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Guidon rabattable pour bicyclettes.
On a déjà proposé d'agencer le guidon des bicyclettes de façon qu'on puisse le faire pivoter, à partir de sa position normale, de 90 ou d'environ 90 dans un plan vertical, sans entraîner la roue avant, pour l'amener dans une position verticale, à peu près parallèle au plan de la roue avant. La bicyclette dont le guidon est calé,dans une telle position n'occupe, au parcage, que peu de place, et en même temps l'utilisation non autorisée de la bicyclette est rendue difficile ou impossible.
L'invention a pour objet un dispositif simple, permet- tant de rabattre le guidon de la manière décrite. Suivant l'inven- tion, la' partie dirigée vers le bas du montant du guidon est divi- sée en deux parties assemblées à pivot à l'aide d'un tourillon ou ' autre axe sensiblement horizontal et parallèle au plan longitudinal
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de la bicyclette, les deux parties pouvant être immobilisées l'une par rapport à l'autre au moyen d'un manchon ou d'une bague coulissant le long du montant. De cette façon on réalise un dispositif simple pour atteindre le but visé.
Afin d'empêcher un déplacement accidentel de la dite bague on peut, suivant une forme de réalisation de l'invention, munir l'une ou les deux parties du montant, d'une ou de plusieurs nervures ou surfaces de guidage qui coopèrent avec la bague en la calant dans la position voulue. Une ou plusieurs de ces ner- vures peuvent avoir la forme d'un coin pour coincer la bague. Le maintien en place de la bague peut encore être amélioré à l'aide d'un ressort (par exemple un ressort de compression ou de verrouil- lage) qui agit sur la bague et tend à la maintenir dans la posi- tion abaissée, dans laquelle elle tient ensemble les deux parties du montant. On peut, enfin, adjoindre au dispositif un cadenas ou une autre serrure qui empêche le déplacement de la bague quand le guidon est rabattu et s'oppose ainsi au redressement de celui- ci.
Le vol de la bicyclette est ainsi rendu plus difficile.
Sur le dessin, qui représente une forme de réalisation de l'invention,
Fig. 1 montre le dispositif quand la bicyclette est en usage,
Fig. 2 représente le guidon rabattu, et
Fig. 3 est une coupe transversale suivant la ligne III-III de la Fig. 1.
Le montant du guidon 1 est divisé en deux parties 2, 3, assemblées à pivot par un axe 4 qui est sensiblement horizontal et parallèle au plan longitudinal de la bicyclette. La partie 2 se termine utilement en fourche, de sorte qu'une languette 6 ter- minant la partie 3 peut s'engager entre les deux bras de la four- che. Quand la bicyclette est en usage, les parties 2 et 3 sont immobilisées l'une par rapport à l'autre au moyen d'un'manchon ou
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d'une bague 5 coulissant sur le montant, cette bague pouvant être descendue sur la partie 3 pour empêcher ainsi le pivotement de la partie 2 autour de l'axe 4 (Fig. 1). Le bord inférieur de l'extrémité fourchue de la partie 2 est avantageusement arrondi.
La languette 6 forme une nervure cunéiforme ou conique qui coopère avec une encoche intérieure 8 de la bague 5, de sorte que celle- ci, étant abaissée, est coincée dans cette position par la ner- vure 7 (Fig. 1) et ne peut se dégager sous l'effet des trépida- tions en route. On peut également munir la'partie 2 d'une nervure de guidage 9 qui en coopérant avec une encoche intérieure 10 de la bague 5, empêche celle-ci de tourner.
Un ressort de compression 11 est utilement prévu pour pousser là bague 5 vers le bas, en guise de sécurité additionnelle contre le détachement de la bague. Au lieu du ressort, on pourrait aussi employer une serrure à encliquetage ou autre, qui tendrait à maintenir la bague en position abaissée.
Quand on désire rabattre.la partie 2 du montant avec le guidon 1, on pousse la bague 5 vers le haut, contre l'action du ressort 11, jusqu'à ce qu'elle soit toute entière au-dessus du bord supérieur de la languette-6, après quoi on peut rabattre le guidon pour l'amener, comme le montre.la Fig.- 2, dans une position verticale ou sensiblement verticale, qui est avantageuse en vue du parcage de la bicyclette. Dans cette position, on peut verrouil- ler la bague 5 au moyen d'un cadenas 12, par exemple, que l'on introduit dans une ouverture 13 prévue à cet effet dans la partie 2 du montant, et que l'on ferme ensuite à clef. Le cadenas empêche le coulissement de la bague 5 et ne permet donc pas de relever la partie 2 dans la position représentée sur la fig'. l.
La face supérieure de la languette 6 est de préférence inclinée, comme le montre le dessin. Il en résulte que, lorsqu'on relève la partie 2, la bague 5 glisse d'elle-même sur la surface inclinée et descend le long de la nervure 7.
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La bague 5 peut porter un bouton ou une pièce analogue qui en facilite la manoeuvre. Pour empêcher la.bague de remonter accidentellement, en cas de bris du ressort 11, on peut prévoir, sur la bague, un ergot de butée qui s'engage dans un trou du montant de façon à prévenir tout glissement de la bague. Cet ergot peut être rendu solidaire du bouton de manoeuvre de telle manière que ce dernier, éventuellement soumis à l'action d'un ressort, retire automatiquement l'ergot du trou quand on le saisit pour manoeuvrer la bague.
De nombreuses modifications peuvent, bien entendu, être apportées aux détails d'execution de l'invention, sans sortir du cadre de celle-ci. Ainsi, par exemple, la partie 3 du montant pourrait se terminer en fourche, entre les branches de laquelle s'engagerait une languette portée par la partie 2 du montant.
REVENDICATIONS ---------------------------
1) Guidon rabattable pour bicyclettes, susceptible de pivoter, à partir de sa position normale, de 90 ou d'environ 90 dans un plan vertical, caracterise en ce que le montant du guidon est divisé en deux parties assemblées à pivot à l'aide d'un touril- lon ou autre axe sensiblement horizontal et parallèle au plan longitudinal du vélo, les deux parties pouvant être immobilisées l'une par rapport à l'autre au moyen d'un manchon ou d'une bague coulissant le long du montant.