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Diapositif d'accord automatique des circuits oscillants.
Il existe des dispositifs connus, servant à réaliser l'accord automatique d'appareils émetteurs et récepteurs dans lesquels la mise en circuit de l'appareil provoque en même temps celle d'un mo- teur qui est accouplé avec l'organe d'accord et fait varier son accord jusqu'à ce que la fréquence de l'émetteur ou du récepteur coïncide avec la fréquence de résonance des circuits d'accord. pour que ce dispositif fonctionne d'une manière satisfaisante, il faut que le moteur soit mis hors circuit dans la position d'accord net- tement définie et tourne toujours, dans la gamme de transmission, dans le sens amenant les circuits d'accord dans la position d'ac- cord convenable.
Il faut donc qu'il existe dans les appareils un dispositif qui provoque la mise hors circuit du moteur dans la posi- tion d'accord et la commutation de son sens de rotation. Le moyen le plus simple consiste à changer le sens de rotation d'un moteur à courant continu. Mais cette solution a l'inconvénient des parasites dus aux. étincelles du collecteur.
C'est pourquoi, il est plus avantageux d'employer des moteurs
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à courant alternatif sans collecteur, dits à champ tournant. Ces moteurs fonctionnent avec deux champs perpendiculaires entre eux qui agissent sur un induit formé par un aimant permanent. Si les deux champs varient suivant une courbe sinusoïdale, un des champs étant en avance ou en retard sur l'autre de 90 , on obtient un champ tournant dont le sens de rotation dépend du champ qui est en avance sur l'autre. Par exemple si la tension sinusoïdale appliquée à uu champ reste constante, il faut, pour inverser le sens de rota- tion, inverser la polarité du second champ, c'est-à-dire décaler la phase de 180 .
La commande du moteur peut s'effectuer par exem- ple par des relais. Pour inverser le sens de rotation, on met en circuit la tension alternative initiale. Cependant les parasites dus aux étincelles qui se produisent au moment de la commutation du relais réduisent à néant les avantages du moteur sans collecteur.
Pour remédier à ces inconvénients, l'invention consiste à pro- duire un champ d'une manière permanente par une tension alternative constante ;tandis que la phase du secona champ subit une influence de la part de lampes électroniques, montées d'une manière appropriée, de façon à dépendre de la position de la fréquence à émettre ou à recevoir par rapport à la fréquence nominale. La tension qui sert à produire le second champ se compose avantageusement d'une tension constante et d'une tension décalée de 180 par rapport à cette ten- sion, ayant une amplitude maximum double et réglée par des lampes électroniques. Dans ce cas la tension alternative efficace est en concordance de phase avec la tension décalée de 180 , tandis que l'amplitude est égale à la moitié de celle de cette tension.
Les deux tensions peuvent aussi être transmises évidemment à deux enrou- lements séparés, de façgn à faire varier directement la phase du champ. De plus la tension qui sert à produire le second champ peut se composer de deux tensions décalées entre elles de 180 et sur lesquelles agissent des lampes électroniques, de façon à les rendre efficaces alternativement.
Les conditions de fonctionnement des lampes électroniques sont influencées par l'oscillation à émettre ou à recevoir, dont on fait
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dépendre l'amplitude par des organes de transmission appropriés, de la position de la fréquence de cette oscillation par rapport à la fréquence nominale. Par exemple l'oscillation ainsi obtenue peut être redressée, de sorte que l'amplitude de la tension continue produite détermine le point figuratif de fonctionnement et par sui- te l'amplification de la lampe électronique, on peut opérer sans redressement spécial en montant la lampe électronique par exemple de la même manière qu'un redresseur de courant anodique. Le point figuratif de fonctionnement sa trouve dans la portion aplatie de la caractéristique, par suite l'amplification est faible.
S'il existe en même temps une seconde oscillation, la modulation s'effectue dans la portion fortement inclinée de la caractéristique, Il en résulte que l'amplification de la tension UII du champ auxiliaire devient meilleure. L'amplitude de cette tension est donc influencée par la grandeur de l'oscillation à émettre ou à recevoir, on peut arriver au même résultat en appliquant la tension UII du champ auxi- liaire avec l'oscillateur à émettre ou à recevoir à une grille po- larisée négativement de la lampe électronique. La tension de polari- sation de grille est choisie de façon qu'aucun courant de grille ne passe tant que cette tension UII du champ auxiliaire agit seule.
Mais si une seconde oscillation vient s'ajouter, UII subit un déré- glage plus ou moins grand de la part du courant.de grille qui prend alors naissance. De plus la tension UII du champ auxiliaire peut être empruntée à la modulation de l'oscillation à émettre ou à rece- voir.
Si la tension du champ auxiliaire ainsi que la tension alterna- tive décalée de 180 agissent sur le moteur, celui-ci tourne dans un sens, mais si la tension décalée de 180 fait défaut, seule est efficace la tension du champ auxiliaire et comme sa phase est en opposition, le moteur tourne dans l'autre sens, or, on peut trouver une. solution intermédiaire, suivant laquelle la tension appliquée au second enroulement devient nulle de sorte que seul le champ prin- cipal est efficace. Dans ce cas, le moteur tournerait sous forme de moteur synchrone. Mais s'il subit un léger freinage, il ne démarre pas sous forme de moteur synchrone, mais reste immobile.
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Le dessin ci-joint, donné uniquement à titre d'exemple, repre- sente un exemple de réalisation du dispositif suivant l'invention.
Le moteur 1 qui est accouplé avec l'organe d'accord comporte deux enroulements 2 et 3, dont les champs sont perpendiculaires entre eux. L'enroulement 2 est alimenté d'une maniera constante par un courant alternatif, de préférence à 50 périodes. L'enroulement du champ auxiliaire 3 reçoit en permanence par le transformateur U1 la tension U1 du champ auxiliaire, de préférence aussi à 50 périodes.
La tension alternative U2, décalée de 180 dont l'amplitude est double de celle de U1, est en série avec U1. La tension U2 est em- pruntée à la lampe électronique V1 (éventuellement par l'intermé- diaire du transformateur T2). La tension alternative efficace dans l'enroulement auxiliaire 3 est egale en phase à U2 et en amplitude à la moitié de U2. La tension U2 de son côté est produite par une tension alternative appropriée appliquée à la grille de la lampe V1.
La lampe V1 est montée de façon que la transmission de la tension alternative (par exemple à 50 périodes) dépende de la présence si- multanée d'une oscillation de plus haute fréquence.
Par exemple si la lampe Vi est montée en redresseur de courant anodique, la composante à 50 périodes sera bien transmise en super- posant la tension à 50 périodes à une tension à haute fréquence, tandis que si la tension à haute fréquence n'existe pas en même temps, elle n'exerce pas d'action appréciable en raison de sa posi- tion dans la partie aplatie de la caractéristique, Si la lampe V1 est montée en redresseur d'audion, c'est exactement l'inverse qui se produit. Si la tension à haute fréquence n'existe pas à la grille, la composante à 50 périodes est bien transmise.
Mais si on lui su- perpose une oscillation à haute fréquence, la composante à 50 pério- des est déréglée par la courant de grille qui s'établit. si la com- posante U2 à 50 périodes, transmise par la lampe, fait défaut, seule est efficace la tension U1 prélevée au transformateur T1. Comme sa phase est en opposition avec celle d'U2, le moteur tourne en sens inverse,