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"MACHINE POUR LA SOUDURE A L'ARC PAR ELECTRODE METALLIQUE,. " @ On sait que la soudure à l'arc par électrode métallique nécessite l'apport d'un métal qui, dans le cas de machines de soudure automatiques ou semi-automatiques se présente sous la forme d'un fil-électrode qui se déroule d'un touret.
Dans certaines machines de ce genre, le dispositif moteur pour l'entraînement du fil électrode .se trouve placé sur le porte-électrode lui-même et agit al'ors par traotion sur le fil circulant à l'intérieur .d'un guide. Dans d'autres réalisations, une action motrice de refoulement,.
exercée sur le fil-électrode par un autre dispositif moteur, situé près du touret, est conjuguée avec
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la traction susdite, afin d'assurer une progression régulière et facile du fil-électrode dans son guide et d'empêcher, notamment, tout accrochage du fil-électrode dans celui-ci et tout bourrage de ce fil à son passage dans la buse qui précède l'arc de soudure,
Des dispositifs à simple ou à double action de cette espèce ont été décrits par le même Demandeur dans son brevet français n 626.550 déposé le 18 Décembre 1926.
La présente invention concerne les machines pour la soudure électrique continue à l'arc, comportant une action motrice simple ou double exercée pour son entraînement sur le fil-électrode. Ces machines conviennent particulièrement à la technique actuelle de la soudure à l'arc, par électrode métallique. On sait, en effet, que cette technique est dirigée vers l'utilisation de très fortes intensités et de gros fils- électrodes, de façon à obtenir des vitesses de travail très élevées.
Elle appelle donc nécessairement l'usage d'électrodes à enrobages massif, par exemple des électrodes du type dit "cuirassé", ou d'électrodes à gros enrobage, Les premières présentent des reliefs qui risquent de s'accrocher dans la gaine de guidage, De, plus, d'une manière générale, toutes ces électrodes à fort enrobage et à grand diamètre présentent, par suite, une certaine raideur, de sorte que leur entraîne- ment nécessite souvent une double action de tirage et de refoulement.
De telles machines constituent un matériel relativement lourd, en raison de la présence des tourets, des dispositifs moteurs, du porte-électrode, et aussi, en raison du fait que la longueur d'électrode entre le touret et la zone de soudure doit être relativement grande pour que le travail de soudure puisse se poursuivre sur une assez
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large étendue, pans nécessiter des déplacements trop fréquents de'--.la machine* Le poids de cette longueur flottante, quoique guidée, de l'électrode, joint à celui du ou des dispositifs d'entraînement et des dispositifs @ de guidage, est une cause de fatigue pour l'ouvrier soudeur et entrave la liberté d'action de la main par laquelle il dirige l'arc de soudure sur la pièce en cours de travail.
La présente invention a précisément pour objet une machine des types eus-rappelés,, laquelle offre l'avantage caractéristique par rapport à ses devancières d'être équilibrée. Cet équilibrage est réalisé par des moyens élastiques qui sont disposés de façon à exercer sur le fil- électrode, et ses annexes de guidage ou d'entraînement, une action de rappel tendant à contre-balancer le poids deces divers éléments mobiles et, par conséquent, à soulager la main du soudeur.
Le dessin annexé représente deux formes d'exécution d'une machine de soudure, équilibrée, répondant à l'invention, dans le cas où l'entraînement du fil fait intervenir deux organes moteurs.
La fig. 1 est une, vuè d'ensemble en élévation d'une première machine.
Les figs. 2 et 3 sont respectivement des vues de face et en plan, du dispositif porte-électrode avec organe moteur pour la traction de l'électrode,
La fig. 4 est une vue en élévation latérale de ce dispositif porte-électrode.
La fig, 5 est une vue en coupe selon le plan projeté en V-V Sur la fig. 6..
La fig. 6 est une vue en coupe selon le plan
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projeté en 71-71 sur la fig. 3.
La fige 7 est une vue en élévation de l'ensemble d'une seconde forme d'exécution de la machine.
Avec référence à la fig. 1:
L'ensemble de la machine proprement dite est porté par une colonne creuse 1, reposant sur un train de roulement 2, et dans laquelle peut coulisser et être fixé, à la hauteur convenable, un bras porteur 3, Sur un axe fixe 4 de celui-ci, peuvent osciller, tout en demeurant guidées au moyen d'une fente circulaire 5 avec vis de fixation 6, les flasques 7 formant carter pour un touret 8 sur lequel est enroulé initialement le fil-électrode 9. La vis 6 bloque le carter du touret contre un second bras 3a, solidaire du bras 3.
Ce fil-électrode, guidé par un galet lo à la sortie du touret, traverse l'ensemble moteur 11 pour le refoulement du fil dans un guide 12.
