<Desc/Clms Page number 1>
" Procédé de trempage d'objets en verre ".
La présente invention est relative au trempage des objets ou articles en verre par chauffage suivi de refroi- dissement brusque à une température sensiblement plus basse, ce qui produit une tension de compression à la surface du verre. La pratique usuelle consiste à chauffer l'objet dans l'air à l'intérieur d'un four ou au moyen d'un bain de sel fondu chauffé à la température désirée et à transférer en- suite l'objet dans un milieu fluide refroidissant ou trem- pant (par refroidissement brusque) qui peut être gazeux, comme l'air ordinaire, ou liquide, comme un bain de sel fon- du chauffé à une température sensiblement inférieure à celle du four ou bain mentionné en premier lieu.
Pendant la durée du transfert de l'objet du milieu chauffant au milieu refroidissant, l'objet cède de la cha- leur par rayonnement et convection au milieu ambiant, en
<Desc/Clms Page number 2>
quantités suffisantes pour réduire sensiblement l'amplitude de la tension qu'on peut obtenir et, par conséquent, pour rester en deçà de la résistance mécanique désirée pour l'ob- jet, ou pour causer un manque d'uniformité dans la tension tel que l'objet est fragile et sujet à se briser spontané- ment.
Une réduction de résistance mécanique de ce genre se rencontre dans le cas du verre en feuilles ou tables ainsi trempé et est particulièrement évidente dans le cas des ob- jets creux, spécialement de ceux à parois minces, comme les tubes, les bols de percolateur ou filtre, les pompes de percolateur, etc., ou de ceux dont le fond et les parois latérales ont des épaisseurs sensiblement différentes et dont le rapport du diamètre à la hauteur est petit, comme les gobelets (verres à boire sans pied ou tige), les bou- teilles à lait, et les objets similaires.
Dans le trempage des objets en verre par la méthode antérieure, les pertes de chaleur par rayonnement et par convection pendant le transfert de l'objet du milieu chauffant au milieu refroi- dissant permettent à la surface de se refroidir plus rapide- ment que l'intérieur dans le cas de feuilles et, dans l'ob- jet creux, elles permettent à la surface extérieure de se refroidir plur rapidement que la surface intérieure, éta- blissant ainsi des gradients de température substantiels entre l'extérieur et l'intérieur, ainsi qu'entre les parties plus minces et les parties plus épaisses de l'objet.
Quand une feuille de verre dans cet état est soumise soudainement à l'influence du milieu refroidissant, l'exté- rieur, en particulier dans le cas-de feuilles minces, ne subit pas la chute de température désirée et n'acquiert pas le degré de tension de compression désiré. Dans le cas d'ob- jets creux, non seulement on ne réussit pas à atteindre le degré voulu de tension de compression à la surface extéri- eure, mais la tension de compression développée à la surface
<Desc/Clms Page number 3>
intérieure est encore plus faible et peut positivement devenir une tension de traction due au refroidissement retardé.
Une autre difficulté rencontrée dans le trempage d'objets en verre par la méthode antérieure est l'incapa- oité d'objets en verre à haute dilatation tel que le verre soude -chaux ordinaire à résister au choc thermique dû aux grands abaissements brusques de température sans qu'il ne se forme des fêlures superficielles,
L'objet principal de l'invention est de supprimer les désavantages précités et de tremper des objets en verre de façon qu'un haut degré de tension de compression prédéter- miné soit obtenu dans leurs surfaces.
Conformément à la présente invention, le perfectionne- ment dans un procédé de trempage du verre, consiste en substance à diriger de la chaleur sur l'aire extérieure ou autre aire choisie de l'objet pendant son transfert du mi- lieu ohauffant au milieu refroidissant, et, si on le désire, à régler la vitesse de refroidissement de l'objet après le transfert.
Plus spécifiquement, l'invention comprend l'inclusion des côtés verticaux, au moins, d'un objet dans un écran ou bouclier de réglage de la température ayant une grande capa= cité calorifique, le chauffage de l'objet et,de l'écran à une température choisie et leur transfert dans le milieu refroidissant fluide.
