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Préparation en forme 'de blocs comprimés pour la désoxydation de métaux lourds non ferreux.
Pour désoxyder les alliages de cuivre et nickel, on emploie depuis de nombreuses décades du cuivre au phosphore avec une teneur en phosphore d'environ 10 et 15 %.
La nécessité d'économiser le cuivre partout où c'est possible a conduit à rechercher un produit'de remplacement pour le cuivre @ au phosphore (phosphure de cuivre). Ainsi, par exemple, on a mis sur le marché. des blocs comprimés faits de copeaux de zinc et de phosphore. Lors de l'emploi de ces blocs, il s'est cependant révé- lé qu'ils ne se dissolvent que très difficilement dans le métal, car il se forme immédiatement .de l'oxyde de zinc autour du bloc, lequel oxyde agit comme isolant et empêche la dissolution du bloc, de sorte que seulement une faible partie de celui-ci entre en ac- tion.
En outre, ces blocs comprimés ont le défaut de n'être pas uti- lisables pour des alliages purs de cuivre et étain ou des alliages au nickel résistant à la corrosion, car ces alliages ne doivent ab- solument pas: comporter de zinc.
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On a également cherché d'introduire le phosphore directement dans le bain, dans des manchons de bakélite. Si cependant on plon- ge des substances organiques telles que la bakélite dans le bain, le métal commence à éclabousser très vivement,- de sorte qu'il se produit de fortes pertes de frétai et que ces éclaboussures consti- tuent un danger pour le personnel.
Suivant l'invention, on a réussi à préparer le phosphore en blocs comprimés exempts de métal, en utilisant à cet effet un mé- lange de sel à bas point de fusion, de sorte qu'il se dissout faci- lement dans le métal ; ce sel est de plus non hygroscopique et, lors de son introduction dans le métal fondu, il ne produit pas de gaz qui pourraient déterminer un bouillonnement 'éclaboussant du métal.
Il s'agit ici de sels existant en grandes quantités, de sorte qu'ils peuvent être employés comme produits d'échange. De plus, on a réussi à trouver des matières brutes de prix avantageux de sorte que, par rapport au cuivre phosphoré, il n'y a aucune augmen- tation de prix du fait de leur emploi. On a réussi également à trouver, pour ce mélange de ces sels et du phosphore rouge amorphe, divers liants inorganiques non nuisibles au métal et possédant éga- lement un bas point de fusion, tout en donnant aux blocs comprimés une dureté suffisante, de sorte qu'ils ne risquent pas de se briser au transport et lors de l'emploi.
Pour les blocs comprimés, il fal- lait chercher également un degré adéquat de compacité (densité) car pour une trop grande dureté de ces blocs la dissolution durerait trop longtemps et le bain de métal serait trop agité, alors que pour une dureté trop faible les blocs comprimés cassent facilement.
Pour empêcher ce bris des blocs, malgré une compacité pas trop for- te, le bloc peut être recouvert d'une glasure formant une croûte dure et empêchant la pénétration d'humidité dans le bloc.
Les blocs comprimés formés des sels mentionnés et d'un liant inorganique et de phosphore rouge ont une grande importance pour la technique de la fonderie. On peut, non seulement économiser com-
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plètement le cuivre nécessaire jusqu'ici à la préparation du cui- vre phosphoré, mais également le zinc des'succédanés actuels. En outre, on peut,, avec ces blocs comprimés, économiser une quantité considérable de phosphore. Dans la fabrication du phosphure de cuivré,, il faut toujours compter avec une perte d'au moins 25 % de phosphore. Dans la fabrication des blocs comprimés par contre, tout le phosphore entre sans perte dans le bloc.
En outre, les blocs,sont'composés et comprimés de telle sorte que lors de leur emploi, il se produit seulement un faible bouillonnement du bain de métal, qui est très favorable au métal car, par ce bouillonne- ment, .les oxydes et en partie les gaz qui se trouvent dans le mé- tal liquide sont séparés en un délai très court. Il est ainsi dé- terminé.une'purification additionnelle, telle qu'elle n'était même pas à atteindre par l'emploi de cuivre au phosphore à grandes quantités de phosphore, car seulement le phosphore, et non la quantité de cuivra, peut déterminer un mouvement du bain, tandis que, avec les blocs comprimés conformes à l'invention, non seule- ment le phosphore,. mais aussi le mélange de sels détermine un mou- vement profond du bain.
Pour ces raisons,' il suffit de travailler avec une quantité de blocs comprimés notablement plus petite qu'on ne l'a fait-jusqu'ici avec le cuivre phosphoré. Alors que par exemple, jusqu'ici pour 100 kg, de métal en fusion, il fallait 2 à 300 g. de,cuivre phosphoré avec 20 à 30 - ou comme c'est le cas avec le c:uivre à 15 % de phosphore, avec 30 à 45 - grammes de phosphore, il suffit suivant les expériences faites d'ajouter 50 gr. de ces nouveaux blocs avec seulement 10 gr.: de phosphore.
Somme toute,'par l'emploi des nouveaux blocs comprimés, on économi- se environ la moitié ou les deux tiers de la quantité usuelle de phosphore. S'y ajoutent encore les économies de transport et d'em- magasinage pour une quantité notablement moindre d'agents de déso- xydation.
Il est encoreà noter que, pour ces blocs comprimés, on ne peut employer,de sels qui, aux hautes températures ou lors de la
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fusion, dégagent des gaz (carbonates, chlorures, sulfures, oxydes, chlorates).
Suivant l'invention, on ajoute aux blocs des s'els qui, à la chaleur, ne 'se décomposent pas avec dégagement de gaz, par exemple les silicates,les sulfates, les fluorures, etc. Comme liant inor- ganique, on peut employer le silicate soluble.
REVENDICATIONS.
1. Préparation en forme de blocs compri.nés pour la désoxy- detion de métaux lourds non ferreux, caractérisée en ce qu'elle se compose de phosphore rouge amorphe et de sels facilement fusibles, dont le point de fusion est en-dessous de celui des alliages de cuivre et de nickel.