<Desc/Clms Page number 1>
Appareil pour la radiographie indirecte.
Pour la prise des radiographies, on se sert essentielle- ment de deux procédésdifférents. Un des procédés est celui de la radiographie directe et consiste en ce que l'ombre radioscopi- que tombe sur un film photographique qui est ordinairement placé, dans le but d'augmenter l'effet, entre des écrans fluorescents, de façon qu'on obtienne un noircissement du film non seulement par l'action directe des rayons X, mais encore par l'action de la lu- mière fluorescente.
Bien que, grâce aux perfectionnements apportés aux tubes à rayons X, aux écrans renforçateurs et aux films photographiques, on puisse prendre ainsi ces radiographies avec une durée d'exposi- tion assez courte pour que le mouvement de certaines parties du corps, comme le coeur et les poumons, ne produise pas de flou gênant @
<Desc/Clms Page number 2>
de la radiographie, on s'est servi dans ces derniers temps de plus en plus du procédé de radiographie indirecte au lieu du procédé de radiographie directe.
Dans la radiographie indirecte, on utilise également un écran fluorescent, mais on n'applique pas le film photographique sur cet écran. On dispose ce film à quelque distance de l'écran et on photographie à échelle réduite, à l'aide d'un objectif, l'i- mage qui apparaît sur l'écran. A cet effet, on peut utiliser un appareil photographique du genre qui se vend dans le commerce, pour- vu qu'il soit construit pour une haute luminosité. C'est pourquoi on utilise le plus souvent des appareils de prise de vues de petit format.
Les avantages de la radiographie indirecte sont suffisam- ment connus et il est donc inutile de les discuter dans la présen- te description. Un inconvénient jusqu'ici inhérent à ce procédé consiste en ce que pour des radiographies qui exigent une durée d'exposition extrêmement courte, on ne dispose pas toujours d'une luminosité suffisante pour obtenir une radiographie exposée cor- rectement. On peut, il est vrai, toujours travailler avec l'ouver- ture maximum du diaphragme, mais en général on ne peut obtenir des résultats satisfaisants qu'en employant des systèmes de lentilles assez coûteux.
La présente invention a pour but d'obvier à cet inconvé- nient et de réduire le temps d'exposition nécessaire, respective- ment de réduire le coût de l'appareil pour une luminosité détermi- née.
Conformément à l'invention, on utilise un miroir concave pour la concentration de l'image fluorescente sur la couche sen- sible. La fabrication d'un tel miroir est beaucoup plus simple et par suite beaucoup meilleur marché que celle d'une lentille ayant la même ouverture relative pour la même grandeur de l'image. On peut appliquer la surface argentée à une lentille concave à faible
<Desc/Clms Page number 3>
,effet optique, et une telle lentille n'est pas coûteuse.
Lorsqu'on utilise comme système optique une surface ar- gentée sphérique, on peut perfectionner l'appareil selon l'inven- tion en réalisant la surface sur laquelle glisse le film, à l'en- droit de l'image, de façon qu'elle présente une forme sphérique et soit concentrique au miroir et en agençant le mécanisme d'en- traînement du film d'une façon telle que le film repose avec quel- que tension sur cette surface de glissement sphérique. La matière du film est légèrement élastique et s'adapte aisément à la surface de support sphérique de façon que le film s'applique sur celle-ci en tous points. Pour la même raison il convient de donner également à l'écran fluorescent sur lequel apparaît la radiographie une for- me sphérique dont le centre de la courbure coincide avec celui du miroir. Ces mesures ont pour effet d'augmenter la netteté de l'image.
On peut corriger des erreurs optiques, telles que l'aber- ration sphérique, en disposant sur la voie des rayons lumineux un élément correcteur constitué par un corps transparent ayant une surface convenable pour la correction. L'utilisation d'un tel élément correcteur pour des télescopes à miroir est connue en soi.
On a déjà proposé de le fabriquer en une matière plastique et trans- parente, comme de la gélatine. On a aussi inventé récemment d'uti- liser comme élément correcteur une lentille ou un système de len- tilles à surfaces sphériques, placé dans ou au voisinage du centre de la courbure du miroir, ce qui permet d'atteindre le même but d'une manière plus simple.
