<Desc/Clms Page number 1>
" Procède de construction de parois ".
Il est connu que pour construire rapidement, de préfé- rence les bâtisses à un seul étage, tellesque, par exemple, les baraquements, les hangars, les garages, les magasins et analogues, on emploie des plaques que l'on glisse simplement dans des guides profilés des piliers intermédiaires et des piliers terminaux et qui forment ainsi les parois de la bâ- tisse.
Conformément à l'invention, les piliers employés pour ce mode de construction sont fabriqués en briques d'argile du genre des briques creuses que l'o.n assemble pour former des piliers ou des parties de piliers de longueur quelconque par des nervures ou des canaux en béton armé.
Les piliers
<Desc/Clms Page number 2>
creux en argile ainsi formés allient une grande solidité à une grande protection contre le froid et l'humidité, Si, con- formément à une forme de réalisation de l'invention adoptée de préférence, ils sont employés en combinaison avec des " hourdis " qui sont des plaques creuses perforées dans le sens de la longueur en argile calcine que l'on fabrique dans les longueurs de 1 mètre et plus, dans des largeurs de 23 à 25 centimètres et dans des épaisseurs de 3 à 10 centimètres, on construit de cette manière, le cas échéant, des parois pleines démontables en éléments de construction parachevés normalisés à grande surface en argile calciné, rapidement, de façon simple, peu coûteuse et sûre.
Opportunément, les guides profilés des piliers réservés aux hourdis qui doivent y être introduits sont adaptés aux faces terminales des hourdis op- portunément chanfreinées, de manière que les faces extérieures des hourdis soient de niveau avec les côtés extérieurs des piliers intermédiaires et des piliers terminaux.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on peut, suivant le même principe que celui adopté pour les pi- liers intermédiaires et les piliers terminaux, construire éga- lement des parties de châssis et des traverses pour la bâtisse.
Les caractéristiques de l'invention apparaissent dans la des- cription qui va suivre des exemples de réalisation illustrés par les dessins.
Les figures 1 à 5 illustrent diverses possibilités de réalisation de piliers intermédiaires qui, conformément à l'in- vention, sont construits en éléments en argile avec une arma- ture de béton.
La figure 6 est une coupe dans une brique à châssis qui est représentée en même temps comme fermeture supérieure de paroi conforme à l'invention et qui, dans une conformation ap- propriée, peut aussi être employée comme brique à traverse.
<Desc/Clms Page number 3>
La figure 7 est une illustration isométrique d'une bâ- tisse conforre à l'invention.
La figure 8 montre une forme de réalisation-modifiée des piliers conformes à l'invention comportant des piliers à peu près divisés en deux parties égales et décalés l'un sur l'autre.
Le principe du nouveau mode de construction apparaît avec le plus de clarté par l'examen des figures 1, 5 et 7.
Les piliers intermédiaires n et les piliers de coin m possè- dent sur leurs côtés longitudinaux des guides profilés qui sont rapportés sur les faces terminales chanfreinées a des hourdis de manière que les côtés extérieurs des hourdis et les piliers se trouvent dans le même plan. Il est évident que l'on peut élever de cette manière avec une grande facilité et une grande rapidité des parois simples et des parois doubles de forme et d'étendue quelconques.
Pour réaliser pratiquement l'invention, la conformation des piliers intermédiaires et des piliers de coin présente une importance spéciale et éventuellement aussi celle des parties supplémentaires des traverses et des châssis destinés à encas- trer les côtés inférieurs et les côtés supérieurs d'une con- struction de ce genre en forme de piliers creux armés en argile.
Des exemples de réalisation de piliers construits conformément à-l'invention sont illustrés par les figures 1 à 5. Ainsi que le font apparaître ces figures les piliers se composent du nombre requis d'éléments en argile n du genre briques creuses dont la forme correspond au profil de la section du pilier qui doit être bâti et qui sont assemblés par une armature en béton pour former le pilier définitif. Dans les parois extérieures des éléments en argile on ménage, lors de la fabrication, des encoches nl ( figure 2 ) qui permettent d'expulser la partie centrale z de la paroie extérieure avant la fabrication des
<Desc/Clms Page number 4>
piliers.
