<Desc/Clms Page number 1>
- Corps de palier.
On emploie actuellement sur une-grande échelle des corps de palier, (coussinets, manchons de palier) qui consis- tent en un coussinet d'appui en acier et en un revêtement de bronze (surface de glissement du palier-), disposé dans ce- lui-ci, à la place de corps de palier massif en cuivre rouge ou en bronze. Ces corps de palier dits mixtes provoquent au point de vue de la fabrication une, série de difficultés et d'inconvénients qui n'ont pas pu être écartés jusqu'à pré- sent. Les revêtements de métal de palier ont été réalisés jusqu'à présent par coulée sur les coussinets d'appui ou par coulée centrifuge de la matière de revêtement sur laparoi du
<Desc/Clms Page number 2>
coussinet d'appui.
Ces procédés avaient les inconvénients considérables suivants : le métal de palier (par exemple du bronze au plomb) était coulé par coulée centrifuge ou ordi- naire dans le coussinet avec une ajoute considérable pour la réduction en copeaux (30-40 mm). Il en résultait des per- tes considérables de la matière de revêtement précieuse,
1) par combustion
2) par les copeaux se présentant lors de l'usinage du revêtement, produisant les copeaux.
Pour l'usinage de formation de copeaux du revêtement, il faut faire des ajoutes d'usinage qui valent habituellement jusqu'à 40 mm par surface, c'est à dire, dans le cas d'un manchon de palier fermé, 80 mm. en diamètre.
Dans le cas d'un manchon de palier de 150 mm. de diamè- tre d'alésage et 250 mm. de longueur, on introduisait un noyau de 70 mm. Il fallait donc réduire en copeaux 31,8 kg. de bronze au plomb pour obtenir un revêtement d'un poids de 2,5 kg. dans le coussinet d'appui. Les copeaux sont, il est vrai, traités de nouveau, mais il se produit lors du brique- tage de ceux-ci et lors de la coulée en barre par fusion des pertes, qui soht supérieures au poids de 2,5 kg. que présente la surface de glissement du palier dans l'exemple Indiqué.
Il se produit en outre lors de la coulée ordinaire ou cen- trifuge du revêtement, un grand pourcentage de déchet. Après le tournage du revêtement jusqu'à la faible pellicule formant la surface de glissement du palier, il y a dans la plupart des cas, dans la surface de glissement, des endroits défec- tueux que l'on améliore par une coulée de bronze avec de l'étain, ce qui diminue naturellement considérablement les propriétés de glissement du palier. Pour maintenir aussi pe- tit que possible le déchet, on a déjà prescrit des sortes d'acier déterminées de grande valeur pour les coussinets d'ap- pui à revêtir' par coulée centrifuge ou ordinaire, sans pouvoir
<Desc/Clms Page number 3>
cependant de cette manière réduire considérablement le dé- chet.
Un autre inconvénient réside encore dans le fait qu'avant la coulée du revêtement les coussinets d'appui doivent être usinés fortement et doivent encorè être usinés après la coulée du revêtement. Un usinage complet des corps d'appui n'est pas possible parce qu'on ne peut usiner des fentes ou des trous avant la coulée du métal de palier, car ces fentes ou ces trous auraient pour conséquence, lors de la fabrication du revêtement, un échappement au métal de pa- lier.
Cn a déjà essayé d'employer des corps de palier dans lesquels le revêtement de métal de palier était inj ec- té sur une 'couche appliquée sur- la paroi du coussinet d'ap- pui par voie électrolytique. Dans cette réalisation connue du palier, la surface à recouvrir était d'abord rendue r u- gueuse au moyen d'une soufflerie àjet de sable, la surface rendue rugueuse était égalisée par voie électrolytique dans un bain d'acide sulfurique puis lavée et séchée et ensuite pourvue de la couche projetée formant-la surface de glisse- ment. On a observé que la couche de glissement projetée sur une couche intermédiaire produite électrolytiquement n'avait pas de liaison solide avec le corps d'appui, de sorte que les paliers devenaient rapidement inutilisables.
On s'est par conséquent détourné de l'emploi de corps de palier fa- briqués de cette manière et on/est resté à l'emploi de corps de palier dans lesquels le revêtement était produit par la voie, indiquée au début, de la coulée ordinaire ou centri- fuge.
On a également opéré déjà de façon inverse et on a recommandé d' effectuer la coulée sur un corps d'appui en acier lorsqu' on a disposé dans le corps d'appui un enchaîne- ment intermédiaire qui est produit par projection. Cet en- chainement intermédiaire pour la couche de glissement pro- prement dite servira dans certaines circonstances de couche de glissement de secours. On ne retrouve pas dans cette pro-
<Desc/Clms Page number 4>
position connue la constatation de la présente invention qui consiste en ce que par la projection immédiate de la couche de glissement proprement dite, on peut éliminer les difficul- tés et inconvénients lors de l'usinage de la couche de glis- sement coulée et qu'avant tout les propriétés de glissement du palier sont considérablement améliorées.