Une autre particularité de l'invention comprend le placement de l'objet dans un écran approprié à contenir du liquide, l'immersion de l'objet et de l'écran dans un bain chauffant liquide et le transfert de l'objet et de l'écran rempli de liquide dans un bain. réfroidissant liquide.
L'invention consiste aussi à prévoir un appareil com- prenant un écran destiné à contenir un objet en verre pen- dant que celui-ci eat chauffé et brusquement refroidi et
<Desc/Clms Page number 4>
approprié à réfléchir et rayonner de la chaleur sur la surface de l'objet après qu'il a été enlevé du fluide chaufl fant.
Afin que l'invention puisse être comprise clairement et mise en oeuvre avec facilité, référence est faite ci- après aux dessins ci-annexés, parmi lesquels :
Les figures 1, la, lb et 10 sont des élévations en coupe illustrant des formes similaires d'appareils réali- sant l'invention, qui conviennent à l'usage dans le trai- tement d'objets en verre creux et en verre plein y mainte- nus ; les fig. 2 et 2a sont des vues illustrant des appareils similaires à ceux des fig. 1- le, mais avec d'autres formes de constructions d'enveloppement réalisant l'invention et convenant à l'usage dans le trempage d'objets en verre; la fig. 3 est une vue en coupe d'une autre variante de construction, qui a une capacité calorifique accrue et convient pour la mise en pratique de l'invention;
la fig. 4 et 4a sont des vues en coupe de construc- tions en forme d'écrans à fond fermé appropriées au trem- page d'objets en verre pleins et creux, respectivement, en conformité avec l'invention; la fig. 5 est une vue en coupe d'une construction similaire à celle représentée sur la f ig. 4, mais pourvue d'un couvercle en concordance avec l'invention; les fig. 6 et 6a sont des vues en coupe de oonstruc- tions similaires à celles représentées par les fig. 4 et 4a, respectivement, mais composées de réseau métallique ou d'un matériau à claire-voie similaire ; la fig. 7 est une vue en coupe d'une autre construc- tion qui est appropriée au trempage d'objets en verre creux conformément à l'invention ;
la fig, 8 est une vue en coupe d'une construction
<Desc/Clms Page number 5>
appropriée au trempage simultané de plusieurs objets en verre de forme générale tubulaire, en concordance avec l'invention; et la fig. 9 est une vue en coupe d'une variante de la construction représentée par la fig. 8..
Dans la mise en pratique de l'invention, il doit être entendu que la méthode générale de trempage d'un objet en verre qui consiste à le chauffer et à le refroidir soudai- nement de la façon décrite, dont un exemple est illustré dans la description du brevet anglais N 477585, est ap- plicable aux fins de la présente invention. L'appareil illustré ici dans sa forme la plus simple et qui va être décrit plus en détail ci-après, peut être approprié à être ajouté ou incorporé à cet appareil antérieur.
Sur la fig. 1, on a représenté un écran 11 dont les parois sont conformes à la forme générale d'un objet en verre plat 12, qui y est contenu pour être trempé. L'objet 12, supporté par des fils métalliques croisés 13, est main- tenu à distance convenable des parois latérales du conduit qui l'entourent, par des ailettes 14 à faible capacité thermique, qui sont de préférence soudées aux parois laté- rales du conduit.
AU moyen d'une pàignée convenable 10 attachée à l'é- cran, celui-ci avec l'objet 12 qu'il contient est d'abord introduit dans un milieu chauffant convenable et y est maintenu, jusqu'à ce que l'objet et l'écran atteignent une température de déformation du verre, c'est-à-dire une tempé- rature à laquelle le verre a une viscosité de 10 14,6 poises, après quoi ils sont transférés dans un milieu de refroidis- sement brusque convenable chauffé à une température sensi- blement plus basse et y sont maintenus dans une position pratiquement verticale.
