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Matériau. de grande stabilité permanente.
Les conglomérats de cristallite (les agrégations cristallines) des métaux purs et de leurs cristaux de mélange se distinguent par leur plasticité. Au contraire, sur environ 100 combinaisons métalliques binaires, pas une ne montre de plasticité à la température ordinaire. Toutes ces combinaisons binaires sont cassantes. En particulier, cette constatation est valable pour des combinaisons de métaux avec des métalloïdes, par exemple Al2O3,WC, TiC, etc.. De telles combinaisons seront également, dans ce qui suit, comprises dans le concept de "combinaisons intermétalliques". Lorsque la température croit,
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a lieu alors le passage de l'état cassant à la plasticité.
La température du passage de la nature cassante à la plasticité est très différente dans les diverses combinaisons ; général, elle est d'autant plus élevée que le point de fusion de la com- binaison métallique considérée l'est lui-même. Les cristallites des combinaisons métalliques sont cassantes parce-qu'il leur manque la faculté de former des plans de glissement. Par suite, il n'existe aucun alliage consistant principalement en une com- binaison métallique qui puisse être travaillé à la température ordinaire. L'importance technique des combinaisons intermétalli- ques a donc jusqu'à présent été très réduite. Une exception était constituée à proprement parler seulement par les métaux durs dans lesquels une combinaison intermétallique cassante et dure est pour ainsi dire cimentée avec un métal auxiliaire.
Or, on a constaté que les combinaisons Intermétalliques cassantes possè- dent une remarquable stabilité permanente même aux hautes tem- pératures. Par suite de la difficulté du travail de telles com- binaisons intermétalliques, on donne avantageusement à de tels corps d'emblée la forme définitive voulue par fusion dans des moules appropriés ou par frittage de poudres métalliques de composition appropriée comprimées au préalable dans des moules.
Les corps ainsi produits sont toutefois, par suite de la nature cassante prononcée des combinaisons intermétalliques, souvent sen- sibles au choc, de sorte que leur mise en valeur technique est rendue difficile. L'inventeur s'est par suite proposé la tache plus étendue de fabriquer également à partir de pareilles combi- naisons intermétalliques des corps techniquement utilisables,pos- sédant en particulier la propriété d'une grande stabilité perè manente, même à des températures de préférence élevées. A cet effet, il est constitué un corps compound dans lequel deux cons- tituants de genres complètement différents sont assemblés en vue d'un effet de stabilité commun.
Ce, corps consiste en principe en un squelette qui, avantageusement, est constitué par une com- @
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binaison intermétallique cassante et dure. Ce squelette est entouré par un ou plusieurs autres corps qui sont disposés de façon à obtenir en tout un effet de résistance optimum. Le sque- lette peut avoir dans-sa structure des dimensions absolument mi- croscopiques. Il peut consister par exemple en un grillage dans l'espace à mailles d'une largeur de 10 à 100 . Les "mailles" de ce grillage sont alors remplies par la deuxième matière com- pound qui, en règle générale, sera constituée par un métal ou un alliage métallique approprié exempt de combinaisons intermétal- liques et pouvant consister en corps cristallisés dans le mélange.
On obtient un tel grillage à mailles microscopiques par frittage.
On prépare d'abord un mélange de poudre métallique qui consiste dans la combinaison intermétallique concassée ramenée à l'état pulvérulent et dans un deuxième constituant pulvérulent, c'est à dire la deuxième matière compound. De tels mélanges ont déjà été proposés pour d'autres applications, par exemple pour les métaux durs. Mais dans ce cas, on n'a nulle part exprimé l'idée décisive pour le but actuel d'application et qui consiste à pro- duire une combinaison intermétallique cassante sous forme de grillage dans l'espace à mailles d'une largeur d'environ 10 à 100 .
A cet effet, le rapport des quantités des "combinaisons intermétalliques pulvérulentes" et du "métal pulvérulent inter- médiaire" doit être calculé de telle sorte que chaque grain de poudre de la combinaison intermétallique ne soit pas, après la mouture, entièrement entouré par une mince couche du deuxième métal d'apport. En d'autres termes, les cristallites de la com- binaison intermétallique doivent se toucher au moins par points.
Par le frittage, il se constitue alors, en partant d'un mélange de ce genre, un corps qui consiste en un squelette formé de com- binaisons intermétalliques dures, rempli par une substance inter- médiaire.
Un corps compound de ce genre peut toutefois être ob- tenu par une autre voie que par le frittage de métaux pulvéru-
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lents, à savoir par la constitution d'un squelette en une combi- naison non métallique de dimensions absolument macroscopique.
Dans sa structure, ce squelette sera adapté aux sollicitations techniques ultérieures en étant, par exemple, constitué dans le cas de corps en rotation, de telle sorte qu'il absorbe notamment les forces centrifuges qui prennent naissance à de grandes vites- ses de rotation, sous forme d'efforts de traction. Il est rempli au moyen d'un deuxième métal qui est introduit par exemple par coulée ou par liquation. Il est particulièrement avantageux de choisir ce deuxième métal d'une composition telle qu'il possède un plus grand coefficient de dilatation que celui du squelette.
Gn obtient ainsi que la charpente porteuse se trouve soumise à des tensions de compression qui absorbent une part considérable des efforts de traction appliqués à un corps de ce genre lors de la sollicitation d'ordre technique, ce qui confère à son tour une plus grande augmentation à la stabilité permanente déjà éle- vée de la combinaison intermétallique.