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"Dispositif de blocage absolu d'écrou
La présente invention est relative à un dispositif de blocage d'écrou, comprenant un contre-écrou dont le filet a un pas plus petit que celui de ltécrou ou est de sens contraire à celui de ce dernier.
On connaît un dispositif de ce genre dans lequel un contre-écrou taraudé en sens inverse de l'écrou qu'il doit immobiliser, et engagé sur une tige filetée dans deux sens opposés, est serré contre l'écrou, les faces en con- tact de l'écrou et du contre-écrou étant constituées de manière que le serrage crée entre ces deux pièces un sur- croît de frottement destiné à supposer au dévissage du contre-écrou et, par conséquent, de l'écrou.
Avec un dispositif de ce genre, il est nécessaire d'effectuer un serrage énergique pour réaliser un frotte- ment suffisant. Ce serrage ntétant pas mesurable, peut être excessif et provoquer un arrachement des filets et même parfois un allongement de la tige du boulon.
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De plus, comme une résistance au frottement est nécessaire ment limitée et peut être réduite par de multiples causes, et notamment par les vibrations, le blocage basé sur une telle résistance est forcément limité et aléatoire; il n'est donc pas absolu.
La présente invention a pour but de permettre un blocage absolu de l'écrou, sans donner lieu aux inconvénients sus- dits. a cet effet, le dispositif de blocage suivant l'invention comprend un dispositif de verrouillage du contre-écrou par rapport à l'écrou assurant positivement une solidarité complète à la rotation,de l'écrou et du contre-écrou après mise en place de celui-ci.
Grâce à l'emploi d'une liaison mécanique positive assu- rant une solidarité complète à la rotation entre l'écrou et le contre-écrou, on assure le blocage absolu de l'écrou sans effort excessif sur les filets et sur la tige du bou- lon. De plus, de ce fait, la hauteur du contre-écrou peut être plus petite que la hauteur habituellement adoptée et être limitée, par exemple, à la moitié ou au tiers de celle de l'écrou. En outre, la forme hexagonale normale du contre-écrou peut, dans bien des cas., être avantageusement remplacée par la forme circulaire, à crans, ou à oreilles, telle que celle adoptée pour les écrous dits "à papillon".
Ce dispositif permet en outre toujours d'établir le blocage absolu de l'écrou dans la position exacte où celui- ci assure le serrage désiré des pièces à assembler, de maintenir ce serrage, ainsi que de réaliser aisément le démontage du dispositif et le dévissage de l'écrou.
Dans le cas où ces opérations sont à considérer comme exceptionnelles, on peut avantageusement constituer le. dispositif de verrouillage par une simple tôle, de préfé- rence sous forme de rondelle percée d'un trou, interposée
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entre l'écrou et le contre-écrou et dont au moins un pan libre est rabattu contre l'écrou et un autre contre le contre-écrou.
Dans le cas où le démontage de l'écrou peut devoir être fréquent, on peut, par exemple, utiliser pour le dis- positif de verrouillage une rondelle élastique fendue radialement, rendue solidaire en rotation de l'écrou ou du contre-écrou et présentant un bec s'engageant élastiquement au cours du vissage du contre-écrou dans des crans ménagés, suivant le cas, dans le contre-écrou ou dans l'écrou, ces crans et ce bec étant réalisés de façon à permettre automati quement le vissage du contre-écrou et à s'opposer automa- tiquemeht au dévissage de celui-ci aussi longtemps que le bec n'est pas volontairement dégagé des crans par une action rendue possible grâce à une encoche prévue au voi- sinage du bec, soit dans l'écrou, soit dans le contre- écrou,
suivant que la rondelle est solidaire en rotation de l'écrou ou du contre-écrou,
On peut également utiliser, dans le cas où un démontage fréquent de l'écrou est à envisager, un disposi- tif de blocage dans lequel celui-ci présente plusieurs logements équidistants pour un verrou pouvant être engagé en même temps dans un de ces logements et dans un logement du même genre prévu dans le contre-écrou, ce dernier loge- ment faisant partie d'une série de logements équidistants dont le nombre est différent de celui prévu pour les loge- ments dans l'écrou.
