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APP AREILLAGE POUR L'EPURATION DES MATIERES EN GRAINS, EN PARTICU-
LIER DES CHARBONS, A L'AIDE DE LIQUEURS DENSES.
L'invention est relative à l'épuraton de matières en grains, notamment des charbons, à l'aide de liqueurs denses, et concerne en particulier un appareillage simple et économique permettant de réaliser cette épuration, notamment en continu. on sait qu'il est possible d'épurer des matières en grains, notamment d'extraire de charbons dont la teneur en cendres est relativement élevée, des grains riches en produit de valeur, et donc des charbons à teneur en cendres réduite ou faible, par suspension des dites matières dans une liqueur dont.la densité est comprise entre celle des grains riches en produit de valeur et celle des grains plus impurs, les grains moins denses que la liqueur flottants à la surface de celle-ci, tandis que les grains plus denses plongent dans la liqueur.
Notamment dans le traitement des charbons par ce procédé,
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on peut avantageusement utiliser comme liqueurs denses des solutions de sels solubles, et en particulier des solutions de chlorure de calcium et, compte tenu de ce que chaque espèce de charbon possède une composition qui est en fait différente et donne pour une teneur fixée en cendres un rendement qui lui est propre, en exigeant une densité particulière de la liqueur de traitement, on pourra, par exemple, en partant de grains donnant en moyenne 9% de cendres, en extraire les grains à 2% de cendres, mais en quantités différentes et avec des densités de solution différentes.
L'invention a pour objet un appareillage conditionné pour satisfaire aux desiderata d'un traitement d'épuration du genre ci-dessus défini.
Selon l'invention, les matières à traiter sont mises en suspension dans une liqueur de densité appropriée, en particulier une solution de sel soluble telle celle du chlorure de calcium dans l'eau, circulant en circuit fermé entre un appareil séparateur de grains et un appareil dans lequel la concentration et, ou le volume de la liqueur sont réglés ou modifiés selon les besoins, les produits séparés étant recueillis dans des tours ou l'équiva- lent pour y être lavés à l'aide de liquides dont la nature est compatible avec la liqueur de traitement, spécialement à l'aide de liquides comprenant le dissolvant de la solution saline de traite- ment et le sel dissout récupéré par passage de ce dissolvant à travers les masses des grains lavés.
Le réglage ou la modification de la concentration et, ou du volume de la liqueur de traitement peut s'effectuer par addition soit de liqueur à une concentration appropriée, soit du sel dissout sous forme solide, avantageusement dans un appareil mélangeur équipé d'un agitateur.
Les liquides de lavage circulent normalement en cycle à travers les tours de lavage ou l'équivalent et un bac collecteur, des moyens étant prévus pour recueillir les liquides de lavage enrichis, et, le cas échéant les concentrer, ainsi que pour les faire passer, tout au moins en partie, dans le circuit de la
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liqueur de traitement.
En outre, si on le désire, les produits du traitement peu- vent être eléchés et calibrés, en particulier épurés des particules fines ou poussier. ,
D'autres caractéristiques et particularités de l'invention ressortiront de la description qui va suivre d'un mode préféré de réalisation d'un appareillage d'épuration, notamment destiné au traitement de grains de charbon, qui est donné à titre d'exemple et schématiquement représenté au dessin annexé sur lequel: Fig.l est une vue en élévation de l'appareillage; Fig.2 en est une vue en plan.
En se référant au dessin, l'appareillage comprend un appareil séparateur 1; compasé d'un récipient plus ou moins allongé,' possé- dant une entrée 2 pour la liqueur à ou au voisinage d'une extrémité et une sortie 3 pour cette liqueur à ou au voisinage de son extré- mité opposée.
De préférence le fond 4 du récipient 1 est disposé en pente descendante à partir de l'extrémité d'entrée de la liqueur, de ,façon à permettre une certaine accumulation de produits plus denses que la liqueur vers l'extrémité opposée et, en cet endroit, le récipient est équipé d'au moins deux dispositifsd'évacuation, notamment d'élévateurs, dont l'un 5 est conditionné pour évacuer uniquement les produits flottants sur la liqueur et l'autre 6 est conditionné pour n'entraîner et évacuer que les produits s'accumu- lant sur le fond du récipient, ces élévateurs pouvant être entraînés par un même arbre de commande.
Vers l'extrémité d'entrée du récipient 1 est agencé un dispo- sitif d'alimentation des matières à traiter, qui comprend en princi- pe une trémie 7, alimentée d'une façon quelconque, par exemple par une chaine à godets 8, à.partir d'un silo 81 et un distributeur mécanique 9, d'un genre quelconque approprié, telle une table inclinée, animée ou non de mouvements de va et vient.
La liqueur de traitement entrant par 2 dans le récipient 1, y est amenée par un conduit 10, dans lequel elle est refoulée par une pompe 11 aspirant dans une cuve 12, avantageusement munie d'un
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agitateur 13, et la liqueur sortant en 3 du récipient 1 est ramenée à la cuve 12 par le conduit 14.
Cette liqueur circule ainsi en circuit fermé entre la cuve 12 et le récipient 1, en traversant ce dernier et en entrainant vers le ou les dispositifs d'évacuatio 5 les produits de plus faible densité flottant à sa surface, tandis que les produits plus ¯denses s'accumulent sur le fond 4. par un distributeur quelconque, telle la trémie 15, on peut introduire dans la cuve 12 de la liqueur préparée, ou bien l'un ou l'autre constituant de celle-ci, afin soit de parfaire le volume,de cette liqueur, soit d'en régler ou d'en modifier la composition.
