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"Allume-feu"
Dans l'abattage des charbons de lignite on obtient en grandes quantités des constituants ligneux qui n'ont pas en- core été transformés géologiquement en charbon de lignite et qu'on désigne simplement comme lignite. Ces parties de lignite de nature ligneuse doivent être enlevées lors du briquetage du charbon de lignite et constituent un produit de déchet encombrant. Dans les derniers temps il a été pro- posé de récupérer ces parties de lignite séparément et d'en préparer un papier cellulosique brun. A cet effet la matière a été finement défibrée, de façon à obtenir une "ouate de lignite" fibreuse très légère. Cette ouate de lignite contient encore approximativement 50% d'eau et une
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faible teneur en cendres.
La Demanderesse a trouvé de manière surprenante que cette ouate de lignite constitue une très bonne matière d'allume-feu quad elle est préparée dans une forme convena- ble. A cet effet elle est produite en moulages voulus par com- pression légère et ensuite séchée. L'on obtient ainsi un allume-feu d'une très grande porosité que l'on met en ignition sur la grille, qui brûle avec une faible flamme et laisse une très grande incandescence. Il est ainsi possible d'amener en ignition des combustibles difficiles à allumer, sans faire usage d'un allume-feu intermédiaire.
La compression lcrs du moulage doit être produite à un tel degré que le moulage garde sa forme pendant le séchage.
L'on doit cependant prendre soin que la pression ne soit pas trop forte, sinon le moulage pourrait bien présenter une capacité d'incandescence remarquable, mais qui ne suffit cependant pour mettre en ignition un combustible solide, comme par exemple le charbon de houille,
L'on peutpréparer un allume-feu très facile à manipuler quand on procède de façon que l'ouate de lignite est formée en une couche similaire au papier ou au carton et que l'on met avantageusement dans le commerce sous forme de rouleau.
Pour l'opération d'allumage on déchire du rouleau une pièce relativement grande et on la place,de préférence froissée en boule, sur la grille pour l'allumer ensuite. Le rouleau peut être perforé à des distances déterminées, afin de fa- ciliter l'arrachement des morceaux nécessaires pour l'opéra- tion d'allumage. L'ouate de lignite, formée en papier ou carton, peut cependant aussi être ondulée ou pliée et/eu pourvue de trous en vue de son utilisation comme allume-feu.
A la place de l'ouate de lignite on peut également employer d'autres matériaux combustibles de forme fibreuse et qui se laissent mouler dans le genre décrit, tels par exemple de
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la tourbe sèche, de la linine, etc., soit séparément ou en mélange entr'eux. Eventuellement, les couches énoncées en forme de papier ou de carton peuvent être garnies de produits solides combustibles provenant de la distillation du goudron, comme par exemple de naphtaline, paraffine, etc., ces sub- stances étant appliquées soit par imprégnation, poudrage, etc., afin d'assurer un allumage rapide et facile.
Il a été en outre trouvé que l'on peut améliorer consi- dérablement les qualités techniques d'allumage de l'allume- feu en ouate de lignite ou similaire, quand on mélange cette ouate de lignite avec de la lessive sulfitique de cellulose plus ou moins liquide ou liquéfiée à nouveau, le mélange étant ensuite moulé et les moulages séchés. La lessive sulfi- tique constitue alors le squelette liant pour un moulage d'ouate de lignite très relâché. Pour la production de cet allume-feu l'on procède par exemple de la manière suivante,
L'ouate de lignite brute est mélangée avec une lessive sul- fitique de cellulose à envircn 20 à 50%, laquelle a été amenée jusqu'à, environ 25 à 30% de teneur en substance sèche.
La lessive est parfaitement répartie dans l'ouate de lignite par malaxage, agitage, etc. La pâte de fibres ainsi obtenue est produite dans le forme voulues par exemple sous forme de plaques cannelées,faiblement comprimée en pelot¯es de fibres, etc., et l'on procède ensuite à un séchage prudent.
Les moulages solides secs peuvent être employés tels quels ou bien après les avoir rompus en petits morceaux pour con- stituer l'allume-feu,
La quantité de lessive sulfitique additionnée doit être au moins d'urie grandeur telle qu'après le séchage le moulage garde sa conformation.
