<Desc/Clms Page number 1>
"Protection du bois contre les destructeurs animaux et végétaux"
Pour combattre le coléoptère lignivore, qu'il faut considérer comme le principal insecte nuisible pour l'Europe, on utilisait, jusqu'à, présent, des agents huileux at oléagineux, ainsi que des solutions aqueuses de certains sels, Bien qu'il s'en trouve plusieurs de très bonne qualité parmi les agents huileux et oléagineux, la question des agents protecteurs n'a pas trouvé de solution satis- faisante, en particulier à cause da la nécessité d'une application tariée et à grande échelle des dits agents, et ce pour les raisons suivantes :
1) les agents huileux et oléagineux, qui ont souvent une bonne action biologique, ont tous une odeur plus ou moins forte et influencent la combustibilité du bois traité, et ce, pour le
<Desc/Clms Page number 2>
moins, dans un sens qui ne réduit pas cette combustibilité;
2) les composés inorganiques utilisés et proposés jusqu'à présent sont biologiquement si peu actifs qu'ils ne peuvent pas donner satisfaction.
Les résultats défavorables obtenus jusqu'à présent avec les agents inorganiques sont, en partie, également dus au fait que les solutions aqueuses possèdent une puissance de pénétration dans le bois, qui est plus faible que celle des huiles. Un agent destructeur ne peut évidemment agir que dans l'étendue de bois suffisamment imprégnée de cet agent, s'il ne dispose pas d'une action additionnelle sous forme de gaz ou de vapeur. Jusqu'à pré- sent, une telle action additionnelle n'était toutefois connue ou admise que pour des agents protecteurs organiques.
La besoin urgent d'un agent destructeur inorganique de haute valeur s'explique directement par ce qui a été dit sous 1). Des agents malodorants n'entrent, pour le moins, pas en ligne de compte pour des locaux où sont emmagasina des denrées sensibles, telles que denrées alimentaires et délicatesses ou droguas. D'autre part, une action ignifuge appréciable sur le bois traité, ne peut être réalisée qu'au moyen de substances inorganiques.
Pour ce qui concerne las sels utilisés jusqu'à présent pour combattre les lignivores, il s'agit en premier lieu de monofluo- rurea, en particulier de silicofluorum de zinc.
Dea essais effectués avec de tels agents ont toutefois montré qu'ils n'agissent que très faiblement, ou seulement après un temps très long, contre les anobiidés.
Par contre, des recherches approfondies ont permis de cons- tater que par l'utilisation d'une solution aqueuse ou d'une, pâte de : 1) bifluorure de potassium KF.HF ou 2) bifluorure d'ammonium NH4F.HF ou 3) un mélange de ces composés, on obtient une action émment bonne et très rapide contre les larves d'anobiidés, les larves de coléoptères ligaivores et analogues. L'action est
<Desc/Clms Page number 3>
également bonne contre les champignons destructeurs du bois.
En vue d'immuniser le bois contre les champignons,.il a déjà été proposé de le traiter avec de l'acide fluorhydrique ou de l'acide fluosilicique, ou avec un mélange de ces deux acides, avec ou sans addition de fluorures. Un tel agent ne peut pratique- ment pas être utilisé, déjà du fait des dangers inhérente à sa manipulation et son transport, ainsi que de ses propriétés corro- sives.
En outre, pour combattre les destructeurs végétaux du bois, il est @@@ connu d'utiliser des mélanges de sels qui, en plus d'autres substances, contiennent aussi du bifluorure alcalin.
Si dans de tels mélanges de sels, on utilise parfois egalement du bifluorure de potassium, c'est uniquement dans le but d'obtenir un agent de conservation facilement soluble. Comme il a été prouvé par des essais, le bifluorure de potassium présent dans les- mélanges de sels connus, ne produit toutefois aucune action insecticide utile.
