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LE MINISTRE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET DES CLASSES MOYENNES,
Vu l'arrêté-loi du 8 juillet 1946, prorogeant, en raison des événements de guerre les délais en macère de propriété industrielle et la durée des brevets d'invention ;
Vu la requête introduitele 5 février 1947 par N.V. philips' Gloeilampenfa- brieken ,
Vu la publication de cette requête au Moniteur 3elçe du 19 octobre 1947 ;
Considérant qu'aucune réclamation n'a été introduite, dans le délai réglementaire, à la suite de cette pubhcation,
Considérant qu'il résulte des justifications fournies à l'appui de la requête que le brevet No 446.504 pour procédé de fabrication d'un ,élément optique, tel qu'une lentille n' a pu être exploité , par suite de l'état de guerre, pendant une période équivalent à trois années d'exploi- tation normale ;
Considérant, d'autrepart, que le maximum de prolongation prévu par l'arrêté-loi du 8 juillet 1 946 est fixé à cinq ans;
ARRETE:
ARTICLE PREMIER. - La durée du brevet No 446.504 pour :
procédé' de fabrication d'un élément optique , tel qu'une lentille , accordé à N.V. Philips ' Gloeilampenfabrieken , pour prendre cours le 18 juillet 1942 , est prolongée ce trois années.
ART. 2. - La prolongation est accordée sous condition du paiement, dans le mois de son octroi, de la taxe spé- ciale prévue à l'art. 6 de l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 précité.
ART. 3. - Le présent arrêté sera annexé au titre du brevet.
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Procédé de fabrication d'un élément optique, tel qu'une lentille.
Dans une demande de brevet antérieure, qui n'a pas encore été publiée, on a proposé de fabriquer un élément optique, tel qu'une lentille, à l'aide d'une matière qui, en solution, est gélatinifiableo En procédant ainsi, il s'est révélé possible de réaliser de façon relativement simple et avec une très haute précision par exemple des lentilles sans recourir à des traitements de polissage. Dans ce cas, on utilise une matrice dans laquelle on introduit une solution d'une matière qui, en solution, est gélatini- fiable. Après que cette matière a été gélatinifiée de la solution et séchée (éventuellement durcie), l'élément qui , pris alors la forme voulue peut être enlevé de la matrice.
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Selon ce procédé, on tire parti du phénomène selon lequel le gel qui, dans la matrice, se sépare de la solution de la matière gélatinifiable, et qui présente de la rigidité et en même temps de 1''élasticité, subit un retrait pendant le séchage. On peut contrôler parfaitement la mesure du retrait qui se produit par un choix convenable de la concentration de la matière gélatinifiable, présente dans la solution, dans le solvant y associé. Dans le cas où il s'agit de gélatine, ce retrait peut être compris entre des facteurs de l'ordre de grandeur de 3 et 50. Grâce à ce retrait, la matrice utilisée pour la fabrication de l'élément optique peut avoir des dimensions beaucoup plus grandes que celles de l'objet qui doit être réalisé réellement. De façon générale, la matrice présente une base sur laquelle adhère la solution introduite dans la matrice.
Le retrait produit est ainsi sensiblement limité aux dimensions de l'élément optique à réaliser dans le sens axial de celui-ci. La base précitée de la matrice empêche %'élément de se contracter dans le sens radial. Il en résulte que le procédé consi- déré permet de fabriquer avantageusement des lentilles de très fai- bles dimensions axiales, plus particulièrement des lentilles qui présentent une ou plusieurs surfaces de limitation asphériques.
Le polissage de ce genre de lentilles, qu'on utilise comme éléments correcteurs, par exemple dans la caméra de Schmidt (Danjon et Coudert "Lunettes et Télescopes", 1955, pages 252 à 254), prend beaucoup de temps et exige des connaissances techniques approfondies. Or, le procédé qui vient d'être décrit permet d'obvier à ces inconvé- nients. Selon ce procédé, l'élément optique à réaliser, comme on l'a déjà dit, est éventuellement durci, ce traitement étant effectué pendant ou après le séchage.
