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Serrure de sûreté à cylindre.
Les serrures de sûreté comprennent généralement un corps de serrure dans lequel tourne un cylindre de comman- de relié à un organe de verrouillage. En position de sû- reté, la rotation du cylindre est empêchée par une série d'éléments d'arrêt constitués par des tiges ou des plaquet- tes coulissant perpendiculairement par rapport à l'axe du cylindre et pénétrant dans des ouvertures correspondantes
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du corps de serrure ou du cylindre. L'introduction dans ce cylindre de la clé prévue pour la serrure refoule les éléments d'arrêt dans le corps de serrure ou les éclipse à l'intérieur du cylindre et déverrouille ce dernier. A cet effet, la clé comporte une ou plusieurs rampes ondu- lées ou à gradins dont le profil dépend des formes et di- mensions des différents éléments d'arrêt.
Les constructeurs ont été amenés à rechercher une normalisation des pièces constituant le dispositif de ver- rouillage de la serrure et plus particulièrement du cylin- dre et des éléments d'arrêt, afin de permettre leur fabri- cation par découpe ou décolletage à un prix de revient mo- dique et de réduire au strict minimum de modèles interve- nant dans l'assemblage d'une serrure.
Il suffit d'ailleurs d'un nombre de modèles très faible pour réaliser un grand nombre de combinaisons possibles de serrures toutes différentes entre elles et offrant ainsi le maximum de sécurité. Si, par exemple, pour un groupe de serrures comportant six éléments d'arrêt, on dispose de qua- tre modèles différents de ces éléments, pouvant chacun être disposé à volonté dans deux positions différentes, on pourra @ réaliser 86, soit plus de trois millions de serrures dif- férentes.
Mais il n'en est plus ainsi dès qu'un groupe de serru- res doit pouvoir fonctionner avec des clés dites passe-par- tout. Pour réaliser un tel dispositif, on adopte générale- ment pour le passe-partout une combinaison quelconque utili- sant la totalité des éléments d'arrêt disponibles dans une
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serrure, et, dans chacun des cylindres du groupe de serrures, on supprime pour la clé individuelle un ou plusieurs éléments d'arrêt, de manière telle que ces serrures individuelles dif- fèrent toutes entre elles, mais peuvent fonctionner toutes avec un même passe-partout.
Si, dans l'exemple cité plus haut, on supprimait jusqu'à trois éléments d'arrêt par cylindre, on ne pourrait plus réa- liser que 41 combinaisons différentes de serrures individuel- les.
On conçoit, qu'à moins d'augmenter fortement le nombre d'éléments assemblés par cylindre, ce dispositif permet diffi- cilement de satisfaire aux exigences des immeubles, adminis- trations, usines ou hôtels qui posent généralement des problè- mes assez compliqués de sécurité comportant des serrures indi- viduelles avec passe-partout général, passe-partout par grou- pes, etc.
Un but de l'invention est l'application d'un principe nouveau permettant de modifier les dispositifs de sûreté con- nus de manière telle qu'ils permettent l'utilisation de passe- partout généraux et de passe-partout par groupes, sans limiter en aucune façon les combinaisons possibles pour les serrures individuelles.
Le principe consiste à prévoir, sur chacun des organes de blocage du cylindre commandés par la clé dans les serru- res connues, un ou plusieurs points d'attaque distincts pour un ou plusieurs passe-partout et cela indépendamment du ou des points d'attaque réservés à la clé individuelle. Chacun des éléments d'arrêt composant une serrure aura ainsi deux groupes de points d'attaque totalement indépendants l'un de l'autre, l'un pour le ou les passe-partout, 1 autre pour la clé individuelle.
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La clé individuelle peut comporter un profil de rampes ou de gradins totalement différents du profil choisi pour les passe-partout, ce qui non seulement conserve aux clés individuelles le maximum de combinaisons possibles mais per- met de réaliser des dispositifs de passe-partout généraux ou de groupes répondant à toutes les exigences.
La normalisation des éléments d'arrêt pour un type de serrure déterminé pourra être établie en combinant quelques positions standard des points d'attaque pour passe-partout.
Si, apparemment, ce dispositif entraîne une augmentation du nombre d'éléments de blocage standard nécessaires à un grou- pe de serrures, il en résulte en réalité une diminution du nombre d'éléments nécessaires, puisque l'utilisation des pas- se-partout n'entraîne aucune restriction de la quantité des combinaisons possibles.
Ce principe peut être adapté à toutes les serrures de sûreté à cylindre.