Pendant la période de transfert, la chaleur rayonnée par l'écran tend à maintenir la température
<Desc/Clms Page number 6>
des surfaces du verre, et l'écran agit aussi pour rayonner de nouveau dans l'objet la chaleur qui rayonne de ses sur- faces et, en même temps, protège l'objet du contact direct avec l'atmosphère ambiante. Le résultat net est une faible perte de chaleur ou aucune perte de chaleur pendant une durée raisonnable de transfert du milieu chauffant au mi- lieu de trempage ou refroidissement brusque.
En outre,grâce à la capacité calorifique de l'écran, que l'on peut faire varier pour rencontrer toutes les exigences désirées,par un choix convenable du métal et/ou de son épaisseur, la tempé- rature du fluide de refroidissement brusque venant d'abord en contact avec l'objet peut être élevée suffisamment pour empêcher un trop grand choc thermique, qui pourrait causer la formation de fêlures superficielles. Une autre fonction de l'écran est de favoriser des courants de convection dans le fluide de refroidissement brusque au voisinage de l'objet en verre et de régler et guider leur écoulement près des surfaces de celui-ci.
Sur la fig. la, la construction en forme d'écran 15 est similaire à celle de l'écran 11, mais elle est confor- mée pour recevoir un gobelet 16 ou n'importe quel autre ob- jet de forme similaire, tel qu'un morceau de tube. La métho- de/traitement d'un morceau de tube est identique au mode de traitement de l'objet en verre plat 12.Dans le traitement du gobelet 16, la méthode est modifiée dans la mesure que lécran est introduit dans le fluide chauffant de manière que le gobelet soit rempli du fluide chauffant, soit en y étant plongé, soit comme une cuiller. Lorsqu'on le retire du fluide, on l'incline de façon à le vider.
Les mêmes opé- rations sont réalisées en ce qui concerne l'introduction du gobelet dans le fluide de refroidissement brusque et son retrait de celui-ci, excepté que pendant qu'il se trouve dans le fluide de refroidissement brusque il est maintenu incliné
<Desc/Clms Page number 7>
ou vertical. Il devient par conséquent nécessaire de pré- voir un dispositif permettant de retenir le gobelet vers le bas pour empêcher son déplacement par rapport à l'écran.
Ce dispositif peut, dans sa forme la plus simple, compren- dre un fil métallique 17 passé à travers des perforations dans les parois de l'éoran, L'effet avantageux résultant de l'écran sur les surfaces extérieures des parois de l'ob. jet en verre creux est similaire à celui obtenu sur les surfaces d'un objet en verre plein. Un avantage remarquable supplémentaire de cette méthode de trempage d'un objet en verre creux est le retardement de la vitesse de refroidis- sement des surfaces extérieures pendant le séjour dans le fluide refroidissant, dans une mesure telle que la vitesse de refroidissement de la surface intérieure de l'objet peut être réglée convenablement par rapport à celle de sa surfa- ce extérieure.
La vitesse de refroidissement de la surface extérieure peut aussi être réglée supplémentairement par variation de l'espacement entre l'écran et la surface de l'objet.de façon à modifier le volume de fluide passant entre eux pendant le traitement de refroidissement brusque.
Sur la fig. lb, le conduit le est similaire à l'écran 15 de la fig. la, excepté qu'un fond 19 est prévu pour effectuer le transfert de chaleur au fond du gobelet aussi bien qu'aux parois latérales extérieures de celui-ci. Des ouvertures 20 dans le fond 19 sont de dimension et en nombre suffisants pour n'offrir pratiquement aucune résistanoe à l'écoulement libre du fluide de refroidissement brusque dans l'espace oompris entre le gobelet et les parois latérales de l'écran. Les phases du traitement d'un gobelet au moyen de l'appareil de la fige lb sont identiques à celles décris tes jusqu'à, présent,
Sur la fig.
le, la construction 21 ne diffère de celle de la fig, lb que dans la mesure que les ouvertures dans le
<Desc/Clms Page number 8>
fond de l'écran sont de dimension réduite pour diminuer le volume du fluide de refroidissement brusque qui peut s'écouler par elles, ce qui réduit encore la vitesse de refroidissement de la surface extérieure de l'objet.