Dans ce cas, les nombres des logements dans l'écrou et dans le contre-écrou ne diffèrent de préférence entre eux que d'une unité, ces nombres étant, dans la pratique, aussi grands que possible.
Suivant une autre forme de réalisation constituant une solution mixte d'usage général, l'écrou ou le contre-
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écrou présente, dans sa face en contact avec le contre- éerou ou avec ltécrou, une série d'encoches équidistantes pouvant recevoir, sans jeu latéral, par pillage, une des dents d'une tôle solidaire en rotation respectivement du contre-écrou ou de l'écrou, cette dent faisant partie d'une série de dents équidistantes dont le nombre est dif- férent de celui prévu pour les encoches dans l'écrou ou dans le contre-écrou.
Dans ce cas, les nombres des encoches et des dents ne diffèrent, de préférence, entre eux que d'une unité, ces nombres étant, dans la pratique, aussi grands que pos- sible.
D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire et qui représentent schématiquement, et à titre d'exemple seulement, quelques formes de réalisation d'un dispositif de blocage suivant l'invention.
La figure 1 est, dans sa partie de gauche, une vue en élévation et, dans sa partie de droite, une coupe axiale suivant la ligne 1-1 de la figure 2 dans l'extrémité d'un boulon équipé d'un dispositif suivant l'invention.
La figure 3 est une vue en plan du boulon suivant la figure 1.
La figure 3 est une vue en perspective d'une va- riante d'une rondelle pouvant être utilisée dans le dispo- sitif suivant l'invention.
La figure 4 est une vue en élévation de l'extré- mité d'un boulon équipé suivant une variante du dispositif suivant l'invention.
La figure 5 est une vue en plan de ce dispositif.
La figure 6 est une vue de la face du contre-écrou des figures 4 et 5, en regard de l'écrou.
La figure 7 est une coupe suivant la ligne VII-VII
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de la figure 6.
La figure 8 est une vue en perspective de la ron- delle représentée aux figures 4 et 5.
La figure 9 est une vue en élévation de l'extrémité d'un boulon équipé d'une autre variante du dispositif sui- vant l'invention.
La figure 10 est une vue en plan d'un boulon sui- vant la figure 9.
La figure 11 est une vue en élévation de l'extrémité d'un boulon.équipé d'une autre variante du dispositif sui- vant l'invention.
La figure 12 est une vue en plan d'un boulon suivant la figure 11
La figure 13 est, dans sa moitié inférieure, une vue en plan d'une nouvelle variante et, dans sa moitié supé- rieure, une vue en plan d'une autre variante d'un boulon équipé du dispositif suivant l'invention.
La figure 14 est une vue en élévation de la variante représentée dans la moitié inférieure de la figure 13.
La figure 15 est une vue en élévation d'une partie d'une nouvelle variante du dispositif suivant l'invention.
La figure 16 est une vue en plan d'une partie du dispositif suivant la figure 15.
La figure 17 est une vue en plan d'une nouvelle variante du dispositif suivant l'invention, la tige du boulon et les encoches dans la face supérieure de l'écrou n'ayant pas été représentées.
La figure le est une coupe axiale suivant les li- gnes XVIII-XVIII des figures 17 et 19.
La figure 19 est une vue en plan de l'écrou des figures 17 et 18.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
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L'extrémité du boulon représentée aux figures 1 et 3 comprend une tige filetée 2 présentant sur toute sa partie
3 filetée un filet/incliné dans un sens et sur une partie 4 de sa hauteur, nécessaire à la pose du contre-écrou, un deuxième filet incliné dans le sens opposé à celui du fi- let 3
Un écrou 6 est engagé sur le filet 3 et est surmonté d'une tôle intercalaire 7 se présentant, de préférence, sous la forme d'une rondelle percée d'un trou. Celle-ci est placée entre l'écrou 6 et le contre-écrou 8 dont le filet correspond au deuxième filet de la partie 4 de la tige fi- letée 2. Deux pans 9 de la rondelle 7 sont rabattus contre les faces latérales de l'écrou 6 et deux autres pans 10 de cette même rondelle sont rabattus contre deux faces. latérales du contre-écrou 8.
