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Fils de soudure enrobés.
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Dans le procédé de soudure dit Arcatom, on emploie comme source de chaleur un arc se produisant entre deux électrodes et à l'aide duquel les pièces de petite section transversales sont soudées directement - c'est à dire sans emploi de métal @ de soudure supplémentaire - et celles de plus grande section transversale moyennant l'apport de métal de soudure s'écoulant d'un fil de soudure nu. Dans ce cas, le fil de soudure est fait en général en un alliage iaentique ou analogue à celui des pièces à souder.
Pour éviter des aotions nuisibles de la teneur en oxygène et en azote de l'air ambiant sur le métal fortement chauffé ou liquide, il est nécessaire d'envelopper non seulement l'arc dans lequel le métal est liquéfié mais éga- lement l'endroit de soudure dans un courant de gaz protecteur amené de l'extérieur (le plus souvent de l'hydrogène),. L'em- ploi d'une atmosphère de gaz protecteur est compliqué, rend coûteux l'installation de soudure et son fonctionnement et n'empêche pas une décarburation nuisible et une absorption- d'hydrogène dans la matière soudée ainsi que la combustion -
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se présentant parfois dans une mesure considérable - de cons- tituants des alliages comme le chrome, le tungstène, le nickel, le molybdène, le titane, le cuivre, etc.,
hors de la pièce traitée et surtout hors du fil de soudure. Par cette combus- tion de métaux d'alliage, les joints soudés et les zones limi- trophes de celui-ci acquièrent une autre composition que les parties restantes de la pièce. Il se produit également en- dessous de l'atmosphère de gaz protecteur dans la pièce à sou- der des phénomènes de désoxydation et .de solubilité d'hydrogè- ne qui ont pour conséquence un développement de gaz à l'inté- rieur du métal fondu (ce qu'on appelle l'ébullition).
Ce dé- veloppement de gaz conduit à la formation de pores dans le joint soudé et par conséquent à de mauvaises propriétés physi- ques, à une résistance moindre à la corrosion et à la chaleur ainsi qu'à des défauts d'étanchéité et à un mauvais aspect du joint soudé et des zônes limitrophes, surtout dans le cas de matériaux alliés.
Tous ces inconvénients du procédé usuel jusqu'à présent sont évités suivant la présente invention par le fait que le fil de soudure fondant dans l'arc est enrobé dans une masse qui fond avec le fil de soudure et cède alors un gaz proteo- teur, par exemple de l'acide carbonique, par lequel l'air am- biant est maintenu écarté du fil de soudure et de l'endroit de soudure et qui contient éventuellement du carbone, par exem- ple sous forme de graphite ou de charbon de bois, qui réagit plus facilement avec les éléments mis en liberté hors de la soudure que le carbone qui est combiné à la pièce traitée ou au fil de soudure et qui reste par conséquent conservé pour la matière traitée.
On a en outre observé que les additions d'alliages cor- respondant à la composition de la pièce traitée et devant être faites au métal de soudure sont de préférence adjointes non
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pas directement à celui-ci - comme c'était l'habitude jusqu'à présent -, mais à la masse d'enrobage. Il est ainsi possible de choisir comme métal de soudure uh alliage qui possède de bonnes propriétés de soudure, et d'apporter les additions d'al- liages nécessaires pour'la production d'un joint soudé corres- pondant à la composition de la pièce, au métal de soudure en écoulement, à partir de la masse d'enrobage liquéfiée.
Comme additions d'alliage à la masse d'enrobage on peut envisager outre le carbone, du borax servant de fondant et des éléments agissant pour désoxyder, comme l'aluminium, le silicium, le manganèse (par exemple sous la forme de ferromanganèse ou d' oxyde de manganèse), de préférence le cuivre, le nickel, le chrome, le tungstène, le molybdène, et le titane.
Dans chaque enrobage il peut par conséquent se trouver en mélange de nombreuses matières différentes, de sorte que l'on peut remplir les conditions les plus diverses de la technique de la soudure et de la mécanique.
Par le revêtement de scories prenant naissance éventuel- lement lors de la soudure, sur le joint soudé, celui-ci se re- froidit lentement de sorte que les propriétés de-qualité pou- vant être obtenues, en particulier l'allongement, la contrac- tion et la ténacité au choc avec formation d'encoches, subis- sent dans le joint soudé même une amélioration supplémentaire notable.
La masse d'enrobage composée suivant les besoins de chaque cas, qui est traitée éventuellement par des agents de charge ou des liants appropriés, pour lesquels on emploie avantageu- sement des matières agglutinantes organiques, peut être appli- quée sur la baguette de soudure par pressage, par immersion, par enduisage ou autrement.