Un autre but de la présente invention est de réaliser une serrure de sûreté comportant des organes de blocage sou- mis à l'action de ressorts et guidés diamétralement dans le cylindre, le corps de ce dernier étant constitué par empila- ge d'un certain nombre d'organes de guidage identiques et leur assemblage avec une pièce terminale par laquelle est ac- tionné le verrou de la serrure, les organes de blocage coulis- sant dans des évidements diamétraux des organes de guidage.
Le dessin annexé montre en perspective des exemples de réalisation de la présente invention.
La figo 1 montre une partie d'une clé coop6rant avec deux organes de blocage, ainsi que le montage de ces derniers.
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Pour plus de clarté les éléments ne sont pas accolés les uns aux autres, mais déplacés axialement.
La figo 2 montre l'assemblage des éléments formant un cylindre.
La figo 3 montre un élément isoléo
Les fig. 4 à 15 montrent en perspective divers organes de blocage du cylindre logé dans un corps de serrure ainsi que, pour chacun d'eux, les profils de deux clés différentes qui, introduites dans le cylindre, sont susceptibles de pro- voquer séparément le déplacement de ces organes et de les amener dans leur position de déverrouillage. L'un de ces deux profils pourra être choisi pour les clés individuelles et l'autre pour les passe-partout.
En référence aux figo 1 à 3, le cylindre est constitué par un empilage de pièces en forme de disques 10, comportant chacune un évidement diamétral 11 dans lequel est placé un organe de blocage 16 et une ouverture centrale 14 pour le pas- sage d'une clé, cette ouverture étant la même pour tous les organes 10. Dans l'exemple représenté, la clé est retenue contre un déplacement transversal sous l'action des organes de verrouillage lors de son introduction dans le cylindre, par les faces supérieures et inférieures des ouvertures 14.
Chaque pièce 10 comporte deux ouvertures 15 traversant des gorges 12 prévues de part et d'autre de 1 évidement 11 (fig. 3).
Chaque organe de blocage 16 est constitué par une pla- quette découpée qui comporte dans sa partie centrale une ou- verture 10a pour le passage d'une clé 18, comme représenté
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à la fig. 1. D'autre part ces organes dont la plus grande dimension correspond au diamètre du cylindre, présentent sur chacun de leurs côtés un évidement 23' limité dans le sens de sa longueur par deux surfaces opposées 24'.
Comme on le voit aux figo 1 et 2, l'assemblage du cylin- dre se fait en empilant des pièces 10 et en les réunissant à une pièce terminale 26' par laquelle on actionne le verrou de la serrure.
Les pièces constituant le cylindre sont retenues ensem- ble par deux tiges 17 traversant les ouvertures 15 des orga- nes 10. Ces tiges servent également d'appuis aux ressorts 13 (fig. 1) agissant sur les organes de blocage 16. Ces res- sorts sont disposés entre l'une des surfaces 24' et la tige 17, l'autre des surfaces 24' servant de butée d'arrêt contre la face opposée de la tige 17.
Les extrémités des organes 16 faisant saillie hors du cylindre, présentent la même courbure que ce dernier, de ma- nière à se confondre avec lui lorsqu'ils sont actionnés par la clé 18. Celle-ci agit sur eux par l'intermédiaire d'une saillie 25' que chacun d'eux présente dans son ouverture cen- trale 10a et qui vient en contact avec l'une des surfaces ac-
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tives 19, 2.0, 21' ou 22' de la clé (figo l'
Alors que les organes de guidage 10 sont tous identiques, les organes de blocage 16 sont en général différents les uns des autres.
On a constaté qu'en pratique il suffit amplement de pré- voir 6 à 12 organes de blocage différents. Avec ceux-ci, il est possible, en les combinant, d'assembler un nombre pratt-
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quement illimité de serrures différents. La seule différence dans la forme des 6 à 12 organes de blocage peut résider dans la position de leurs évidements latéraux 23' respectivement des surfaces de limitation 24' de ceux-ci, par rapport aux saillies intérieures 25' qui coopèrent avec les surfaces ac- tives de la clé. Les surfaces de limitation 24' des diffé- rents organes de blocage servent d'une part de points d'appuis pour les ressorts et constituent d'autre part des butées d'ar- rêt.
Il est clair qu'avec ces parties les combinaisons les plus variées peuvent être faites. Un organe de blocage de forme définie peut être placé de différentes façons dans l'or- gane de guidage correspondant. Ainsi, comme représenté à la fig. 1, la saillie 25' peut, pour l'un des organes de blocage, coopérer avec la surface active inférieure 19 ou bien avec la surface active supérieure 20 de la clé. Le même organe de blocage pourrait aussi être retourné de façon que la saillie 25' coopère de manière analogue avec les surfaces actives 21' ou 22' de la clé. On peut naturellement ne pas utiliser tou- tes les surfaces actives de la clé. D'autre part les surfaces actives de la clé peuvent toutes être différentes les unes des autres ou être égales par paires etc.