Sur la fig. 2, l'écran 22 présentant un fond ouvert similaire à celui de la fig. 1, est pourvu d'un dessus 23 présentant une série de fentes 24 qui ont une dimension telle que la vitesse d'écoulement du fluide de refroidisse- ment brusque est réglé convenablement. Le mode d'utilisa- tion de cet écran est le même que celui décrit plus haut à propos de la construction de la fig. 1.
Sur la fig. 2a, l'écran 86/qui est approprié au trem- page d'un gobelet y contenu est pourvu d'une plaque supé- rieure 28 dont le centre est découpé pour exposer la partie supérieure du gobelet et laisser un espace limité autour de celle-ci pour l'écoulement du fluide de refroidissement brusque hors de l'écran sous l'influence de courants de convection. Le procédé de trempage est le même que celui décrit précédemment pour les gobelets et les objets simi- laires,
Sur la f ig. 3, l'écran 29 a une section inférieure 30 de grande capacité calorifique traversé par un petit espaoe découlement 27 pour le fluide.
Cette forme de construotion est employée de la même manière que celles décrites plus haut pour être employées avec des objets en verre plein, et elle est spécialement appropriée au trempage du verre par un fluide de refroidissement brusque à des températures beaucoup plus basses que celles que le verre supporterait ordinairement sans se fêler, car la chaleur emmagasinée dans la seotion 30 modifiera la température du fluide qui rencontre dtabord les surfaces de l'objet, empêchant ainsi un trop grand choc thermique initial.
Sur les fig. 4 et 4a, les écrans ont la forme d'enve-
<Desc/Clms Page number 9>
loppes 31 et 32 à fond fermé. Dans le traitement d'un ob- jet en verre plein ou d'un objet creux, le mode opératoire est pratiquement le même. Après remplissage d'un écran et chauffage de celui-ci à la température désirée dans un bain de chauffage liquide, l'éoran et,tout son contenu de liquide sont transférés au bain de refroidissement brusque et maintenue dans une position verticale dans celui-ci. Le liquide de chauffage emporté retarde l'effet du liquide de refroidissement brusque sur l'objet jusqu'à ce que le li- quide chauffant contenu dans l'écran ait été déplacé par convection par le liquide de refroidissement brusque.
Quand on emploie cette méthode, des fluides de refroidissement brusque à température extrêmement basse peuvent être utili- sés avec succès, Il est évident que lorsqu'on utilise cette méthode, les liquides employés pour le chauffage et le refroidissement brusque doivent avoir la même composition et doivent être inertes ou non réactifs l'un par rapport à l'autre.
La fig. 5 représente un écran 33 similaire à l'écran 31 de la fig. 4, mais pourvu d'un couvercle 34 à fentes qui retarde l'échange de fluide entre l'intérieur et l'extérieur de l'écran. La méthode d'emploi est la même que celle suivie quand on utilise la construction de la fig. 4. '
Sur les fige 6 et 6a, les objets en verre sont mainte- nus dans des constructions d'écran 35 et 36 qui ont les for- mes de oeux des fig. 4 et 4a, mais sont composés de deux ou de plus de deux couches de réseau ou tamis à fines mailles,, Ces constructions sont utilisées de la même manière que les constructions des fig, 1 et la.
Le matériau à réseau ou ta- mis, tout en assurant une protection au verre pendant le transfert d'un fluide chauffant à un fluide de refroidisse- ment brusque, permet un éooulement pratiquement libre du fluide de refroidissement brusque pour venir en contact avec
<Desc/Clms Page number 10>
les surfaces adjacentes d'un objet contenu dans la cons- truction, quand elle est abaissée dans un fluide de ce gen- re. La chaleur absorbée par le fluide de refroidissement brusque depuis le matériauréseau lorsqu'il le traverse, modifie toutefois la température du fluide qui vient d'a- bord en contact avec la surface du verre adjacente au maté- riau réseau.