La présente invention concerne également un procédé de fabrication d'un élément optique, tel qu'une lentille, à partir des matières mentionnées plus haut, mais selon le présent procédé le corps à l'état de gel, qui doit constituer la lentille, est
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d'abord durci artificiellement et n'est séché qu'après ce durcisse- ment.
Comparé au procédé de durcissement décrit dans la demande de brevet antérieure, le procédé de durcissement selon la présente invention présente les avantages suivants.
En premier lieu, la limite d'écoulement de la matière durcie, comne la Demanderesse l'a constaté, dépasse sensiblement (environ d'un facteur 10) celle de la matière non durcie. Comme on l'a expliqué plus haut, le corps à l'état de gel, qui doit constituer l'élément optique, subit un retrait considérable au cours du séchage. Il en résulte dans la matière, pendant le sé- chage, des tensions assez considérables, plus particulièrement lorsque l'élément optique à fabriquer présente des différences d'épaisseur considérables, comme c'est le cas, par exemple, si cet élément présente une ou deux surface de limitation asphériques et sèche ainsi inégalement.
Si la matière est séchée à l'état non durci, les tensions dues au retrait peuvent produire des fissures ou des déformations permanentes indésirables dans la surface du corps qui doit former l'élément optique. Ces tensions rendent l'élément considéré moins approprié au but envisagé. Or, en pro- cédant suivant l'invention, c'est-à-dire en séchant après le dur- cissement, la limite d'écoulement de la matière au cours du sé- chage est suffisamment élevée, le risque de fissures et de déforma- tions permanentes et indésirables n'existant pratiquement pas.
En outre, les éléments optiques de ce genre ne sécheront jamais uniformément sur toute leur étendue par suite des différences d'épaisseur existantes. Par exemple, si à un certain moment une lentille en fabrication est parfaitement sèche à l'endroit le plus mince, les parties superficielles aux endroits les plus épais seront également sèches, mais les parties plus intérieures ne seront pas parfaitement sèches. Cet inconvénient se manifeste en particulier ,jour des éléments optiques dans lesquels le corps non séché à l'état
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de gel présente des différences d'épaisseur considérables, par exemple de l'ordre de grandeur d'au moins 3 mm. Il se produit alors un séchage inégal, qui pourrait provoquer sur l'élément des anneaux dûs au séchage.
Si, toutefois, on utilise le pro- cédé suivant l'invention, il est possible de sécher le corps non séché qui est durci, à une température plus élevée que ce ne serait le cas si l'élément optique n'était pas durci. Il en ré- sulte l'avantage que le séchage plus rapide empêche presque par- faitement la formation d'anneaux dûs au séchage. Suivant l'inven- tion, l'agent de durcissement, par exemple de la formaline, peut être ajouté au liquide servant à la fabrication de l'élément optique en question . Ce procédé est généralement plus simple que celui qui consiste à placer l'élément optique non séché dans une atmosphère de l'agent de durcissement.
Les matières qui peuvent servir à la fabrication de l'élément optique suivant l'invention et qui sont donc gélatini- fiables en solution, peuvent comprendre des constituants organiques, comme de la gélatine, de l'agar-agar et de la pectine. Il est éga- lement possible que ces matières comprennent des constituants inor- ganiques, comme des silicates ou des oxydes d'aluminium, avec ou sans glycérine, en vue de favoriser l'homogéneité optique de l'élé- ment optique en question. Pour obtenir une solution gélatinifiable, on choisit le solvant en fonction de la matière. Pour de la géla- tine, on peut choisir comme solvant, par exemple, de l'eau. Le durcissement du corps à l'état de gel, qui(doit former l'élément optique, peut être effectué, par exemple, à l'aide de formaline.
La Demanderesse a constaté que le procédé suivant l'in- vention convient particulièrement à la fabrication d'un élément optique dont au moins une surface de limitation dans une coupe axiale de l'élément présente une courbe du quatrième degré ou d'un degré plus élevé.
La matrice mentionnée plus haut peut présenter, par exemple
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une base métallique ou une base en verre. Dans ce dernier cas, en pourrait imaginer que cette base, après la fabrication par exemple d'une lentille, sert d'organe de support pour cette lentille.