Ceci permet aussi d'éta- blir des passe-partout pour les combinaisons les plus variées.
On voit en tous cas que malgré la simplicité des différentes parties, qui sont en partie égales entre elles, on peut combi- ner avec elles un plus grand nombre de serrures qu'avec les moyens actuellement connus.
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Il est clair que le cylindre représenté aux fig.1 et 2 ne constitue qu'un exemple de réalisation de l'invention.
On pourrait supprimer les tiges d'assemblage 17 et prévoir sur chaque organe de guidage, sur une face des saillies et sur l'autre des logements correspondantso Ainsi lors de l'assemblage les saillies et les logements de deux éléments voisins viendraient en prise. Cette solution permettrait également d'éviter un déplacement angulaire relatif entre les parties assemblées et permettrait aussi d'utiliser les saillies comme points d'appuis pour les ressorts et comme butées d'arrêt.
Au lieu des saillies 25' des organes de blocage on pourrait prévoir que d'autres parties coopèrent avec la clé. Par exemple pour une clé dont les surfaces actives sont ses arêtes supérieures et inférieures on peut prévoir la coopération des surfaces supérieures et inférieures du trou pour la clé.
La figure 4 est la coupe à travers une serrure de sû- reté connue, comportant des organes de blocage en forme de goujons cylindriques qui sont chassés vers l'extérieur par la clé correspondante..
La fig. 5 est la coupe à travers une serrure de même principe, mais munie d'éléments d'arrêt à section rectan- gulaire.
Les figures 6 et 7 indiquent des variantes de formes susceptibles de convenir pour les éléments d'arrêt et pour les profils de clés correspondants de la serrure représen- tés dans la figure 5.
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La figure 8 représente le cylindre d'une serrure, formé par l'assemblage d'une série de platines servant de guidage à des éléments d'arrêt en forme de plaquettes coulissantes qui, sous l'effet de la clé correspondante, sont éclipsées à l'intérieur du cylindre.
Les fig. 9 à 15 montrent quelques formes d'exécution possibles pour des plaquettes utilisables dans la serrure représentée à la figure 8 et pour les profils des clés cor- respondantes.
Dans la serrure du type représenté dans la figure 4, chacun des organes de blocage est constitué par deux goujons cylindriques de même diamètre dont l'un, 21 coulisse dans un perçage 22 du corps de serrure 23 et l'autre, 24 dans un per- çage 25 du cylindre 26.
En position de verrouillage du cylindre, les perçages 25 se placent en regard des perçages 22 et, sous l'action du ressort 27 qui s'appuie sur le bouchon 28, qui ferme le per- çage 22 vers l'extérieur, le goujon extérieur 21 chasse le goujon intérieur 24 et, en pénétrant partiellement dans le cylindre 26, bloque ce dernier dans le corps de serrure 23.
Le cylindre 26 comporte, dans le plan des perçages 25, une ouverture axiale 29 correspondant au profil entier de chaque clé.
Lorsqu'on introduit dans l'ouverture 29 de cette serru- re la clé 0 correspondante, la rampe ondulée 31 de cette clé soulève le goujon intérieur 24 en s'appuyant sur son téton 32 et chasse le goujon extérieur 21 contre l'action du ressort 27.
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La clé correspondante est taillée avec un tracé de ram- pe 31 tel, qu'en étant introduite à fond dans le cylindre 26, elle place chacun des goujons dans la position nécessaire pour le déverrouillage, c'est-à-dire de manière que tous les goujons extérieurs 21 soient chassés dans le corps de serrure 23 sans que les goujons intérieurs 24 y pénètrent.
La clé dont la section correspond au profil 30 attaque les goujons 24 par sa rampe 31 en s'appuyant sur l'extrémité 32 de leur tétono Mais ces mêmes goujons 24 peuvent également être soulevés par une clé dont la section correspond au profil 33 et dont les rampes 34 attaquent les goujons par leur épau- lement 35.
Si, pour chacun des goujons 24 d'une même serrure, la distance entre les deux points d'attaque 32 et 35 était uni- forme, les rampes respectives 31 et 34 des deux clés 30 et 33 auraient un tracé identique. Mais, en combinant une serrure avec des goujons présentant des distances diverses entre leurs points d'attaque, on obtient des tracés de rampes entière- ment dissemblables pour les deux clés susceptibles d'amener tous les goujons dans une même position de déverrouillage.