La rondelle 7 à pans rabattus 9 et 10 constitue donc un dispositif de verrouillage absolu du contre-écrou par rapport à l'écrou qui assure positivement une solidarité complète à la rotation de l'é- crou et du contre-écrou, après la mise en place de celui-ci.
Lorsque, comme représenté, la rondelle 7 a un rayon égal au rayon du cercle circonscrit au polygone limitant l'écrou et le contre-écrou, augmenté de l'épaisseur de cette rondelle, il est aisé de rabattre deux pans consécutifs 9 contre l'écrou et deux pans consécutifs 10 contre le contre- écrou, ce qui est préférable que de ne rabattre qu'un seul pan contre chacun de ces organes. Grâce à cette condition, on peut également effectuer facilement, le démontage de l'écrou par un simple dévissage à la clef du contre-écrou 8.
Ce dévissage provoque, en effet, le redressement des pans rabattus, par exemple, contre le contre-écrou, par laminage progressif de ces pans et ne produit pas de détériorations importante de la rondelle. Cette rondelle est donc capable d'un certain nombre de réemplois.
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Pour faciliter le montage du dispositif, on peut utiliser entre l'écrou et le contre-écrou, une rondelle dont au moins un pan, et de préférence deux pans consécu- tifs, ont été rabattus au préalable. Une rondelle de ce genre est représentée à la figure 3, ou,.on voit deux pans consécutifs 9 rabattus d'un côté du plan moyen de la ron- delle.
La rondelle 7 est constituée, de préférence, en métal malléable, tel que de l'acier doux recuit ou du laiton. Son épaisseur est fonction des dimensions du boulon,
Lorsque le dispositif doit pouvoir être démonté fréquemment, il y a intérêt à ce que les opérations de montage et de démontage n'entraînent que des déformations élastiques des pièces, afin d'éviter toutes détériorations de celles-ci nécessitant leur remplacement éventuel. On peut, dans ce cas, utiliser, par exemple, le dispositif représenté aux figures 4 à 8.
Ce dispositif comprend entre l'écrou 6 et le contre- écrou 8, une rondelle élastique 7 fendue radialement entre une de ses extrémités 11 et son autre extrémité 12
L'extrémité 11 est recourbée en 13 (fitures 4 et 8 de façon à être rendue solidaire en rotation de l'écrou 6.
L'autre extrémité 12 est recourbée dans le sens opposé, de façon à former un bec 14 pouvant s'engager dans des crans 15 (figures 4, 6 et 7) ménagés dans le contre-écrou 8. pour simplifier la figure 5, les crans 15 n'y ont pas été représentés.
Les crans 15 et le bec 14 sont réalisés de façon à permettre automatiquement le vissage du contre-écrou 8 par sa rotation dans le sens de la flèche X, par exemple, et à s'opposer automatiquement au dévissage de celui-ci, aussi longtemps que le bec n'est pas dégagé des crans 15.
Pour faciliter ce dégagement, on a prévu dans l'é-
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crou 6 une encoche 16, en dessous de la partie de la ron- delle 7 voisine du bec 14. Cette partie est pourvue d'un appendice 17 en saillie sur la périphérie du contre-écrou (figure 5). En appuyant sur cet appendice, on peut donc dégager facilement le bec 14 des crans 15 et opérer le dévissage du contre-écrou par rotation de celui-ci, par exemple, dans le sens inverse de la flèche X. Ce dégagement est opéré par une simple déformation élastique de la ron- delle 7
Pour pouvoir amener facilement le contre-écrou 8 dans une position telle que le bec 14 soit engagé à fond, c'est-à-dire sans jeu, dans un des crans 15, on utilise, de préférence, une rondelle 7 telle que celle représentée à la figure 8.