Il a également été préconisé d'imprégner des bois de construc- tion avec une solution de fluorure, acide de sodium, en vue de les protéger contre les champignons. Cette substance est cependant peu soluble et moins efficace comme insecticide que l'agent utilisé conformément à l'invention, tel qu'il sera démontré ci-après avec chiffres à l'appui, Par ailleurs, il a.
encore été proposé de préparer un liquide de conservation du bois, en mélangeant une solution de fluorure aoide de métal lourd, avec ou sans addition subséquente de fluorure de sodium, avec de l'ammoniaqua ou du fluorure d'ammonium seulement, ou avec de l'ammoniaque avec addition subséquente de fluorure d'ammonium, de manière à obtenir un liquide d'imprégnation dont des fluorures difficilement solubles de métal lourd se séparant seulement lors du séchage dans le bois ou lors de la vaporisation dans la bois imprégné
Afin d'obtenir un haut degré de neutralité d'une solution du fluorura acide, on ajoute, selon cette méthode connue, un fluorure @
<Desc/Clms Page number 4>
neutre d'amrnoniutn. Quand marne l'ajoute de cet agent donne lieu à la formation de bifluorure d'ammonium dans le bois,
on ne pouvait néanmoins pas déduire, de cette méthode connue, l'idée d'employer @ du bifluorure d'amnonium comme tel pour imprégner du bois, étant donné que, suivant ce procédé connu, la formation de bifluorure d'amnonium ne peut se produire qu'à l'intérieur du bois. Les pro- priétés du liquide connu pour la conservation du bois sont contraires à celles de l'agent, entre autres le bifluorure d'ammonium, devant 8tre utilisé selon l'invention, puisque celui-ci a une réaction acide at ne donne pas lieu à la formation, dans le bois,de composés difficilement solubles.
Finalement, on a encore proposé d'utiliser comme agents de conservation, aussi pour le bois, des mélanges de fluorures acides, tels que du bifluorure de sodium et du bifluorure de potassium, et d'acide borique partiellement déshydraté. Dans ce cas, l'acide borique déshydraté a pour rôle de neutraliser l'acide fluorhydrique.
Au point de vue de leur action insecticide, les mélanges cités sont inférieurs aux agents utilisés conformément à l'invention.
Pour trouver tout d'abord la supériorité du bifluorure de potassium utilisé selon l'invention, par rapport aux agents connus, cités ci-dessus, qui sont utilisés dans la pratique, pour la pro- tection du bois contre les destructeurs animaux et végétaux, notamment le bifluorure de sodium et une solution de bifluorure de potassium et d'acide borique, ainsi que par rapport au silioo- fluorure de zinc qui est le seul à avoir été utilisé pratiquement, jusqu'à présent, pour combattre le ooléoptère lignivore, des indi- cations numériques, basées sur des résultats d'essais, sont données ci-après.
Tableau 1.
Comparaison des valeurs nocives de bifluorure de potassium, bifluorure de sodium et silicofluorure de zinc..
Animaux soumis aux essais : larves de Anobium punctatum.
<Desc/Clms Page number 5>
Durée de l'essai.
EMI5.1
4 '96*inoïs. 12 semaines.
EMI5.2
<tb> teneur <SEP> en <SEP> % <SEP> de <SEP> la <SEP> Absorption <SEP> de <SEP> Teneur <SEP> en <SEP> % <SEP> de <SEP> Absorption <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> solution <SEP> d'impré- <SEP> matière <SEP> nocive <SEP> la <SEP> solution <SEP> matière-nocive
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> gnation. <SEP> en <SEP> Kg/m3 <SEP> de <SEP> bois. <SEP> d'imprégnation, <SEP> en <SEP> Kg/m3 <SEP> de <SEP> boi
<tb>
EMI5.3
bifluorure 1,5 17 0.63 3,6
EMI5.4
<tb> de <SEP> potassium <SEP> 1,6 <SEP> 11 <SEP> 0,40
<tb>
EMI5.5
biflttorure l,6 11 de sodium >,3,34(solution > 22 1,0 5,9 silieofluorure saturde) 4,0 27
EMI5.6
<tb> de <SEP> zinc <SEP> >25 <SEP> >190 <SEP> 2,5 <SEP> 16
<tb>
Comme "valeurs nocives" on a indiqué :
comme limite supérieure, la quantité de substance nocive. exprimée en Kg/m3 de bois, néces- saire pour tuer 100% des animaux soumis à l'essai, endéans le temps d'essai indiqué, et, comme limite inférieure, la quantité de substance nocive immédiatement inférieure, dans la série de con- centrations choisie. On a également indiqué les degrés de concen- tration de la solution d'imprégnation qui correspondent aux quan- tités indiquées de matière protectrice par m3 de bois.
Tableau 2.