La figure 5 montre une serrure fonctionnant suivant le même principe que la serrure de la figure 4 mais dont les or- ganes de blocage de section rectangulaire 36, respectivement 37, sont placés côte à côte et coulissent dans une ouverture longitudinale commune 38 fraisée dans le corps de serrure 39. respectivement dans le cylindre 40. Le profil de la clé 41 est prévu pour attaquer l'organe de blocage 37 sur les faces 42, tandis que la clé suivant profil 43 agit sur la face 44.
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Dans le même dispositif de serrure, on peut utiliser les goujons 45 suivant figure 6 avec leurs clés correspon- dantes 46 et 47. La figure 7 montre une autre des nombreu- ses formes possibles de goujons pouvant convenir à la serru- re représentée par la figure 5.
Le même principe pourrait être appliqué à la construc- tion de serrures à goujons de section soit circulaire, soit rectangulaire, dont les points d'attaque pour les diverses clés seraient constitués soit par des ergots, soit par des encoches situés latéralemento
La serrure de sûreté suivant la figure 8, fonctionne de manière différente. Chaque organe de blocage est cons- titué par une plaquette 48 dont la hauteur est égale au dia- mètre du cylindre 49. Ces plaquettes coulissent à l'inté- rieur de ce cylindre et le verrouillent, sous l'action de deux ressorts 50, en s'engageant dans l'un ou l'autre des logements 51 respectivement 52 aménagés dans le corps de serrure 53.
Le cylindre 49 est formé par l'assemblage en paquet d'une certaine quantité de platines 54 percées en leur cen- tre d9une ouverture 55 pour le guidage de la clé 56 et ser- rées entre elles par deux tiges 57 servant en même temps d'appui aux ressorts 50. Dans la même figure 8 est repré- sentée une des platines 54 démontées et permettant de voir clairement l'ouverture 55 pour le guidage de la clé 56, les rainures 58 pour le logement des ressorts 50 et les trous 59 le passage des tiges d'assemblage 57.
La disposition est telle que les plaquettes 48 peuvent bloquer le cylindre 49 soit en s'engageant dans le logement
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inférieur 51 du corps de serrure, si, conformément à la figure 8, les ressorts sont placés au-dessous des figea d'assemblage 57, soit en s'engageant dans le logement supé- rieur si les ressorte 50 sont placés à l'opposé.
Dans un même cylindre on peut alterner la position des ressorts des diverses plaquettes, de telle sorte, qu'en po- sition de verrouillage, la moitié du nombre de plaquettes s'engage dans le logement inférieur 51 du corps de cylindre 53 et l'autre moitié dans le logement opposé 52. De cette disposition il résulte une diminution des inclinaisons pour les rampes entre les points de contact des clés correspon- dantes.
Le déverrouillage de ce système de serrure est obtenu par l'introduction dans le cylindre d'une clé qui, par des rampes appropriées, prend appui sur les organes de blocage en des points de contact donnés et qui, en agissant contre l'action de leurs ressorts, efface les plaquettes entière- ment à l'intérieur du cylindreo
Le profil de la clé et de ses rampes dépend de lafbr- me des plaquettes et de la position des points d'appuio
Les figures 8 à 15 représentent quelques formes possi- bles pour ces plaquettes et pour les profils de clés corres- pondantes.
Dans la figure 8, la plaquette 48 présente au centre une ouverture 60 correspondant & la largeur de la clé 56 et flan- quée des deux ergots 61, respectivement 62, indépendants l'un de l'autre et servant de point d'attaque aux rampes des clés 63, respectivement 64.
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La clé 63, qui peut représenter la clé individuelle, comporte sur son flanc droit une gorge 65 dont les bords supérieur et inférieur constituent respectivement les ram- pes supérieure 66 et inférieure 67. La rampe inférieure 67 attaque tous les ergots de droite des plaquettes 48 dont les ressorts 50 sont disposés conformément à la figu- re 8, c'est-à-dire au-dessous des tiges 57. La rampe su- périeure 66 attaque les ergots de droite des plaquettes dont les ressorts sont montés à l'opposé. Les tracés des rampes 66 et 67 sur la longueur de la clé 63 sont tels que, lorsque cette dernière est introduite à fond dans le cylin- dre, elle prend appui sur les ergots de droite 61 de toutes les plaquettes pour les ramener à l'intérieur du cylindre.
