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"Rectifieuse portative pour boutons de manivelle",
La présente invention concerne une machine à rectifier les boutons de manivelle, particulièrement des locomotives et ma- chines fixes. Cette rectification s'impose après un temps de fonctionnement plus ou moins long, par le fait que les boutons de manivelle s'ovalisent sous l'effort des sollicitations va- riables et brusques dans des directions déterminées. Dans oer- tains cas cette ovalisation estaccompagnée d'une usure produi- sant des parties ooniques, ou même d'un grippage de façon que tout ajustement convenable devient impossible sur place. Malgré une révision des bielles et de l'assemblage, un cognement ne peut être évité.
Dans ce cas il était néoessàire jusqu'ici, de démon- ter les trains de roue des locomotives ou les manivelles des ma- chines à vapeur et compresseurs afin de les rectifier au tour.
Il est clair qu'un tel travail de démontage et de montage est lent et onéreux, surtout lorsque la rectification doit être faite par une firme spécialisée.
La reotifieuse selon l'invention a pour but d'éviter ces démontages et remontages cités, et elle se caractérise donc en principe par le fait qu'elle est portative et se monte entière- ment sur la manivelle ou la roue, à pied d'oeuvre, sans aucun démontage, à l'exception de la bielle.
Le montage de l'appareil selon l'invention se fait directe- ment sur la, roue ou manivelle au moyen de clames. L'alignement doit évidemment être fait avec beaucoup de soins, mais l'économie de temps réalisée par la rectification sur place vaut que l'on effectue le montage précis, sinon le travail ne serait pas im- peccable.
, Le diamètre du bouton rectifié est évidemment plus faible que celui au bouton neuf, mais la différence n'influence pas sensi- blement la résistance de cet élément de machine. Cependant, les coussinets doivent être rechargés ou remplacés afin de s'ajuster au diamètre rectifié. On peut bien entendu, obtenir partout les mêmes diamètres, le travail en sera d'autant plus long mais per- mettra,par la suite d'interchanger les coussinets.
Etant donné la facilité de la rectification au moyen de l'ap- pareil selon l'invention, il sera avantageux d'effectuer cette opération plus fréquemment, ce qui entraînera, une usure moins rapide ae la machine fixe ou de la locomotive.
L'invention peut être réalisée de nombreuses manières, car le principe permet une multitude de solutions techniques sans départir du domaine de l' invention. Cependant, une forme cons- tructive, comportant de nombreux perfectionnements, sera dé- crite ci-après à titre d'exemple, avec référence aux figures des dessins annexés.
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Dans ces dessins les mêmes références indiquent les éléments identiques.
La fig.l est une vue latérale de l'appareil à rectifier se- lon l'invention;
La fig.2 est une vue de front de l'appareil à rectifier se- lon 1'invention;
La fig.3 est une coupe diamétrale du chariot annulaire;
La fig.4 est une vue de face avec coupe partielle du chariot cité ;
Les figs.5 et sont des coupes axiales au dispositif d'en- traînement de la meule;
La fig.7 est une variante de la fig.6;
Les figs.8 et 9 sont une vue latérale et une coupe axiale du dispositif automatique de chariotage.
L'appareil se compose d'un bâti colonnettes 1, disposées en forme de cage et sur lesquelles peut coulisser l'ensemble du mécanisme au moyen de glissières , formant partie du chariot ±. Le chariot peut se déplacer sur le bâti par l'action automa- tique du dispositif de chariotage 3, ou à la main par le jeu d'engrenages 4 avec leurs arbres, commandés par une olé carrée appliquée en 5 au moment voulu.
Le bâti T est monté autour du bouton ce manivelle à rectifier et est maintenu par des clames non représentées. Le serrage se fait au moyen de boulons, et le centrage se fait par des épais- seurs placées derrière le bâti jusqu'au moment où. l'axe du bâti et celui du bouton coïncident.
La tête du bâti est formée par un anneau démontable 6, per- mettant de transporter l'appareil en plusieurs parties.
Un moteur électrique 7 monté d'une manière réglable sur le chariot 2', actionne une vis sans fin 8, qui commande une cou- ronne mobile dentée 9. Sur celle-ci est monté le méoanisme de la meule 10, qui est démontable. Ce mécanisme le ainsi que la meule, étant solidaires de l'anneau 9 effectuent un mouvement de gira- tion autour del'axe de l'anneau, quiest également l'axe du bou- ton à rectifier. De plus, la meule elle-même tourne autour de son axe, et est actionnée par un train d'engrenages multiplicateur qui reçoit son mouvement par roulement eur un anneau fixe 12.
Le pignon d'attaque 11 du mécanisme 10 est actionné par son passage sur la couronne denture intérieure 12 qui est fi- xée sur le oarter en deux parties 13. De ce fait !Taxe 14 est mis en rotation et entraine par l'engrenage 15 le pignon buselure 16 qui actionne la meule 17.
Dans la meule à finir (fig.7) les engrenages 15 et 16 sont remplacés par des poulies à gorges 18 et 19 reliées par une cour- roie de transmission. Ce dispositif est pourvu, d'un système d'ex- tension 20, permettant de tendre la courroie citée et de compen- ser le manque de touche lorsque le diamètre de la meule est trop petit, ou le diamètre du bouton à rectifier moindre. Enfin on peut ainsi augmenter la vitesse de la meule en adoptant une pou- lie 18 à grand diamètre.
Le dispositif de meulage 10 tant pour dégrossir que pour finir est muni d'un réglage de profondeur de passe, se composant de la vis 21.(fig.2). En effet, le dispositif 10 peut basculer autour de son axe d'attaque. Sa position est réglée par la ma- noeuvre de la vis 21.
Le mécanisme de chariotage automatique 3 (fig.8 et 9) se compose essentiellement d'un cliquet ou rochet réversible 22 supporté par le chariot et qui reçoit des impulsions à chaque tour de l'anneau 9, par l'intermédiaire de tetons d'accrochage 23, fixés sur cet anneau en deux points diamétralement opposés,
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heurtant au passage les tiges 24 et imprimant une légère rotation au roohet 22. Ce dernier fait tourner pas à pas la roue
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à roohet 25t so3daire du manchon 5 qui est muni d'un pas de vis engage sur la tige de chariotage filetée 26 Le rappel du roohet se fait par le ressort 27.
Certains écarts du rochet sont possibles par le déplâ- cement de la bute 28.
Comme on peut le voir sur la fig.1 il existe deux dis- positifs de chariotage identiques diamétralement opposas.
Il est clair que l'invention n'est pas limitéeaux réa- lisât ions mécaniques décrites, car on peut les remplacer dans beaucoup de cas par des combinaisons équivalentes au point de vue résultat. Ainsi pour les rectifieuses spécialement destinées aux locomotives, le moteur électrique peut dans certains cas être remplacé par une petite machine à vapeur. Dans d'autres cas l'attaque mécanique de la meule peut être remplacée par un petit moteur électrique participant au mouvement de giration, ce qui rendrait le fonctionnement de la meule indépendant de son mou- vement de giration,
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REM.UDIOATIONSO 1.) Reotlfieuse pour boutons.de manivelle-caractérisée par le . fait qu'elle est portative et se monte entièrement sur la ma- nivelle ou roue, à pied d'oeuvre.