Il a été en outre constaté que le lignite (xylithe),soit l'ouate de lignite qui en a été préparée, est fort bien approprié comme allume-feu, après avoir été soumis à une
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distillation,ou cokefaction totale ou même partielle. Il est à. recommander de former l'ouate de lignite par compres- sion légère, par exemple en plaques, éventuellement après mélange préalable avecune lessive sulfitiquede cellulose plus ou moins épaissée ou bien de nouveau diluée, et de sou- mettrensuite ces plaques à la distillation à basse tem- pérture.
Par le processus de distillation effectué à 300 à 500 C, la porosité déjà très grande du lignite est encore augmentée et'1- de ce fait, sa capacité de réaction avec de l'oxygène (combustion) se trouve accrue. En outre, de cette manière, la solidité des moulages comprimés, par exemple des plaques, est augmentée à tel point qu'on obtient une bonne capacitéd'emballage et de transport.
La production des allume-feu s'effectue par exemple comme suit:
Le lignite ou l'ouate de lignite qui en est préparée est moulé avecl'humidité qutil contient à partir de la mine, soit de 40 à 50% en eau, par une légère compression,pour obtenir par exemple des plaques plates de 80 mm. de largeur, 15 mm. de hauteur et 100 mm. de longueur. Cesplaques peuvent être pourvues d'entailles pour pouvoir les casser plus facilement en vue de leur emploi pour allume-feu. Ces plaques sont sé- chées et ensuite distillées incomplètement à une température de 400 . Cette distillation est effectuée dans un four ap- proprié à cet effet, et dans lequel on empêche l'entrée d'air dans le combustible.
Après refroidissement le moulage cokéfié est enlevé du four. on obtient des moulages solides noirs qui, en raison d'une faible évaporation, présentent une masse quelque peu moindre que le moulage non distillé.
Ces moulages ont été essayés pour l'allumage de feu dans les installations d'essai élaborées par la corporation du travail du Reich pour l'économie de la chaleur e.V. etpar l'office du Reich pour l'économie industrielleet cesessais
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ont montré que les moulages de lignite cokéfiés sont fort bien appropriés comme allume-feu et viennent par conséquent en considération comme substituant pour le bois d'allumage em- ployé jusqu'à présent.
L'examen comme allume-feu s'effectue entr'autres sur la ba'se de la durée de temps, dans laquelle 50 gr. de charbon brûlent après allumage à l'aide de l'allume-feu employé.
Il a été trouvé ensuite que les moulages d'ouate de lignite imprégnés de lessive sulfitique ou d'un brai sulfitique de cellulose présentent également, après chauffage et distilla- tion à 300 à 500 , un allume-feu particulièrement bon, dont les temps de mise en combustion sont encore plus favorables que pour les moulages de lignite cokéfiés non imprégnas. Four l'imprégnation'.on peut utiliser à sec jusqu'à 25 parties de lessive sulfitique (à l'état sec) pour 75 parties de lignite.
Les temps d'ignition améliorés vis-à-vis des allume-feu non distillés résultent de la composition suivante:
EMI5.1
<tb> Allume-feu <SEP> 50 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> masse <SEP> en <SEP> combustion
<tb> au <SEP> bout <SEP> de <SEP> minutes.
<tb>
<tb>
<tb>
Moëlage <SEP> de <SEP> lignite, <SEP> non <SEP> distillé <SEP> 4,8
<tb>
<tb> Moulage <SEP> de <SEP> lignite, <SEP> distillé <SEP> 4,1
<tb>
<tb> Moulage <SEP> de <SEP> lignite <SEP> imprégné <SEP> de <SEP> lessive <SEP> sulfitigue <SEP> distillée <SEP> 3,3
<tb>
Les essais de 'brûlage séparés ont été exécutés chaque fois avec 20 gr. d'allume-feu pour 1,5 kgr. de charbon de houille de Silésie supérieurs.
Au lieu de lessive sulfitique on peut également utiliser d'autres liants appropriés, de préférence combustibles ou distillables.
' 'Revendications.
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