On remplit alors 'les creux de béton q après y avoir placé une arnature en fer p allant de part en part q et l'on fabrique ainsi des piliers ayant la position désirée. Si on le désire, on peut.après avoir placé l'armature en béton.)boucher les creux en replaçant les pièces n1 qui ont été enlevées, dans la paroi extérieure des briques creuses n, pour créer de la sorte des surfaces extérieures fermées en argile. Ainsi que l'on saitles hourdis a se composent d'argile calcinée de sor- te que dans ce cas toute la surface extérieure ou intérieure de la bâtisse est en la même matière.
La figure 4 illustre une autre forme de réalisation d'un pilier de ce genre dans lequel l'armature en béton a une sec- tion plus petite et où sont prévus de.s creux supplémentaires n2 de sorte que ces piliers sont considérablement plus légers.
Il va de soi que l'on peut également remplir de béton des creux fermés en forme d'anneaux ( pilier gauche de la figure 1 ).
L'armature p des nervures en béton q peut être placée sous tension. On peut opportunément employer par exemple comme armature des fils d'acier résistant fortement à la traction que l'on fixe par un dispositif de fixation qui transmet les efforts de tension sous forme de poussées de pression aux di- verses parties qui constituent Isolément de construction, que l'on peut enlever lorsque le béton a fait prise de manière que l'effort de tension de l'armature en fil métallique agisse a- lors directement sur le béton des nervures.
On forme les piliers de coin m de la même manière que les piliers intermédiaires ainsi que l'illustre la partie droi- te de la figure 1. Pour les hourdis a qui se rejoignent à an- gle droit au coin, il suffit dans ce cas de simples évidements à peu près rectangulaires. La figure 1 montre en outre que quand on construit des parois doubles, les hourdis a peuvent ou bien être glissés très près l'un de l'autre et dans ce cas
<Desc/Clms Page number 5>
on se passe de maintenir un écartement ou bien encore on assure cet écartement par du mortier ou un autre adjuvant ( partie gauche de la figure 1 ) ou aussi les hourdis, ainsi qu'il est illustré pour le pilier de coin de la figure 1 et de la figure 5, sont maintenus à la distance appropriée les uns des autres par des nervures d'écartement n3 formées sur les éléments creux !!. en argile.
Au surplus, la figure 5 Illustre une autre confor- mation opportune de piliers n de ce genre et des creux qui y sont ménagés.
Ainsi qu'on 1' a déjà dit au début, le même principe peut être appliqué à la fabrication des parties de traverses et de châssis. Il suffit dans ce cas de concevoir en conséquen- ce la forme des éléments creux en argile qui doivent être as- semblés pour constituer les parties de traverses et de châssis en béton armé, ainsi que ceci est illustré par les figures 6 et 7. La partie de châssis qui y est représentée se compose d'éléments creux en argile b qui sont également conçus sous forme de briques creuses et qui présentent des évidements sup- plémentaires pour le placement d'une armature p, q en béton armé.
Les éléments du châssis b s'engagent de préférence par l'intermédiaire de nez b1 latéralement sur le bord supérieur des hourdis a et des piliers n et on les pose avec le mortier nécessaire, ainsi qu'il apparaît par exemple dans la figure 6.
On peut, lors du placement de l'armature en béton p, q, tou- jours assembler plusieurs éléments en argile b les uns avec les autres, par exemple le nombre permettant à chaque partie de traverse ou de châssis dtaller, à peu près du centre d'un pilier jusqu'au centre du pilier suivant, en laissant les joints séparatifs nécessaires pour le maçonnage. Dans ce cas, les garnitures en fil de fer q des éléments n et b peuvent être assemblées les unes avec les autres de la manière illustrée par la figure 7, de façon qu'elles assurent un assemblage
<Desc/Clms Page number 6>
extraordinairement résistant de la structure formée par les piliers et les châssis ou les traverses.
Il va de soi que l'on peut employer, pour la fabrication des châssis également d'autres matières, notamment du bois.
Dans ce cas également, les fers de l'armature des piliers qui dépassent librement en haut peuvent être utilisés pour réali- ser un assemblage résistant des piliers avec le châssis et en même temps avec les fermes du toit. Ceci peut se faire, par exemple, en faisant passer les fers de l'armature à travers des fentes ou des trous du châssis et; en les assujettissant au dessus du châssis avec les fermes du toit par des crampons et d'autres organes appropriés.
Si l'on doit fixer sur l'un des, côtés de la paroi, par exemple sur le côté intérieur, des pièces quelconques, par ex- emple des plaques isolantes supplémentaires, on peut fixer au pilier, lors de la confection de l'armature en béton p, q, en même temps des goujons en bois, des traverses en bois ou des organes analogues à l'aide de clous que l'on rabat ou d'autres pièces en fer et sur lesquels on cloue ou on visse plus tard le revêtement des plaques.