Comparaison de l'action insecticide de bifluorure de potassium et des mélanges., connus comme agents de conservation, qui sont indiqués ci-après sous 1) et 2).
Mélange 1).
60 kg. de bifluorure de potassium et 40 gr. d'acide borique
EMI5.7
dont .. molQUIegramme d'eau a été éliminé, par déshydratation, par moléaule-granme d'acide borique.
Mélange 2).
60 g. de bifluorure de potassium et 30 gr. d'acide borique méta.
Durée de l'essai: 4 semaines.
Animaux soumis aux essais: larves de Anobium punctatum.
<Desc/Clms Page number 6>
EMI6.1
<tb>
Teneur <SEP> en <SEP> % <SEP> de <SEP> la <SEP> Solution <SEP> du <SEP> Solution <SEP> du
<tb>
<tb> solution <SEP> d'impré- <SEP> KF.HF <SEP> mélange <SEP> 1) <SEP> mélange <SEP> 2).
<tb>
<tb> gnation.
<tb>
<tb>
<tb>
- <SEP> Mortalité <SEP> en <SEP> % <SEP> - <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 4 <SEP> 100 <SEP> 30 <SEP> 30
<tb>
<tb>
<tb> 2,5 <SEP> 100 <SEP> - <SEP> 20
<tb>
<tb>
<tb> 1,6 <SEP> 90 <SEP> - <SEP> 30
<tb>
<tb> 1,0 <SEP> 25 <SEP> - <SEP> -
<tb>
Dans le tableau 2 la mortalité indiquée des animaux soumis aux essais constitue l'étalon pour l'action nocive des solutions examinées.
Concernant les tableaux numériques ci-dessus, il convient encore de faire remarquer que l'action insecticide d'agents de protection peut se composer d'actions nocives d'ingestion, de respiration et de contact. Ce n'est qu'à la détermination séparée de ces propriétés que la supériorité extraordinaire du bifluorure de potassium apparaît complètement.
Non seulement les valeurs na- cives constatées sont plus faibles que pour tous les autres agents inorganiques connus jusqu'à présent pour combattre la ooléoptère lignivore, mais il s'agit aussi comme poison de contact et, en plus, il surpasse, par sa forte action à distance, les meilleurs poisons dits 'de respiration" parmi les agents connus pour la des- truction du coléoptère lignivore. Son pouvoir de pénétration est remarquable. Au point de vue de son action nocive par ingestion et par contact, le bifluorure de potassium est encore surpassé par le bifluorure d'ammonium, qui est proposé en second lieu selon l'invention, mais qui ne possède cependant pas l'action remarqua- ble à distance, à travers le bois, qui est propre au bifluorure de potassium.
L'efficacité du bifluorure d'ammonium a été essayée sur des larves d'anobiidés, du coléoptère lignivore et d'ergate, ainsi que sur des termites. Elle est remarquable, non seulement pour un agent inorganique, mais d'une manière absolue. Tout comme pour le
<Desc/Clms Page number 7>
KF.HF, son pouvoir de pénétration est également remarquable* Il présente aussi de bonnes propriétés au point de vue de l'action contre les champignons* La Nattera de protection est très bon marché et est disponible en grande quantité.
Par l'emploi d'une solution aqueuse ou d'une pâte composée d'un mélange de bifluorure de potassium et de bifluorure d'ammo- nium, tel que proposé en troisième lieu par la présente invention, on parvient non seulement à combiner, sans inconvénients, les précieuses propriétés spéciales de ces deux substances, mais l'action du poison, par ingestion, est encore renforcée, de sorte- que le dit mélange constitue la meilleur moyen, connu jusque présent, pour combattre le coléoptère lignivore. Il a été constaté qu'une action particulièrement favorable est obtenue par l'emploi d'un mélange composé de bifluorure de potassium et de bifluorure d'ammonium, lorsque ce mélange contient :
20% KF.HF et
5% NH4F. HF.
Comme il a déjà été prouvé ci-dessus, avec chiffres à l'appui, que le KF.HF est supérieur aux agents connus et que, d'autre part, comme il a également été indiqué ci-dessus, le NH4F.HF agit mieux que le KF.HF et que, par ailleurs, un mélange de ces deux composés agit mieux que chacun de ces composés séparément, il n'est pas nécessaire de recourir à des indications numériques pour prouver que le mélange est plus efficace que les agents de protection connus.