La présente in- vention comprend un corps de palier qui est fait d'un coussi- net d'appui en fer et d'un revêtement projeté directement sur celui-ci.
La proposition de la présente invention permet d'é- conomiser une quantité considérable du métal de palier pré- cieux. L'ajoute d'usinage pour l'alésage précis du revêtement de palier vaut seulement encore 0,5 mm sur la paroi ou 1 mm sur le diamètre. Un autre avantage consiste en ce que les coussi- ' nets d'appui à revêtir du métal de palier peuvent être com- plètement usinés au préalable. Les trous ou les fentes n'en- trainent aucune perte de la matière de revêtement.
Les cous- sinets de palier terminés ne doivent en outre pas être spécia- lement recuits, ce qu'on devait effectuer jusqu'à présent en vue d'éliminer les tensions du palier, car le développement de chaleur lors de l'injection du revêtement n'entraîne pas une naturelle élimination/des tensions du palier. Comme ainsi un traitement spécial de refroidissement du palier n'est plus nécessaire, il ne faut plus compter sur une déformation notable du corps de palier.
Il est indifférent d'employer pour le corps de palier suivant la présente invention l'une ou l'autre sorte d'acier pour le coussinet d'appui. Ilest seulement nécessaire de ren- dre rugueuse à fond, de manière connue, la surface du corps d'appui, sur laquelle le revêtement est directement injecté.
Le métal injecté s'ancre dans les plus fines fentes du corps de palier et acquiert ainsi une fixation solide.
L'injection directe de la matière de revêtement en- traîne en outre pour le palier, comme les essais l'ont montré,
<Desc/Clms Page number 5>
des propriétés de, glissement remarquablement bonnues. La tex- ture fine du revêtement injecté consiste en effet en une alter- nance de métal de palier et de pellicules d'oxyde extrêmement fines. Il y a donc deux constituants de textures qui diffèrent par leur dureté (matière de palier et pellicule d'oxyde) qui améliorent les propriétés de glissement du palier considérable- ment. Les pellicules d'oxyde forment après l'alésage ou le tournage du revêtement de palier, dans la surface réfléchis- sante de celui-ci, des pores extrêmement fins, ce qui augmente l'adhérence de l'huile au palier. Il en résulte une influence particulièrement favorable sur les propriétés de glissement du palier.
L'invention apporte encore une autre proposition pré- cieuse qui rend le nouveau corps de palier mixte particulière- ment apte à l'emploi dans la construction de machines. Comme, , suivant la présente invention, le choix d'une matière dé- terminée pour le corps d'appui n'est pas nécessaire, on a fait dans le cadre de la présente invention des essais pour l'em- ploi de corps d'appui en fonte, ce qui a confirmé pratiquement de manière surprenante l'idée, conforme à la présente inven- tion, de l'emploi de corps d'appui coulés comme corps de pa- lier.. Des coussinets d'appui en fonte qui peuvent mainte- 'nant être utilisés, ont en effet l'avantage particulier que le palier est, lors du montage dans la machine, entouré de la même matière due celle dont il est fait lui-même (bâti de machine en fonte).
Il n'y a donc pas de coefficients divers de dila- tation thermique. Le jeu du palier peut par conséquent être ré- duit davantage, ce qui est très important par exemple pour des machines d'usinage précis (tours de précision).
Le dessin représente schématiquement l'injection de mé- tal de palier sur des coussinets, à titre d'exemple.
<Desc/Clms Page number 6>
On a représenté en coupe en 1 un coussinet de palier tel qu'on l'emploie par exemple comme palier de tige filetée principale d'une machine-outil. 2 est la tuyère d'injection d'un dispositif usuel d'injection de métal. On a indiqué par 3-la couche de revêtement relativement mince injectée. L' inj ec- tion sur le palier se fait par deux cotés lorsqu'il s'agit, comme dans l'exemple de réalisation, d'un palier à petit dia- mètre Inférieur.
La fig. 2 montre pour des paliers de plus grand dia- mètre, l'introduction de la tuyère d'injection 2 dans le pa- lier . Dans ce cas, l'injection sur le palier est produite pen- , dant que s'effectuent des mouvements relatifs entre le palier et la tuyère d'injection. Il est alors avantageux de mettre en mouvement les deux pièces l'une par rapport à l'autre dans un dispositif de serrage fixe.
Revendications.
1.- Corps de palier consistant enun coussinet d'appui en fer, et en un revêtement injecté directement sur celui-ci.