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"Interrupteur automatique à protection contre les courts-circuits" Dans le cas où des dérivations de puissance relativement faible sont raccordées à des réseaux de distribution de puissance élevée, il est connu que, spécialement dans les installations à basse tension, il est anti-économique et dans beaucoup de cas même impossible à cause du manque de place, d'intercaler, dans les dérivations, des interrupteurs dont la puissance de commutation correspond à la puissance de court-circuit du réseau de distribution.
Pour cette raison, il était d'usage, jusqu'à présent, surtout dans le cas de réseaux à basse tension, de donner aux interrupteurs de protection de moteurs et analogues, des dimensions telles qu'ilses suffisent seulement pour l'actionnement des consommateurs de courant raccordés en service normal, y compris la déconnexion à l'arrêt des moteurs correspondants, des sécurités étant toutefois intercalées avant ces interrupteurs pour maîtriser les courts-circuits éventuels. Dans les installations étendues comportant des dérivations de puissances très différentes, il est donc nécessaire de prévoir l'intercalation de très nombreuses sécurités fortement réparties.
Pour la clarté de la disposition et la facilité du remplacement des cartouches, les sécurités sont souvent montées dans un tableau commun, ce qui entraîne toutefois le désavantage que les conducteurs allant aux consommateurs doi-
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vent être beaucoup plus longs que lorsque ces conducteurs sont raccordés à une ligne circulaire.
Dans ces dispositions connues, les sécurités prévues sont protégées contre les courts-circuits, mais elles présentent tou- tefois les inconvénients suivants. Puisqu'elles constituent un danger d'incendie, elles doivent être montées sur un support ré- fractaire, bien qu'elles soient montées sur un socle en matière réfractaire. En plus, elles provoquent, lors d'un court-circuit, une interruption permanente jusqu'à ce que les cartouches soient remplacées. Il arrive très souvent que, en cas de court-circuit, les sécurités ne produisent pas l'interruption triphasée. Le mon- tage et le remplacement des sécurités occasionnent des frais élevés et, en outre, elles peuvent être aisément faussées, ce qui en- traîne une surcharge des conducteurs et une augmentation du danger d'incendie.
En tant qu'organe de protection contre les surcharges, les sécurités sont très imprécises, surtout dans le cas d'un faible courant nominal, de sorte que, eu égard à la sé- curité de service, il faut utiliser des conducteurs ayant une section transversale plus grande que celle qui serait réellement nécessaire. L'utilisation de matériaux est donc mauvaise, de sorte que par exemple avec un fil ayant 1 mm2 de section, on peut seulement intercaler une sécurité de 6 ampères, à cause de la dispersion entre los courants de rupture mesurés, quoiqu'un tel conducteur puisse transporter un courant permanent de 11 ampères. les sécurités ne peuvent donc pas être employées comme protection de moteur.
En outre, pour suffire au courant de dérnar- rage des moteurs, elles doivent être choisies pour un courant nominal de 1,5 à 3 fois plus grand.
Lorsque les sécurités sont utilisées uniquement comme protection contre les courts-circuits, non/seules, mais en combinaison avec des interrupteurs de protection de moteurs, tous les incon- vénients cités des sécurités existent quand même 'encore, à l'exception de leur imprécision de surintensité, laquelle est éliminée par l'interrupteur de surintensité, qui fonctionne d'une manière bure. Lorsqu'en vue d'économiser des sécurités, plusieurs interrupteurs sont protégés ensemble par des sécurités contre les courts-circuits, ce qui est permis par les prescriptions, il existe encore le désavantage que, lors d'un court-circuit dans une dérivation, tous les moteurs à sécurité commune sont mis si- multanément hors service.
En outre, tous lea conducteurs d'amenée de courant doivent, dans ce/cas, avoir des dimensions aussi fortes que la ligne principale, ou bien tous les interrupteurs doivent
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être montés en'groupes, comme interrupteurs commandés à distance, ce qui occasionne toutefois une grande consommation de matériaux conducteurs et ne permet aucune sélectivité en cas de courtcircuit.
