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Livre usagé restauré et procédé de restauration de livres usagés
On sait que la restauration des vieux livres, endom- magés par un usage fréquent tel qu'il est de règle dans les bibliothèques, les bibliothèques populaires ou similaires, est un travail très ennuyeux, compliqué et long ; il est bien plus difficile de relier de vieux livres que d'effectuer la reliure de livres neufs. Ceci provient en particulier du fait que, dans les vieux livres, il faut débarrasser les différents cahiers de la couche de colle qui y adhère et il faut également, tout au moins en partie, retirer les fils de couture, la nouvelle reliure exigeant des grecques disposées en d'autres endroits.
D'autre part, lorsqu'il s'agit de livres en papier à encollage défectueux, la reliure est déjà mise en question pour des rai- sons d'ordre économique; le papier d'un livre fréquemment feuil- leté devient cassant et finit par être en très mauvais état sur le côté du dos des cahiers; il se déchire par conséquent souvent très rapidement en ces endroits une fois la reliure terminée s'il ne s'est pas déjà déchiré avant., on ne peut remé- dier à cet état qu'en collant des onglets sur chaque feuille séparée , si c'est encore possible De très nombreux livres étant très usés et endommagés par un usage fréquent, ces difficultés ont conduit ai fait que, surtout en période de pénurie de main d'oeuvre, des stocks considérables de vieux livres précieux parfaitement réparables,
sont et dosent même être prémature- ment mis au rebut et sont par conséquent perdus, ce qui est particulièrement grave lorsqu'il est difficile ou même impos- sible de se procurer des livres neufs.
Sous ce rapport, l'invention offre un moyen extrême- ment facile, pouvant être mis en oeuvre même par des ouvriers non expérimentés et permettant de remédier auxdits inconvé- nients gr@ace à la possibilité de remettre en parfait état des livres andommagés, meme ceux, dont les cahiers se sont détachés et dont devenus cassants ou se sont cassés au do@.. et ce en peu de temps et en économisant le fil/nécesaaire à la couture.
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un livre restauré suivant l'invention se caractérise par le fait qu'il est détaché de la couverture endommagée, qu'il est séparé par sectionnement du dos cousu, que le dos du bloc de feuilles ainsi obtenu est imprégné de colle sur une faible profondeur,, par exemple sur 1 ou 2 mm et que l@ dos du volume ainsi assemblé reçoit par collage une bande de tissu qui dépasse sur les deux cotés longitudinaux et est collée à l'intérieur de la couverture après insertion du bloc de feuil. les dans cette couverture.
Pour réaliser cette restauration de vieux livres, on les enlève de leur reliure endommagée. on serre la partie alité- rieure du bloc de cahiers dans une presse pour sectionner le dos cousu, on maintient sous presse le paquet de feuilles ainsi séparées, on plie en éventail le dos des feuilles pour l'enduire de colle et on ramène le dos des feuilles dans leur plan, ces dernières étant alors collées les unes aux autres sur une fai- ble largeur, par exemple de 1-2 mm, on culte ensuite sur le dos ainsi assemblé du volume une bande de tissu qui dépasse sur les deux côtés longitudinaux et on insère le volume dans la couver- ture en V collant les parties de tissu qui dépassent.
Le sectionnement du dos cousu du livre peut être ef- fectué à l'aide du massicot usuel; on rogne aussi peu que pos- sible afin de ménager autant que possible les marges des diffé- rentes pages. Lorsqu'il s'agit de livres endossés il convient. avant de sectionner le dos cousu, d'aplatir le dos arrondi en le martelant ou en le frappant. Les pages sectionnées sont for- mées de feuilles volantes, indépendantes les unes des autres et, ainsi qu'il a été dit, on les laisse sous presse afin de maintenir unie la tranche du dos obtenue par le sectionnement.
Le bord postérieur des pages est alors fortement replié pour l'obtention de la disposition en éventail et cette disposition est maintenue de préférence à l'aide d'un crochet convenable- ment recourbé en fil de fer ou similaire, jusqu'a ce que la coile ait été appliquée.. Le dos est ensuite a nouveau aplati pour faire disparaître la disposition en éventail* Le volume reprend la tranche unie du dos qui lui a été donnée par le sectionnement, mais les différentes feuilles sont imprégnées de colle jusqu'à une faible profondeur et adhèrent à nouveau les unes aux autres à proximité du dos.