Si les traverses sont également fabriquées suivant le principe des piliers creux en argile armés, on procède comme pour les éléments de châssis b, Mais il convient alors d'adap- ter la forme des briques creuses qui sont utilisées à cette fin à la tâche et à la position particulières de ces briques à traverses et notamment de former les branches bl de manière que l'humidité qui dégouline sur les plaques a ne puisse péné- trer dans les joints séparatifs compris entre le bord inférieur des hourdis et les éléments des traverses.
La description qui précède montre que l'on réussit de cet- te manière, avec des moyens simples et particulièrement avec les matières dont dispose encore l'économie à l'heure actuelle,
<Desc/Clms Page number 7>
à construire des bâtisses du genre qui a été décrit à l'ori- gine, qui en dépit de la rapidité de la construction, peuvent être considérées comme pleines et résistantes. Si, en l'occur- rence, on procède, de la manière qui a été indiquée dans la description, à un maçonnage complct ou partiel des joints sé- paratifs d'aboutissement et de logement compris entre les di- verses parties de la construction, on fait tort naturellement à la possibilité du démontage; mais souvent, on peut renoncer à celle-ci sans inconvénient.
On attirera encore l'attention sur le fait que la forme du profil des évidements des parois latérales des briques à piliers n peut être rapportée sur le biseau des faces termina- les des hourdis ou qu'elle peut s'en écarter plus ou moins.
On peut alors combler les creux résultant du fait que l'on s'est ainsi écarté de la forme, par un liant approprié pour boucher les joints et pour fixer les hourdis. Comme liant, l'argile plastique ( mortier d'argile ) convient particulière- ment ; on peut l'employer de la même manière pour combler les joints, pour former le crépi et pour combler les creux. Ce mortier d'argile peut également, par exemple, être versé entre les plaques et servir .en mène temps pour les maintenir à dis- tance.
Une autre possibilité est celle qui consiste à rapprocher l'angle d'obliquité des faces guides latérales des piliers n suffisamment de l'angle que fait le châssis avec le plan de la paroi pour que l'on puisse introduire les hourdis du côté an- térieur entre les piliers, opportunément de manière à les in- troduire par un bord latéral dans le guide d'un pilier pour les faire basculer ensuite par l'autre bord,latéral dans l'é- videment du pilier opposé. Ceci rend superflu l'introduction des hourdis par en haut. De ce fait, les hourdis sont suffisam- ment soutenus par les guides inclinés qui font encore un peu
<Desc/Clms Page number 8>
faillie vers l'intérieur, sur les piliers, après que les joints séparatifs ont été comblés de liant.
Un avantage particulier de l'invention résulte encore du fait que toutes les parties d'une bâtisse finie se compo- sent pratiquement d'une seule matière première, de préférence d'argile calcinée.
On fera encore remarquer qu'il peut être bon de disposer les joints séparatifs horizontaux de logement des hourdis dans les parties intérieures et extérieures de la paroi en ordre décalé les unes sur les autres, ce qui peut se faire, par ex- emple, en commençant dans l'une des parties de la paroi, en bas, par une plaque de hourdi d'une hauteur égale seulement à la moitié, ou autre, et en terminant dans l'autre partie de la paroi par une plaque de même hauteur.
On peut imaginer de la mène manière, pour la construc- tion des parois doubles de déporter les joints séparatifs de contact de la paroi intérieure et de la paroi extérieure les uns sur les autres. Ceci peut se faire par exemple, en subdi- visant les piliers suivant leur plan médian parallèle au plan de la paroi. On obtient ainsi une forme de pilier telle que celle qui est illustrée par la figure 8. Les avantages d'une telle disposition résident non seulement dans l'ordre déporté des joints séparatifs de contact, mais aussi dans le fait que le poids des piliers est beaucoup plus léger.
Un autre avan- tage que présente cette forme de réalisation de l'invention est que la hauteur h des profils n' de piliers peut être un peu plus grande que l'épaisseur d des hourdis a de sorte que les hourdis de la paroi intérieure et de la paroi extérieure peuvent être maintenus directement à la distance requise les uns des autres quand les faces extérieures des piliers sont de niveau avec les faces extérieures des hourdis.