.La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera comprendre comment l'invention peut être réa- lisée,.les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
A l'aide d'un tube 1 à rayons X, on fait tomber sur un écran fluorescent 2 une ombre radioscopique d'un corps 3 dont on veut prendre une radiographie. La partie de la lumière qui est -
<Desc/Clms Page number 4>
émise par l'écran 2 est recueillie par un miroir concave sphé- rique 4 et concentrée par celui-ci sur un film en bobine 5 dis- posé près du foyer du miroir. Ce film se trouve dans un guide plat 6 qui, au point où est produite l'image de la partie du corps à photographier présente une ouverture d'une dimension normale pour les images de petit format, par exemple une lar- geur de 32 mm et une hauteur de 24 mm. De part et d'autre du flux lumineux intercepté sont prévues les boites 7 et 8, qui contiennent les bouts enroul és du film.
Au moyen d'un mécanisme d'entraînement habituel, on peut aprèschaque prise de vue amener une petite surface non exposée du film en face de l'ouverture et continuer 1 tnroul an en t de la partie exposéejusqu'à ce que tout le film soit exposé.
On peut munir l'appareil photographique d'un obturateur, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'obscurcir le local où, on prend les radiographies.
Au moyen d'un capuchon 9, auquel on donne de préférence une surface intérieure noire mate pour éviter des réflexions lumineuses gênantes, la lumière du jour venant de droite est arrêtée.Une partie 10 de ce capuchon s'étend à gauche du film afin d'éviter autant que possible de la lumière gênante.
La partie 10 contient un élément correcteur 11 formé d'un système de lentilles à faible indice de réfraction, qui neutralise l'aberration sphérique du miroir sphérique 4. Il se trouve environ au centre du la courbure du miroir 4.
Pour 'améliorer la netteté de l'image, la surface de glis- sement du film, à l'endroit de l'image, est sphérique et concen- trique au miroir 4, et l'écran fluorescent 2 est une partie de la surface sphérique dont le centre coïncide avec celui de la courbure du miroir objectif 4. Par suite de la position obli- que des deux parties du guide-film, le film, qui est légèrement sous tension, s'adapte à toute la partie sphérique de la surface de glissanent de façon que l'image soit projetée sur une surface sphérique.
<Desc/Clms Page number 5>
Lorsqu'on construit l'appareil de façon à produire des images ayant une surface d'environ. 5 cm2, on peut y observer de nombreux détails à l'oeil nu ou, au besoin, à l'aide d'une loupe, et un agrandissement de l'image ne sera nécessaire que dans des cas particuliers, c'est-à-dire lorsqu'on veut faire une étude plus exacte de la radiographie.
Lorsqu'on utilise des images encore plus petites, par exem- ple de 12 x 16 mm, une bonne observation de l'image nécessitera toujours un agrandissement produit soit par projection sur un écran, soit par photographie. Du fait que l'invention permet d'ob- tenir une luminositédéterminée à un coût sensiblement plus réduit . que lorsqu'on utilise une lentille comme objectif, l'utilisation de films de format très réduit sera moins vite nécessaire que dans le procédé connu.
Indépendamment de la plus haute luminosité, il peut pour- tant y avoir lieu, morne lorsqu'on utilise l'invention, de tra- vailler avec un film de format très réduit, parce qu'on peut alors utiliser des verres de lunettes normaux tant pour la couche sousjacente du miroir que pour l'élément correcteur, ce qui permet d'obtenir un appareil photographique extrêmement bon marché, qui peut pourtant présenter une ouverture relative très favorable, par exemple 1 : 0,9, pour un pouvoir séparateur d'environ 20 microns.
Pour un agrandissement linéaire quintuple, une telle image est déjà distinctement perceptible tout en présentant une netteté trè s sati sfai sante.
<Desc / Clms Page number 1>
Device for indirect radiography.
Basically, two different methods are used to take x-rays. One of the methods is that of direct radiography and consists in having the fluoroscopic shadow fall on a photographic film which is ordinarily placed, for the purpose of increasing the effect, between fluorescent screens, so that one. obtains a blackening of the film not only by the direct action of X-rays, but also by the action of fluorescent light.
Although, thanks to improvements in x-ray tubes, intensifying screens and photographic films, these radiographs can be taken with a sufficiently short exposure time so that the movement of certain parts of the body, such as the heart and lungs, do not produce annoying blur @
<Desc / Clms Page number 2>
of radiography, the indirect radiography process has been used more and more in recent times instead of the direct radiography process.
In indirect radiography, a fluorescent screen is also used, but the photographic film is not applied to this screen. This film is placed at some distance from the screen and the image which appears on the screen is photographed on a reduced scale using an objective. For this purpose, a camera of the kind which is commercially available can be used, provided that it is constructed for high brightness. This is why we most often use small format cameras.
The advantages of indirect radiography are sufficiently well known and therefore need not be discussed in the present description. A drawback heretofore inherent in this method is that for x-rays which require an extremely short exposure time, sufficient brightness is not always available to obtain a properly exposed x-ray. It is true, it is always possible to work with the maximum aperture of the diaphragm, but in general satisfactory results can only be obtained by employing rather expensive lens systems.