La clé comporte en outre sur son flanc gauche un dégagement 68 qui s'étend à peu près sur toute sa longueur. Ce déga- gement est prévu de manière que la clé 63 puisse être in- troduite dans la serrure sans venir en contact avec l'un quelconque des ergots de gauche prévu pour la seconde clé 64 qui peut représenter un passe-partout.
Il en est de même pour cette clé 64 dont les deux ram- pes supérieure 69 et inférieure 70 sont destinées à atta- quer les ergots de gauche de toutes les plaquettes et ra- mener ces dernières à l'intérieur des cylindres, alors que son flanc droit comporte un dégagement dont le but corres- pond à celui du dégagement 68 de la clé 63.
Les figures 9 à 15 indiquent des variantes pour la for- me des plaquettes et pour le profil de clés correspondantes de la serrure représentée par la figure 8.
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Sur la plaquette 71 de la figure 9 les ergots 61 et
62 sont remplacés par des encoches 72 et 73 et les clés cor- respondantes 74, respectivement 75, comportent chacune, sur un de leurs flancs, une partie saillante 76, respectivement
77, destinée à s'engager dans l'une de ces encoches et dont les bords supérieurs 78 et inférieurs 79 constituent les ram- pes d'action. Les points d'attaque de la plaquette 80 de la figure 10 se trouvent sur des ergots 81, respectivement 82 qui, au lieu d'être placés de part et d'autre de l'ouverture
83, sont superposés et situés sur le même flanc de cette ou- verture. L'ergot supérieur 81 peut être attaqué par les ram- pes 84 et 85 de la clé 86, à double gorge, tandis que les rampes 87 et 88 de la clé à gorge profonde 89 peuvent atta- quer la plaquette 80 par son ergot de base 82.
La figurer indique la solution inverse de la précéden- , te, les ergots étant remplacés dans la plaquette 90 par des encoches 91 et 92, et les gorges de chaque clé par des sail- lies 93, respectivement 94.
Dans les exemples précédents, énumérés dans les figures
8 et 11, les rampes d'action sont situées sur les flancs de la clé. Ainsi que le fait ressortir la figure 8, la clé 56 est guidée par ses arêtes supérieures en inférieures 95, qui sont rectilignes et parallèles, dans l'ouverture 55 aménagée dans chacune des platines 54. Par contre, dans les exemples suivants, les rampes d'action sont taillées directement sur les arêtes supérieure et inférieure de la cléo Cette dernière peut alors être guidée, soit conformément à la figure 12, par des rainures 95' s'engageant sur des ergots 96 placés,suivant la figure 15, de part et d'autre de l'ouverture axiale des pla-
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tines qui composent le cylindre, soit inversément par des saillies latérales s'engageant dans des encoches correspon- dantes des platines.
Ainsi, dans l'organe de blocage 97 représenté dans la figure 12, le fond de l'encoche 98 peut servir de point d'attaque à la rampe 99 de la clé 100, tan- dis que l'arête supérieure 101 de la clé 102 attaque la pla- quette 97 par l'épaulement 103. Les arêtes inférieures 104 et 105 des clés respectives 100 et 102 constituent les ram- pes d'action pour les plaquettes qui verrouillent le cylin- dre dans le sens opposé. Les arêtes de ces clés peuvent être croisées comme l'indique la figure 12 pour permettre un meilleur guidage de la clé dans le cylindre. La plaquet- te 106 représentée par la figure 13, offre pour point d'at- taque aux rampes 107 de la clé 108 les deux épaulements 109 et à la rampe 110 de la clé 111 le fond de l'encoche 112.
La figure 14 indique la disposition inverse.
Dans le dispositif de serrure représenté par la figure 8, les plaquettes agissent dans une direction bien détermi- née par chacune d'elles et dépendante de la position choisie pour le montage des ressorts de poussée. Il suffirait donc que chaque plaquette présente les points d'attaque pour l'une des directions seulement. Mais, dans un but d'écono- mie, on peut réduire de moitié le nombre de modèles standard nécessaires à une exploitation, en fabriquant des plaquettes qui présentent chacune deux combinaisons possibles de points d'attaque différentes et que l'on peut choisir à volonté en montant ces plaquettes dans l'une ou l'autre direction. Cette disposition a été adaptée dans les exemples représentés par les figures 8 à 15.
Dans toua les exemples indiqués dans cette description, les organes de blocage ont été représentés avec des points d'attaque distincts pour deux clés différentes, mais il va sans dire que ces mêmes organes peuvent être prévus avec les points d'attaque nécessaires pour convenir à un nombre plus important de clés différentes,