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Batterie de lampe de poche.
La présente invention repose sur la constatation que le rendement en heures d'une batterie de lampe de poche n'augmente pas seulement dans le rapport simple de l'abaissement de la charge, mais s'élève notablement au-dessus de ce rapport.
C'est ainsi par exemple que la durée de fonctionnement d'une batterie de, lampe de poche ne s'élève pas de 3 à 6 heures lorsque la consommation en watts s'abaisse de moitié, mais s'élève jusqu'à environ 9 heures. Dans les batteries usuelles de 4,5 volts à 3 éléments, la charge vaut en général 0,7 watt.
Il n'est pas possible sans difficulté de réduire la charge, car les lampes qui pour 4,5 volts consomment moins 'que 0,2 amp. sont difficiles à fabriquer et ne constituent pas un article usuel du commerce.
Il est à observer en outre que des batteries fortement épuisées déjà qui se sont rétablies après un repos assez long, laissent plus rapidement à désirer au point de vue de la ten- sion lorsqu'on les remet en 'service-que des batteries non uti- lisées. Il peut arriver facilement qu'une semblable batterie à laquelle on a donné du repos et qui, à l'essai, donne une bonne lumière est reprise en service par exemple pour des
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marches de nuit et met l'usager dans des positions difficiles par suite d'un arrêt de fonctionnement rapide.
La présente invention se p ropose pour but de créer une batterie de poche dans laquelle la durée d'emploi est augraen- tée par une charge plus minime, et en même temps une réserve est créée pour empêcher un refus de fonctionnement après une courte durée d'emploi.
La caractéristique de l'invention consiste en ce que des éléments individuels de la batterie ou des groupes individuels indépendants d'éléments montés en série peuvent être interca- lés dans le circuit individuellement ou en parallèle à volonté.
Au point de vue de l'état de la technique, il est à re- marquer qu'il est connu de disposer, dans les batteries de lampes de poche, un élément de réserve qui peut être ajouté aux éléments déjà épuisés ne fournissant plus qu'une lumière rouge, ou bien d'adapter la tension de la batterie à celle de la lampe employée dans chaque cas par adjonction ou mise hors d'action de l'élément de réserve. Cet élément de réser- ve est donc, lors de son emploi, monté en principe avec les autres éléments.
Il est au contraire possible suivant la présente inven- tion, lors du montage à volonté de certains éléments ou grou- pe d'éléments, de réaliser un repos des éléments déjà épuisés et l'utilisation du courant fourni après leur rétablissement, exactement comme si l'usager emportait avec lui deux batteries complètes. L'un des groupes d'éléments est donc utilisé jus- qu'à l'épuisement et ensuite le second est mis en circuit et après son épuisement on remet en service le premier qui s'est entre-temps rétabli, et ainsi de suite.
Le changement de con- nexions peut se faire trois fois pour chaque groupe d'éléments, de sorte que l'usager ne peut jamais être surpris par l'épui- sement complet de la batterie car il est averti par la durée
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de fonctionnement naturellement plus courte de la lampe lors des emplois répétés et peut évaluer le débit encore à attendre de la batterie. La tension moindre d'un groupe d'éléments per- met l'emploi d'une lampe plus faible.
Si toutefois l'usager veut employer tous les éléments simultanément sans changement de connexions, les groupes d'é- léments montés en parallèle sont moins chargés par la lampe plus faible, de sorte qu'à cause de la propriété, mentionnée au début, des batteries des lampes de poche, on produit une plus longue durée de lumière.
La fig. 1 du dessin montre par exemple un schéma de mon- tage et la fig. 2 montre en perspective une batterie de poche suivant la présente invention.
Dans le schéma de la fig. 1 on a représenté quatre élé- ments de batterie 1 à 4 parmi lesquels les éléments 1 et 8 d'une part et les éléments 3 et 4. d'autre part sont montés en série. Le pale de charbon de l'élément 1 est relié à la lan- guette de contact 5 et celui de l'élément !5 à la languette 6 tandis que le pôle de zinc de l'élément 4- est relié à la lan- guette 7. Le pale de zinc de l'élément 1 est relié, au moyen du pont 8, au pale de charbon de l'élément! et le pôle de zinc de l'élément 3¯ au moyen de la connexion 9, au pôle de charbon de l'élément 4. Le pôle de zinc de l'élément 3. est en outre relié au moyen du conducteur 10 à la languette 7.
Lorsque la batterie n'est pas utilisée, la languette 6 est protégée, suivant la fig. 2, du contact conducteur aveo la languette 5 par une bandelette de papier collée 11 ou par un chapeau en papier glissé en place ou un organe analogue. La lampe est montée entre 5 et 7 et elle brûle donc sous la tension de deux éléments (par exemple 3 volts). Pour cette tension mi- nime, il faut fabriquer des lampes beaucoup plus petites et plus légères, qui chargent la batterie en-dessous de la va- @
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leur usuelle. Il y a par exemple dans le commerce des lampes pour 2,5 volts. Lorsque les deux éléments 1 et 2 sont épuisés, on met en service la réserve en repliant vers le haut la lan- guette 6 et en la mettant en contact avec la languette 5.
La languette 5 peut également être rabattue vers le bas comme on l'a indiqué en 5' à la fig. 2 et la languette 6 vient immé- diatement à la place de la languette 5. Les éléments 1 et 2 ont ainsi l'occasion de se reposer de sorte qu'ils servent comme deuxième réserve.
Il y a en outre la possibilité de mettre en contact les deux languettes 5 et 6, même dans la batterie non utilisée.
Les groupes d'éléments 1,2 et 3,4 sont alors montés en pa- rallèle de sorte que tous les éléments sont chargés de la moi- tié de la valeur et donnent une durée d'existence plus que dou- blée. On peut fabriquer suivant la présente invention non seulement des batteries de lampes de poche mais également des batteries d'anode et des batteries analogues.