The object of the present invention is to obviate this drawback and to reduce the exposure time required, respectively to reduce the cost of the apparatus for a determined luminosity.
According to the invention, a concave mirror is used for the concentration of the fluorescent image on the sensitive layer. The manufacture of such a mirror is much simpler and consequently much cheaper than that of a lens having the same relative aperture for the same size of the image. The silver surface can be applied to a low concave lens.
<Desc / Clms Page number 3>
, optical effect, and such a lens is not expensive.
When a spherical silver surface is used as an optical system, the apparatus according to the invention can be improved by producing the surface on which the film slides, at the location of the image, so that It has a spherical shape and is concentric with the mirror and arranging the film driving mechanism in such a way that the film rests with some tension on this spherical sliding surface. The film material is slightly elastic and easily adapts to the spherical support surface so that the film is applied to it at all points. For the same reason, the fluorescent screen on which the radiograph appears should also be given a spherical shape whose center of curvature coincides with that of the mirror. These measures have the effect of increasing the sharpness of the image.
Optical errors, such as spherical aberration, can be corrected by placing in the path of the light rays a correcting element consisting of a transparent body having a surface suitable for correction. The use of such a correcting element for mirror telescopes is known per se.
It has already been proposed to manufacture it from a plastic and transparent material, such as gelatin. It has also recently been invented to use as a correcting element a lens or a system of lenses with spherical surfaces, placed in or near the center of the curvature of the mirror, which makes it possible to achieve the same aim of a simpler way.
The description of the appended drawing, given by way of non-limiting example, will make it possible to understand how the invention can be carried out, the features which emerge both from the text and from the drawing forming, of course, part of the invention.
Using an X-ray tube 1, a fluoroscopic shadow of a body 3 is made to fall on a fluorescent screen 2, the radiograph of which is to be taken. The part of the light that is -
<Desc / Clms Page number 4>
emitted by the screen 2 is collected by a spherical concave mirror 4 and concentrated by the latter on a reel film 5 placed near the focal point of the mirror. This film is in a flat guide 6 which, at the point where the image of the part of the body to be photographed is produced, has an opening of a normal size for small format images, for example a width of 32 mm. and a height of 24 mm. On either side of the intercepted luminous flux are provided the boxes 7 and 8, which contain the wound ends of the film.
By means of a usual drive mechanism, after each shooting one can bring a small unexposed area of the film in front of the opening and continue 1 tn wind up of the exposed part until all the film is exposed.
The camera can be fitted with a shutter, so that it is not necessary to obscure the room where the x-rays are taken.
By means of a cap 9, which is preferably given a matt black inner surface in order to avoid disturbing light reflections, the daylight coming from the right is blocked. A part 10 of this cap extends to the left of the film in order to 'Avoid distracting light as much as possible.
Part 10 contains a correcting element 11 formed by a lens system with low refractive index, which neutralizes the spherical aberration of the spherical mirror 4. It is located approximately in the center of the curvature of the mirror 4.
To improve the sharpness of the image, the sliding surface of the film, at the location of the image, is spherical and concentric with the mirror 4, and the fluorescent screen 2 is part of the surface. spherical whose center coincides with that of the curvature of the objective mirror 4. As a result of the oblique position of the two parts of the film guide, the film, which is slightly under tension, adapts to the whole spherical part of the film guide. sliding surface so that the image is projected onto a spherical surface.
<Desc / Clms Page number 5>
When the apparatus is constructed to produce images having an area of approximately. 5 cm2, many details can be observed with the naked eye or, if necessary, with a magnifying glass, and an enlargement of the image will only be necessary in special cases, i.e. - say when you want to make a more exact study of the radiography.
When using even smaller images, for example 12 x 16 mm, good viewing of the image will always require an enlargement produced either by projection onto a screen or by photography. Because the invention makes it possible to obtain a determined luminosity at a substantially lower cost. that when a lens is used as objective, the use of films of very reduced format will be required less quickly than in the known process.
Independently of the highest luminosity, it can nevertheless be a dull case when using the invention to work with a film of very reduced format, because one can then use normal spectacle lenses as much. for the underlying layer of the mirror than for the correcting element, which makes it possible to obtain an extremely inexpensive camera, which can nevertheless have a very favorable relative aperture, for example 1: 0.9, for a resolving power of about 20 microns.
For a fivefold linear magnification, such an image is already distinctly perceptible while exhibiting very satisfactory sharpness.