Les agents selon l'invention peuvent recevoir des additions ayant une action ignifuge,. fêla que borate d'ammonium, phosphate diammonique, sans que leur action contre les destructeurs animaux et végétaux s'en trouve sensiblement influencée.
Les tentatives entreprises jusqu'à présent pour trouver un agent qui agirait en même temps efficacement contre les destruc- teurs animaux et végétaux, et aurait, en outre, une action ignifuge,
<Desc/Clms Page number 8>
n'ont pas réussi. Il est clair qu'il est fort désirable de dispo- ser, surtout pour les toitures, d'un agent agissant en même temps contre le feu et la destruction par le coléoptère lignivore.
Bien que l'utilisation d'additions ignifuges puisse porter un certain préjudice à l'action insecticide des agents appliqués suivant l'in- vention, on obtient néanmoins, grâce aux pouvoirs nocifs élevés des agents suivant l'invention, encore toujours une action insecti- cide tellement forte que la diminution de l'action insecticide peut être admise, en raison du fait qu'une aussi bonne action combinée n'a encore jamais été obtenue jusqu'à présent. Les additions de borate d'ammonium et de phosphate diammonique ne provoquent paa de transformation des agents utilisés selon l'invention.
Pour combattre une attaque du coléoptère lignivore, qui s'est déjà produite, ou comme préventif contre une telle attaqua, les agents préconisés selon l'invention, qui peuvent être colorés par l'addition d'environ 1% de colorant, tel que, par exemple, tar- trazine XX ou vert PLX, sont incorporés en quantité suffisante, sous forme de solution aqueuse, dans le bois devant être traité, par projection ou par peinture, selon le procédé du trou de forage, ou éventuellement par le procédé d'imprégnation.
Sur du bois frais à sèva ou sur du bois humide, les dits agents peuvent également être appliqués sous forme de pâte et pénétrer alors profondément dans le bois par suite des phénomènes de diffusion et d'osmose qui se produisant, tel qu'il a été constaté au cours d'essais.. L'im- prégnation s'opère avantageusement par projection ou peinture en 2-3 opérations, les agents étant, de préférence, utilisés en solu- tion à 5-10 %.
Parmi les agents préconisés selon l'invention, le bifluorure de potassium n'a pas d'action corrosive sur le fer et le mélange de bifluorures de potassium et d'ammonium exerce, par comparaison au comportement du bois non imprégné, même une action protectrice sur le fer. Par contre, le bifluorure d'ammonium a une action
<Desc/Clms Page number 9>
corrosive. En vue d'éliminer ce désavantage, il est proposé, con- formément à une autre caractéristique de l'invention, de l'employer ensemble avec du fluorure de potassium au d'ammonium, lesquels réduisent ou suppriment son action corrosive, ou agissent même came antirouille.
Afin de prouver Inaction du fluorure de potassium, il sera indiqué ci-après, à l'aide d'un tableau numérique, l'action corro- sive exercée par
1) un bloc de bois non imprégné,
2) un bloc de bois imprégné d'une solution de bifluorure d'ammonium à 5% et
3) un bloc da bois imprégné d'une solution de 5% de bifluorure d'ammonium + 5% de fluorure de potassium, sur des vis à bois, en acier, les valeurs moyennes indiquées dans ce tableau représentant notamment la perte de poids, en milligrammes, de l'acier.
Tableau.
EMI9.1
<tb>
1 <SEP> semaine. <SEP> 2 <SEP> semaines <SEP> 3 <SEP> mois <SEP> 6 <SEP> mois
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Moyennes. <SEP> Moyennes <SEP> Moyennes <SEP> Moyennes
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> non <SEP> imprégné <SEP> 6 <SEP> 16 <SEP> 24 <SEP> 24
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5% <SEP> NH4F.HF <SEP> 25 <SEP> 32 <SEP> 75,8 <SEP> 263
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5% <SEP> NH4F. <SEP> HF <SEP> +
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1,3 <SEP> 1,9 <SEP> 5,5 <SEP> 22
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5% <SEP> KF
<tb>
En plus de leur action réduisant ou supprimant la corrosion, les fluorures de potassium au d'amnonium,, utilisés selon l'invention, possèdent une action biologique, c'est-à-dire qu'ils agissent contra les destructeurs animaux et/ou végétaux du bois.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.