Par les dispositifs d'évacuation 5 et 6, les produits moins denses et plus denses que la liqueur sont distribués à l'aide d'un ou de transporteurs 16 ou l'équivalent, dans des tours d'égouttage et de lavage 17, dont le nombre est suffisant pour que la séparation dans le récipient 1 puisse en principe se poursuivre sans interrup- tion, tandis que dans les tours 17 les produits y recueillis peuvent être soumis à un égouttage et un lavage propres à assurer la récu- pération d'une portion importante de la liqueur entrainée.
A cet effet, chaque tour 17 comporte un faux fond perforé 18, disposé suivant une inclinaison appropriée, et aboutissant à une porte de déchargement 19.
En dessous du faux fond, la tour est conformée en entonnoir 20 duquel se détache un conduit 21 menant à une bâche 22 et un conduit de vidange 23 menant à un collecteur d'égout 24.
Dans la bâche 22 plonge l'aspiration 25 d'une pompe 26 dont le conduit de refoulement 27 comporte un ajutage distributeur 28 au dessus d'une ou d'un certain nombre de tours, et un ajutage de débit 29 débouchant dans une cuve 30, de préférence munie d'un dispositif mélangeur 31.
De la cuve 30, un conduit 32 va rejoindre le conduit 14 du circuit de la liqueur de traitement, en ramenant cette liqueur à la cuve 12.
Si on le désire, la cuve 30 peut êtreéquipée de moyens de chauffage, tel le serpentin 33, pour y permettre la concentration
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,-des liquides de lavage. Au lieu du serpentin 33,on pourrait faire passer les liquides dans un liquides de non représente. on comprendra que les liquides de lavage sont extraits de la bache 22 et distribués au sommet des tours.
Ils traversent, dans celles-ci les produits y contenus en se chargeant de la liqueur de traitement entrainée, Comme ils sont de préférence de même nature que cette liqueur, ils s'enrichissent progressivement, de sorte que d'une façon continue, ou périodiquement lorsque leur pouvoir de lavage diminue, ils peuvent être introduits, après con- centration éventuelle et réglage au titre voulu dans la cuve 30, dans le circuit de la liqueur de traitement, pour rétablir le volume de cette liqueur ou em modifier la composition suivant les besoins, en les faisant passer p ar les conduits 32 et 14 dans la cuve 12.
Bien entendu, après égouttage des produits amenés dans les tours 17, on utilisera pour leur lavage tout d'abord les liquides de lavage les plus chargés de liqueur, terminant le lavage par les liquides les moins chargés, en particulier de l'eau pure, qui est de préférence évacuée à l'égout par la décharge 23.
L'évacuation des tours des produits lavés y contenus peut être effectuée en silos, ou dans des wagonnets 34 avantageusement équipés de fonds perforés et, si on le désire, l'installation peut être complétée par un dispositif de séchage comprenant par exemple une cuve 35 alimentée par le dessus à l'aide d'un élévateur 36, et traversée par les produits de combustion d'un foyer 37, avantageusement alimenté en charbons les plus cendreux provenant des opérations précédentes. Ce foyer peut également servir à pro- duire de la vapeur utilisée dans le serpentin 33 de la cuve 30, ou à chauffer l'évaporateur le remplaçant.
La traversée de la cuve 35 par le fluide de séchage est avantageusement obtenue par une dépression créée par la cheminée
38, au besoin assistée par un ventilateur 39.
Les produits séchés dans la cuve 35, qui est de préférence maintenue constamment pleine, peuvent à leur sortie, en 40, être calibrés dans un trommel 41 propre, entre autres, à éliminer les fines ou poussier lorsque les grains traités sont en particulier
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que destinés à des usages tel l'emploi dans des gazogènes à tuyère, à grande vitesse de passage d'air.
En fonctionnement, les grains introduits par 9 dans le sépa- rateur 1 se divisent en une portion qui flotte sur la liqueur et qui est entraînée vers l'extrémité de la sortie 3 pour être reprise par les évacuateurs 5 et amenée dans les tours correspondantes, et une portion qui plonge dans la liqueur et s'accumule sur le fond 4 dû récipient 1, pour être reprise par les évacuateurs 6 et amenée dans les tours correspondantes.
La liqueur de traitement fait retour à la cuve 12 où sont réglés son volume et sa concentration, et elle est ensuite renvoyée au récipient 1 par la'pompe 11.
Dans les tours, les grains sont d'abord égouttés, puis lavés par les liquides distribués par la pompe 26 et finalement lavés à l'eau pure. Ils sont alors déchargés en 19 et le cas échéant séchés et calibrés dans la cuve 35 et l'e trommel 41.
Les liquides de lavage parcourent le circuit : tour 17, bâche
22 et pompe 26, jusqu'à être suffisamment chargés de liqueur de traitement, après quoi ils sont envoyés à, la cuve 30, éventuelle- ment concentrés, et introduits, au moins en partie, en continu ou par-intermittence dans le circuit de la liqueur de traitement.
Bien que l'on se soit borné à décrire un mode de réalisation préféré d'appareillage, plus spécialement dans l'application de l'invention au traitement des grains de charbon, il est bien entendu que l'invention n'y est pas limitée, et que l'on pourrait en outre introduir3 des modifications dans les agencements ou substituer des équivalents aux appareils décrits, sans pour cela s'écarter des limites de l'invention.
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