Des variantes des possibilités de réalisation décrites
<Desc/Clms Page number 9>
sont possibles dans le cadre de l'invention. C'est ainsi que les guides profilés dans lesquels sont maintenus les hourdis peuvent être constitués en tout ou en. partie par des traverses cunéiformes que l'on ne fixe éventuellement aux piliers qu'a- près l'érection des hourdis et qui assurent ainsi la position de ces derniers. Si l'on n'emploie des garnitures cunéiformes que pour une partie de la longueur des piliers, on glisse de cet endroit les plaques tout d'abord entre les piliers, après quoi l'on fixe la dernière plaque ou les dernières plaques à l'aide des garnitures cunéiformes.
Dans une telle forme de réalisation de l'invention, la section de la brique présenterait, par exemple, au lieu des faces de portée en retrait obliquement destinées aux bords chanfreinés des hourdis, des faces de contact ou de butée fai- sant un angle droit avec le plan de :La paroi. Naturellement, il est alors aussi possible -d'effectuer l'assemblage des pi- liers de manière que quelques briques seulement, par exemple à la hauteur d'une plaque de hourdis, aient la section décrite ci-dessus, de manière que l'on puisse glisser les plaques en- tre les piliers, de cet endroit.
L'exemple décrit ci-dessus montre en même temps que la forme du profil des briques qui constituent les piliers peut être quelconque, en vue de faire face aux problèmes les plus divers, par exemple pour permettre l'utilisation simultanément, pour la construction des piliers et des portes. La seule chose essentielle, dans tous les cas, est que les briques profilées de façon quelconque à volonté soient alors assemblées de la manière revendiquée conformément à l'invention en piliers in- termédiaires ou en piliers de coins.
Les côtés des châssis de portes et de fenêtres peuvent aussi être profilés en fonction des faces terminales obliques des hourdis et on peut ensuite les placer de la même manière
<Desc/Clms Page number 10>
entre les piliers et les fixer dans ceux-ci. On peut ensuite opérer le placement de ces châssis en assemblant les parties de châssis à articulation aux quatre coins les unes avec les autres, de manière qu'en faisant pivoter ce châssis, on rédui- se l'écartement respectif des parties latérales des châssis et que l'on puisse introduire de cette manière les châssis entre les piliers et les fixer dans leur forme rectangulaire en les faisant pivoter.,
Ainsi que le montre la figure 8, la disposition des trous et des évidements dans les briques creuses qui forment les pi- liers peut être ad libitum.
Comme dans les exemples de réali- sation qui précèdent, on peut se servir pour admettre le béton armé, soit d'évidements ouverts sur l'extérieur du genre de cannelures, soit de trous fermas à la façon d'anneaux dont on a enlevé éventuellement la partie de la paroi. n outre, on peut ménager dans les briques à trous employées pour constr@@re les piliers, évidemment encore d'autres trous, de façon con- nue, pour réduire le poinds et accroître la protection calori- fuge.
La figure 8 illustre enfin encore qu'il peut être indi- qué d'assembler les piliers les uns avec les autres par des fils métalliques sous tension et de les soutenir et de les as- sujettir réciproquement. Ces fils métalliques sont disposés opportunément de manière qu'ils saisissent et maintiennent en même temps l'armature du béton. Si dans cette- réalisation, le creux compris entre la paroi intérieure et la paroi extérieure est rempli d'un liant approprié, par exemple de mortier au ciment, l'armature des piliers et les fils sous tension consti- tuent ainsi une armature croisée de l'ensemble de la surface du mur qui accroit la résistance du mur à la flexion dans une mesure extraordinaire.
La disposition décrite des fils métalliques d'assemblage
<Desc/Clms Page number 11>
entre les piliers peut être réalisée, par exemple, en laissant de côté le liant, lors de la construction des piliers dans la zone des joints séparatifs entre les diverses briques creuses n en argile, jusqu'à l'armature p, de manière que celle-ci soit dégagée à l'intérieur des joints, entre les briques creuses n qui forment les piliers.
REVENDICATIONS.
1.) rode de construction de parois, particulièrement de bâtisses à un étage dans lequel les parois sont formées par des plaques, particulièrement par des plaques creuses en argile à bords taillés en biseau ( hourdis ) que l'on place entre des guides profilés de piliers intermédiaires et de piliers de coins, caractérisé par le fait que les piliers se composent d'éléments séparés (n) du genre des briques perforées, dont les faces latérales forment les profils des guides des plaques qui doivent être introduites et qui sont assemblées par des nervures ou des canaux en béton armé (p, q) pour former des piliers ou des parties de piliers de longueur quelconque.