La construction de la fig. 7 comprend un écran 37 similaire à l'écran 15 de la fig. la et un écran 38 retenu dans le gobelet par un fil 39 de retenue vers le bas. Le mode d'emploi de cette construction est le même que le mode d'emploi de la construction de la fig, la. Toutefois, avec la construction de la fige 7, l'écran 38 fonctionnel pendant le séjour dans le fluide de refroidissement brusque,pour produire un effet de cheminée pour le fluide circulant par l'intérieur du gobelet. En modif iant le diamètre de l'écran 38, on peut modifier cet effet pour produire différents résultats désirés.
La f ig. 8 représente une construction conçue prinoi- palement pour le traitement de pompes 40 de percolateur ou filtre à café, de longueurs de tube 41 ou d'objets simi- laires. La construction comprend un châssis 42 contenant un certain nombre d'écrans 43 munis d'une bande 44 de rete- nue vers le bas,qui est articulée en 45 et dont l'autre extrémité est attachée du fait qu'elle épouse une saillie 46 du châssis 42, et d'une poignée 47 pour abaisser la construction dans les fluides de chauffage et de refroidis- sement brusque et la soulever pour la retirer de ces fluides, Comme cela est représenté clairement, la tige d'une pompe de percolateur à café à traiter est introduite dans le canal d'un écran et la pompe est supportée par sa bride sur le bord supérieur de l'écran,
Pour empêcher cette bride de gêner le libre écoulement du fluide de refroidissement brus-
<Desc/Clms Page number 11>
que à travers l'éoran, l'extrémité supérieure de ce dernier est percé de oanaux 48 pour le fluide.
Pour adapter la construction à l'usage dans le traite- ment de morceaux de tube droits ou sans bride, comme, par exemple, le tronçon de tube 41 représenté, les écrans sont pourvus d'éléments d'espacement 49 de forme conventionnelle et de fils de support 50 similaires à ceux prévus dans les constructions précédentes.
,La fig. 9 représente une variante de construction d'écran propre aussi à servir dans le traitement de pompes de percolateur ou d'objets de forme .similaire munis de flasques ou de parties évasées au moyen desquelles ils peuvent être supportés. Cette construction a simplement la forme d'une boite sans fond 51 présentant des perforations 52 dans sa partie supérieure pour recevoir les tiges d'ob- jets en verre et pour permettre le libre passage d'air hors de la botte quand cette dernière est abaissée dans le flui- de de chauffage ou de refroidissement brusque, et pour le réglage subséquent de l'écoulement du liquide. Un dispositif articulé de retenue vers le bas, 53, similaire à celui repré- senté sur la fig. 8 est aussi prévu.
Le mode d'emploi des constructions des fig. 8 et 9 est pratiquement le même que celui exposé dans la discussion concernant la fig. 1.
Si on le désire, les diverses constructions d'écran individuelles représentées sur le dessin et destinées à contenir des objets en verre pendant qu'ils sont chauffés et refroidis brusquement peuvent être pourvues de plusieurs parois espacées les une des autres. L'emploi de plusieurs parois permet une réduction du poids de l'appareil, car on a constaté que deux parois de matière mince sont tout aussi efficaces qu'une seule paroi ayant une épaisseur plus grande que celle des deux parois combinées et ayant par conséquent
<Desc/Clms Page number 12>
aussi un poids plus grand.
L'emploi des écrans contenant le verre, qui sont re- présentés, a pour conséquence le maintint.de valeurs de compression essentiellement constantes pour une durée de transfert de 5 à 7 secondes, et pour des durées de transfert plus longues la diminution des valeurs de compression est moindre que celle obtenue par la méthode antérieure sans l'emploi de ces écrans.
Par exemple; une série de plaques de verre borosilloaté d'une huitième de pouoe d'épaisseur furent trempé confor- mément à la méthode antérieure en étant chauffés à une tem- pérature d'environ 700 C dans un bqin fondu comprenant un mélange de nitrates de sodium et de potassium et en étant ensuite plongées dans un bain similaire chauffé à 250 C. Des durées de transfert variant de 2 à 20 secondes furent uti- lisées, les échantillons étant tenus à environ 6 pouces au-dessus du bain de refroidissement brusque (température. de l'air environ 65 C) jusqu'à ce que le temps voulu se soit écoulé.