Après séchage de la colle, les/feuilles ainsi réunies sur la tranche postérieure constituent un dos rigide qui est équivalent, sinon supérieur,, au dos cousu usuel. sur le dos du volume ainsi obtenu, on colle la bande de tissu, de préférence de façon telle, que ses deux bords longitudinaux dépassent latéralement de 10 a ib mm et éventuellement plus, suivant l'épaisseur du volume.
Avant le collage de ces bords dépassants et l'insertion du volume dans la couverture, on peut, si on le désire, rogner de manière usuelle la tête, la queue et la gouttière et/ou arrondir cette dernière ou traiter l'ensemble d'une autre manière. pour la mise en oeuvre de ce procédé de reliure sans couture de vieux livres, ou pour un collage suffisant des pages obtenues par sectionnement du dos et pour les réunir en un vo- lume, on utilise en particulier des colles qui forment une pel- licule résistante et restant quelque peu élastique, telles que les colles de peau, de caséine, les solutions de dérivés de cellulose telles que les solutions aqueuses d'éther cellulosi- que, d'autre part les solutions d'esters cellulosiques et de résines synthétiques dans des solvants organiques,
ainsi que les émulsions de ces matières dans l'eau ou dans d'autres liquides, ou similaires.
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Le procédé qui consiste à réunir en un cahier des piles d'épaisseur quelconque de feuilles volantes en les frap- pant pour unir la tranche a coller, en les enduisant de colle et en Y appliquant par collage une bande de renforcement en pa- pier fort ou en tissu léger, est connu en soit dans l'industrie de la reliure. on fabrique ainsi par exemple des bloc-notes. des blocs de papier à lettres. des blocs de calendriers etc....
Cette façon de procéder est fréquemment appelée "procédé du bloc collé- parce que, dans ce cas, il s'agit de la fabrication d'un bloc de feuilles à détacher duquel les différentes feuil- les sont détachées pendant l'usage. Dans ce procédé du bloc collé, les feuilles sont légèrement reliées les unes aux autres par leur tranche grâce a l'application d'une couche de colley et les tranches des différentes feuilles sont collées sur la bande-support dans le but de ne réaliser qu'un.assemblage suf- fisant des feuilles pour qu'il soit possible de les détacher séparément du bloc.
Par contre, dans le procédé suivant l'inven- tion, destiné a la restauration ou a la reliure de vieux livres, le collage des différentes feuilles sur la tranche du dos est réalisé sur une certaine profondeur, par exemple de 1 ou 2 mm.. et on obtient, non pas un bloc de feuilles a détacher comme dans le procédé connu, mais un volume solidement assemblé et formant en quelque sorte un ensemble homogène dans lequel l'ar- rachage des différentes feuilles est devenu Impossible ou, tout au moins, dans lequel les différentes feuilles ne peuvent être arrachées qu'en dehors de la reliure du dos du volume*
L'invention offre des avantages économiques considé- racles..
En procédant suivant l'invention, on économise 80% des salaires par rapport aux procédés de reliure usuels à l'ai- de de coutures, car on supprime non seulement une nouvelle cou- ture, mais la préparation du livre usagé, la séparation des cahiers, l'enlèvement de la colle, etc..., par simple section- nement de l'ancien dos cousu.
si le papier est de mauvaise qua- lité, la nouvelle reliure, obtenue suivant l'invention devient bien plus solide qu'avec une rellure à couture car, grace a la pénétration de la colle dans l'épaisseur du papier, toute la tranche postérieure des feuilles est en soi renforcée et, d'au- tre part, elle est prise sur toute la longueur de la tranche, grâce au collage, tandis que dans un livre relié par couture, le papier n'est assemblé qu'aux endroits des grecques, par les boucles formées par le fil de couture. par suite de la pénurie d'ouvriers et du rait qu'en cas de mauvaise qualité du papier un vieux livre ne vaut plus la peine d'être relié d'après la mé- thode ancienne compliquée, un livre endommagé est aujourd'hui généralement livré a la destruction.
o'est pourquoi l'invention offre des avantages précieux pour la librairie, car il devient ainsi possible, avec une faible dépense de main d'oeuvre et de matière, de conserver longtemps une matière intellectuelle précieuse aux Institutions d'éducation.