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" Procédé pour la fabrication de fils aluminium- acier Il.
L'invention s'occupe de la fabrication de fils consistant en une âme en fer, spécialement en acier, et un revêtement en aluminium ou alliage d'aluminium. Les conducteurs de ce genre réunis/sent les avantages des deux métaux, en particulier le faible poids spécifique de l'aluminium et sa bonne conductibi- lité électrique, avec la résistance mécanique du fer et spéci- alement sa résistance'aux vibrations. De tels fils sont, par suite, bien appropriés pour des conducteurs électriques de tout genre, mais spécialement pour les lignes aériennes pour les-
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quelles comme on le sait, la résistance insuffisante aux vibra- tions de l'aluminium cause certaines difficultés.
Les fils bimétalliques qui consistent en une âme de fer avec une gaine en un autre métal, sont en général fabriqués en entourant un bloc ou une épaisse tige de fer par le métal de revêtement, et réduisant le tout par laminage, tréfilage, mar- telage, etc.. , à un fil du diamètre désiré. Mais comme le fer ne peut être déformé que dans certaines limites, et qu'il ne peut être rendu de nouveau déformable que par des recuits in- termédiaires pour rendre possible une nouvelle réduction de diamètre, ce procédé n'est pas utilisable pour la fabrication de fils avec revêtement en aluminium, car la' température de re- cuit nécessaire est supérieure à la température'de fusion de l'aluminium.
Il est déjà connu de prévoir des tiges minces, telles que des axes d'appareils de mesure, avec un revêtement en un autre métal, dans lequel l'âme traverse sans changement de section un oalibre par lequel le métal de revêtement est étiré avec chan- gement de section, en partant d'une réserve d'un métal ductile sous forme d'une pièce entourant l'âme. liais de cette façon, on ne peut fabriquer que des pièces courtes.
D'autre part, il est déjà connu d'entourer dos fils de fer avec une gaine d'alumi- nium, en repliant autour du fil une bande de tôle d'aluminium repliée en U et en la transformant par tréfilage en une gaine @ ' cylindrique. On pourvoit alors par galvanisation du fil de fer, à l'aide d'un chauffage du fil à 550 , à une bonne liaison de l'âme du fer et du revêtement d'aluminium.
Indépendamment du fait que, de cette façon, on ne peut également fabriquer que des longueurs limitées, dans un tel fil, la couture longitudi- nale de la gaine d'aluminium constitue une source constante de défauts, car on ne peut réaliser avec certitude une soudure irréprochable de la couture. Un tel fil est donc inutilisable
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spécialement pour les applications aux lignes aériennes, car sous l'influence des contraintes incessantes par vibrations, il aurait tendance à éclater.
Selon l'invention, toutes ces difficultés sont éliminées, et la fabrication de fils avec une âme en fer, spécialement en aoier, avec un revêtement d'aluminium est rendue possible en créant par tréfilage sans soudure sur le fil d'âme à l'aide d'une presse à gainer le revêtement d'aluminium ou d'alliage d'aluminium.
Après le tréfilage du revêtement'd'aluminium, celui-ci d' âme peut être durci et fortement comprimé oontre le fil/par étirage, laminage, martelage, etc... Mais il est également possible de soumettre le fil, après le tréfilage de la garniture d'alumi- nium, à un procédé diminuant la section aussi bien du revête- ment que du noyau, procédé dans lequel la résistance du fil d'âme est augmentée de façon connue. A cet effet, il est néces- saire de soumettre le fil d'âme avant le tréfilage de revêtement à un procédé connu de traitement thermique par chauffe et recuit, ce qui rend possible une diminution de diamètre du fil allant aussi loin que possible sans réchauffages intermédiaires.
Grâce à une adaptation appropriée du diamètre de l'âme à l'épaisseur du revêtement, il est possible d'adapter, dans de larges limites, les propriétés du fil à toutes les exigences.
On peut influer également sur ces propriétés par un choix con- venable de la matière du fil d'âme eu égard à sa résistance, qui peut d'ailleurs, comme on l'a dit, être encore également influencée par un étirage plus ou moins poussé de l'ensemble du fil.
Par soudure bout à bout du fil d'âme, avant la mise en place du revêtement, il est possible de fabriquer des fils de longueur illimitée ce qui est important, car il n'est pas pos- sible, par soudure ou brasure, de raccorder de façon irrépro-
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chable le fil terminé.
:Par le procédé suivant l'invention, on peut fabriquer des fils de diamètre quelconque descendant jusqu'à des frac- tions de mm.
Sur le dessin, la figure 1 représente un exemple d'exé- cution d'un fil fabriqué conformément à l'invention. Ce fil consiste en une âme en acier 1 avec un revêtement 2 en alumi- nium ou alliage d'aluminium sans soudure, établi par pression.
Un tel fil peut trouver son application, nu ou isolé, comme con- ducteur séparé, ou comme partie constituante de canalisations électriques ou de câbles. Par exemple, il est particulièrement bien adapté également pour la fabrication de câbles pour lignes électriques aériennes.
Un exemple d'application 6'un tel câble est représenté sur la figure 2. Ce câble est constitué par un certain nombre de fils qui consistent chacun en une âme d'acier 1 avec une che- mise 2 en aluminium ou alliage d'aluminium.