Une série similaire de plaques analogues enfer- mées dans de écrans composés de tôle de fer du calibre (épaisseur) 20 en concordance aveo l'invention, furent aussi trempées de la même manière. Les mesures des tensions donnè- rent les indications suivantes :
Tableau 1.
Compression maximum moyenne.
EMI12.1
<tb>
Durée <SEP> de <SEP> Plaque <SEP> Plaque <SEP> non <SEP> Diff <SEP> érence. <SEP> %
<tb>
<tb> transfert, <SEP> enfermée. <SEP> enfermée. <SEP> Différence
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2 <SEP> sec. <SEP> 3,93 <SEP> kg/mm2 <SEP> 3,48 <SEP> kg/mm2 <SEP> 0,45 <SEP> kg/mm2 <SEP> 11,5
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 3 <SEP> 3,63 <SEP> 2,90 <SEP> 0,73 <SEP> 20,1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 4 <SEP> 3,51 <SEP> $2,69 <SEP> 0,82 <SEP> 23,4
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> 3,67 <SEP> 2,47 <SEP> 1,20 <SEP> 32,7
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 6 <SEP> 3990 <SEP> 2,62 <SEP> 1,28 <SEP> 32,8
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 7 <SEP> 3,55 <SEP> 2,31 <SEP> 1,24 <SEP> 36,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 8 <SEP> 3,41 <SEP> 1,82 <SEP> 1,59 <SEP> 46,6
<tb>
<tb> @
<tb>
<Desc/Clms Page number 13>
EMI13.1
9 ses.
3,47 kg/mm2 2,15 kg/mr.2 1,32 kg/mm.2 38,0
EMI13.2
<tb> 10 <SEP> 3,30 <SEP> 1,59 <SEP> 1,71 <SEP> 51,8
<tb>
<tb> 12 <SEP> 3,20 <SEP> 1,24 <SEP> 1,96 <SEP> 61,2
<tb>
<tb>
<tb> 14 <SEP> 2,99 <SEP> 1,17 <SEP> 1,82 <SEP> 60,8
<tb>
<tb>
<tb> 16 <SEP> 2,78 <SEP> 0,83 <SEP> 1,95 <SEP> 70,1
<tb>
<tb>
<tb> 18 <SEP> 2,66 <SEP> 0,92 <SEP> 1,74 <SEP> 65,4
<tb>
<tb>
<tb> 20 <SEP> 2,44 <SEP> 0,65 <SEP> 1,79 <SEP> 73,3
<tb>
L'effet de la mise de l'objet dans une enceinte pen- dans le trempage, tel qu'il est illustré ci-avant, varie avec l'épaisseur du verre et pour les objets plus minces l'effet est encore plus grand.
Dans le cas d'objets creux trempés conformément à l'in- vention, les valeurs des tensions de compression des surfa- ces intérieure et extérieure restent pratiquement égales pour des durées de transfert allant jusqu'à 10 secondes, tandis que les valeurs correspondantes pour des objets creux trempés conformément à la méthode antérieure sont sensible- ment différentes. par exemple, une série de tubes en verre d'une longueur de 2 pouces et d'une épaisseur de paroi d'un huitième de pouce et composés de verre borosilicaté furent trempés conformément à la méthode antérieure.
Une série si- milaire de tubes de verre furent enfermés dans des écrans en tôle de fer et également trempés mais conformément à l'in -vention. Les mesures des tensions de compression des sur- faces intérieure et extérieure donnèrent les résultats sui- vants :
Tableau Il*
Objets enfermés.