Si l'on peut, par contre, introduire des interrupteurs commandés à distance, à protection contre les courts-circuits, on parvient à réaliser une disposition sélective, simple et de fonctionnement sür, qui ne comporte pas de sécurités et qui est en même temps particulièrement économique au point de vue de la consommation de matériaux conducteurs La canalisation principale doit alors seulement être dimensionnée en conformité avec le courant nominal total et est protégée par un interrupteur automatique d'installation.
La présente invention a pour but d'établir une disposition dans laquelle les interrupteurs automatiques normaux à puissance de rupture. limitée peuvent être rendus résistants aux-courtscircuits. de sorte qu'ils peuvent être utilisés dans tous les cas, sans qu'il faille considérer la puissance de court-circuit entrant en ligne de compte. Selon l'invention, ce résultat est atteint grâce au fait qu'une résistance dépendant da la température ou de la-puissance est montée en série avec l'interrupteur, laquelle résistance réduit le courant de court-circuit, lors d'un court-circuit, à la capacité de rupture de l'interrupteur produisant la mise hors circuit avec un certain retard.
Cette résistance, qui est établie en une matière très sensible à la température ou à la puissance, est rapidement chauffée par le courant de court-circuit et le retard de l'interrupteur est réglé de telle manière que celui-ci n'est ouvert que lorsque la résistance de court-circuit a eu suffisamment de temps pour s'échauffer. Cette résistance, qui limite alors fortement le courant de rupture, protège l'interrupteur en cas de court-circuit, au lieu des sécurités usuelles.
L'invention sera décrite d'une manière plus détaillée à l'appui des exemples d'exécution illustrés au dessin annexé.
La forme d'exécution la plus simple de l'invention est illustrée schématiquement en Fig. 1. Une résistance 2, établie en une matière sensible à la tension ou très sensible à la température, par exemple en fil de fer ou de nickel, est intercalée avant l'interrupteur 1. Ce dernier est réglé de telle façon qu'il ne commute qu'avec un certain retard, de sorte que, lors d'un court-circuit, la résistance 3 soit chauffée et que sa valeur de résistance monte à un multiple de sa valeur normale.
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De ce fait, le courant de court-circuit est réduit dans une mesure telle que l'interrupteur peut produire l'interruption sans danger. On peut donner de très faibles dimensions à la résistance 2, de sorte qu'elle ne produit, en service, qu'une chute de tension négligeable ou une perte insignifiante de watta- ge, si l'on considère les impédances minima, touj,ours existantes, des transformateurs du réseau et des conducteurs d'amenée du courant, ainsi que/des dispositifs de déclenchement thermiques ou magnétiques, montés dans l'interrupteur même.
En vue de réduire davantage, surtout pour des intensités très fortes du courant nominal, la faible perte provoquée par la résistance de court-circuit, qui est constamment mise en circuit, ou en vue d'éliminer morne complètement cette perte, il est possible, comme montré dans la disposition suivant Fig. 2, do ponter totalement ou partiellement la résistance 2 pendant le service normal, comme indiqué en traits interrompus, à l'aide d'un interrupteur auxiliaire automatique 3, par exemple un interrupteur électro-magnétique ou un interrupteur à déclenchement thermique, dont la bobine d'excitation ou la résistance de chauffage est montée en série avec l'interrupteur principal 1. Lors d'un courtcircuit, l'interrupteur auxiliaire 3 coupera toutefois le pont sans retard ou avec un retard beaucoup plus faible que celui de l'interrupteur principal 1.
Comme montré en Fig. 3, le pontage, en service normal, de la résistance de court-circuit 2, peut également être réalisé à l'aide d'une résistance en dérivation 4, qui est mise hors circuit par l'interrupteur auxiliaire automatique 3, en cas de court-circuit. Cette disposition présente l'avantage que l'inter- rupteur auxiliaire 3 peut être dimensionné pour une plus faible puissance, ce qui a surtout de l'importance dans le cas d'intensités élevées du courant nominal. la résistance en dérivation 4 peut être établie en la même matière que la résistance de courtcircuit 2 et, dans certaines conditions, elle peut ponter seuleruent une partie de cette dernière.
Dans les dispositions décrites, il est encore possible d'utiliser la résistance de court-circuit 2 en même temps comma résistance de chauffage pour l'interrupteur principal 1, qui est normalement pourvu d'un système de déclenchement à bimétal, ce qui donne lieu à une simplification appréciable.du couplage.