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"Perfectionnements aux emballages métalliques légers".
L'invention concerne les emballages métalliques légers et plus particulièrement les boites à conserves. On sait en effet qu.e ces boîtes sont généralement fabriquées à partir de tôle mince, de fer blanc ou d'aluminium. Ces bettes sont généralement fermées par un couvercle ou une face sertie ou soudée sur le corps de la boite proprement dite.
Pour ouvrir de telles boîtes, on fait usage d'appareils spéciaux ou de clés. D'une manière générale cependant les boîtes serties peuvent être ouvertes que par l'usage d'un ouvre-boîte, dont la fonction est de découper le couvercle ou l'une des faces. Il s'en suit que le métal ainsi découpé, laisse échapper,une grande quanti- té de particules et même de petits copeaux qui, inévitablement, tombent dans la botte et se mélangent aux produits alimentaires et
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constituent, par ce fait, un danger certain et permanent pour l'or- ganisme.
On a d'ailleurs déjà pu constater l'effet de cette pratique malheureuse. Or, à l'heure actuelle, malgré que certains appareils présentent une efficacité certaine au point de vue de coupage du métal, aucun ne peut empêcher la formation de telles particules métalliques qui se mélangent aux produits alimentaires.
Ce danger est encore agravé par le fait que, d'une manière générale, c'est la face supérieure des bottes qui est découpée, c'est-à-dire donc la partie la plus propice à l'introduction des particules mé- talliques dans le continu de la boîte.
Les emballages actuels présentent dès lors, d'une ma- nièreénérale, deux inconvénients systématiques, le premier résul- tant de la nécessité d'employer un appareil ouvre-boîte et le deuxiè- me, plus important, résultant de l'introduction dans les aliments de particules métalliques.
On a déjà essayé d'obvier au premier inconvénient en dotant la boîte métallique d'un moyen d'ouverture. On connaît depuis très longtemps les clés qui cnt pour fonction d'enrouler le couver- cle,ou face supérieure de la boîte, comme ilestd'usage notamment dans la conserverie des sardines. Un principe similaire a été utili- sé pour provoquer l'enroulement et la déchirure d'une bande métalli- que par une clé tournant sur elle-même, de manière à séparer ainsi en deux parties le corps mêmede la boîte.
Enfin, on a déjà proposé d'insérer dans l'une des faces de la boîte, un fil d'acier dont une extrémité fait saillie et peut être saisie par une clé semblable aux précédentes et qui, enroulant le fil métallique autour d'elle-même, provoque la coupure du métal. Néanmoins, si ce moyen constitue déjà un pagres important, il faut remarquer que l'inconvénient le plus important, c'est-à-dire la chute des particules métallioues dans les aliments, n'a pas encore été résolu. En effet, on a simplement, dans ces applications, recher- ché un moyen d'ouvrir la boîte en découpant le métal à l'aide d'un fil d'acier.
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Suivant l'invention, on réalise une boîte à conserves capable d'être sertie de la manière usuelle, mais comportant son propre moyen d'ouverture avec la garantie absolue de s'opposer systématiquement à toute introduction de particules métalliques dans le continu de la botte. En outre, le dispositif, objet de l'inven- tion, est tel que l'ouverture de la boîte réalise, après découpage, un véritable couvercle à embottement, capable donc d'être réemployé, ce qui est contraire à tout ce qui a été exécuté jusqu'à l'heure actuelle.
Substantiellement, le dispositif perfectionné confor- me à l'invention, consiste en fin fil d'acier, dont les dimensions et la résistance sont choisies de manière à lui permettre de couper aisément la tôle mince de laquelle l'emballage est fabriqué, et qui, contrairement aux dispositions connues, est solidarisé au couvercle avant sertissage, dans de telle conditions qu'après sertissage, il se trouve emprisonné vers l'extéri'eur de la botte. Il en résulte que le découpage de la tôle s'effectue vers l'extérieur, empêchant ainsi toute chute de particules métalliques dans la botte.
En outre de cet avantage considérable, cette disposi- tion offre le bénéfice d'une grande accessibilité, qui permet d'uti- liser soit la traction directe, soit un appareil de préhension quel- conque, soit encore une clé d'enroulement.
Ces perfectionnements peuvent être appliqués avec le même succès sur tout genre de boîtes à conserves métalliques, quel- les que soient leurs dimensions et leur forme. On pourra évidemment varier les moyens de fixation préalables du fil métallique sur le couvercle ou sur l'une des faces de l'emballage qui doit-être serti sur la boîte proprement dite. En effet, il faudra compter avec les moyens industriels utilisés tant pour la fabrication des boîtes et !Les couvercles que pour le sertissage ou la fixation par d'autres moyens du couvercle sur la boîte.
Différents modes d'exécution sont décrits en détail ci-après, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels: les figures 1 et 2 représentent respectivement en cou-
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pe radiale et en vue en.plan partielle, le couvercle posé sur la boîte avec interposition du fil d'acier de découpage; les figures 3 et 4 représentent respectivement en coupe radiale et en vue en plan partielle, les mêmes éléments après se'rtissage ; la figure 5 est une vue perspective d'une boîte à conserves perfectionnée, conforme à l'invention; la figure 6 est une coupe radiale partielle par l'exécution de la figure 5; la figure 7 est une coupe radiale montrant la sépa- tion de la boîte et du couvercle après découpage;
les figures 8 et 9 représentent en vue perspective partielle des variantes d'exécution du dispositif de l'invention; la figure 10 est une vue en perspective montrant l'application de l'invention à une boîte prismatique; les figures 11 et 12 représentent des vues analogues' aux figures 1 et 2, mais d'une autre forme de réalisation; les figures 13 et 14 représentent respectivement en coupe radiale et en vue en plan partielle, les mêmes éléments après sertissage; la figure 15 est une coupe radiale partielle d'une boîte à conserves conforme à cette autre réalisation; la figure 16 est une coupe radiale de cette même bôi- te, le couvercle et la boîte étant séparés après découpage.