Cette rondelle présente sur une partie de son pourtour une ondulation 18, le sommet 19 de cette ondula- tion, qui limite celle-ci du côté du bec 14 étant situé du c8té du plan moyen de la rondelle qui est opposé à celui où se trouve le bec. De cette façon au cours du léger écrase- ment de la rondelle suite au vissage du contre-écrou 8, ce bec 14 tend à se relever et à mieux assurer et maintenir son engagement dans les crans 15 du contre-écrou,
Aux figures 4 à 7, on a représenté un contre-écrou qui, au lieu d'avoir une section transversale hexagonale comme celui des figures 1 et 2, a une section transversale circulaire, ce contre-écrou étant muni d'oreilles 20 facili- tant son vissage et son dévissage.
Il va de soi que la forme de la section transversale du contre-écrou est sans impor- tance en ce qui concerne la réalisation du dispositif de blocage suivant l'invention.
Lorsque le contre-écrou est de section transversale hexagonale, il est avantageux que sa face en contact avec la rondelle 7 présente, comme indiqué aux figures 9 et 10, une base circulaire 21 d'une certaine hauteur et d'un dia-
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mètre au plus égal à celui du cercle inscrit dans le contour polygonal du contre-écrou, cette base étant raccor- dée au contour hexagonal par une surface conique 50 à inclinaison convenable afin que l'appendice 17 de la ron- delle 7 puisse présenter, tout en restant accessible en vue de l'opération du déblocage, une saillie moindre par rapport au contour . polygonal de l' é crou.
Ce qui été dit ci-dessus de l'écrou et du contre- écrou à propos des figures 4 à 10, peut être dit respec- tivement à propos du contre-écrou et de l'écrou. Ainsi, par exemple, la rondelle 7, au lieu d'être rendue solidaire en rotation de l'écrou 6, peut être rendue solidaire en rota- tion du contre-écrou 8 et, dans ce cas, les crans 15 sont ménagés dans la face supérieure de l'écrou 6 et l'encoche 16 dans la face inférieure du contre-écrou 8 Dans ce cas, au lieu de pousser de haut en bas sur l'appendice 17 pour dégager le bec 14 des crans 15, il faut tirer de bas en haut sur cet appendice,
ce qui exige ltemploi d'un outil en forme de crochet dont on dispose moins couramment que d'une tige permettant de pousser sur l'appendice 17. Cette solution est donc préférable lorsquton désire se garder contre des démontages intempestifs ou malveillants. Un démontage volontaire peut d'ailleurs être rendu commode par l'emploi d'une clef spéciale, par exemple à crochet et pontet d'appui.
Dans le but de permettre son montage et son démon- tage sans occasionner de détériorations à aucune pièce, on a également prévu, suivant une autre variante du dispositif suivant l'invention, que le verrouillage du contre-écrou par rapport à l'écrou, au lieu d'être effectué automati- quement par le simple vissage du contre-écrou, soit effec- tué, après ce vissage, par l'engagement d'un verrou simulta- nément dans un des logement équidistants prévus dans
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l'écrou et dans-un-logement du même genre prévu dans le contre-écrou, ce dernier logement faisant partie d'une série de logements équidistants dont le nombre est diffé- rent de celui prévu pour les. logements dans l'écrou.
Aux figures 11 et 12 on a représenté une forme de réalisation de cette variante dans laquelle le verrou est engagé simultanément dans un logement constitué en partie par une des alvéoles équidistantes prévues dans l'écrou et en partie par une des alvéoles du même genre prévues dans le contre-écrou, cette dernière alvéole fai- sant partie d'une série d'alvéoles aussi équidistantes mais dont le nombre est différent de celui prévu pour les. alvéoles dans l'écrou.
A la figure 11, on voit que dans la face 22 de l'écrou 6 en contact avec le contre-écrou 8, sont ménagées des alvéoles 23. A la figure 12, on a représenté par des hachures dans un sens les différentes alvéoles 23 Comme on peut s'en rendre compte, ces alvéoles sont disposées radialement, sont équidistantes et vont en se rétrécissant vers l'axe de l'écrou. Elles sont au nombre de treize.
