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Procédé pour le traitement à chttud d'une matière préparée par voie humide. un connaît des procédés pour le traitement à chaud d'une matière, dans lesquels des boulettes ou des grahules moulés à partir de la poudre brute sont agglutinés dans un four tubulaire rotatif dont les gaz d'échappement sont employés de préférence pour la cuisson préalable de ces boulettes, avant l'entrée dans le four tubulaire rotatif.
L'idée de base d'un semblable procédé réside dans l'emploi d'un dispositif de transport perméable aux gaz qui est intercalé dans une chambre après le four rotatif tubulaire.
Les gaz d'echappement chauds du four tubulaire rotatif s'écou-
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lent à travers cette chambre par-dessus le dispositif de transport perméable au gaz, qui peut avoir la forme d'une grille mobile par exemple et qui transporte les boulettes de poudre brute en contre-courant, de l'ouverture d'entrée jusqu'au four tubulaire rotatif. rour produire un contact aussi intime que possible des gaz chauds et des particules froides de poudre brute, les gaz sont aspirés de haut en cas a travers la couche de matière reposant sur la grille en circulation.
Ce procédé de cuisson repose sur l'idée fondamentale d'utiliser pratiquement complètement, par le moulage de la poudre brute en boulettes, en granules,etc., la chaleur en excès des gaz d"échappement du four tubulaire rotatif sur la grille en circulation, un produit ainsi une élévation considérable du caractère économique des fours rotatifs tubulaires actuels, car par l'échange intensif de chaleur entre la matière et les gaz, on obtient une économie de combustible tellement élevée par rapport à tous les autres procédés de cuisson que par exemple dans le cas de cuisson de messe de ciment, on constate une consommation de chaleur de moins de 100.000 calories par luu kg. de matière bien cuite.
Dans les fours tubulaires rotatifs du genre indiqué ci-dessus, on forme au-dessus du dispositif de transport perméable aux gaz, par l'intercalation d'une c lois on, deux chambres, savoir : une chambre de combustion et une chambrede séchage. Les deux chambres sont reliées ensemble par un canal de transfert pour permettre le passage des gaz brûlés du four tubulaire rotatif de la chambre de combustion vers la chambre de séchage, tandis qu'on ajoute aux gaz de transfert de l'air frais,en vue d'obtenir ainsi un mélange d'air ayant une température favorable pour le séchage des boulettes de poudre brute.
S'il faut cuire une matière non pulvérulente mais boueuse, il était impossible jusqu'à présent de se tirer d'af-
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faire avec une consommation de chaleur même de loin aussi avorable que dans le procédé a sec. ll a bien été proposé d'enlever l'eau de la boue brute dans des filtres spéciaux, mais un avait oublié dans ces propositions que même la boue débarrassée d'eau contient toujours encore au moins 18% d'eau et est obtenue dans cet état sous la forme d'un gâteau de t'il- tration qui est extrêmement difficile à traiter dans un four. une matière brute ayant 18% de teneur en eau est toutefois totalement inutilisable dans le procédé de cuisson expliqué ci-dessus, comportant le dispositif de transport perméable au gaz disposé avant le four tubulaire rotatif,
vu que les gaz brûlés du four ne peuvent être conduits à travers la couche de matière plus ou moins agglomérée. Le procédé de cuisson décrit ci-dessus a par conséquent, malgré son économie de chaleur très notable, dû rester limité comme champ d'application à la poudre brute préalablement moulée. Bans les nombreuses années depuis l'introduction de ce procédé originel de cuisson, la technique n'a pu parvenir a traiter également des matières boueuses et a les cuire dans une installation établie suivant le même principe, malgré que la nécessité s'en fait sentir visiblement dans la pratique.