Suivant la forme d'exécution schématisée aux figures 1 à 5, le couvercle 1 présente un rebord de sertissage 2, contre lequel vient appuyer un mince fil d'acier 3, après interposition d'un anneau élastique 4, formant joint d'étanchéité. L'une des extrémités 5 de ce fil d'acier 3 vient s'accorcher dans une ouver- ture 7 du couvercle, tandis que l'autre extrémité 6 traverse une au- tre ouvertùre 8, située le plus près possible de l'ouverture 7, et se prolonge en déhors du couvercle.
La boite proprement dite 9 présente également un rebord de sertissage 10 conformément aux principes généraux de ser-
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tissage de telles boîtes.
Ce dernier rebord 10'forme une assise pour la partie correspondante du couvercle, garnie du joint élastique 4 et du fil d'acier 3. Le sertissage .s'effectue de la manière connue, par exemple pa,r le travail des molettes. Lorsque le couvercle est serti sur la boîte, le fil d'acier se trouve fermement emprisonné entre le rebord périphérique intérieur du couvercle et la partie correspondante de la botte, une extrémité du fil au moins faisant saillie vers l'extérieur de la botte. Pour ouvrir la botte, il suffit, dès lors, d'exercer une traction sur ce bout de fil, en sens convenable, pour provoquer la déchirure du métal sur toute la longueur du fil.
On remarquera que la'déchirure se fait au bord supérieur, vers l'extérieur de la botte, dans de telles conditions qu'aucune particule métallique ne peut tomber dans la boite et ne peut donc atteindre les aliments. De plus, comme schématisé à la figure 7, le couvercle est séparé proprement de la botte par un découpage circonférentiel du sertissage lui-même. Il en résulte que le couvercle garde encore un rebord périphérique 11, qui for- mera ultérieurement une assise pour le couvercle sur la botte. On pourra donc à tout moment réutiliser la botte et son couvercle.
Pour exercer une traction sur le fil de coupage, on usera évidemment de moyens appropriés à la résistance du métal.
Dans l'exécution de la figure 5, on a illustré l'emploi d'une clé connue 12, dont l'extrémité présente une fente 13, par laquelle le fil est saisi et enroulé.-Ce moyen est extrê- mement simple et très efficace.
Suivant les figures 8 et 9, on a schématisé un moyen plus simple, qui vise également à donner aux emballages ainsi perfectionnés une garantie supplémentaire. En effet, le bout de fil métallique, faisant saillie sur la botte, est utilisé comme support pour la fixation d'un plomb de garantie 14, fixé par les moyens connus. Mais ce plomb de garantie offre l'avantage de former une meilleure prise du fil pour une traction directe. Le but est
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donc de se servir de ce plomb comme d'un élément de prise, pour ti- rer directement sur le fil. L'intérêt de ce poyen est donc double.
Enfin, la figure 10 schématise l'application des perfectionnements, objet de l'invention, à une boîte prismatique, telle qu'une boîte à sardines par exemple. Le processus est iden- tique et cette application offre surtout un avantage dans la technique moderne où les anciennes boites à sardines en fer blanc soudé sont remplacées par des bottes en aluminium serti.
Dans l'exemple de la figure 10, le bout libren du fil de coupage 3, est aménagé en forme de boucle 15.
On peut évidemment appliquer à ce moyen simple une foule de variantes constructives, ayant notamment pour but soit de faciliter la mécanisation de la fixation du fil d'acier sur le couvercle, soit de faciliter le sertissage du couvercle, soit en- core de rendre plus aisée la traction à exercer sur le fil de coupage.
Une telle variante constructive est schématisée aux figures 11 à 16. Dans ce cas, le couvercle présente un bord peri- phérique 16, contre lequel le fil d'acier 3 prend appui. Dans le couvercle 1 est prévu une ouverture 17 qui se prolonge radialement jusqu'à la périphérie du couvercle, et le fil d'acier est tenu de la même façon que dans l'exemple précédent.
Le rebord 16 est établi de telle sorte qu'après sertissage, le fil 3 se trouve disposé à la partie extérieure de la botte. Par ce fait on augmente encore le grand avantage de l'inven tion, c'est-à-dire l'assurance absolue que, lors de l'ouverture de la boîte, aucune particule métallique ne tombe dans la botte.De plus le couvercle séparé de la boîte, comme montré à la figure 16, pré- sente un rebord périphérique 18, qui formera ultérieurement un moyen d'emboîtement du couvercle sur la boîte. On pourra donc, dans ce cas également, à tout moment, réutiliser la boîte et son couver- cle en réalisant même une fermeture pratiquement hermétique.
Cette variante constructive ainsi que le premier exemple d'exécution ont évidemment été donnés à titre d'exemple
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7 pour mieux dégager le principe essentiel et les avantages de l'in- vention mais ne limite pas l'invention à ces réalisations.
On comprendra qu'il serait également possible de fi- xar le fil d'acier 3 sur le couvercle par des moyens divers; ou bien encore il pourrait être appliqué sur l'une des faces du couver- cle par le joint élastique. Egalement la déchirure pourrait être préparée ou facilitée par un amincissement de l'épaisseur de la mat tière du couvercle le long du fil ou simplement à l'origine de la déchirure. On peut évidemment envisager aussi la combinaison de ces différents moyens.
REVENDICATIONS.
1.- Perfectionnements aux emballages métalliques, caractérisés par le fait qu'ils consistent à prévoir dans le ser- tissage un fil métallique, dont au moins une extrémité fait saillie.