1- la figure 11, on voit que dans la face 24 du contre-écrou 8 en contact avec l'écrou 6, on a ménagé, également de façon radiale, des alvéoles équidistantes 25 de même forme que les alvéoles 23 Ces alvéoles 25 ont été schématisées à la figure 12 par des hachures inclinées par rapport à leur axe dans une direction opposée à celle adoptée pour les hachures des alvéoles 23 par rapport à l'axe de celles-ci. Ces alvéoles 25 sont au nombre de douze, ce nombre ne différant que d'une unité de celui exprimant le nombre d'alvéoles 23 dans l'écrou 6.
On peut constater à la figure 12, que les alvéoles 23 et 25 sont superposées différemment d'un endroit à l'autre de l'écrou et du contre-écrou. Lorsqu'elles se
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superposent exactement, on peut y engager un verrou 26 qui rend le contre-écrou 8 solidaire en rotation de l'écrou 6.
La disposition des deux séries d'alvéoles 23 et 25 doit évidemment être telle qu'il soit possible, en partant d'une position de serrage normale du contre=écrou, qui namène pas une coïncidence exacte de deux alvéoles 3 et 25, de réaliser une telle coïncidence par une rotation complémentaire dont l'amplitude est limitée aux possibilités que fournit l'élasticité de la matière. 11 y a donc lieu de déterminer les séries d'alvéoles de manière qu'elles por- tent au maximum le nombre de superpositions exactes dis- tinctes et successives que l'on obtient au cours d'une rotation de 3600 du contre-écrou.
Si on qppelle n et n.' le nombre d'alvéoles équi- distantes respectivement dans l'écrou et dans le contre- écrou, et si on appelle a, b, c, .. etc. les facteurs pre- miers communs à ces deux nombres, on peut démontrer que le nombre des superpositions exactes distinctes et successives obtenues dans les conditions définies ci-dessus est égal à n n' Ce nombre est évidemment d'autant plus grand que a.b.c... n et n' le sont de même et que, d'autre part, le produit a.b.c... est plus réduit, Cette dernière condition est sa- tisfaite si n et n' sont des nombres premiers entre eux, aussi peu différents que possible, c'est-à-dire différents d'une unité seulement.
Si, en pratique, les conditions d'en- combrement conduisent, par exemple, à limiter à treize la valeur du plus grand des deux nombres n et n', il y a lieu d'adopter pour ces deux nombres les valeurs treize et douze.
Cette dernière valeur convient d'ailleurs particulièrement pour la répartition des alvéoles dans un polygone hexagonal.
On obtient ainsi, pour une rotation de 3600 du contre-écrou, un nombre de superpositions exates, distinctes
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et successives, égal à 13 x 12 = 156, ce qui réduit à 3600 x 1 = 360 1 8' 45" le maximum de l'amplitude
2 156 312 de la rotation complémentaire qu'il peut être nécessaire d'effectuer pour obtenir une superposition exacte de deux alvéoles 23 et 25, indispensable au placement du verrou 26.
Un tel serrage complémentaire est toujours et très facile- ment réalisable, même souvent à la main.
Dans les figures 11 et 12 la forme des alvéoles 23 et 25 est telle que le logement constitué par la super- position de deux de ces alvéoles constitue un logement de forme conique de sommet placé au point de percée de l'axe du dispositif avec le plan de contact de l'écrou et du contre-écrou, et le verrou 26 est de forme tronconique correspondante.
Cette disposition permet, si la superposition des deux alvéoles 23 et 25 destinées à constituer le logement de blocage, n'est pas rigoureusement exacte, d'introduire quand même mais partiellement le verrou 26 et d'obtenir ensuite son introduction complète, par de légers coups de marteau, par exemple. La forme tronconique agit en effet alors à la manière d'un coin pour réaliser la rotation complémentaire du contre-écrou, nécessaire à obtenir la superposition exacte de deux alvéoles 23 et 25 et l'enfonce- ment complet du verrou 26
Les formes qui viennent d'être décrites pour les alvéoles 23 et 25 pt pour le verrou 26 contribuent d'ail- leurs à faciliter le dégagement de ce dernier pour le dé- montage du dispositif.
