'enveloppe 1 de la manière indiquée au premier exemple. Le gaz traverse alors l'espace annulaire compris entre l'enveloppe 1 et l'élément tubulaire central 16, cet. espace annulaire étant rempli de coke. Enfin, le gaz passe automatiquement dans l'espace annulaire limité entre l'enveloppe 1 et le manteau extérieur 17, lequel est rempli de chlorure de sodium. On a donc réalisé exactement le même procédé, mais en partant d'un appareil de construction plus simple.
La figure 4 est une exécution dans laquelle les entrée et sortie du gaz sont voisine;l'une de l'autre. L'enveloppe extérieure 1 de section quelconque, est encore compartimentée sur sa hauteur par une paroi 18 et le compartiment supérieur est également fragmenté en trois cellules 19,20 et 21. L'entrée des gaz 13 se place au pied de la première cellule 19, tandis que la sortie des gaz 12 est disposée dans le compartiment inférieur.. La première cellule 19 est mise en relation avec la deuxième cellule 20 par le conduit 6, terminé par la crapaudine 7. La deuxième cellule est mise en relation avec la troisième par un orifice supérieur 11 et, enfin, la troisième cellule 21 est mise en relation avec le compartiment inférieur par une paroi ajourée 22.
La cellule 19
<Desc/Clms Page number 6>
comporte du charbon activé, la cellule 20 un liquide,généralement de l'eau, la cellule 21 du coke et le compartiment inférieur du chlorure de sodium. Le gaz venant de l'entrée 13 suit donc exactement le même circuit que précédemment exposé.
Enfin, la figure 5 schématise une exécution dans la- quelle on a notamment remplacé la crapaudine 7 par un dispositif efficace et économique constitué en l'occurrence par une rampe perforée 23.
L'exécution est assez semblable à celle de la figure
1, puisqu'on a divisé l'enveloppe extérieure 1 en deux compartiments superposés, dont le compartiment supérieur est divisé en trois cellules 3, 4 et 5, comportant respectivement du charbon activé, du coke et du chlorure de sodium. Le compartiment inférieur comprend un liquide,généralement de l'eau, Mais dans cette exécution, le conduit 6 de l'exemple de la figure 1, est remplacé par une rampe 23, issue du fond de la première cellule 3. Les gaz se déplacent donc dans celle-ci de haut en bas, traversent la rampe 23, barbotent dans l'eau du compartiment inférieur et traversent alors successivement les cellules 4 et 5.
Comme on le voit, les exécutions peuvent être variées de nombreuses manières tout en maintenant le principe même de l'in- vention. Quelle que soit l'exécution adoptée, les gaz suivent donc le même circuit et subissent donc les mêmes effets épurateurs. On choisira donc la forme constructive suivant le cas pratique devant lequel on se trouve et notamment suivant les facilités de fabrica- tion et de montage du moment.
On pourrait évidemment réduire ou multiplier le nom- bre de cellules ou compartiments, ou bien encore répéter plusieurs fois le même circuit avant l'admission vers l'utilisateur. Les différents produits peuvent être remplacés par leurs équivalents chimiques, ou bien encore par un ou des produits susceptibles de remplir les mêmes fonctions.