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" MACHINE A FRETTER LES TUBES "
L'invention est relative aux machines pour le frottage des tubes, par exemple en béton, et concerne particulièrement un dis- positif destiné à maintenir le fil métallique de frettage sous une tension constante, prédéterminée et sans charge d'inertie quelles que soient les variations de vitessespériphériques entre le tube à fretter et les moyens d'entraînement du fil, qui peuvent se produire au cours de l'enroulement.
Suivant l'invention, un dispositif hydraulique tenseur du fil à fretter est maintenu automatiquement sous pression constante déterminée et est alimenté par un compresseur à deux pompes iden- tiques actionnées chacune par un des planétaires d'un différentiel commandé par un moteur, l'un des dits planétaires actionnant
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également un dispositif, pour l'entraînement du fil fretteur, dont la vitesse de déroulement est réglée par des obturateurs branchés sur les canalisations de sortie des pompes.
Un exemple préféré de réalisation de l'invention sera décrit ci-après, avec référence au dessin annexé.
Dans ce dessin, un moteur M, électrique de préférence, actionne un pignon d'attaque 1 d'un différentiel 2 dont les planétaires 3 et 4 commandent respectivement les pompes 0 et 6, à pignon de préférence, et de débits égaux, d'un compresseur à huile.
Le planétaire 4 commande en outre un pignon 7 qui actionne, par l'intermédiaire du pignon 8, un train de poulies à gorges spéciales 9, fixées sur un arbre 10 et déposées en face de poulies 11, folles sur un arbre 12.
L'huile, d'un réservoir R, réfrigéré, est aspirée par les pompes 5 et 6 du compresseur et est refoulée sous pression dans des tubulures 13 et 14, munies respectivement d'obturateurs 15 et 16 à réglage manuel, et arrive dans le collecteur 37 d'où l'huile est dirigée dans un cylindre 17 disposé verticalement de façon que le liquide pénètre sous le piston 18, afin d'éviter toute charge d'inertie, supplémentaire ou soustraite sous l'effet des variations du volume de liquide dans le cylindre.
L'huile sort ensuite du cylindre 17 par la tubulure 19, passe par un dispositif 38, qui sera décrit plus loin et qui sert au réglage de la pression de l'huile dans le circuit. A la sorte du dispositif 38, l'huile retourne au réservoir R par la tubulure 20. Un manomètre 21, placé sur la tuyauterie 19 avant le dispositif 38, contrôle la pression de l'huile dans le circuit hydraulique.
Sur le collecteur 37, une dérivation 22, amène l'huile sous pression dans un cylindre 23 sous un piston 24, qui par l'inter-
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médiaire de la tige 25, pousse un galet 26 sur un galet de réaction 27, entre lesquels @ galets passe et est freiné le fil de frettage, en acier ou métal quelconque apparent.
Le dispositif 38, servant à obtenir la pression désirée dans le circuit hydraulique, se compose d'un cylindre à double paroi, dont la paroi intérieure est pourvue de rainures longitudi- nales dont la forme va en s'évasant de manière à augmenter pro- gressivement la section de passage de l'huile, au fur et à mesure du mouvement du piston 29, lorsqu'il se déplace contre la ré- sistance du ressort 30, qui réagit sur une vis 31 prévue pour le réglage de la tension du dit ressort 30.
Dans le cylindre 17, le piston 18 est relis par une tige 32, à une fourche 33, entre les branches de laquelle tourne librement une poulie 34.
Le tube 35 à fretter est entraîné à rotation par une machine quelconque (un genre de tour, par exemple), actionné par un moteur indépendant ou par une transmission commandée par le moteur M du dispositif.
Le fil de frettage 36, à son entrée dans le dispositif objet de l'invention, passe, comme il est dit plus haut, entre les galets 26 et 27 du frein Y, dont l'efficacité est automati- quement proportionnelle à la traction nécessaire au fil pour qu'il ne patine pas sur la première poulie A du train de poulies 9. Le fil s'enroule ensuite sur la poulie motrice A et passe successive- ment sur la poulie folle B du train de poulies 11, sur la poulie motrice C, sur la poulie folle D, sur la poulie motrice E, sur la poulie folle F, sur la poulie motrice G, sur la poulie de renvoi H, sur la poulie de tension 34, sur la poulie de renvoi I, pour aboutir sur le tube 35.
La tension dans le fil est obtenue par la poussée de la poulie 34 provoquée par la pression de l'nuile sous le piston 18, laquelle pression est déterminée au préalable par le dispositif 38 et contrôlée par le manomètre 21.
On obtient plus ou moins de pression en serrant ou en desserrant
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la vis 31 qui agit sur le ressort 30 et par conséquent sur le piston 29 qui obture plus ou moins les lumières 28 en modifiant ainsi la section de passage de l'huile, à la sortie du cylindre 17.
La vitesse périphérique du tube 35 doit être exactement la même que celle des poulies motrices 9 du dispositif. Ce résultat est obtenu en faisant agir l'un ou l'autre des obtura- teurs 15 ou 16 qui, en variant la section de passage de l'huile débitée par la pompe correspondante, modifient la vitesse du planétaire 4 de la pompe 6, du pignon 7 et du train de poulies motrices, par l'intermédiaire du pignon 8. Du fait que les pompes 5 et 6 sont commandées par les planétaires d'un différen- tiel, la somme des débits des pompes du compresseur est une constante, quelles que soient les vitesses relatives des plané- taires entre eux, et en conséquence également la pression de l'huile dans le circuit hydraulique.
Si l'on arrête la rotation du tube 35, on peut aussi au même moment arrêter les poulies motrices 9, en fermant complètement l'obturateur 16, ce qui a pour effet d'arrêter la pompe 6, le planétaire 4 et le pignon 7.
Le planétaire 3 tourne alors au double de sa vitesse d'équilibre, ce qui maintient le même débit d'huile, ainsi que la même pres- sion que précédemment. Si le tube 35 venait à ralentir momenta- nément, avant que l'on n'ait pu adapter le même ralentissement aux poulies motrices 9, à l'aide des obturateurs 15 et 16, le fil 36 serait maintenu sous la tension voulue par la remontée, dans le cylindre 17, du piston 18 et de la poulie 34 qui agit sur le fil 36, tandis que les lumières 28 de l'obturateur 38 se fermeraient progressivement par le déplacement du piston 29 qui maintient la pression dans le circuit hydraulique.
Si le tube, pour un raison quelconque, venait à accélérer, le piston 29 de l'obturateur automatique 38 découvrirait les lumières 28 et le piston 18 descendrait dans le cylindre 17,
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entraînant la poulie 34, en maintenant le fil 36 sous tension.
La forme appropriée des lumières 28 du dispositif obtu- rateur 38 réalise, par le déplacement automatique du piston 29, dans un sens ou dans l'autre, un freinage du passage de l'huile approprié au maintien d'une pression constante et par'conséquent d'une tension constante déterminée du fil.
Par ailleurs, d'une, part la pression spécifique d'huile étant la même dans le circuit et, d'autre part, le rapport entre les surfaces des pistons 18, du cylindre 17 et 24 du cylindre 23, étant une constante, le freinage du. fil entre les galets 26 et 27 et la tension d'adhérence du fil 36 sur la poulie A, du train 9, est une constante, quelle que soit la pression dans le circuit, ou autrement dit la tension du frettage du fil.