Le verrou 26 est solidaire d'un collier élastique 27 qui enserre l'écrou 6 et le contre-écrou 8, de façon à maintenir le verrou dans son logement. pour faciliter la mise en place de ce collier élas- tique 27, on a réalisé une section circulaire pour les
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parties de l'écrou et du contre-écrou qui sont appliquées l'une contre l'autre.
Au lieu de ménager des alvéoles radiales 23 et 25 respectivement dans l'écrou et dans le contre-écrou, on peut également ménager dans ces éléments des logements parallèles à l'axe de ceux-ci. Ces logements,qui sont ré- partis comme indiqué plus haut à propos des alvéoles 23 et
28 de l'écrou et dans une ambase 25, sont avantageusement ménagés dans une embase/29 du contre-écrou 8 (figure 14).
Les logements en question peuvent se présenter sous la forme d'encoches, telles que les encoches 30 et 31 représentées dans la partie supérieure de la figure 13 ou sous la forme de trous 32 et 33 repré- sentés à la partie inférieure de la figure 13
Ces logements parallèles à l'axe de l'écrou et du contre-écrou peuvent recevoir, lorsqu'ils sont exactement superposés, un verrou constitué, par exemple, par l'extré- mité recourbée 34 (figure 14) d'un fil à ressort 35 qui est de forme telle qu'il puisse enserrer, tant dans le sens circulaire que dans le sens longitudinal, les embases 28 et 29 sur plus de la moitié de leur pourtour.
Pour désolidariser le contre-écrou 8 de l'écrou 6, il suffit d'ouvrir élastiquement le collier formé par le fil à ressort 35 et de le faire pivoter autour de son ex- trémité 34, dans le sens de la flèche Z (figure 13). On peut ensuite dégager facilement l'extrémité 34 des encoches 30 et 31 ou des trous 32 et 33 suivant le cas, dont les axes sont confondus.
La disposition d'encoches ou de trous qui sont pa- rallèles à l'axe de l'écrou et du contre-écrou, a pour effet de faciliter l'observation de la superposition exacte des encoches ou des trous ainsi que du placement du verrou, dans le cas où les boulons occupent des positions qui rendraient ces opérations malaisées par l'emploi d'alvéoles radiales.
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Dans le cas où les écrous sont employés dans des conditions permettant de considérer le placement, l'enlè- vement et le remplacement éventuel d'une goupille comme des opérations aisées, on peut avantageusement, lorsque les embases de l'écrou et du contre-écrou sont pourvues de trous, substituer au verrou qui vient dtêtre décrit, celui représenté aux figures 15 et 16.
Dans ces figures, une goupille 36 est introduite dans les trous 32 et 33 dont les axes sont confondus. Une des branches 37 de cette goupille est avantageusement plus longue que l'autre branche 38, comme représenté en traits interrompus à la figure 15. L'emploi de branches inégales facilite le rabattement de ces branches après l'introduc- tion de la goupille par le dessous, par deux coups de mar- teau successifs donnés sur la branche 37 et sur la branche 38 respectivement suivant les flèches 39 et 40.
Aux figures 17 à 19, on a représenté une autre variante d'un dispositif suivant l'invention, basé sur le principe des superpositions dont il a été question ci- dessus à propos des figures. 11 à 16.
Dans cette variante, l'écrou 6 présente dans sa face en contact avec le contre-écrou 8, une série d'enco- ches équidistantes 41 pouvant recevoir sans jeu latéral une des dents équidistantes 42 formées à la périphérie d'une rondelle 43. Cette rondelle est interposée entre l'écrou et le contre-écrou et est rendue solidaire en ro- tation de celui-ci.
A cet effet, elle présente, par exemple, un con- tour hexagonal 44 qui s'emboîte sur la forme périphérique correspondante que présente la saillie dont est pourvue la face inférieure du contre-écrou.
