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Appareil de séparation et de fractionnement de substances par essorage de mousses.
Dans son Brevet belge 438.951 du 11 1;fiai 1940, la Demanderesse a décrit un procédé dans lequel la séparation ou le fractionnement de substances peut être réalisé par moussage de solutions ou de suspensions desdites substances dans un liqui- de, et essorage des mousses dans un tube vertical formant colonne de séparation ou de fractionnement. D' autre part, dans la demande de Brevet belge du 1 mars 1943 (brevet N 449.425) , la Deman- deresse a signalé le rôle néfaste que peuvent jouer les remous à l'intérieur des masses de mousses en cours d'essorage, ces remous empêchant de réaliser un classement précis des mousses en couches horizontales homogènes.
La Demanderesse a reconnu que l'état des parois in- ternes des récipients contenant ces mousses joue un rôle prépon- @
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dérant dans le mécanisme de la formation de ces remous.
En particulier, la principale cause d'amorçage d'un remous, dans un volume de mousse en mouvement, est une variation de l'adhérence de cette mousse sur certains points des parois internes du récipient qui la contient.
Cette variation est due, le plus souvent, à des dif- férences de mouillabilité, d'un point à un autre de la paroi du récipient, vic-à-vis de la mousse que celui-ci contient, diffé- rences qui font varier le frottement de la mousse sur cette paroi.
Ces différences de mouillabilité peuvent être provo- quées, par exemple, par un manque de propreté du récipient (dé- pots ou enduits irréguliers sur les parois) ou par des traînées, zones, ou gouttes de liquides laissées à 1.'intérieur du récipient par un séchage imparfait de celui-ci avant usage.
Ces dépôts ou enduits peuvent, d'ailleurs, se former au cours du moussage-essorage.
La Demanderesse a trouvé un moyen général d'obtenir une bonne régularité du frottement exercé, sur les parois in- ternes d'un récipient, par la mousse qui se déplace à l'inté- rieur de celui-ci, ce procédé conduisant à l'obtention de sur- faces de très grandes mouillabilités, sur lesquelles les frotte- ments exercés par les mousses sont, de ce fait, très faibles.
Pour réaliser une mouillabilité aussi complète que possible des parois, on pourrait penser qu'un nettoyage très poussé de celles-ci serait suffisant (par exemple, un nettoyage au mélange sulfo-chromique ou à l'acide sulfurique chaud, puis à l'eau distillée, s'il s'agit de parois de verre). L'expérience montre que ce n'est pas le cas, surtout si quelques portions de ces parois sèchent pendant l'opération de moussage-essorage.
Par contre, la. Demanderesse .a trouvé que le dépolis- sage de ces parois permet d'obtenir, très facilement, une excel- lente mouillabilité de celles-ci.
On constate en effet que, lorsqu'une surface dépolie a été une première fois, mouillée par un liquide (eau ou solu-
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tion aqueuse par exemple), cette surface, après le départ de l'excès de liquide qui la recouvrait,. reste, pendant un temps très long, uniformément mouillée par une très minoe touche de liquide sans que cette couche se fragmente en zones irrégulières ayant tendance à se résorber ultérieurement pour donner des gout- tes, ce qui serait le cas sur une surface de même nature, mais non dépolie.
Si la surface dépolie, qui se trouve ainsi uniformément humectée de liquide, est, par exemple plongée de nouveau dans ce même liquide ou dans un autre liquide de même nature (eau et solutions aqueuses, par exemple), il est bien évident que l'an- gle de raccordement du ménisque qui joint ce liquide à la paroi, déjà uniformément humectée du fait de sa surface dépolie, est nul.
Tout se passe donc comme si cette surface était par- faitement mouillable.
L'appareil de moussage et d'essorage de mousses sui- vant l'invention comporte en conséquence des parois internes dé- polies dans les parties destinées à être au contact des mousses.
Pour que le dépolissage produise son maximum d'effica- cité, il est préférable que le grain ou la structure de celui-ci ne soient ni trop fins, ni trop grossiers.
La Demanderesse a constaté qu'un degré de dépolissage analogue à celui que donne le sablage au pistolet est parfaite- ment oonvenable.
Ce' dépolissage peut, bien entendu, être effectué par tous moyens appropriés, mécaniques ou chimiques, tels, par exem- ple, que le sablage au pistolet, l'emploi de poudres, toiles, ou papiers abrasifs, d'acide fluorhydrique, de revêtements (émaux, vernis 'ou enduits) à structure mate, granuleuse ou rayée, gravés ou moulés, eto...
En outre, le dépolissage peut présenter une structure superficielle granulaire plus ou moins régulière ou, au contrai- re être constitué par des rayures, très rapproohées les unes @ ,.
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des autres et plus ou moins orientées. Une orientation, stricte ou statistique, dans le sens vertical, est alors préférable.
Lorsqu'on utilise de semblables parois pour le mous- sage, on constate que la mouillabilité due au dépolissage est encore augmentée par le dépôt, sur les surfaces internes des pa- rois des récipients, de couches, probablement mono ou pauci-molé- cula.ires, de substances à molécules polaires, dé pats abandonnés sur ces parois par les mousses riches en constituants tensio- actifs, donc très adsorbables.
L'exemple ci-dessous montre à. quel point la mouillabi- lité d'une surface peut, pendant un moussage, être améliorée par le dépolissage.
On sait que la mouillabilité par l'eau d'une surface paraffinée est pratiquement nulle. Cependant, l'efficacité du dépolissage est telle que les parois internes d'un appareil mousseur peuvent être recouvertes d'une couche de paraffine et, néanmoins, devenir rapidement mouillables par une mousse aqueuse contenant des substances tensio-actives. Il suffit, pour cela, que la surface des parois qui est en contact avec la mousse soit dépolie. Ce dépolissage des surfaces paraffinées peut, d'ailleurs, s'obtenir spontanément si l'épaisseur de la couche de paraffine et la vitesse de refroidissement de celle-ci, après étendage à chaud, sont convenables.
On comprend que l'appareil suivant l'invention permet d'obtenir un excellent classement des mousses en tranches hori- zontales homogènes, et par conséquent un fractionnement précis.
Ce fractionnement est d'autre partplus poussé ou plus sensible en raison de la moindre inertie opposée par les porois à la mo- bilité desmousses.
'En outre, le dépolissage facilite la formation de mousses dsms des solutions ou dispersions moussant avec diffi- culté, du fait que les premières mousses formées s'élèvent plus facilement et perdent ainsi contact avec le liquide dans lequel elles ont tendance à se résorber.
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Le dépolissage facilite de même l'essorage, en raison du faible frottement du liquide sur les parois. @ REVENDICATIONS
1.- Un appareil pour la séparation ou le fractionne- ment de substances par essorage de mousses, caractérisé en ce que les parois internes de l'appareil devant se trouver au contact de la mousse sont dépolies dans le but de faciliter le moussage et l'essorage des mousses, et d'empêcher la formation de remous à l'intérieur de ces mousses.