EMI13.3
<tb>
Durée <SEP> de <SEP> Tension <SEP> de <SEP> Tension <SEP> de
<tb>
<tb> transfert, <SEP> oompression <SEP> inté- <SEP> compression <SEP> exté- <SEP> Différence
<tb>
<tb>
<tb> rieure. <SEP> rieure,
<tb>
EMI13.4
2 Seo. 322 kg/bm 3 .22 kg/mm2
EMI13.5
<tb> 4 <SEP> 3,34 <SEP> 3,34
<tb>
<tb> 6 <SEP> 3,64 <SEP> 3,64
<tb>
<tb> 8 <SEP> 3,20 <SEP> 3,31 <SEP> 0,11
<tb>
<Desc/Clms Page number 14>
EMI14.1
<tb> 10 <SEP> 3,02 <SEP> kg/mm2 <SEP> 3,02 <SEP> kg/mm2
<tb>
<tb>
<tb> 12 <SEP> 3,03 <SEP> 3,03
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 14 <SEP> 2,81 <SEP> 2949 <SEP> 0,32
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 16 <SEP> 2,93 <SEP> 2,66 <SEP> 0,27
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 18 <SEP> 2,74 <SEP> 2,73
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 20 <SEP> @ <SEP> 2,54 <SEP> 2,38 <SEP> 0,16
<tb>
Objets non enfermés.
EMI14.2
<tb>
Durée <SEP> de <SEP> Tension <SEP> de <SEP> Tension <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> transfert. <SEP> compression <SEP> inté- <SEP> oompression'exté- <SEP> Différence.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> rieure. <SEP> rieure.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
2 <SEP> sec. <SEP> 3,12 <SEP> kg/mm <SEP> 3,61 <SEP> kg/mm2 <SEP> 0,49
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 4 <SEP> 1,88 <SEP> 3,00 <SEP> 1,12
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 6 <SEP> 2,30 <SEP> 3,00 <SEP> 0,70
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 8 <SEP> 1,83 <SEP> 2,47 <SEP> 0,64
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 10 <SEP> 1,34 <SEP> 1,99 <SEP> 0,65
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 12 <SEP> 0,96 <SEP> 1,77 <SEP> 0,81
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 14 <SEP> 0,64 <SEP> 1,40 <SEP> 0,76
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 16 <SEP> 0,75 <SEP> 1,40 <SEP> 0,65
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 18 <SEP> 0,48 <SEP> 1,07 <SEP> 0,59
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 20 <SEP> 0,64 <SEP> 1,40 <SEP> 0,76
<tb>
Les considérations qui vont suivre illustrent l'effet avantageux de l'invention,
qui consiste à empêcher la fêlure d'objets en verre à haute dilatation quand ils sont soumis à un refroidissement brusque alors qu'ils sont très chauds.
Une série de plaques en verre soude-chaux furent trempés par la,Méthode antérieure en étant chauffés à environ 7000 C dans un bain fondu de NaNO3- KNO3 et en étant ensuite re- froidis brusquement dans des bains de la même composition chauffés à des températures variant de 250 à 460 C, la du- rée de transfert employée étant égale à 2 secondes en moyen- ne. Une série similaire de plaques identiques enfermées dans des écrans en tôle de fer conformément à l'invention furent aussi trempées de la même manière.
Les plaques traitées par la méthode antérieure se fêlèrent quand la température du
<Desc/Clms Page number 15>
bain de refroidissement brusque était de 370 C ou moindre, Les plaques trempées conformément à l'invention restèrent exemptes de fêlures pour des températures du bain de re- froidissement brusque aussi basses que 275 C.
Bien que dans la description qui précède l'invention ait été décrite et illustrée dans ses formes de réalisation les plus simples dans son application au trempage des feuilles ou tables, des gobelets et tubes de verre, il est évident que l'invention peut être appliquée au trempage d'autres objets en verre et que des changements peuvent être apportés à la forme, au profil et à l'agencement des différentes parties de l'appareil pour l'adapter à ces au- tres objets.
REVENDICATIONS.
EMI15.1
----------------------------------
1.- Le procédé de trempage d'un objet en verre, qui comprend le chauffage de l'objet dans toute sa masse à une température supérieure au point de déformation du verre et le transfert de l'objet dans un fluide refroidissant qui est à température sensiblement Inférieure,, caractérisé en ce que de la chaleur est dirigée dans l'objet pendant le transfert.