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DISPOSITION DE PROTECTION DES FOYERS ELECTRIQUES COMPORTANT DES ELEMENTS
CHAUFFANTS DU TYPE CUIRASSE.
Les foyers des appareils électriques de chauffage peuvent, si certaines négligences se produisent dans l'emploi de ces appareils, être soumis à des températures 'beaucoup plus hautes que celles pour lesquelles ils ont été prévus; il en résulte généralement des détériorations, qui peuvent aller* jus- qu'à la destruction des éléments chauffants ou de leurs accessoires.
Parmi ces cas de négligence. un des plus fréquents est celui des foyers de cuisson que l'on fait travailler sous des ustensiles impropres à absorber la chaleur, par exemple sous des ustensiles à fond concave, ou à fond parfaitement poli, ou même à fond à la fois concave et poli.
On a imaginé des protections par thermostats, qui sont générale-
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-ment délicates et coûteuses, surtout dès qu'il s'agit de les faire fonctionner au delà de 300 ou 400 ; le thermostat a d'ailleurs aussi l'inconvénient de ne pas signaler à l'usager, le mauvais usage fait du foyer.
On a également proposé des cartouches de protection fusibles, chauffées par le foyer à protéger et dont la fusion provoque, directement ou par relais, la coupure du courant de chauffage, Mais les dispositions connues jusqu'ici, pour réaliser ce procédé, sont compliquées et assez coûteuses et il est difficile de les adapter aux foyers comportant des éléments chauffants du type cuirassé, c'est-à-dire des éléments chauffants dans lesquels la résistance chauffante est disposée dans un tube métallique dont elle est séparée par une masse isolante, par exemple en magnésie.
La présente invention a pour objet une nouvelle disposition réalisant, avec le maximum de simplicité et de sécurité, une protection par car- touche fusible spécialement adaptée aux foyers comportant des éléments chauf- fants du type cuirassé.
Cette disposition est essentiellement caractérisée, en ce que la gaine ou l'alvéole qui renferme la masse fusible de la cartouche de protection, est fixée à l'extrémité d'un élément chauffant, par le scellement qui assure, par ailleurs, la fermeture hermétique de celui-ci, la masse fusible étant inter- calée dans la connexion qui alimente l'élément.
On réalise ainsi, dans les meilleures conditions et très simple- ment, la fixation en place de la cartouche fusible et sa liaison thermique avec le foyer; dès que la température de celui-ci atteint celle de fusion de la masse de remplissage de la cartouche, choisie inférieure à celle à partir de laquelle on risquerait la détérioration des éléments chauffants, la dite masse fond et tombe de la cartouche, coupant ainsi le circuit de chauffage.
Comme cartouche fusible, on peut utiliser tout type approprié aux foyers à équiper. On va décrire, en se référant aux figures schématiques ci-jointes, un type présentant des dispositifs originaux et particulièrement adaptés à la mise en oeuvre de l'invention; ces dispositifs, dont plusieurs variantes sont figurées à titre d'exemples non limitatifs, devront être consi- dérés comme faisant, en eux-mêmes. partie de l'invention, étant entendu que tous dispositifséquivalents pourront être aussi bien utilisés sans sortir du cadre de celle-ci.
La Fig.1 représente, en coupe axiale, un premier exemple de car- touche fusible; la Fig.2 en représente, également en coupe axiale, un deuxième -iL
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exemple. Les Fig.3 (coupe axiale) et 4 (vue en plan) montrent le montage d'une cartouche du genre de celle de la Fig.2 dans le boitier de connexions d'un foyer de cuisson à prise de courant latérale, tel que ceux qui font l'objeu brevet belge n 421.504 du 11 mai 1937; la Fig.5 représente en coupe axiale, à plus grande échelle, la fixation en place de la cartouche fusible.
Celle-ci comprend essentiellement un alvéole 1, métallique (exem- ple de la Fig.1, ou isolant (exemple de la Fig.2), traversé à sa partie supé- rieure par une pointe conductrice 2,
Un autre conducteur ,3, traverse l'alvéole perpendiculairement à son axe et dans un plan horizontal situé au-dessous de l'extrémité du conduc- teur 21 dans le cas de l'alvéole métallique, la traversée s'effectue à travers deux isolateurs 4; dans le cas de l'alvéole isolant, la traversée s'effectue directement.
L'intérieur de l'alvéole est rempli à chaud par une masse ,6, d'alliage fusible ou de métal pur fondant à une température bien déterminée, qui doit être choisie un peu inférieure à celle correspondant à la température au-dessus de laquelle les éléments chauffants à protéger risqueraient de com- menoer à se détériorer.
Des évents 6 permettent l'évacuation de l'air, le remplissage parfait de l'alvéole, l'évacuation de métal fusible,
Lorsque la température de la cartouche atteint celle de fusion de la masse 6, celle-ci s'écoule par gravité et interrompt le courant sans produc- tion d'arc, ni manifestations dangereuses ou fâcheuses à l'extérieur.
Les métaux constituant les conducteurs, la masse métallique et éventuellement l'alvéole les renfermant doivent être choisis en évitant les groupes qui ont tendance à s'allier trop facilement; s'est pourquoi l'alvéole isolant sera souvent préférable quoiqu'il soit mains solide que l'alvéole métal- 11 que.
Dans les Fig.3 à 5, les nombres de référence 7,8, 9 et 10 dési- gnent les extrémités des éléments chauffants cuirassés, brasées dans le couver- cle 11, qui ferme le boitier 12 auquel il est fixé par la vis 13; seul le boi- tier de connexions est représenté, le foyer lui-même ne l'étant pas.
La cartou- che de protection est ici fixée sur l'extrémité d'élément chauffant 7, par le moyen du scellement 14 de cette extrémité; la pointe conductrice 2 est consti- tuée par le conducteur de liaison de la résistance chauffante qui est à l'inté- rieur de la cuirasse de l'élément 7, le conducteur 3 étant le conducteur de
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liaison avec la source d'énergie, en passant par les couteaux de prise de courant 15,
Bien entendu, si le foyer comporte plusieurs éléments chauffante pouvant être mise en service Indépendamment l'un de l'autre, chacun d'eux pour- ra être muni d'une cartouche fusible de protection,
Si un tel foyer n'était pas muni de cartouche de protection et était utilisé avec un ustensile à fond concave, ou à fond poli, ou à fond con- cave et poli,
la chaleur dégagée n'étant pas absorbée par le contenu de l'usten- sile, la température des éléments chauffants croîtrait au-delà des limites per- mises, le courant de fuite augmenterait et les éléments seraient détériorés.
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Avec le même foyer protégé conformément à l'invention et fonctionnant dans les mêmes conditions, avant que ne se produisent les phénomènes ci-dessus énumérés, la masse 6 entrera en fusion, s'écoulera par gravité et tombera sur le fond du boîtier 12; la source d'énergie sera ainsi séparée des éléments chauffants avant que ceux-ci ne soient détériorés.
La remise en service ne nécessitera qu'une recharge de l'appareil de sécurité, par la mise en place à chaud d'une nouvelle masse fusible, opéra- tion beaucoup moins coûteuse que le remplacement d'un élément chauffant; ce travail devant être fait par un spécialiste, généralement par l'installateur du foyer, l'usager de celui-ci sera donc prévenu et pourra prendre les mesures nécessaires (notamment, s'il s'agit d'un appareil de cuisine, il pourra apporter à ses appareils de cuisine et à leur entretien les modifications nécessaires) pour assurer un fonctionnement correct du dit foyer.