La présente invention aborde ce problème et propose de détourner une partie des gaz d'échappement s'écoulant dans la chambre de séchage et dans la chambre de cuisson pour sécher au préalable la boue brute débarrassée d'eau venant' des filtrespresses ou des organes analogues, au point qu'elle peut ensuite être moulée et être cuite complètement, comme c'est connu, sur un dispositif de transport perméable aux gaz, avec un'four tubulaire rotatif monté à la suite de celui-ci.
ette proposition produit un avantage très notable car on a trouvé très désavantageux jusqu'a présent en fonctionnement pratique le fait que par l'addition d'air frais aux gaz de chauffage s'écoulant vers
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la chambre de séchage, la quantité de gaz nécessaire pour le séchage de la matière dans la chambre de séchage est dépassée, ce qui agit finalement sur la couche de matière reposant sur la grille. En dehors de ceci, l'addition d'air frais aux gaz chauds est également anti-économique parce qu'à cause de celle-ci une partie nullement négligeable de la chaleur contenue dans les gaz purs est gaspillée inutilement.
La règle établie consistant à détourner une partie des gaz brûles s'écoulant dans la chamore de séchage et la chambre de cuisson pour sécher au prealaole d'une manière déterminée la boue brute provenant des filtres-presses ou des organes analogues , peut être réalisée en pratique de nombreuses manières. Dans toutes les formes de réalisation, il est toujours essentiel de tirer parti des gaz brûlés du four de cuisson définitive et ce 1a de préférence à l'endroit où les gaz de chauffage s'écoulent dans le canal de transfert de la chambre de combustion à la chambre de séchage, pour sécher ainsi la matière débarrassée d'eau jusqu'a environ 14% d'humidité et moins, pour qu'ensuite un moulage ou un façonnage soit possible dons un tambour de granulation.
Le présent procédé pourrait par exemple etre réalisé de telle manière qu'à l'intérieur du canal de transfert reliant entre elles la chambre de cuisson et la chambre de séchage on dispose une chambre de séchage spéciale dans laquelle la matière débarrassée d'eau au préalable venant. des filtres-presses est séchée davantage.
Dans cette chambre de séchage,se meut une bande de transport à mailles pour recevoir la gâteau de matière a sécher davantage. Aprèe avoir quitté cette chambre de séchage, le gâteau de matière est amené a un cylindre à pointes qui réduit en morceaux tout d'abord le gâteau de matière; puis vient le tambour de granulation pour le façonnage de la matière désagrégée en boulettes ou en corps analogues, avec addition d'eau, si c'est nécessaire.
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L'installation consiste d'une manière connue en un dispositif de transport 16 perméable aux gaz, auquel on amène par la trémie de chargement 9 de la matière suffisamment séchée et déjà façonnée et sur lequel la matière est désacidifiée à l'aide des gaz d'échappement du four tubulaire rotatif 15 pour être ensuite agglutinée dans le four rotatifluièmême.
L'espace situé au-dessus du dispositif de transport 16 perméable aux gaz est, comme c'est également connu, subdi- visé par une cloison en une chambre de cuisson 11 et en une chambre de séchage 10, tandis que pour le passage de gaz d'échappement du four rotatif de la chambre de cuisson a la chambre de séchage, on a prévu un canal de transfert 18. Dans ce canal de transfert 18, se trouve établie une chambre de séchage 1 qui est baignée par les gaz d'échappement du four rotatif tubulaire 15.
En même temps, la paroi de cette chambre de séchage est pourvue d'organes de réglage appropriés 4 au moyen desquels les gaz chauds ont l'occasion de s'écouler également a l'intérieur de la chambre de séchage et de passer de haut en bas à travers la matière reposant sur la bande de transport à mailles. La largeur de cette bande de transport à mailles est avantageusement choisie de telle façon que les gaz sont forcés de traverser la matière lors de leur passage.
Après avoir parcouru la chambre de séchage 1, les gâteaux de matière parviennent dans un tambour de' granu- lation non représenté, où. ils sont façonnés en boulettes, en granules , etc., et- sont débités ensuite par la trémie de chargement 9 sur le dispositif de transport 16 perméable aux gaz. Les gaz d'échappement de la chambre de séchage 1 sont conduits à l'extracteur 13 en-dessous du dispositif de transport perméable. aux gaz.