Cet ensemble moteur comprend un moteur 13 qui entraîne un galet 14. Le fil-électrode passe entre ce galet 14 et un second galet 15 porté par un bras 16, mobile autour d'une articulation 17. Une vis 18 permet de régler l'effort d'application du galet 15 contre le fil-électrode,
Le moteur 13 commande, d'autre part, un flexible 19 qui transmet le mouvement aux organes d'entraînement, par traction, sur le porte-électrode 20 (figs. 2 à 6.)
Ce porte-électrode comprend un carter qui renferme tot le mécanisme d'entraînement par traotion et qui est pourvu de deux manches 21 et 22, tenus respectivement dans chaque main par l'ouvrier soudeur.
Le manche 21 porte un bouton électrique de commande 23 par lequel l'ouvrier soudeur peut, à distance, provoquer la. mise en marche ou l'arrêt du
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moteur 13 desservant la machine,
A l'intérieur du carter porte-électrode 20, est monté un train d'engrenage 24 à 26, dont la roue d'entrée 24 est en prise avec une vis sans fin 27 recevant l'entraîne- ment du flexible 19.
La roue.de sortie 26 est solidaire, par son axe 28, du galet moteur 29, sur lequel le fil-électrode 9 est appuyé par un second galet 30 monté sur une lame élastique 31,
A la sortie de ce train de galets, moletés, le fil- électrode 9 traverse une buse de guidage 32, au voisinage de l'arc de soudure,
Selon la caractéristique principale de l'invention, tout le système qui vient d'être décrit est équilibré par des organes élastiques qui, dans l'exemple considéré, sont constitués par deux ressorts 33-34 interposés entre les flasques fixes, mais réglables, 7, du touret, d'une part, et, d'autre part, le groupe oscillant tourillonnant sur un axe 35.
Le ressort 33 est enfilé sur une tige 36 qui traverse une plaquette 37, portée par un tube suffisamment rigide38, servant de guide au flexible 19. La tige 36 comporte une partie filetée terminée par un bouton 39 et mobile dans un écrou 40 solidaire de l'une des flasques 7,
L'autre ressort, 34, est accroché par une extrémité, en 41, sur l'une des flasques et, d'autre part, en 42, sur l'ensemble moteur 11-13.
Pour utiliser une telle machine, en vue d'un travail déterminé, l'ouvrier soudeur règle d'abord à la position désirable le porte-électrode 20, en amenant le porte-touret 7 à la hauteur convenable par déplacement
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angulaire autour de l'articulation 4 et blocage final par la vis 6. Dans la position ainsi déterminée, l'action des ressorts d'équilibrage 33-34 tend à soulever légèrement le porte-électrode 20, de sorte que l'ouvrier soudeur ne ressent à aucun degré le poids du groupe mobile oscillant autour de l'axe 35, mais, au contraire, doit solliciter, par un effort d'ailleurs minime, ce groupe vers le bas au fur et à mesure que se poursuit le travail de soudure, celui-ci s'exécutant alors dans des conditions particulièrement faciles et exemptes de toute fatigue pour le soudeur.
La machine qui est représentée sur la fig. 7 est particulièrement destinée à un travail de soudure effectué au sol, par exemple un travail en série de soudure sur plancher métallique.
Sur cette figure, les principaux organes déjà décrits à l'occasion de la machine précédente sont affectés des mêmes références.
Dans cette réalisation, le touret 8 enfermé dans un bottier étanche 8a est ports par un chevalet roulant 43, portant l'axe 44 du touret. Sur l'une des flasques du boîtier du touret sont fixées deux pièces d'appui 45-46, contre lesquelles viennent s'épauler deux ressorts 47-48 dont l'autre extrémité est au contact d'éléments fixes 49-50 solidaires du chevalet 43.
On conçoit que, dans ces conditions, les ressorts 47-48 jouent, comme précédemment, un r'ôle d'équilibrage. Le boîtier est prolongé par un coffret 8b renfermant l'ensemble moteur 11-13.
Une seconde caractéristique de cette machine est constituée par le dispositif de guidage du fil-électrode 9.
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Ce dispositif de guidage comprend, à la sortie des galets 14-15, un -cube rigide 51, de longueur suffisante, auquel fait suite une manche 52 enfilée sur une armature élastique 53, faite d'un ressort à boudin à larges spires.
Cette manche a pour fonction de protéger le fil-électrode contre les intempéries, dans son parcours entre le tubeguide 51 et le point de soudure. Elle constitue, pour le fil-électrode, un guidage très lâche, particulièrement favorable dans le cas où l'on utilise des fils-électrodes du type "cuirassé", car un guidage étroit ne conviendrait pas dans ce cas, en raison des aspérités que présentent de tels fils-électrodes.
La manche 52, qui sera, de préférence, faite en un tissu imperméabilisé, coopère, de plus, grâce à son armature élastique intérieure, avec les ressorts d'équilibrage 47-48, pour tendre à soulever légèrement le pistolet de soudure.
Il est à remarquer que le flexible 19 peut être disposé à l'intérieur du tube 51 et de la manche élastique 52. Celle-ci offre enfin l'avantage de protéger l'ouvrier soudeur oontre le courant électrique qui parcourt le fil- électrode.