La répartition des encoches 41 et des dents 42 est établie suivant le principe exposé à propos des loge-
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ments représentés aux figures 11 à 16. Leurs nombres sont premiers entre eux, ne diffèrent que d'une unité et sont aussi grands que la pratiquele permet pour des raisons d'encombrement.
Par analogie avec ce qui a été décrit à propos des figures 11 à 16, l'écrou 6 présente, par exemple, treize encoches 41 et la rondelle 43 solidaire en rotation du contre-écrou présente douze dents 42
Cette disposition donne toute facilité pour assu- rer, par le vissage du contre écrou sur l'écrou, la super- position exacte d'une dent 42, de la rondelle à une encoche 41 de l'écrou. Cette superposition permet dès lors d'effec- tuer le blocage absolu de l'écrou en engageant la dent dans l'encoche par un léger pliage de cette dent. par l'effet d'une simple pression ou d'un coup de marteau appliqué sui- vant le sens de la flèche 47 à la figure 18.
La rondelle 43 peut, pour la facilité du montage, être maintenue en place sur le contre-écrou 8, par exemple, par des coups de pointeau donnés aux points désignés par 45 à la figure 17.
Les encoches 41 sont pourvues de gradins latéraux 46 (figures 18 et 19 limitant le pliage de la dent et laissant subsister un espace libre entre-eux.
Pour débloquer l'écrou, il suffit de dégager la dent 42 engagée par pliage dans une des encoches 41 et, pour cela, de pousser une lame, telle que la lame d'un tournevis, dans l'espace subsistant entre la dent 42 en question, les gradins 46 et le fond incliné 48 de l'encoche correspondante, puis de relever légèrement la dent 42 en question.
La très faible, déformation de la dent qui est suf- fisante pour assurer le blocage du contre-écrou par rapport à l'écrou, garantit un grand nombre d'opérations de pliage
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sans risque de détérioration de la rondelle lorsque celle-ci est constituée par un métal malléable, tel que de l'acier doux recuit ou du laiton.
On peut constater aux figures 17 et 18, que le contre-écrou 8 présente une section transversale plus petite que celle de l'écrou 6. Grâce à cette particularité, les extrémités des dents sont facilement visibles et accessibles pour réaliser et contrôler la superposition des dents 42 et des encoches 4l et pour effectuer l'abaissement de la dent 42 dans l'encoche 41 qui lui correspond.
Il va de soi que la forme circulaire de la section du contre-écrou transversale représentée aux figures 17 et 18, peut être remplacée par touteautre forme et, par exemple, par une forme hexagonale qui sera alors de dimensions réduites par rapport à celles de la section transversale de l'écrou.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusive- ment limitée aux formes de réalisation. représentées et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, à condition que ces modifi- cations ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.
Il va de soi, par exemple, que le deuxième filet prévu sur la tige filetée 2 du boulon, au lieu d'être dirigé en sens inverse du premier filet, pourrait être dirigé dans le même sens que ce dernier, à condition que son pas soit plus petit. Au lieu d'être superposé au premier fi- let, le deuxième filet peut être pratiqué sur une partie de la tige du boulon de diamètre réduit.
Au lieu de présenter plusieurs pans rabattus sur l'écrou et le contre-écrou, la rondelle 7 des figures 1 et 2 pourrait ne présenter qu'un seul pan rabattu sur l'écrou et le contre-écrou.
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Le verrou. 26 et les alvéoles 23 et 25 des figures 11 et 12 ne doivent pas nécessairement avoir la forme représentée à ces figures. C'est ainsi que ces formes peu- vent être cylindriques au lieu d'être coniques,- qu'elles peuvent aussi ne pas être exactement complémentaires l'une de l'autre, le logement étant, par exemple, cylindrique et le verrou tronconique ou hémisphérique, etc.
Tout ce qui a été dit de l'écrou et du contre-écrou à propos des figures 11 à 19, peut être dit respectivement du contre-écrou et de l'écrou.
Dans ce qui précède, il a toujours été question d'écrous de boulons. Il va de soi que les dispositifs suivant l'invention concernent aussi bien les écrous des goujons.