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Dispositif de sûreté pour empêcher le décrochement dans les attaches a orbite des isolateurs à suspension et autres attaches mécaniques similaires.
Comme on le sait, le type d'attache le plus communément employé pour les isolateurs électriques à suspension est celui dit à orbite, dans lequel la tige ayant une extrémité en forme de cham- pignon faisant partie d'un isolateur, s'accroche au capot d'un iso- lateur se trouvant au-dessous, pourvu d'un alvéole ou orbite cor- respondant; une goupille spéciale est calée entre le champignon et le fond de l'orbite pour assurer la connexion. L'orbite présente, généralement, un trou approprié pour y assurer la goupille.
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Une qualité essentielle que ces goupilles doivent pos- séder est la sécurité, cest-à-dire la garantie absolue qu'elles ne manquerons jamais à leur tâche pour aucune raison, ni dans au- cune circonstance; par conséquent elles ne doivent pas pouvoir se briser, ni s'avarier, ni se détériorer de façon appréciable, soit d'elles-mêmes, avec le temps, soit pour une cause d'ordre mécanique (secousses et vibrations) ou chimique (attaque d'agents extérieurs), soit encore par suite d'un montage défectueux. Ces diverses qualités nécessaires déterminent, à la foi, la forme de la goupille et le choix de la matière dont elle est faite et qui était, jusqu'à présent, généralement le cuivre et le laiton, mé- teaux présentant une bonne résistance tant mécanique, que contre les agents atmosphériques.
Généralement ces goupilles étaient confectionnées en mé- tal demi-rond ou plat et recevaient diverses formes, tout en res- tant, pourtant, fondamentalement de deux types, selon que leur usage impliquait, ou non, des déformations permanentes. Celles dont l'usage n'impliquait point de déformations semblables étaient généralement à ressort, avaient des qualités précises et présen- taient des inconvénients déterminés; il en était de même pour cel- les dont l'usage implique des déformations.
Le dispositif faisant l'objet de la présente invention n'exige pas l'emploi du cuivre et de ses alliages, et consiste en une goupille spéciale, offrant les garanties nécessaires, laquelle peut être fabriquée avec des métaux quelconques et plus communs que le cuivre et ses alliages, plus spécialement avec du fer gal- vanisé - un matériau assez commun et facile à se procurer -résis- tant dans des circonstances normales, aux agents atmosphériques, d'une bonne résistance mécanique, et de coût modique.
L'emploi du fer galvanisé demande, en effet, un type de goupille dont la mise en place puisse être effectuée sans défor- mations, ou avec de légères déformations seulement, parce que, par
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exemple, un brusque repli lors de la mise en place ôterait la croûte de la galvanisation.
Suivant l'invention, on a réalisé un nouveau type de goupille pouvant être fabriquée avec du fer plat, par découpage et pliage: la galvanisation, ou autre protection du fer, pouvant être effectuée après la fabrication complète de la goupille.
La dite goupille, essentiellement élastique, a la forme d'une fourchette plate, de préférence plus large à la partie des- tinée à caler le champignon de la tige dans l'orbite, qu'à l'une au'moins de ses parties lamellaires destinées à être enfilées dans un trou spécial du capot. Au moins une de ces parties lamellaires est pourvue d'un moyen de prise, et formée de sorte que lorsqu'on met en place la goupille en l'enfilant dans la partie à orbite du capot, son élasticité permet au moyen de prise de sortir du trou; mais ce dernier une fois dépassé, la détente a lieu, grâce à quoi ledit moyen fonctionne convenablement comme arrêt pour empêcher la sortie en sens inverse.
Afin de prévenir l'aplatissement du corps de la goupille dû,par exemple, aux secousses du champignon de la tige, et afin d'éviter une élasticité excessive de la goupille des dents peu- vent être prévues, qui sont formées par découpage et pliage du fer laminé lui-même.
Le dessin ci-annexé montre, uniquement à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention appliquée à une attache d'iso- lateurs à suspension.
Sur ledit dessin:
Fig. 1 montre en coupe longitudinale la goupille;
Fig. 2 la montre en vue de dessus (plan);
Fig. 3 la montre en vue de dessous;
Fig. 4 montre en vue de côté la goupille prête à être enfilée;
Fig. 5 montre la goupille enfilée dans l'orbite et prête sortir du trou opposé;
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Fig. 6 montre la goupille prisonnière en place.
Dans l'exemple représenté la goupille à ressort présente la forme d'une fourchette plate, ayant une partie a large, au- dessus de laquelle vient se placer le champignon b de la tige quand celle-ci est enfilée dans l'orbite du capot. Des parties lamellai- res d de la goupille, l'une, celle indiquée par d est montrée ici pliée en forme de crochet, pouvant, du reste, être remplacé par un moyen de prise quelconque, comme, par exemple, une dent.
Afin de prévenir l'aplatissement excessif de la fourchet- te qui constitue la goupille, et pour éviter une sollicitation élastique excessive de ladite goupille, des dents d' c' peuvent être prévues, ces dents étant formées,par exemple, par découpage et pliage du fer laminé constituant la goupille, ou bien obtenues d'une façon quelconque.
La mise en place de la goupille est fort simple, et peut s'effectuer même sans l'emploi d'aucun outil, savoir au moyen d'une simple pression de la main. Cette mise en place s'avè- re plus rapide que celle des goupilles en usage jusqu'ici, tout en permettant une économie de main d'oeuvre. En effet, il suffit d'introduire la goupille par le passage à l'intérieur de l'or- bite-après avoir enfilé le champignon b de la tige dans l'orbite du capot f, en poussant ladite goupille en dessous du champignon b jusqu'à ce que la partie recourbée d, en trouvant le trou g, descende, traverse ledit trou, en sorte, fasse ressort et demeure prisonnière, comme on le voit sur la fig. 6.
Ce type de goupille à ressort peut, de même, être enle- vée sans difficulté; à cette fin il suffit de pousser vers le bas la partie recourbée 'en crochet d ou partie similaire de la gou- pille et de reposser ensuite la goupille en dedans vers l'inté- rieur de l'orbite. Toutefois la goupille une fois mise en place n'est pas susceptible de s'écarter de sa position, ni d'elle-même ni moyennant des mouvements ou des efforts de service, parce qu'aucun rapprochement des branches de la fourchette n'est permis
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au point situé en dessous du champignon b, en vertu de la résis- tance élastique et aussi à cause des dents d' c'. Par conséquent toute la flexibilité d'articulation nécessaire est permise dans l'attache entre la tige et l'orbite, ou autre attache du même genre.
L'opération de démontage éventuel ne gâte, ni ne déforme ou altère aucunement la goupillée qui reste parfaite pour un usa- ge ultérieur, avantage qui manque, au contraire,à la goupille à déformation.
Le dessin,bien entendu, n'est donné que comme exemple de l'invention, la réalisation étant susceptible de variantes sans s'écarter du principe de la goupille en forme de fourchette à corps plat avec ressort à lames superposées, pourvue d'un cro- chet, bosse ou dent d'arrêt que l'on ne doit aucunement déformer pour l'assurer en place, et dents de renfort éventuelles qui empêchent l'aplatissement de la dite goupille.
Evidemment la goupille peut être réalisée soit en fer galvanisé, soit en n'importe quel matériau métallique ou même non métallique, ou mixte; elle peut, outre l'application princi- pale aux isolateurs à suspension, pour laquelle elle a été origi- nairement imaginée, être appliquée encore à d'autres isolateurs ou bien, en général, aux attaches mécaniques analogues.
REVENDICATIONS.
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